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-Texte mystère N° 10 : une très ancienne terre.... -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

                                                     

 une très ancienne terre....

 

 

 

 

 

 

 

           

                                              krikri-4-ancienne-terre.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

                     

On traversait le petit ruisseau sur un pont branlant

 

de bambou et de terre battue.

 

Le ruisseau rejoignait le grand fleuve

 

et disparaissait dans les eaux de son intense courant.

 

Le petit pont était troué

 

et on devait y marcher avec certaines précautions.

 

 

 

 

 

On montait sur une pente sablonneuse,

 

on dépassait le petit temple,

 

et un peu plus loin, un puits

 

qui était aussi vieux que les puits de la terre.

 

 

 

 

Cela se trouvait à un coin du village

 

où il y avait beaucoup de chèvres

 

et des femmes et des hommes faméliques

 

enveloppés dans des vêtements sales,

 

car il faisait bien froid.

 

 

 

 

 

Ils vivaient de leur pêche dans le grand fleuve,

 

mais étaient cependant très maigres,

 

émaciés, déjà vieux,

 

et quelques-uns étaient estropiés.

 

 

 

 

 

Dans le village

 

des tisserands confectionnaient  de merveilleux brocarts

 

et des saris de soie,

 

dans des chambres sombres et misérables,

 

percées de petites fenêtres.

 

 

 

 

 

C'était un artisanat

 

transmis de père en fils,

 

dont le profit allait aux intermédiaires et aux boutiquiers.

 

 

 

 

 

............

 

 

 

 

C'était une très ancienne terre

 

pleine d'enchantement

 

et de douleur humaine

 

avec sa pauvreté

 

et ses temples inutiles.

 

 

 

 

 

***

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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- Danielle Dumontel à la galerie Monod jusqu'au 31 mars.-

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

Comme prévu, le samedi 24,

je me suis donc rendu à la galerie Monod.

Ce que j'ignorais c'est qu'eMmA m'y attendait.

Quelle surprise cela aurait été pour moi !


Hélas j'y suis arrivé un peu après son départ.

Je suis resté un long moment dans la galerie,

bavardant avec la galiériste,

qui voulait absolument que je lui achète un tableau.

Mais telle n'était pas mon intention.


Du coup j'en ai oublié de consulter le livre d'or  

et je n'ai donc pas lu ton message, eMmA...

ai tout raté !

 


Et je vois que sur son blog eMmA fait un excellent reportage

concernant les tableaux de Danielle Dumontel, amie de Sittelle.

Alors je vous mets un lien qui vous conduira sur ce bel article,

bien supérieur à ce que je pourrais faire moi même.  


http://www.emmacollages.com/article-la-pub-du-metro-une-expo-une-conversation-paris-printemps-102218495.html 


 

Vous y découvrirez les couleurs fraîchement printanières

des tableaux de cette Danielle francilienne.

Et même un petit aperçu du quartier.

 

Je vais seulement, pour compléter, vous montrer la devanture d'un fleuriste, tout près de la galerie Monod.


 

DSCF2748.jpg

 

 

Ayant quitté la galerie, j'ai été visité, pour mon instruction,

le Village Suisse.

Mais quel luxe !

Lieux à fréquenter seulement.....

si vous avez un très gros carnet de chèques !!!

Je sens que je vais retourner dans ma cambrousse .

 

Tiens, je vous ajoute quand même un des tableaux de Danielle Dumontel.

 

 

DSCF2745.jpg

 

 

Et demain je vous parlerai d'un philosophe poète !!!!

 

 

 

 



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- Texte mystère N° 9 : au delà du fleuve gisait la ville -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

 

         krikri-3-le-fleuve.jpg

 

 

 

 

 

 

Les perroquets et les mainates

 

n'avaient pas encore commencé leur quête de nourriture.

 

 

Les vautours,

le cou nu, lourds,

étaient perchés sur le sommet de l'arbre,

attendant la charogne

qui viendrait,

portée par le fleuve.

 

 

Souvent on pouvait suivre du regard

quelque animal mort qui flottait,

un ou deux vautours s'asseoir dessus,

et les corneilles s'agiter autour,

dans l'espoir d'un petit morceau.

 

 

 

Parfois un chien nageait jusque-là,

et

ne parvenant pas à y poser les pattes,

s'en retournait sur la rive

et s'en allait errer ailleurs.

 

 

 

De temps en temps un train passait,

faisant un bruit de ferraille sur le pont,

qui était assez long.

 

 

 

 

Et au delà,

en amont du fleuve,

gisait la ville.

 

 

 

C'était une matinée pleine d'une joie tranquille.

 

 

 

La pauvreté,

 

la maladie

 

et la douleur

 

ne marchaient pas encore sur la route.

 

 

 

 

 

 

*

 

 

 

 

 

 

 

 

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- Jean Vilar : un reportage de notre amie sétoise : Danielle -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

Je reçois de Danielle un mail relatant la fête qui a lieu à Sète
pour l'anniversaire des 100 ans de la naissance de Jean Vilar.
Le texte écrit par Danielle étant parfait
je le transcris ici sans modification. 


En ce moment Sète fête les 100 ans de Jean VILAR, illustre sétois !

Nous achevons de fêter l'année Georges BRASSENS
pleine de nostalgie et de respect pour notre célèbre chanteur
et voilà que commence la célébration du centième anniversaire
de la naissance, le 25 Mars 1912 à Sète,
de celui qui a créé le Festival d'Avignon
et refondateur du Théâtre National Populaire,
un défenseur acharné du théâtre et de la culture populaire
qu'il souhaite voir accessible le plus largement possible.
Jean VILAR a touché un public neuf d'étudiants, d'ouvriers, de petits employés ...

Une exposition, organisée dans sa maison natale
au Centre-Ville de Sète, rue Gambetta,
retrace sa magnifique carrière
jusqu'à son décès en 1971
"Dans les pas de Jean Vilar".
Cette exposition biographique explique l'influence de notre ville
et ses attaches sétoises dont il ne pouvait se passer.
Elle associe les forces vives culturelles de notre Ile Singulière
avec des animations, des expositions-photos,
conférences, spectacles, lectures publiques,
projection de films, concert théâtral etc


Vilar-Jean.jpg

C'est un portrait intime de l'homme et de son enfance,
sa carrière d'acteur, metteur en scène, administrateur, comédien  ...
Il était terriblement exigeant.
Il était célèbre
et pourtant Sète restait son refuge,
il venait s'y isoler,
réfléchir dans sa maison nichée dans les pins, sa "tanière" ;
il se disait
"tenaillé par le besoin d'aller respirer la brise salée du Golfe du Lion", imprégné de "sa" Méditerranée. 

D'ailleurs, il repose au Cimetière Marin,
n'ayant jamais voulu quitter son port natal.

Le Ministre de la Culture, présent lors de l'inauguration de l'exposition,
est venu ensuite se recueillir sur sa tombe entre solennité et émotion.
Il a lu le texte de "La supplique pour être enterré sur la plage de Sète",
intégralement, face à la mer.
Au passage, il s'est également recueilli , à quelques pas de là,
sur la tombe de Paul Valéry, autre sétois illustre.

Quarante ans après sa disparition, son combat ,
pour développer la culture et en faciliter l'accès reste d'actualité.
Le superbe Théâtre de la Mer, à Sète, porte son nom.

Un grand merci Danielle !


                      

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- Texte mystère N° 8 : la basilique d'Orcival - Encore le Silence -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

                                              

                                         

 

 

                                            La basilique d'Orcival

 

 

 

 

 

 

 

                                               orcival.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Les silences sont de natures différentes.

 

Il y a le silence entre deux bruits

entre deux notes

 

et le silence qui s'élargit

dans l'intervalle entre deux pensées.

 

 

 

Il y a ce silence particulier,

tranquille,

pénétrant,

qui vient par certains soirs dans la campagne.

 

 

Il y a le silence à travers lequel on entend l'aboiement d'un chien au loin,

ou le sifflet d'un train alors qu'il gravit une pente raide,

 

le silence d'une maison

où tout le monde est allé dormir,

et sa curieuse amplification lorsqu'on se réveille au milieu de la nuit

et qu'on écoute un hibou

qui hulule dans la vallée,

et il y a le silence avant que ne réponde sa compagne.

 

 

 

Il y a le silence d'une vieille maison désertée,

 

et le silence d'une montagne,

 

le silence entre deux êtres humains,

losqu'ils ont vu la même chose,

senti de la même façon

et agi.

 

 

...................

 

 

Il y a l'étrange silence

qui existe dans un temple

ou dans une église vide,

profondément à l'abri dans une campagne,

loin du bruit des touristes

et des dévots.

 

 

.....................

 

 

Le silence des dieux

est le silence de la terre.

 

 

*

 

 

 

 

 

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- Le Lubéron - Monika Langhans, peintre - La potière de Murs -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

  

 

                           

Connaissez-vous le Luberon ?

 

Je ne le connaissais que de nom, et je le situais .... dans les Pyrénées !

Honte à moi !

 

C'est FAN, sur mon blog, qui me l'a fait découvrir.

 

Pour mon instruction, j'ai donc été voir sur le Net,

en emprutant les ailes d'un aigle de Bonelli,

puisque cet oiseau, qui niche dans les falaises,

vit dans cette région depuis plus de 200.000 ans. .

 

 

 

 

 

                                                           luberon-aigle-bonelli.jpg

 

 

 

 

 

Le LUBERON, (et non pas Lubéron)

est un massif montagneux des Préalpes,

plus précisément des Alpes de Haute Provence.  

 

Il s'étend d'Est en Ouest sur 60 km, à 70 km au Nord de Marseille,

de  Cavaillon à l'Ouest jusqu'à Manosque à l'Est

et de Pertuis au Sud jusqu'à Apt au NOrd.

 

Il est limité au Sud par la vallée de la Durance

et se divise en trois massifs :

le Petit Luberon à l'Ouest,

Le Grand Luberon au centre (avec le Mourre Nègre : 1125 m)

Le Luberon oriental à l'Est.

 

Ce massif est calcaire

et riche en fossiles de l'ère secondaire.

 

Le climat est Méditerranéen.

 

 

Me situant un peu mieux maintenant dans l'espace,

je vais vous dire pourquoi je vous parle du LUBERON.

 

 

C'est à cause de FAN, qui est fan du Luberon !

 

Or Fan m'a envoyé son livre : " Pierres, couleurs et lumières "

un bijou en réalité,

où précisément elle relate ses souvenirs du Luberon.

 

Elle en parle avec amour, avec sensibilité, avec simplicité.

 

La lecture de ce petit livre est un délice.

Il m'a emmené irrésistiblement dans ces lieux inspirés,

remplis d'histoire,

et dans une grande proximité avec la vibrante nature.

 

Une nature simple, forte, mystérieuse, apaisante.

 

Je vais vous transcrire quelques lignes de ce livre , de la page 18 :

 

 

 

 

 

                                                                             fan-theiere.jpg

 

 

 

 

 

La potière de Murs.

 

 

 

 

 

 

 Petit village viticole, Murs mérite le détour

pour son lavoir, l'église Saint-Loup et la chapelle de Notre-Dame.

 

Aussi pour sa potière,

blonde et jolie, et surtout espiègle, tout comme ses créations.

 

Ses théières sortent d'un conte de fée,

 

les petits vases,

parfois déformés par la cuisson,

à l'air un peu maladroits,

m'ont enchantée.

 

Elle trouve des trésors dans la garrigue.

 

Des plaques de fer,

rouillées et imprégnées de pigments,

qui ressemblent à des aquarelles.

 

 

 

Au long du mur de sa maison, elle collectionne des pierres

aux formes et couleurs intéressantes,

toutes sculptures naturelles.

 

Chaque année nous sommes allés chez elle

pour lui acheter un petit quelque chose.

 

Elle désaltère les cyclistes qui montent vers Sault

avec de l'eau fraîche

et un mot réconfortant.

 

 

 

C'est à Murs où j'ai dégusté pour la première fois de l'aïoli.

 

 

 

 

 

*****

 

 

 

 

 

Je trouve à ces petits textes un charme indéfinissable.

Ils sont chargés de tendresse humaine.

 

Ils témoignent de sa vision claire du monde,

sans prétention, sans volonté de pouvoir, de possession.

 

Seulement de sa joie de vivre en notre beau pays.

 

Monika Langhans, alias Fan, vit en Suisse , à Lausanne.

 

Elle peint.

 

Vous pouvez aller sur son site en passant par mon blog.

 

Ou par ce lien *****

 

Son livre est encore en vente.

 

J'ai voulu scanner la peinture de la théière,

mais le résultat est déplorable

et c'est pourquoi  j'ai placé cette image en seconde position

et en tout petit format, sinon la qualité de l'image se dégrade encore.

 

Il y a en tout dans ce livre quatorze de ses oeuvres qui sont reproduites.

 

Je ne me lasse pas d'en feuilleter les pages.

et je voyage,

et rêve en Luberon !!!

 

 

 

 

 

 

 

                                                                         *****

 

 

 

 

 

 

 

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- Les papillons sont arrivés !!!! -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

 

Pour m'aérer un peu la tête

 

je suis reparti dans la montagne,

 

voir si le printemps avait fait des progrès.

 

Bien m'en a pris : j'ai surpris un vol de papillons !

 

Alors pour me faire pardonner mon article de ce matin

 

je vous mets la photo sans tarder.

 

Vous remarquerez que les couleurs ont changé.

 

C'est un problème de scanner :

 

dans la première version, il avait rendu tous les bleus en violet  !!!!!

 

 

 

printemps-suisse019.jpg

  

 

 

 

 

Demain je mettrai certainement un article sur le Lubéron, et vous verrez pourquoi.

 

Mais il faudra probablement que je revienne sur cet évènement  dramatique évoqué ce matin.

 

Bon apm à tous.

 

A la réflexion...

 

vous le préférez peut-être en violet ?

 

Pas de problème !

 

 

 

 

 

 

 

 

printemps-suisse-3.jpg 

 

 

 

 ????

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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- La mort d’un enfant : passage d'un miroir -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La mort d’un enfant

22 mars 2012

 

 

Devant une actualité trop brûlante

j’ai tendance à me détourner.

 

Mais là, c’est trop fort.

Alors j’ose en parler.

Au risque de choquer.

 

 

 

 

carre-noir.jpg

 

  

 

 

La vie s’exalte dans la mort.

Elle se révèle dans sa magnificence.

Dans sa beauté insoutenable.

 

La vie s’exalte dans toutes ses manifestations.

La vie est exaltation

 

Mais là elle s’exalte dans la douleur la plus atroce.

Elle se hausse à sa plus extrême expression,

dans la douleur infinie de sa disparition.

 

Elle atteint là son expression la plus vertigineuse.

 

La douleur est telle, devant la mort de son propre enfant,

que l’être lui-même est comme plongé dans le gouffre de la mort.

Plongé tout vif dans le néant.

 

Comme si d’un coup on lui arrachait son cœur.

 

C’est alors qu’éclate la vérité,

qu'on réalise le miracle,

la merveille incompréhensible, qu’était la présence de l’autre.

Merveille qui, par habitude, n’était que très partiellement perçue.

 

L’autre, l'existence de l'autre, est l’énigme la plus profonde,

tout autant que notre propre existence.

Mais l’habitude revêt cette inconcevable réalité

des oripeaux du banal,

du laborieux, de l’ordinaire.

 

La mort révèle la vie dans son exceptionnelle splendeur.

Pourquoi ne la voyons nous pas ?

Ne la percevant dans sa palpitante beauté que le jour où elle cesse ?

 

Peut-être ne le supporterions nous pas,

de nous percevoir posé sur le fil tendu de l’existence,

fil si improbable, si fragile.

 

Ô vie, comme tu es précieuse !

 

Le parent qui voit mourir son enfant,

qui perd son enfant,

est autre à jamais.

 

Il a déjà franchi la vitre des apparences.

Il est déjà dans l’éternel.

 

Mais cette expérience est trop absolue, trop incompréhensible.

Elle dépasse tous les mots.

Elle est sidérante.

Elle fait trembler de peur.

 

Elle est éblouissement devant la vie,

sur la berge de l’infini.

 

 

 

 

 

 

  carre-rouge.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

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- Texte mystère N° 7 : la tourterelle et le bougainvillier -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

                                                      colombe-et-bougain.jpg

 

 

 

 

 

 

Une tourterelle

 

assise sur une branche

 

roucoulait doucement.

 

Elle était brun gris

 

avec une petite tête et un grand corps,

 

pas trop grand

 

car c'était une tourterelle.

 

...

 

Elle s'envola

 

et la branche se balança de haut en bas

 

par la pression de son envol.

 

...

 

Le bougainvillier rouge

 

jetait par la fenêtre un regard furtif

 

et la brillante lumière méridionale

 

était sur chaque feuille.

 

...

...

 

Elle me regarda

 

et un léger sourire commença à apparaître sur son visage,

 

et tous deux

 

nous regardâmes la tourterelle

 

qui était revenue

 

et l'éclatant bougainvillier rouge.

 

...

 

 

 

 

 

 

 

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- Texte mystère N° 6 : le Tigre -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

   

 

 

L'homme dit que la veille un tigre avait tué un buffle.

 

... ... ...

 

Ce soir là notre ami dit :

 

Prenons la voiture et allons dans la forêt.

 

Peut-être pourrons nous rencontrer ce tigre.

 

 

Donc, après le coucher du soleil,

 

nous parcourûmes quelques kilomètres dans la forêt,

 

et naturellement il n'y avait aucun tigre.

 

 

Alors nous prîmes le chemin du retour,

 

nos phares éclairant la route.

 

 

Nous avions perdu tout espoir de voir le tigre

 

et nous poursuivions notre chemin sans plus y penser.

 

 

 

Au moment précis où nous prenions un virage

 

il se trouva là, au milieu de la route,

 

énorme, les yeux fixes et brillants.

 

 

                                               

 

La voiture stoppa

 

et l'animal, immense et menaçant

 

vint vers nous en grondant.

 

 

Il était tout près maintenant,

 

juste en face du radiateur.

 

 

 

 

 

                           tigre-krikri.jpg

 

 

 

 

 

 

Puis il obliqua

 

et vint au côté de la voiture.

 

Nous sortîmes la main pour le toucher en passant,

 

mais l'ami saisit le bras et le ramena vivement,

 

car il avait quelques notions concernant les tigres.

 

 

Celui-ci était très grand

 

et comme les fenêtres étaient ouvertes

 

on pouvait sentir son odeur

 

qui n'était pas répugnante.

 

 

Il y avait en cette bête

 

une sauvagerie dynamique,

 

beaucoup de puissance et de beauté.

 

 

Grondant toujours,

 

il s'en alla dans les bois,

 

et nous reprîmes notre chemin vers la maison.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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