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- « Le jour où je me suis aimé.. » selon Chaplin -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

« Le jour où je me suis aimé.. »

 

 

Texte écrit par Charlie Chaplin,

que j'ai reçu dans un PPS

mais que j’ai librement retranscrit

en le simplifiant souvent

et en modifiant souvent les temps. .

 

 

 

 

 

                                                              charlie-chap.jpg

 

 

 

 

« Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

 

J’ai compris qu’en toutes circonstances

j'étais à la bonne place et au bon moment.

 

J’ai perçu que mon anxiété, que ma souffrance émotionnelle,

n’était qu’un signal lorsque j'allais à l’encontre de mes convictions.

 

J’ai cessé de vouloir une vie différente.

 

J’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrivait

contribuait à ma croissance personnelle.

 

J’ai compris qu’il ne servait à rien

de vouloir forcer une situation ou une personne,

dans le seul but d’obtenir ce que je voulais,

car si la personne, ou moi-même, n'étions pas prêts,

ce n’était pas le bon moment.

 

J’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m’était pas salutaire,

personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.

 

J’ai cessé d’avoir peur du temps libre

et de faire des projets pour le futur.

 

 

 

 

Aujourd’hui je fais ce qui est correct ,

ce que j’aime,

quand ça me plaît,

et à mon rythme.

 

J’ai cessé de chercher à avoir toujours raison

et je me suis rendu compte que je me suis souvent trompé.

 

J’ai cessé de revivre le passé

et de me préoccuper de l’avenir.

 

Aujourd’hui, je vis au présent,

là ou toute ma vie se passe.

 

Aujourd’hui je vis une seule journée à la fois,

et c’est cela la plénitude.

 

Je n’ai plus peur de vivre.

 

Du chaos naissent les étoiles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Textes de Sagesse

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- L'intelligence des oiseaux - 2 - Méfiance, entraide, réconciliation, consolation -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

Nous n'avons pas encore rencontré de Martiens,

ni d'habitants d'exo-planètes,

mais nous commençons à en savoir un peu plus sur les animaux.

 

Et ils nous stupéfient !

 

Nous savons depuis un moment maintenant

que les grands singes, les primates, nos cousins,

sont capables de réflexion, de déduction, d'inventivité,

de se servir d'outils,

et qu'ils sont même capables d'en créer.

 

Et de se transmettre leur savoir.

De s'apprendre les uns les autres à faire quelque chose.

 

Nous savons depuis peu qu'ils sont capables,

après un conflit qui les a durement opposés, de se réconcilier.

 

Et même qu'ils sont capables d'éprouver de la compassion

ce qui les pousse à venir consoler celui qui a été éprouvé.

 

Mais ce que nous ne savons que depuis très peu de temps,

c'est que les oiseaux, et plus précisément les corvidés,

sont capables des mêmes performances,

et on serait tenté de dire ... des mêmes sentiments.

 

 

 

 

                             geais-2.jpg

 

 

 

Les travaux de recherche qui établissent ces conclusions avec certitude

sont nombreux, et passionnants.

 

 

Ils ont même permis d'observer... chez l'animal !

ce qu'en psychanalyse nous appelons le processus de la " projection ".

 

C'est véritablement stupéfiant !

 

Stupéfiant de découvrir que les procédés les plus complexes

que nous pensions spécifiques de notre vie psychique,

sont utilisés , non seulement par des primates, mais par des oiseaux !

 

Je ne vais pas pouvoir vous exposer toutes les recherches, nombreuses,

qui ont abouti à ces conclusions.

 

Quelques bribes seulement.

 

Les geais ont l'habitude de cacher leur nourriture : noix , graines,

mais aussi des denrées périssables, mouches, gros insectes.

 

Des études très poussées ont été faites en particulier sur une espèce de geais :

les casse-noix d'Amérique, qui vivent dans les forêts de pins, en altitude,

depuis la Colombie Britanique  au Nord  jusqu'à la Basse Californie au sud.

 

 

                                cassenoix-d-amerique.jpg

 

 

Ces oiseaux, mangeurs de graines de pin, ont une mémoire fabuleuse.

 

Ils cachent des milliers de graines dans des milliers de caches différentes.

Mais leur mémoire n'est pas que spatiale.

Elle est aussi temporelle : ils mémorisent la date de péremption des aliments qu'ils ont cachés.

Consommant en priorité ce qui ne va pas se conserver longtemps.

 

S'ils ont été empêchés d'aller à temps prélever un aliment ,

ils l'abandonnent : ne se rendent plus à la cache.

 

Mieux : ils tiennent compte de la météo pour moduler les dates de péremption:

en cas de fortes chaleur, ils la raccourcissent, et dans le cas contraire l'allongent.

 

 

Geais, corneilles, sont capables de toutes ces performances.

 

Une corneille peut vivre 25 ans.

 

Elle se souvient de ses amis,

mais aussi du mal qui lui a été fait,

peut-être même plus longtemps que la mule du pape

qui décocha un coup de pied vengeur 7 ans après ce que lui avait fait subir un garnement.

 

Mais je m'égare : ce n'est pas ce que je voulais vous dire ! 

 

Cacher de la nourriture a un inconvénient.

Si quelqu'un vous a vu la cacher, il peut aller s'en emparer avant vous.

 

Les oiseaux qui se sentent observés alors qu'ils cachent quelque chose,

une noix par exemple, renoncent à la cacher à cet endroit,

et en cherchent un autre... que personne ne connaîtra.

Ou bien ils cachent un caillou dans la première cache.

 

On s'est demandé si ce comportement de méfiance était inné ou acquis.

 

Et bien.... il est acquis.

 

Au début l'oiseau dépose ses nourritures excédentaire sans méfiance,

même s'il est observé.

Il continue  à cacher sans méfiance même s'il a été volé.

 

Quand va-t-il commencer à devenir méfiant ?

 

Quand il aura volé lui même !

 

C'est alors, et alors seulement, qu'il va adopter le comportement méfiant.

 

Voyez-vous ce que cela signifie ?

 

Ceci :

 

Ce n'est que lorsque le désir de voler la nourriture que les autres ont cachée

que naîtra en lui la méfiance, qu'il aura conscience de cette possibilité,

qu'il pourra comprendre que les autres peuvent aussi avoir ce désir.

 

Avant il est innocent et naïf : il ne se méfie pas.

 

Et il est sans doute vrai que ses congénères ont envie de voler.

 

Mais lui ne le sait, ne l'imagine, que lorsqu'il perçoit ce désir en lui.

 

C'est ça la "projection".

 

Ce que j'éprouve, je suis amené à supposer que d'autres l'éprouvent aussi.

Et je me méfie (dans ce cas précis)

mais cela est vrai pour tout autre sentiment.

 

La projection de ce que j'éprouve

est une façon de connaître l'autre,

ou au moins une tentative pour le connaître :

j'imagine qu'il éprouve ce que j'éprouve.

 

J'ai été trop long

aussi je ne vais pas céder à la tentation

de parler de certains de nos comportements humains

qui ne différent pas de celui de ces corneilles.

 

Je ne vais pas non plus pouvoir vous parler

de ces comportements de consolation, ou de réconciliation,

lesquels montrent que ces oiseaux (observation sur des corneilles de Nouvelle-Calédonie)

sont capables de se mettre à la place des autres oiseaux de leur groupe,

de ressentir ce qu'ils ressentent ,

par exemple de la détresse,

sentiment qu'ils ont déjà éprouvé eux mêmes,

et à partir de là ils viennent aider celui qui en a besoin à surmonter son trauma....

 

alors ils s'approchent de lui

et posent leur bec sur celui qui a besoin d'être consolé....

 

ça fait réfléchir, non ?

 

 

 

 

 

 

 

 

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- Bonheur - Malheur - 1 - Qui l'emporte ? - Le conte de Pauvre JO -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

Qu'est-ce qui l'emporte dans une vie ?

 

Dans la mienne... dans la vôtre.

 

Le bonheur ou le malheur ?

 

Les peines ou les joies ?

 

Comment faire le bilan ?

 

 

 

Connaissez-vous le conte du pauvre JO ?

 

 

 

Pauvre Jo.

 

Jo était pauvre.

 

Il n’avait qu'un cheval.

 

Ses voisins venaient le voir et disaient :

« Pauvre Jo, tu n’as q’un cheval !

Tu n’as vraiment pas de chance !».

 

Et lui répondait :     « Bof Bof, on verra bien ».

 

Un jour son cheval est parti.

Il n’avait plus de cheval du tout.

 

Les gens sont venus le voir et lui on dit :

«Pauvre Jo,  ton cheval est parti !

Tu n’as vraiment pas de chance ! ».

 

Et lui répondait :     « Bof Bof, on verra bien ».

 

 

Un jour son cheval est revenu

et il ramenait cent chevaux sauvages derrière lui,

qui sont rentrés dans la cour.

 

Les gens sont venus le voir et lui on dit :

 « Et bien Jo, tu as beaucoup de chance ! ».



Lui a répondu : « Bof Bof, on verra bien ».

 

Jo avait un fils.

 

Lui et son fils ont dressé les cent chevaux,

et ils sont devenus riches.

 

Les gens sont venus et ont dit :

« Et bien dis donc Jo, tu as vraiment beaucoup de chance ! ».

 

Et lui a répondu :      « Bof Bof, on verra bien ».

 

 

Un jour, en dressant les chevaux,

son fils s’est cassé une jambe.

Et après, il boitait.

 

Les gens sont venus le voir et lui ont dit :

 

« Pauvre Jo, tu n’as vraiment pas de chance ! 

Tu n’as qu'un fils, et maintenant il boite

et ne peut même plus monter à cheval ».

 

Et lui répondit :       « Bof Bof, on verra bien ».

 

Un jour la guerre a éclaté : Boum !

Boum Boum et Boum !!!! 

 

Tous les jeunes hommes du village sont partis à la guerre.

 

Seul le fils de Jo est resté au village.,

On n’avait pas voulu de lui.

 

Les gens sont venus et ont dit à Jo :

 

« Et bien dis donc, Jo, tu as vraiment beaucoup de chance !

Tous nos fils sont partis,

et le tien est resté ! ».

 

Jo a répondu :                « Bof Bof, on verra bien ».  

 

 

 

 

 

 

                             bonheur-malheur.jpg

 

 

 

Bon, chacun de vous peut continuer cette histoire...

 

car c'est un peu celle de chacun de nous.

 

Mais si vous voulez, je puis vous raconter une histoire vraie.

 

C'est celle d'un bien beau jeune homme.

 

Appelons-le Xavier.

 

Intelligent, joyeux, aimant la vie.

 

Toutes les filles étaient folles de lui

 

et ma foi... bon, je peux pas tout vous raconter !

 

A l'âge de 22 ans, un beau jour d'été...

il quitta la capitale pour descendre sur la Côte d'Azur.

En voiture : la voiture sport de son cousin.

 

Ah les belles vacances en perspective ! 

Arrivés sur la Côte...

il ne restait plus que quelques kilomètres à faire...

le cousin conduisait...

il a raté un virage.

 

La voiture  est descendue dans un petit ravin.

Oh pas très profond.

Un petit accident en fait.

 

Seulement Xavier... ne pouvait plus bouger ses jambes.

 

Section de la moelle lombaire.

Paraplégie.

Définitive.

Fauteuil roulant.

 

Il n'y avait pas que les jambes qui ne bougeaient plus.

 

Avec les filles... ce n'était plus pareil non plus.

 

Ce qui n'empêche pas l'amour.

 

Xavier ne se découragea pas.

 

Il apprit à conduire une voiture.

 

Il vécu avec une femme un grand amour.

 

Ils désirèrent avoir un enfant.

 

Ils voulaient une fille, qu' ils auraient appelée Anna.

 

Mais voilà...

 

les petites graines, têtues, restaient dans leurs tabernacles.

 

Impossible de les en faire sortir.

 

Même en leur chantant :

 

ah tu sortiras, biquette biquette ...!

 

 

 

On leur parla d'une possibilité :

 

faire  pour eux un peu ce que les insectes font pour les fleurs.

 

Mais ils n'osaient pas.

 

Une nuit il fit un rêve : il participait à une fête juive

 

et la foule n'arrêtait pas de chanter :

 

Hosanna, Hosanna !

 

Xavier compris qu'on lui criait : Ose Anna ! Ose Anna !

 

Le lendemain, il dit à son amie : on y va !  

 

Ils firent le nécessaireet vint une fille.

 

Et ce fut Anna

 

qui devint la plus jolie des petites filles !

 

 

**************

 

 

Bon... pourquoi je vous raconte tout ça ?

 

Parce que je ne sais comment le dire.

 

Mais le bonheur et le malheur, ça ne se comptabilise pas .

 

Il y a bien sûr des évènements terribles qui peuvent survenir...

 

et nul ne peut les minimiser.

 

Mais au delà de ces drames, la question reste posée.

 

Même frappés par de grands malheurs,

 

certains d'entre nous garderons un élan, un foi dans la vie...

 

on pourrait dire une joie de vivre.

 

Même s'ils sont crucifiés par la vie.

 

D'autres, avec ou sans grands "malheurs",

 

se lamenteront, se jugeront irrémédiablement malheureux.

 

Seront d'une humeur de charbon.

 

 

 

Pardon d'avoir abordé un tel thème, bien trop profond.

 

Mais voilà, c'est fait...

 

Alors je m'éclipse.

 

 

 

 

                                        atomes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

.

 

Publié dans conte

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- La mouche de Mai : l'odyssée d'une espèce qui vient du fond des âges -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

Je voudrais revenir sur ce petit insecte que nous appelons éphémère

vu la brièveté de sa vie

mais qui porte aussi le joli nom de "mouche de mai".

 

 

C'est un insecte bien particulier

en fait un fossile vivant

et bien vivant, du moins pour l'instant....

mais pour combien de temps ?  

 

Vous allez peut-être dire que son sort vous importe peu.

Voire....

 

 

Pourquoi est-ce un fossile vivant ?

Parce que c'est la plus ancien insecte volant

que nous pouvons voir vivre aujourd'hui sur la planète.

 

Il est apparu au Carbonifère, soit il y a 280 à 350 millions d'années.

Rien que ça.

Il vivait bien avant que n'apparaissent les premiers dinosaures.

 

On dit qu'il est un " paléoptère ".

 

 

Alors si vous le voyez, songez à l'histoire de la terre ! 

 

 

 

 

 

 

 

                             mouche-de-mai003-copie-2-.jpg

 

 

 

 

C'est un insecte primitif.

  

Son corps est mou.

  

Ses ailes, finement nervurées et rigides, transparentes,

ne peuvent se rabattre sur son corps, au repos,

mais restent tendues, à la verticale.

  

Rien à voir avec la moderne et sophistiquée coccinelle,

qui replie ses ailes comme des parachutes

et les cache sous ses élytres.

 

Il fréquente les zones humides.  

Zones d'eaux douces exclusivement.

 

Naissant dans l'eau, il y vit à l'état de larve

pendant une durée qui peut aller jusqu'à 3 années.

 

Cette larve aquatique est munie de pièces buccales broyeuses

grâce auxquelles elle mange à peu près tout ce qu'elle trouve.

 

Ce temps de croissance passé, au mois de mai (ou juin),

une mue se produit,

et l'insecte ailé apparaît.

Mâle ou femelle...et la fête commence.

 

Ce sont des millions d'individus qui envahissent l'air.

 

En haute Seine, il arrive que certaines routes, le long des cours d'eau,

soient interdites à la circulation, pour éviter les accidents de la route.

 

Au Québec, ce sont des nuées formées par des milliards d'insectes

qui se forment dans certaines zones,

réduisant la visibilité routière, obstruant les climatisations.

 

Ce qui nous permet d'imaginer ce qui pouvait se passer au carbonifère !

 

 

 

 

 

 

                              carbonifere-2.jpg

 

 

 

La fête commence.....

 

Mais elle sera très brêve.

 

Car figurez-vous que cet insecte primitif, parvenu à l'âge adulte,

n'a ni bouche ni tube digestif.

Il cesse donc de s'alimenter.

 

Son occupation unique : copuler, se reproduire.

Dès qu'elles sont fécondées, les femelles pondent dans l'eau.

Puis meurent.

Elles n'auront vécu que quelques heures !

 

Alors à quoi sert cette espèce ?

 

A l'alimentation des poissons.

 

Des chauves souris aussi.

Probablement de certains oiseaux.

 

C'est pourquoi on a dit qu'elle forme un " plancton aérien " .

 

On lui a donné aussi le nom de "manne" :

manne blanche, ou manne rouge

(selon les espèces, qui sont nombreuses:

on dénombre 3000 espèces dans le monde).

 

 

Mais ce plancton, cette manne,

qui a résisté à tout pendant 300 millions d'années,

même aux astéroïdes géants;

montre des signes d'affaiblissement soudain,

depuis une cinquantaine d'années.

Ces petites bêtes n'aiment pas nos pesticides.  

 

 

 

 

 

 

 

                                                                mouche-de-mai-doigt-.jpg

 

 

 

 

Allons-nous les anéantir ?

On va s'arrêter où ?

 

Que voulons-nous ?

Des rivières sans poissons ?

Un ciel sans oiseaux ni abeilles ?

Quand nous aurons tué le dernier moustique... il n'y aura plus d'hirondelles.

 

 

 

Avant de vous quitter, je voudrais vous raconter quelque chose d'extraordinaire.

 

Avant même que les poissons ne les mangent,

ces pauvres petites mouches de mai ont bien des malheurs.

 

Leur corps est souvent parasité par un nématode, un petit ver, quoi.

 

Et il est malin ce petit ver.

 

 

S'il parasite une femelle... la vie est belle.

Quand la femelle, une fois fécondée, revient pondre à la surface des eaux.

hop !

prestement le petit ver saute dans l'eau,

et il peut poursuivre sa vie qui est également aquatique.

 

Le danger pour lui, c'est de parasiter un individu mâle.

Car ce gros benêt, après avoir fait son devoir conjugal.......

il va aller mourir n'importe où,

sur une écorce, dans une fleur de valériane.

 

Et c'est la fin pour ce petit ver.

 

Mais voilà : le minuscule nématode est un vrai magicien !

 

Il sécrète des substances qui vont faire croire à son hôte qu'il est une femelle.

 

Et la grosse bête (tout est relatif !) va se croire obligé...

d'aller pondre dans l'eau.

 

Il ne va rien pondre du tout,

mais le petit ver ne va pas demander son reste :

il fait plouf,

et sauve ainsi sa vie !

 

 

Il est aussi astucieux

qu' est patient l'entomologiste qui a trouvé ça.

 

Chapeau tous les deux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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- L'intelligence des oiseaux - 1 - Un conte d'Esope : la corneille et la cruche -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

Mon séjour dan l'île aux trois pins a été fructueux.

 

J'ai trouvé un parchemin, caché dans une vieille armoire.

 

Et je l'ai déchiffré...

 

j'y ai lu un conte d' Ésope : la corneille et la cruche. 

 

Le voici.

 

 

 

Il était une fois une corneille. 

 

 

 

 

 

 

 

                      corneille2.jpg

 

 

 

Elle avait très soif.

 

Elle trouva une cruche qui contenait de l'eau.

 

Mais si peu, le niveau était si bas....

qu'elle ne pouvait pas même y boire une goutte.

 

Elle essaya de renverser la cruche,

mais impossible : elle était bien trop lourde.

 

 

Elle désespérait de parvenir à étancher sa soif

 

quand elle aperçut, autour de la cruche, des cailloux.

 

Elle en prit un dans son bec, et le fit tomber dans la cruche.

 

Puis un second.

 

Puis un troisième.

 

Elle continua et continua.

 

Finalement le niveau de l'eau s'éleva dans la cruche

et elle put boire et satisfaire sa soif.

 

 

 

*******

 

 

 

Que pensez-vous de cet animal ?

 

 

 

Peut-être que vous vous dites que c'est une histoire... inventée.

 

Qu' Ésope a voulu, en bon fabuliste,

nous rappeler la nécessité d'être inventif et persévérant.

 

Mais que les oiseaux, les corneilles en particulier,

ne sont pas aussi intelligents.

  

Et bien détrompez vous.

 

Des chercheurs actuels ont beaucoup étudié les oiseaux,

spécialement le comportement des corvidés,

( en particulier geais, corbeaux freux, corneilles )

( la pie est aussi un corvidé )

et leurs conclusions sont étonnantes.

 

Ésope ne raconte pas seulement "une fable" ,

comme on l'a longtemps cru .

 

 Il avait très certainement observé ce manège qu'il a décrit.

 

Je vous  rappelle qui était Ésope.

 

Un esclave qui vivait en Grèce voici 2.500 ans.

Il fut affranchi.

Il était laid, boiteux, bossu et bègue.

Mais il ne devait pas avoir les yeux dans sa poche !

 

Et bien nos chercheurs ont replacé des corneilles

dans la même situation que celle évoquée par Ésope

et à leur grand étonnement, ils ont observé le même comportement !

 

Leurs observations ont été encore plus fructueueses.

 

Les corneilles sont capables d'utiliser des outils,

et même d'en fabriquer.

 

En l'occurence de prendre de fins bâtons

pour aller chercher des vers ou des fourmis

au fond de leurs galeries, dans de vieux arbres.

 

Mieux, bien mieux encore !!!!

 

Si on dispose des vers au fond de trous de diverses tailles,

et que l'on met à la disposition de ces oiseaux,  à proximité,

des tiges de fil de fer de diverses tailles,

les corneilles choisissent ....sans se tromper

le fil métallique qui sera de la bonne longueur.

 

Certaines mêmes sont parvenues à tordre l'extrémité de ces fils

pour fabriquer comme une sorte d'hameçon....

 

On savait que les chimpanzés pouvaient utiliser des outils,

on ignorait que les corvidés en étaient capables.

 

Si bien que certains chercheurs ont proposé d'appeler les corneilles

des " primates à plumes ".

 

Vous voulez mieux encore ?

Il y a mieux.

 

Comment faisons-nous pour savoir

ce que les autres pensent, désirent, ressentent ?

 

C'est de la "psychologie", allez-vous penser, et d'ajouter :

voilà que ça lui reprend !

 

Et bien nos corneilles réagissent comme nous.

A moins que ce soit  le contraire.

 

Vous voulez en savoir plus ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

Publié dans conte

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