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- Gilgamesh 2 - Enkidou -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

Anou s'adressa ainsi à Arourou :

 

 

 

 

C'est toi qui a créé Gilgamesh.

 

Hé bien il faut faire quelque chose pour que la ville d'Ourouk

 

connaisse enfin la paix.

 

 

 

Voilà ce que tu vas faire :

 

tu vas créer une réplique comparable à lui

 

un être qui soit aussi puissant que lui.

 

Et tu feras en sorte qu'ils se battent entre eux.

 

 

 

 

 

Arourou  obéit à Anou.

 

Elle conçut dans son esprit une réplique de Gilgamesh.

 

Elle se lava les mains,

 

prit un gros bloc d'argile

 

et le pétrit.

 

 

Elle invoqua Ninourta, le dieu de la guerre.

 

Elle forma ainsi Enkidou.

 

 

 

 

Enkidou....

 

 

 

 

Son corps était entièrement velu.

 

Ses cheveux, longs et drus comme les blés,

 

ressemblaient à ceux d'une femme.

 

Il était vêtu comme  le dieu des bêtes sauvages.

 

 

 

Il n'avait encore rencontré aucun être humain et vivait loin de la ville.

 

Il se nourrissait d'herbage en compagnie des gazelles,

 

et c'est avec les fauves qu'il s'abreuvait aux points d'eau.

 

 

 

oui,

 

il se plaisait à boire avec les bêtes

 

qui formaient comme son troupeau

 

et c'est lui qui les emmenait boire.

 

 

 

 

Mais un jour, près d'une source...

 

 un chasseur l'aperçut. 

 

 

 

 

 

 

gilga-2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Le visage du chasseur se figea de terreur !

 

 

Il revint cependant le lendemain

 

et à nouveau le surlendemain

 

et à chaque fois il aperçut Enkidou.

 

 

 

 

Enkidou, lui, restait silencieux et songeur.

 

Puis il rejoignait ses bêtes  dans les fourrés.

 

 

 

Mais son coeur était bouleversé.

 

Et l'angoisse entra dans ses entrailles.

  

  

  

  

Un jour

  

le chasseur dit à son père :

  

 Père, un homme est venu du fin fond du désert.

 

Il a l'air très fort.

 

Il est accompagné de fauves et il vient avec eux aux points d'eau.

 

 

 

Je n'ose l'approcher car j'ai très peur de lui.

 

J'avais creusé des fosses et tendu des pièges...

 

 

 

il a comblé mes fosses et arraché mes pièges

 

et il a fait s'enfuir toutes les bêtes.

 

 

 

Son père lui répondit :

 

 

 

- Tu vas aller voir Gilgamesh

 

et tu lui diras combien est fort cet homme.

 

Il te remettra une fille qui vit dans le temple

 

et tu la conduiras là où tu l'as vu.

 

 

 

 

Lorsqu'il viendra faire boire ses bêtes au point d'eau,

 

elle ôtera ses voiles,

 

il la regardera,

 

il s'approchera d'elle pour l'enlacer

 

et elle le vaincra

 

bien mieux qu'un homme très fort ne pourrait le faire.

 

 

 

 

 

 à suivre.......

 

 

 

 

. .

 

.

 

 

 

 

 

Publié dans conte

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- Gilgamesh 1 - Ourouk l'enclose : la toute première ville du monde -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

  

Bonjour !

 

Hé bé.... pas encore retrouvé mes documents.

 

Le premier écrit du monde s'est fait la malle.

 

Pas grave : je vais vous raconter l'histoire comme si c'était un conte

 

ce qui me donnera bien plus de liberté

 

et, qu'on me pardonne à l'avance, l'occasion de dériver un petit peu.......

 

 

Donc, voici...

 

Oyez braves gens !

 

 

 

 

il était une fois....

 

il y a bien longtemps,

 

ça fait presque 5.000 ans,

 

imaginez... c'était avant le déluge

 

Noé n'était pas encore né,

 

il était une fois....

 

et cela se passait en  Mésopotamie,

 

Méso--- potamie :

 

cela veut dire le pays entre ( méso ) les deux fleuves (potamos)

 

 

vous savez : le Tigre et l'Euphrate

 

 

c'est-à-dire un peu plus loin que le bout de la Méditerranée,

 

là où depuis longtemps il se passe toujours quelque chose....

 

 

il était une fois, vous dis-je

 

un homme extraordinaire

 

mi dieu mi homme

 

(et oui, en ces temps là, ça existait !)

 

et il faut vous dire qu'il avait été pétri avec de l'argile

 

par la grande déesse Arourou.

 

Et oui, comme notre vénéré grand-père Adam.

 

Sauf que là, la potière, c'était une déesse, au joli minois.

 

Et elle l'avait fait à son image : il était très beau.

 

 

 

Cet humain, fils d'une déesse,

 

 

 

c'était Gilgamesh.

 

 

 

C'est lui, Gilgamesh, l'admirable

 

qui construisit la première ville au monde.

 

Et cette ville s'appelait Ourouk.

 

Une ville grande et splendide.

 

 

On l'appelait Ourouk l'enclose

 

 

car Gilgamesh l'avait entourée de murailles,

 

de remparts si puissants que personne ne pouvait les franchir.

 

 

Cette muraille, qui faisait le tour de la ville,

 

s'ouvrait par une porte colossale,

 

 

si solide qu'on l'aurait cru faite en airain,

 

si lourde que ne pouvaient l'ouvrir que ceux qui l'avaient fermée. 

 

 

 

 

 gilga-1.jpg

 

 

 

 

 

 

Gilgamesh était donc le roi d'Ourouk.

 

 

 

 

Il était d'une puissance physique redoutable.

 

Aussi ses compagnons obéissaient toujours à ses ordres.

 

Il était même très violent.

 

Il ne laissait pas une fille à sa mère,

 

pas une femme à son amant,

 

pas une épouse à son mari.

 

 

 

Aussi les habitants d'Ourouk finirent par se plaindre de lui.

 

Ils en rendirent compte aux dieux.

 

Et les dieux, lassés de ces plaintes répétées,

 

se sont plaints eux-mêmes au grand dieu Anou,

 

le protecteur d' Ourouk.

 

 

 

Alors le grand dieu Anou

 

convoqua la  déesse Arourou....

 

 

 

 

 

à suivre....

 

Publié dans conte

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- Promenades philosophiques - 20 - Être et Exister, est-ce la même chose ?

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

 

 

 Si je vous ai parlé des Aryens

 

c'était seulement pour ne pas vous dire sèchement

 

que notre verbe ÊTRE avait une racine indo-européenne.

 

 

Une telle affirmation ne permet pas de se rendre compte

 

que derrière elle se cache une histoire humaine bien concrète

 

qui a duré des millénaires.

 

 

 

Une racine, ou plutôt des racines ....

 

 

L'une d'elle est    " ES "   :  elle signifie :  se trouver,  résider.

 

L'autre est   " STA "  :  elle signifie  :  être debout.

 

 

Nous allons retrouver dans nos langues le prolongement de ces racines sanscrites.

 

 

Ainsi   en ancien français nous avons ESTER : se tenir debout, rester, demeurer.

Il indique l'état, , la situation, la localisation.

 

Dans le français actuel subsiste l'expression : " ester en justice " .

Elle signifie : se tenir devant le tribunal, pour soutenir une action en justice.

 

 

 

En latin nous avons  STARE  :  se tenir debout

 

et  SISTERE :  être placé.

 

 

 

En grec,  nous avons le mot  " STASIS "

 

(d'où nous viendront  :  STATIQUE, état, étable, établir, stable, station, et beaucoup d'autres mots).

 

 

 

" Être debout " 

 

se dit en Allemand " Stehen ",

 

et en Anglais   " To stand ".

 

 

 

Nous sommes bien dans une même  "famille" de mots.

 

 

 

Mais revenons au français.

 

 

 

Notre verbe  ÊTRE  vient de là : je suis, tu es, il est, était....

 

(pour être plus complet,

mais je le mets en jaune, car cela peut n'être pas lu

par qui penserait que c'est trop compliqué,

notre verbe être (qui est bien complexe, il faut l'avouer !)

utilise encore une autre racine indo-européenne,

ainsi pour  "je fus"

suivant en cela le latin, dans "fui".)

 

 

 

 

Mais notre intention était de comparer

le verbe  ÊTRE 

avec le verbe   EXISTER.

 

 

Et cette comparaison va nous révéler la beauté du verbe  ÊTRE,

 

et finalement ce que signifie profondément  ÊTRE  !

 

 

 

 

 

promenades-phi-33.jpg

 

 

 

 

 

Regarder bien le mot    EXISTER.

 

Il est fait du mot ESTER

 

(ou ISTER, mais c'est pareil : les mots sont construits sur les consonnes,

pas sur les voyelles.

Les consonnes en sont l'armature, la structure, le squelette, 

les voyelles ne sont que des couleurs, variables, ou la chair, où le vêtement qui habille.)

 

Il est donc fait du mot  ESTER, se tenir debout.

 

Comparer le avec    "   ÊTRE "

 

 

 

(le S a disparu 

mais sa trace demeure sous la forme de l'accent circonflexe,

comme dans le mot HÔPITAL...

le S réapparaissant dans le mot HOSPITALISATION)

 

ou si vous préférez :  SISTERE, être placé.

 

 

Mais ces mots essentiels sont là précédés du petit mot  "  EX  "

 

qui signifie  " au dehors ".

 

Et là, ça change tout !!!!!

 

 

 

 

EXISTER signifie " se manifester, se montrer " = être au dehors.

 

Nous plongeons là directement au coeur de la philosophie

 

pour ne pas dire de la métaphysique !

 

 

 

Dieu existe-t-il ?

 

 

 

Bien sûr que non !

 

Et par définition même.

 

Si dieu il y a, il  EST ,

 

mais il n' EX - ISTE pas !!!!

 

 

 

Nous, nous  EX - ISTONS.

 

Enfin , au moins le temps que dure notre vie.

 

Le temps que dure notre  " EXISTENCE " .

 

Après notre mort, nous n' EX - ISTONS  plus.

 

Mais sommes-nous encore ?

 

 

La réponse du matérialiste est non.

 

Car il ne croit qu'à ce qu'il voit, qu'à ce qui se manifeste,

qu'à ce que ce qui est "en dehors".

 

 

 

Je ne suis pas matérialiste,  je réponds donc : oui.

 

 

 

 

Et là je reviens à Parménide  :

 

à la conclusion de son poème :

 

l' ÊTRE  EST .

 

 

 

Regardez comme ça va loin.

 

 

Nos religions,

 

qui étaient les premières tentatives de philosopher,

 

ont  abordé ce problème.

 

 

Le christianisme.

 

" Je suis ", disait Jésus.

 

Et les pharisiens, qui savaient ce que cela signifiait, ne le supportaient pas !!!!

 

 

 

Quand au SINAÏ dieu dit son nom à Moïse, il  lui dit 4 consonnes

 

- iod - hé - wav - hé -

 

qui, traduites en français , peuvent signifier :

 

"Je suis qui je suis"

 

ou  "je suis celui qui est "

 

ou  " je suis qui je serai".

 

(car les "temps" de l'hébreu ne recoupent pas les nôtres)

 

Mais dans tous les cas, il s'agit du verbe ÊTRE.  

 

 

 

 

 

Le veux conclure plus légèrement.

 

La vie du corps, dans lequel nous nous  manifestons  " à l'extérieur "

,

peut bien être détruite par la mort.

 

 

 

 

 

La vie de l'esprit : NON .

 

 

 

 

 

 

 

 

promenades-phi-32.jpg

 

 

 

 

 

 

Notre vie est une  manifestation  passagère de l'  ÊTRE.

 

La mort met un terme à l' EX - ISTENCE,

 

c'est-à-dire à cette manifestation  ( à l'extérieur) de l' ÊTRE.

 

 

 

Mais la mort ne saurait atteindre   l'  ÊTRE.

 

 

 

C'était, je crois le message de PARMENIDE.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Philo

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- Promenades philosophiques - 19 - En route vers le Cachemire, à la rencontre des Aryens -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

 

 

Que diriez-vous d'une  petite balade

 

dans le monde des mots et des idées ?

 

 

 

Elle va nous entraîner à travers l'espace

 

et à travers le temps,

 

car notre être est ainsi fait qu'il s'étend,

 

dans l'espace et dans le temps 

 

bien au delà des limites étroites que nous lui attribuons...

celles de notre corps.

 

 

 

Sans se prendre la tête, demande Sittelle ....

 

D'accord.

 

Seulement en prenant nos ailes à nos cous.

 

 

 

 

 

 

enfant-aryen.jpg

 

 

 

 

Voici près de 5.000 ans

 

vivait un peuple très évolué

 

dans cette région de l'Asie centale.

 

Il semble s'être épanoui  dans la vallée de l'Indus, au nord ouest de l'Inde.

 

 

 

Pas tout à fait dans la vallée de l'Indus tel que nous la connaissons aujourd'hui, 

 

car les nombreuses et riches  traces archéologiques que nous retrouvons

 

se situent essentiellement  sur la rive occidentale de l'Indus actuel,

 

sur les rives d'un grand fleuve désormais desséché. 

 

 

 

On pense que de grands bouleversements géologiques se sont produits,

 

peut-être provoqués par des tremblements de terre,

 

bouleversements qui ont entraîné un déplacement du lit de l'Indus,

 

et une réduction de son débit

(une grande partie de son eau se dirigeant vers le Gange).

 

S'il reste majestueux, il ne correspond plus au fleuve d'alors

 

qui était, lui, parfois large de 8 km,

 

c'est-à-dire d'une largeur comparable à celle de l'Amazone.

 

On a appelé ce fleuve ancien le " Sarasvati ".

 

 

 

Ce bouleversement géographique a eu des conséquences catastrophiques :

 

 inondations , sécheresses.....

 

Cela a été probablement l'une des causes qui ont provoqué la migration progressive de ce peuple

 

et la disparition de ce que l'on appelle maintenant 

 

" la civilisation de la vallée  l'Indus ". 

 

Son apogée se situe  1.900 ans avant JC.

 

 

 

Or ce peuple nous importe plus que tout !

 

 

 

Vous allez voir pourquoi.

 

 

 

Il avait créé des dieux, de nombreux dieux : les Dévas

 

et une langue pour en parler

 

dans laquelle a été codifiée leur religion

dans des textes qui sont venus jusqu'à nous :

 

les VEDAS.

 

On a donc appelé leur langue " la langue védique "

 

qui, comme toute langue, a évolué, et a donné   le  " Sanscrit ".

 

En Sanscrit  ont été rédigés d'autres textes, qui constituent  le " Rig-Véda".

 

 

 

Ce peuple s'est donc déplacé.

 

On a décrit ce déplacement comme un envahissement , une invasion ....

 

 

 

Cette expansion n'a pas été instantanée :

 

ce fut une lente et progressive migration.

 

Elle a commencé 1.800 ans avant JC

 

et s'est poursuivie pendant plusieurs siècles,

 

pour s'achever vers 1.200 / 1.100 avant JC.

 

Les migrants se sont sédentarisés,

 

et se sont mêlés aux populations autochtones.

 

 

 

Où a eu lieu cette expansion ?

 

 

 

Vers l'Inde du Nord,

 

vers le Pakistan,

 

et une partie de l'Afghanistan actuel (oui : jusqu'à Kaboul !).  

 

 

Et vers l'Ouest : d'abord le plateau iranien,

 

puis l'Anatolie,

 

puis l'Europe.

 

 

 

Mais nommons ce peuple : ce sont   les Aryens.

 

Ce qui ne veut pas dire les bons à rien !

 

 

En sanscrit , ARYA veut dire " fidèle, noble".

 

Leur civilisation était "brillante", comme leurs dieux, les Dévas.

 

Le mot " Déva " vient de racines sanscrites signifiant

 

" briller, resplendir, se mouvoir en toute liberté, jouer " .

Il est évidemment à l'origine des mots "divinité", "dieu",

le "dieu" lumière, dont l'image est le soleil.

 

Les Aryens désignaient ainsi les forces cachées agissant dans le monde,

 

tellement puissantes,  tellement mystérieuses ! .

 

 

 

Mais en "envahissant"  les autres peuples,

 

ils leur ont imposé leur culture,

 

donc  leur langue,

 

et  leurs dieux.

 

 

 

Quand ils ont envahi l'Inde,

leurs dieux se sont unifiés avec les anciens dieux indiens, 

et cela a donné l'Hindouisme

 

(et plus tard, 6 siècles avant J C , le Bouddhisme, mais c'est une autre histoire !).

 

 

 

Quand ils ont envahi l'Iran, mais c'était alors la Perse,

 

leurs dieux se sont fondus avec les dieux perses,

 

et le texte iranien le plus ancien que nous possédons est l'Avesta :

 

texte religieux écrit en " Avestique", qui est une forme de Sanscrit.

 

Remarquez en passant que le mot "iran" vient évidemment de "aryen".

 

 

 

 

En Méditerranée, la Grèce fut la première influencée.

 

Et la langue grecque .... est issue du sanscrit !

 

 

 

Puis plus tard le Latin.

 

Et voici donc la raison de notre petite balade !

 

 

C'est que l'une des principales source de nos langues européennes,

c'est donc le sanscrit !

 

Nos langues sont dites, pour cette raison,    indo-européennes ,

 

mais elles mériteraient plutôt d'être nommées  indo-aryennes.

  

  

 

 

 

Elles ont le sanscrit comme " langue-mère ".

 

Et notre civilisation européenne est directement issue de la civilisation aryenne.

 

Notre langue française, nous allons le voir, dévoile sans cesse son origine.

 

 

 

Aujourd'hui, considérons seulement le mot " dieu".

 

Il vient du latin " deus"

 

lequel vient presque directement  de "dévas", les dieux du védisme.

 

Et bien sûr nos mots : divin, divinité !!!!

 

L'un des dieux védiques les plus importants était  Agni.

 

C'était le dieu du feu.

 

Il est toujours dans notre langue  :  igné, ignifuge.... 

 

 

 

Mais cela suffira pour aujourd'hui !

 

Vous allez voir...

 

Parménide n'est pas loin

 

et la question de l'être !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

Publié dans Philo

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- Texte mystère N° 17 - Il avait plu cette nuit là -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

Manque de temps , ces derniers jours

 

pour mettre en forme ce qui est prévu.

 

 

Je vous mets un texte mystère

 

histoire de vous faire un petit coucou.

 

 

Et il se trouve que, ce matin,

 

la nature se réveille toute mouillée.

 

 

 

 

 

 

 

 

kri-paysage-calme.jpg

 

 

 

 

 

 

Il avait plu cette nuit là....

 

 

 

 

 

Il avait plu assez abondamment  cette nuit là....

 

et maintenant, tôt le matin, alors que vous vous leviez,

 

il y avait un fort parfum de sumac,

 

de sauge et de terre humide.

 

 

 

C'était une terre rouge,

 

et la terre rouge semble dégager une odeur plus forte que la terre brune.

 

 

 

Le soleil était sur les collines.

 

 

Elles avaient une couleur extraordinaire de terre de Sienne brûlée,

 

et chaque arbre

 

et chaque buisson

 

scintillaient,

 

lavés, nettoyés par la pluie de la nuit précédente,

 

et tout éclatait de joie.

 

 

 

 

Il n'avait pas plu depuis six ou huit mois,

 

et vous pouvez imaginer combien le terre se réjouissait,

 

et non seulement la terre,

 

mais tout ce qu'elle portait :

 

les arbres énormes, les hauts eucalyptus,

 

les poivriers et les chênes verts.

 

 

 

Les oiseaux semblaient chanter autrement,

 

ce matin-là,

 

 

et comme vous observiez les collines

 

et les lointaines montagnes bleues,

 

vous étiez en quelque sorte

 

perdu en elles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans texte remarquable

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