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- Sète - 11 - Montagne de la Gardiole - Agave - Bauxite - Éoliennes -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

Mille excuses pour mon absence

j'ai fait roue libre quelques jours devant un feu dans la cheminée..

 

 

 

feu-novembre-2013-4-.JPG

 

 

 

 

 

 

Je reprends mon reportage dans la région de Sète,

reportage qui va bientôt s'achever.

Aujourd'hui, pouvoir de l'imagination,

 nous montons vers les monts de la Gardiole.


Les pentes sont modestes

mais nous voici en pleine garrigue,

rôtie par le soleil, inondée de chaleur,

et tout est si sec... 

je me demande :

où donc les plantes trouvent-elles l'eau nécessaire à la vie ?

 

 

Ah, voici une agave.

Les agaves ne manquent pas par ici.

Mais celle-ci se fait repérer par sa magnfique hampe florale. 

 

 

2013_0923fabricolageseptembre0035.JPG

 

 

Cette hampe réalise à elle seule un arbre !

C'est une fleur-arbre ! 

 

Elle est, dans sa magnificence,

comme une réponse à mon inquiétude.

Elle semble me dire :

l'eau est là.

Tu crois qu'il te faut une surabondance d'éléments pour vivre.

Mais non.

Peu suffit.

Simplement il faut aller chercher l'eau dans les profondeurs du sol

 et ne pas la gâcher comme tu le fais,

humain comblé et dépensier,

qui dilapide les trésors de la nature.

 

Je touche ses feuilles puissantes, aiguës comme des épées.

 

Cette agave,

dont la famille est très proche de celle des liliacées,

(et donc une sorte d'amaryllis géante)

m'impressionne : 

elle ne fleurit qu'une fois, 

puis elle meurt.


Il lui a fallu plusieurs années de patience

pour préparer cette superbe fleur

qui peut atteindre 8 mètres de haut.. 

 

Elle mérite bien son nom d'agave, 

qui vient d'un mot grec signifiant " admirable". 


Elle, et aussi toutes les plantes "grasses", 

nous donnent une leçon de sagesse qu'il nous faudra méditer.

 

 

***

 

 

Notre guide

a quelque mal pour reconnaître son chemin,

parmi les broussailles et les rochers.

 

 

C'est que nous avons décidé de retrouver ,

dans cette zone sauvage et quasi déserte,

que l'on peut même dire abandonnée,

( nous ne verrons pas un seul être humain

tout au long de la balade ! )

nous avons décidé de retrouver et d'explorer

 une ancienne carrière de bauxite. 

 

Nous sommes là, au dessus de Mèze,

dans le secteur de Loupian-Villeveyrac. 

 

 

      Ah, voici de la terre rouge.

Nous sommes sur la bonne piste.

 

 

 

2013_0923fabricolageseptembre0036.JPG

 

 

 

Un  petit rappel géologique s'impose.

 

La croûte terrestre sur laquelle nous marchons en ce moment

a, en moyenne, 45 km d'épaisseur.

 

Elle est faite essentiellement de deux sortes d'atomes : 

des atomes d'oxygène  : 47 %

et des atomes de silicium : 28 %

Oxygène et silicium sont deux métalloïdes.


L'oxygène étant très réactif, ses atomes vont s'unir au silicium

pour former un oxyde de silicium : Si O2

que l'on appelle la silice, ou si vous préférez, du sable.

 

Les éléments les plus abondants qui viennent ensuite

sont  deux métaux :

l'aluminium : 8 %

et le fer : 5 %.

 

Mais me direz-vous : c'est quoi la bauxite ?

 

Patience, nous y arrivons !  

 

Regardez d'abord la couleur variable de  la terre.

Elle est bien instructive.

 

La bauxite est une roche latéritique.

                                               

 

Qu'est-ce que cela veut dire ?


La latérite est une roche rouge qui se forme

par une altération des roches  sous les climats tropicaux

en milieu continental.

 

Et bien ce fut le cas ici.

 

Voici 500 millions d'années (c'était au Crétacé)

régnait dans cette région un climat tropical. 

Si bien que, sous l'effet conjugué de la chaleur et de l'humidité, 

les deux métaux, l'aluminium et le fer, ont été oxydés,

et qu'ainsi se sont formés deux oxydes :

de l'oxyde d'aluminium : Al2 O3, qui est l'alumine

et de l'oxyde de fer : Fe2 O3.

 

Ces deux oxydes sont donc mélangés. 

Plus il y a d'oxyde de fer et plus le mélange est rouge.

L'oxyde d'aluminium ( l'alumine ) est, lui, blanchâtre.

 

Pourquoi appelle-t-on cette roche bauxite ?

Parce qu'elle a été découverte pour la première fois,

en 1821, aux Baux de Provence.

 

 

 

BAUX-DE-PROVENCE.jpg

 

 

 

Ensuite on en a trouvé dans les départements voisins : 

le Var, où l'exploitation a commencé en 1860.

Il y a des filons de bauxite dans le Massif de la Sainte Baume,

cher à notre ami Ramon.

On en a trouvé dans l'Ariège.

Et beaucoup dans l'Hérault, en particulier vers Bédarieux.

 

 

 

Cette fois  nous approchons de la carrière

car des falaises apparaissent.

 

 

 

2013_0923fabricolageseptembre0038.JPG

 

 

 

L'exploitation de ces gisements français de bauxite,

qui est donc un minerai d'aluminium,

s'est d'abord beaucoup développée.

Essentiellement dans des carrières à ciel ouvert.

Les galeries souterraines ont été très rares.


Mais d'autres gisements ont ensuite été découverts

un peu partout dans le monde,

surtout en Afrique (Guinée...)

en Amérique latine (Brésil...)

en Australie.


Une concentration de 16 % en alumine étant un seuil minima

pour qu'une exploitation soit possible et rentable.


Peu à peu les mines françaises ont été  abandonnées.

La dernière a été fermée en 1990.

 

 

 

Mais voyez,

nous arrivons maintenant près du centre de la carrière.

 

 

 

2013_0923fabricolageseptembre0040.JPG

 

 

 

 

L'extraction s'est faite jusqu'à la nappe phréatique.

 

Nous descendons jusqu'à elle par un chemin escarpé.

 

 


2013_0923fabricolageseptembre0039.JPG

 

 

 

 

 

 

Un lac étrange s'est formé au fond...

D'un bleu si soutenu qu'il en est inquiétant. 

 

 

 

 

 

 

 

2013_0923fabricolageseptembre0043.JPG

 

 

 

 Nous ne nous sentons pas bien à l'aise.

Comme si nous avions violé, là, les entrailles de la terre.

 

 

 

2013 0923fabricolageseptembre0046

 

 


 

 

 

Nous avons quitté cette zone

encore plus difficilement que pour y parvenir

car, espérant un trajet plus aisé,

 nous avons voulu prendre une petite route au nord.

 


Ce fut le contraire :

cette petite route était barrée en plusieurs  points

et sur toute sa largeur, par des élévations de terre 

afin de la rendre impraticable

et ainsi interdire l'approche de la carrière.

 

Site dangereux ?

Il en faut plus que ça pour nous arrêter,

même sans 4X4 !

 

 

 

      L'exploitation de la bauxite est-elle terminée en France ? 

Pas tout à fait.

 

C'est justement à Villeveyrac que se trouve, en France,

la dernière mine de bauxite.

Une concession de 25 ans ayant été accordée en 2012.

 

Même si la bauxite extraite dans cette mine

ne sera pas utilisée principalement pour la production d'aluminium

mais pour la fabrication de ciments spéciaux.

 

 

      ***

 


Se promener ensuite dans la montagne elle même

fut un vrai plaisir.

 

Une libération !

 



 

 2013_0923fabricolageseptembre0049.JPG

 

 

 

 

Comme ils sont beaux et apaisants ces paysages ! 

Ces arbres sont probablement des chênes verts,

des yeuses, en occitan,

mais je ne connais pas du tout la flore méditerranéenne.

 

 

 

 

 

2013_0923fabricolageseptembre0051.JPG

 

 

 

 

      Plus haut se dressent  des antennes.

 

Relais d'ondes ?

 

 

 

 

2013_0923fabricolageseptembre0050.JPG

 

 

 

 

Plus loin on aperçoit une ribambelle d'éoliennes.

Plusieurs dizaines.

Elles sont un peu au delà de la Gardiole,

plus précisément dans les Monts de la Moure,

lesquels font partie des Causses d'Aumelas.

 

 

 

 

2013_0923fabricolageseptembre0048.JPG

 

 

 

Certains voudraient nous persuader

que ces modernes moulins à vent sont affreux

et défigurent les paysages.


Ce n'est pas du tout mon avis.

J'admire au contraire ces constructions. 

 

Elles se dressent fièrement dans ces zones désolées.

On les voit depuis Sète

et leurs feux brillent dans la nuit comme des étoiles à l'horizon.

 

 

Je les trouve réellement belles par leurs lignes pures.

Aussi par la simplicité de leur fonctionnement.

 

 

Les regarder me fait le même effet  

que de lire un psaume écrit pas David il y a 3000 ans.

 

 

Ce sont des hommages humains dressés vers les vents.

 

Or, ici, ils soufflent fort et souvent, les vents...

 

Et il ne faudrait pas les utiliser ?

 

Décidément les écolos sont des êtres bizarres. 

 

Si on les écoutait

il ne faudrait ni centrales nucléaires, 

ni barrages...

il ne faudrait pas non plus d'éoliennes .....

 

Quoi alors ?

des centrales à charbon ou à fuel ? 

 

Quand on parle "production d'énergie",

ils répondent : économisons là.

 

Oui, bien sûr, il faut l'économiser.


Mais avant de l'économiser, il faut la produire.

 

Or, pour la produire, ils n'ont rien à proposer.

 

Absolument rien.

 

Ils sont contre tout.

 

A croire que nos " Verts "

bien qu'ils ne soient pas des haricots,

ne sont bons que pour " produire " des discours.

Et aussi pour se chamailler

comme des gamins à la puberté.

 

Je me demande : ont-ils jamais bêché un jardin ?

 

Ils n'ont jamais produit autre chose que du blablabla. 

Sinon quoi ?

Qu'on me le dise.

Merci d'avance, car j'aime apprendre. 

 

 

 

 

 

Pardon de terminer sur cette note polémique

mais j'avais envie de le dire :

 ils me hérissent les plumes.

 

 

 

***

 

 

      Ah... 

j'aurais pu vous en dire plus à propos de la flore 

 

Mais nous n'avons pas vraiment exploré la Gardiole,

qu'on appelle le poumon vert de la région.

 

Nous n'avons exploré (un peu) que son extrémité Ouest,

particulièrement aride.

Une autre fois peut-être, nous pénètrerons le massif forestier,

habité de chevreuils, de sangliers, de renards

 

 

 

      j'aurais pu vous parler d'un centre de Sauvegarde 

que la LPO a ouvert très récemment (en juin 2012)

et qui justement se situe sur la commune de Villeveyrac.

 

Ce centre a reçu 1600 pensionnaires depuis janvier 2013, 

de 120 espèces différentes.

vautours, faucons, aigles,

hiboux, petits ducs (très nombreux), chouettes,...

cigognes, flamants roses, aigrettes,

et de nombreux martinets 

(qui arrivent en mars , venant d'Afrique du Nord)

mais aussi des mammifères : 

renards, blaireaux, écureuils, genettes, chauves-souris...

 

 

J'aurais pu vous en dire plus à propos de la flore.

Mais c'est pour moi un domaine si important

que je me réserve pour une autre fois.

 

 

 

 

***

 

La semaine prochaine je vous parlerai des volcans dans cette zone.

 

 

***

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Publié dans Sète

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- Sète - 10 - La ville des ponts à bascule, de Neptune et de Brassens -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

Vous l'avez compris,

mon intérêt se porte plus vers ce qui est autour de la ville

qu'à la ville elle-même,

et aux prouesses architecturales.

Je vous dois cependant  quelques mots sur cette ville de Sète. 

 

 

Il n'est pas inutile de rappeler qu'au départ, c'est une île,

 

 

 

Sete-blason.jpg

 

qui, curieusement est à la fois liée à la mer

et à un un immense étang.

 

Les deux communiquant par des canaux, la ville,

bâtie au départ sur le flanc Est d'une petite montagne,

maintient relativement son insularité.

 

 

sète vue générale

 

 

 

 

Ici vous voyez le canal principal : le Canal Royal.

 

 

 

sete-le-canal-royal.jpg

 

 

 

Mais il y a d'autres canaux

lesquels délimitent des quartiers.

 

Chacun de ces quartiers possède donc un quai

où les navires pourront venir s'amarrer.

 

 

Ainsi le quai Vauban :

 

quai-Vauban.jpg

 

 

ou celui-ci :

 

 

canal-2.jpg

 

ou celui-là :

 

 

quais---.jpg

 

 

 

 franchement, il y a de quoi se perdre  !

 

 

 

 

quais--jpg

 

 

de l'eau partout !

 

 

canal-6.jpg

 


Une double question se pose : 

la circulation des personnes et des véhicules

et le libre passage des bateaux.

 

Ce double problème s'est toujours posé.

 

 

 

canal-a-sete.jpg

 

 

 

Il se pose aujourd'hui avec des bateaux plus gros :

 

 

 

 

Sete-les-bateaux-dans-la-ville.jpg

 

 

ou avec le TGV

qui doit pouvoir entrer lui aussi :

 

 

 

sete-le-pont-SNCF.jpg

 

 

 

La solution a été la construction de ponts levants

et de ponts pivotants.

Les ponts levants sont appelés aussi ponts à bascule :

leur tablier se lève à la verticale

par un mécanisme de contrepoids.

Ces ponts restent levés environ 25 minutes

pour laisser passer les bateaux.

 

 

 

sète les ponts levis

 

 

 

       Ce qui donne à cette ville une ambiance bien particulière.

En effet, lorsque, sur tous les canaux qui sillonnent la ville,

les ponts mobiles sont tous en position ouverte

(qu'ils soient basculants ou pivotants)

la ville est alors totalement isolée.

      

 

 

aaa-sete-le-grand-canal--blog-des-gps-mio--.jpg

 

 

.

 Ces ponts sont manoeuvrés plusieurs fois par jour,

au moins 3 fois, plus des ouvertures facultatives.   

 

Jusqu'à une certaine époque,

tous les ponts s'ouvraient sur le Canal Royal

et de la sorte les bateaux pouvaient rejoindre l'étang.

 

Maintenant des ponts fixes ont été établis sur ce canal

 

 

Sete-ponts.jpg

 

 

 

ce qui change un peu les possibilités :

seuls les petits bateaux sans mât peuvent passer dessous.

Pas question pour les plus gros !

 

 

 

sete-gros-bateaux-dans-la-ville.jpg

 

 

Ils ne pénétreront que sur une première portion de ce Canal Royal.


 

 

 

Sete-pont-levis.jpg

 

La levée des ponts est toujours un événement,

presque festif !

 

 

 

sete-2-ponts.jpg

 

 

Même si cela fait pester les automobilistes !!!

 

 

ponts-setois.jpg

 

 

 

 

C'est un des charmes de la ville.

 

Les ponts sont de plus des lieux de pêche,

très fréquentés à certaines époques de l'année.

 

La tradition est sur ce point respectée.

 

 

 

ponts-royal-h.jpg

 

 

Que vous dirais-je de plus sur la ville ?

 

Qu'on la nomme la Venise Languedocienne....

 

 sète Venise Langu...

 

 

 

 

Que de nombreuses célébrités sont enterrées ici,

particulièrement dans le bien connu cimetière marin :

Jean Vilar, Mario Roustan,Lemaresquier.

Et bien sûr le poète Paul Valéry.

 

Ici nous voyons Brassens se recueillir sur la tombe de Valéry.

 

      -

 

Sete---Brassens-sur-la-tombe-de-Paul-Valery.jpg

 

 

 

Les restes de Brassens  reposent, par contre,

dans un autre cimetière,le cimetière Le PY,

dit cimetière des pauvres.

 

 

Je puis vous dire  encore que, dans un petit square,

se cache une statue de Neptune...

 

 

 

800px-Sete_statue_Neptune.JPG

 

 

 

 

      Ah... vous le voyez mal,

perdu dans la verdure.

Je m'approche...

 

 

 

 neptune-plus-pres.jpg

 

 

 Il n'a pas l'air bien commode !

 

 

 

Et aussi qu'une zone rocheuse, qui s'étend sur environ 3 km,

depuis le Théâtre de la Mer jusqu'à la plage du Lazaret,

forme, vue de la mer, comme une petite falaise :


 

la-corniche-1.jpg

 

 

La roche, la même que celle qui forme le Mont Saint Clair,

s'avance ici dans la mer.

 

 

2012_06152012mai0092.JPG

 

 

 


Celle-ci y a creusé de nombreuses petites criques :

 

 

 

criques corniche

 

 


C'est le quartier de la Corniche. 

 

 

 

corniche-carte-postale-annees-50.jpg

 

 

 

Les villas construites là ont une vue sensationnelle !

Une promenade pour piétons suit toute cette zone. 

 

 

 

la-corniche-2.jpg

 

 

 

Mais il ne fait pas bon se promener là lorsque se lève le "Marin",

 

 

 

mer-forte.jpg

 

 

un vent venu du sud,

qui jette les vagues à l'assaut de ces rochers

et génère parfois de violentes tempêtes.

 

 

      Mieux vaut ne s'y promener que par beau temps.

 

2012_06152012mai0101.JPG

 

 

Voilà....

      Je fais un bien médiocre guide

pour vous présenter la ville elle même.

 

C'est que je ne l'ai pas vraiment explorée.

 

Oh, j'aurais pu vous parler aussi des bons petits restaurants

où l'on déguste les bonnes huîtres de Bouzigues,

ou les savoureuses daurades grillées :

 

 

 

 

2012_06152012mai0090.JPG

 

 

 

J'aurais pu vous parler de mon étonnement

en découvrant un restaurant... tenu par un Ch'ti

aux allures de Vercingétorix

 

 

 

P1000754.JPG

 


 

lequel propose, avec succès, de la cuisine Ch'ti !

 

 

 

***

 

 

 

Place au rêve !

 

 

 

4--mats-a-sete.jpg

 

 

La prochaine fois,

je vous invite dans la montagne.

 

 

Ciao !

 

 

 

***

 

 

 

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- Sète - 9 - Les voiliers : la part du rêve -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

Aujourd'hui, nous allons mettre les voiles !

 

 

 


Voilier à Sète 2012

 

 

 

      Les premiers marins à utiliser la voile, à Sète,

ont peut-être bien été les pêcheurs avec les bateaux-boeufs,

car il fallait une grande habileté pour réaliser la prouesse

que représente ce type de pêche.

 

Les pêcheurs ont maintenant abandonné la voile,

(comme les agriculteurs le cheval )

et ce sont les plaisanciers qui les ont remplacés. 

 

Regardez cette carte postale antérieure à 1927.

 

Ce sont, je pense, des régates.

 

Je ne connais fichtre rien à la voile,

mais je trouve que ces bateaux ressemblent un peu,

(qu'en pensez-vous ?) aux bateaux des pêcheurs.

 

 

 

voilier-Cette-.jpg

 

 

      Certes, la coque des bateaux-boeufs était plus large, massive,

alors que celle des voiliers était très effilée,

mais les voiles étaient très ressemblantes.

 

Les bateaux ("de plaisance") ont beaucoup évolué depuis.

 

Les plus petits d'entre-eux (ou disons de taille moyenne)

se sont abrités derrière le Môle. 

 

Ainsi dans les années 60.

 

 

voiliers-annees-60--.jpg

 

 

 

Et c'est toujours le cas.

Le " port de plaisance " est toujours au même endroit.

 

 

 

2012 06152012mai0063

 

 

      Même si les bateaux, eux, sont très différents.

 

Ces bateaux, déjà bien impressionnants,

ne sont cependant que de petites coquilles

comparés aux géants des mers qui abordent ici. 

 

Et là on entre d'un seul coup dans le rêve !

 

Ainsi ce bateau italien, le " Nova".

Ce n'est  pas un document ancien :

cette photo date de 2012.

 

On croirait un Turner !

Une vision de rêve.

 

 

 

 

Bateau Italien Nova Italia 2012

 

 

 

      Plus prosaïquement, et plus quotidiennement

on peut voir le long des quais de bien jolis voiliers.

 

 

Ainsi en 2013, quai de la République.

 

 

 

Sète Port 2 Bateau Quai de la République 2013

 

 

 

 

Ou celui-ci, toujours cette année.

 

 

Sète Port 3 les quais 13 07 2013

 

 

 

      Ou encore l'Amadeus ,

toujours quai de la République.

 

 

 

 

Sète Port 4 - Quai de la République Amadeus 2013

 

 

 

 

Le  " Star Clipper "  ( de passage le 24.10.2013 )

est lui carrément un quatre mâts.

 

 

 

star clipper le 24 10 2013

 

 

 

      Attention !

Ce petit joujou n'est accessible (pour une croisière)

qu'à des gens excessivement riches.

N'empêche    ... quelle allure ! 

 

 

 

Le " Gulden Leeuw "

n'est pas mal non plus.

 

 

 

Vous vous imaginez faire un petit voyage sur ce trois-mâts ? 

 

 

 

 

voilier-Gulden-Leeuw-10-10-2013-.jpg

 

 

 

Sète est si côtée dans le monde de la voile

qu'y est organisé tous les deux ans un évènement qui s'appelle 

" l'escale à Sète " :

c'est un rendez-vous  pour les plus beaux voiliers anciens

et c'est du monde entier qu'ils y viennent.

 

L'édition 2012 de cette manifestation a été un gand succés

ayant attiré plus de 200.000 visiteurs.

 

En fait un cauchemar pour les habitants du coin !

Sète a été prise d'assaut par une sorte de marée humaine, 

les rues plus qu'engorgées : totalement bloquées ! 

Avec d'interminables bouchons

envahissant même les communes voisines, comme Frontignan. 

 

L'attraction essentielle était un quatre-mâts russe :

 

le  Kruzenshtern.

 

 

voilier-Kruzenshtern-pour-2014-.jpg

 

 

Ce voilier est le second grand voilier au monde.

114 mètres de long.

 

En 2012, 11.000 personnes sont montées à bord pour le visiter.

Mais réalisez : 

les bouchons étaient tels (de 5 km) 

que beaucoup de gens ont dû abandonner leur voiture,

faire ce trajet à pied pour arriver jusqu'au bateau, 

et là ont dû prendre la file d'attente (4 heures)

avant de monter à bord !

 

C'est pour vous éviter ce genre de mésaventure (dantesque !)

que je vous raconte tout ça.

 

Il reviendra à Pâques prochain, 

du 18 au 24 avril 2014. 

Si vous êtes des fanatiques de la voile,

et si vous n'avez ni peur de marcher ni peur d'attendre, venez.

 

Car il n'y sera pas seul :

il sera accompagné par près de 100 voiliers historiques,

les plus beaux gréements du monde,

accostés entre le Môle et le Canal Royal

et dans ce Canal jusqu'au premier pont,

les plus grands de ces navires se répartissant  quai d'Alger

et dans les environs.


 

Je vais vous parler plus modestement du Belem.

 

Il est venu à Sète cette année.

Il y est resté du 9 au 13 octobre.

 

 

 


Voilier-Belem-13-10-2013.jpg

 

 

 

4000 personnes sont montées à son bord.

 

Comme vous n'en étiez pas, pas plus que moi,

je vais vous faire faire gratis une petite visite.

 

 

ça, ça s'appelle... humm

je sais pas. 

Si : la cabine de pilotage !

 


 Voilier---Le-BELEM---12.10.2013.jpg

 

 

( J'avais d'abord cru que c'était la cuisine )

 

 

 

ça c'est la cloche !

 


Voilier---LE-BELEM---Cloche-de-Bord---12.10.2013-jpg

 

 

 

 

ça... ça doit être pour les virages !

 

 

Voilier---LE-BELEM---Quai-d-Alger---12.10.2013.jpg

 

 

Heu ... non : c'est la barre du gouvernail.    

 

 Là...  pas mal de cordages... 

 

 

Voilier---LE-BELEM-Quai-d-Alger---12.10.2013.jpg

 

     

 

bon, impossible de vous le cacher :

 je n'y connais rien.

 

Mais voilà, 

de l'avis unanime, ce bateau, un Trois-Mâts de 58 m de long,

lancé en juin 1896, 

a une âme !


C'est le plus ancien voilier d'Europe en état de marche.

Ses fans l'appellent " l'étoile des mers ".

 


 

 

Voilier---LE-BELEM-Quai-d-Alger---Oct.-2013.jpg.jpg

 

 

 

Il ne viendra pas en 2014

car (paraît-il) il ne peut naviguer en Méditerranée...

que le années impaires... 

 

Pourquoi ? Je sais pas.

 

 

      Tiens je vous montre encore une vieille carte postale.

 

 

 

Voilier---Cette---Debut-siecle---jpg

 

 

 

 

Et encore celle-ci (de Cette)    

Avec beaucoup de grands mâts.... 

 

 

 

 Voiliers-dans-le-port-de-Cette---Debut-siecle----jpg

 

 

 

      Les voiles ont changé.

 

Elles ont pris de la couleur. 

 

Et la mer accueille toujours des régates....

 

 

regates.jpg

 

 

 

 

Si le Môle (la culée du Môle)

abrite toujours les bateaux de plaisance de petite taille,

il a été récemment créé un second port de plaisance (près de la gare)

pour recevoir les voiliers de taille moyenne à très grande.

 

 

 

      Que conclure ?

 

Que la vie d'un port tel que Sète a un caractère bien particulier.

 

L'espace maritime qui s'ouvre devant lui paraît

à la fois infini et vide. 

Et pourtant il rend proche le monde entier.

 

Quelle ville de l'intérieur des terres peut se vanter 

de recevoir ainsi des visiteurs,

même s'ils ne sont que de passage,

venant des quatre coins du globe ?

 

Et semble-t-il même...

du passé ?

 

Oh bien sûr ces voiliers ne rentrent pas dans le port

avec leurs voiles déployées,

mais au moteur.

 

 

N'empêche

ils sont une porte sur le rêve.

 

 

 Voilier à Sète 2012

 

 

 

 

Quand j'aurai plein de sous

j'en achète un comme ça

et je vous emmène de l'autre côté de la terre !

 

 

***

 

 

 

Publié dans Sète

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- Sète - 8 - Un grand port de pêche -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

 

Sète, le saviez-vous?

est le premier port de pêche français en Méditerranée.

 

 

Il n'est dépassé, en France, que par deux ports sur l'Atlantique :

Boulogne sur Mer (le premier) sur la Manche

Lorient (le second) en Bretagne.

 

Les chalutiers pénètrent au port de Sète par son entrée Ouest.

 

Vous reconnaissez ici l'extrémité Ouest du brise-lames,

(avec son petit phare)

renforcée par d'énormes blocs de béton.

 

 

 

B-L-extr-ouest-entree-chalutier.jpg

 

 

Ces chalutiers parcourent avec élégance, et vélocité,

les avenues d'eau, 

s'approchant ainsi du coeur de la ville.

 

 

Azamara-bateau-crosiere-et-chalutier-copie-1.jpg

 

 

 

      C'est un ballet coloré. 

Attractif.

 

 

 

Sete-Port--13-chalutier-rentrant-au-port-apres-la-peche.jpg

 

 

 

    Leur retour est ô combien attendu ! 

 

Attendu et fêté.

 

 

Sete-Port--14--chalutier-rentrant-au-port-apres-la-peche.jpg

 

 

Une joyeuse troupe de mouettes  escortent le bateau,

l'encouragent de leurs cris,

lui font fête !

C'est véritablement un spectacle extraordinaire,

même s'il est quotidien.

Il porte en lui une telle ferveur, une telle joie de vivre,

qu'on ne peut s'en lasser.

 

La mort des poissons est liée à la vie des oiseaux.

L'équilibre de la nature n'est pas rompu.

La vie exulte de joie !

 

 

Ces bateaux chargés de poissons se dirigent vers le vieux port,

là où se trouve la criée.

 

 

 

sète le vieux port 

      

 

 

Certains chalutiers sont énormes.

 

Mais je m'y perds un peu.

 

 

Sète Port chalutier 2012

 

 

Car il y a aussi les thoniers,

 

 

 

Sete-Port--16-thoniers-amarres-a-quai.jpg

 

 

 

qui sont des bateaux plus importants, plus puissants.

 

 

 

      BL-2.jpg

 

 

 

      et je ne suis pas sûr de les distinguer les uns des autres.

 

 

 

BL-1.jpg

 

 

 

      Là ce sont je crois des chalutiers amarrés le long des quais.


Sète Port 15 chalutiers amarrés à quai 

 

 

 

      Mais là ce sont des thoniers,

que l'on reconnait car ils transportent, accrochés à l'arrière,

un ou deux "petits" bateaux.

 

 

carenage-2.jpg

 

 

Ils ne font pas le même travail.


Les chalutiers sortent le matin et rentrent le soir :

pêche journalière.

 

Les thoniers partent plusieurs semaines

et vont jusqu'au devant des côtes libyennes.

 

Avant que les quotas ne soient imposés

pour limiter la quantité de poissons capturés

ils partaient jusqu'à trois mois.


Ils reviennent maintenant plus vite,

ayant rapidement atteint le plafond autorisé.

 

Cette flottille de pêche génère une importante activité d'entretien.

Il faut parfois sortir les bateaux,

les mettre en carénage.

Et ce n'est pas une petite affaire !


 

carenage.jpg

 

 

 

 

Cette pêche en mer, avec des bateaux ultra modernes,

ne doit pas faire oublier la pêche dans l'étang

qui, elle, continue à utiliser des moyens plus traditionnels.

 

En témoignent ces clichés pris le 31 octobre 2013 (!)

quasiment sous les fenêtres de Danielle.

 

Les pêcheurs  immergent des filets (les capéchades)

lesquels se signalent par des bouées.

 

 

 

peche--etang-Capechades.jpg

 

 

 

 

        Quelque temps après ils viennent remonter ces capéchades.

 

 

 

peche-etang-capechades-2.jpg

 

 

 

 

La récolte est abondante 

car l'étang est très poissonneux.

 

 

 

pêche retour des barques à la P C

 

 

 

Qu'ils soient pêchés en mer ou dans l'étang,

tous ces poissons se retrouvent sur l'étalage des commerces.

 

La mer, corne d'abondance, est  encore  une réalité.

 

Ce à quoi s'ajoutent les crustacés et coquillages.

 

La photo qui suit est également très récente. 

 

Ce pêcheur utilise une " arseillère"

pour capturer des palourdes.

La photo a été prise dans l'étang de Thau,

non loin des usines Lafarge, entre Sète et Balaruc.

 

 

Pecheur-palourdes--arseillere-3.jpg 

 

 

 

A l'aide de ce long  manche, le pécheur cherche à capturer des palourdes 

mais à une certaine profondeur.

Il faut ensuite relever l'outil et ramener la prise.

Compe tenu de ses dimensions, cela demande une grande force physique.

 

 

 

 Pecheur-palourdes-arseillere.jpg

 

 

 

 

 

 Si les poissons sont toujours les mêmes,

si les techniques de pêche n'ont pas tellement changé,,

le matériel , lui s'est totalement renouvelé

en l'espace de guère plus de 50 années.

 

 

 

Regardez ce bateau sur une carte de  ... 1907 !!!

Il est en train d'entrer dans le port en contournant le Môle. 

 

 

 

 bateau-boeuf-3.jpg

 

 

Ce type de bateau était omniprésent dans le port. 

 

 

bateau-boeuf-2-.jpg

 

 

  On les appelait des "bateaux-boeufs".

 

Pour quelle raison ?

 

 

 Bateaux-boeufs

 

 

 

 A cause de leur façon de pêcher.

 

Ils travaillaient à deux, 

chacun tirant un des bouts du filet.

Ils tractaient donc le filet (le chalut)

comme un couple de boeufs tirait une charrue. 

 

 

 

Une fois rentrés , les bateaux-boeufs se dirigeaient vers le vieux port

qui, lui, est toujours à la même place.

 

 

Quelle allure tout cela devait avoir !

 

 

Un petit air de régates.

 

 

 

le-port-ancien.jpg

 

 

 

Mais que ce métier devait être dur, et dangereux....

 

 


bateaux-boeufs-1.jpg

 

 

 

 

Nous en gardons, nous, une sorte d'image d'Epinal....

 

 

 

 

sete-voiliers-pecheurs.jpg

 

 

 

Et pourtant, tout cela n'est pas si loin

 

Regardez,  en 1956 : 

 

des pêcheurs étendant des filets sur le Môle, pour les faire sécher.

 

 

 

 

 pecheur-ravaudant-son-filet-sur-le-mole-1963.jpg

 

 

 

et, assis par terre, ils les ravaudaient .

 

 

 

 pêcheur ravaudant ses filets

 

 

 

  Ce spectacle là est terminé.

 

 

Les immenses filets que tirent maintenant des bateaux surpuissants

ne sont même plus réparés.

 

 

 

 

 Mais restons sur cette image :

 

 

Sete----retour-au--Port.JPG

 

 

les oiseaux nous disent d'espérer.

 

 

 

***

 

 

 

 

 

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