Partager l'article ! gazelle bondissante - chapitre 6: Mais pourquoi donc Gil voulait-il emmener Lica à Nichapour ? 6 - Les raisons d'un voyage ...
Mais pourquoi donc Gil voulait-il emmener Lica à Nichapour
?
6 - Les raisons d'un voyage
Les habitants de Nichapour étaient habitués à voir circuler, et séjourner, toutes sortes de voyageurs. Aussi Gil et Lica n'eurent aucune difficulté à se plonger dans la vie de cette cité.
Leur première nuit, ils choisirent de la passer dans un hôtel modeste qui semblait accueillir des voyageurs dans leur genre. Après s'être restaurés, ils se promenèrent longuement dans les rues devenues plus calmes, alors que se mettait en place le féérique spectacle du ciel étoilé.
Bien que n'étant pas une personne belliqueuse ... belle Lica exigea fermement que Gil lui donne, cette fois, et sans trouver de nouveaux échappatoires, des explications complètes sur les raisons de leur voyage. Il était temps en effet de le faire !
Il le fit.
Gil expliqua qu'il avait découvert, il y avait tout juste un mois, de petits poèmes écrits par un certain Khayyam. Il les avait trouvés pleins d'énergie, de joie, d'humour, de vivacité, de pétulance, et même de ... pertinence !
Ils étaient, ces petits poèmes de quatre vers, assez comparables à des fléchettes que l'on s'amuse à lancer sur une cible. Des fléchettes qui auraient été munies de quatre petites ailettes : ailettes formées par les quatre vers composant chaque quatrain.
Et il avait désiré en savoir plus sur l'auteur de ces petites merveilles.
Merveilles quant à la forme.
Mais aussi quant au fond, car il lui avait semblé que l'ensemble de ces « quatrains » réalisait un tableau savoureux de l'humanité, tableau qui lui semblait comparable à certains tableaux des Breughel.
Or ce Khayyam était né à Nichapour, plus précisément dans un petit village proche de cette ville, et ce en l'an 1.048. Plus précisément encore le 18 mai 1.048. Il promit à Lica de lui dire la raison de cette étonnante précision.
Est-il nécessaire d'aller dans le pays même d'un auteur que l'on veut mieux connaître ?
Nécessaire, certainement pas.
Mais Gil gardait le souvenir d'un voyage qui avait contribué à le changer profondément.
Pendant longtemps il avait cru être un chrétien très fervent.
Et il se souvenait encore du choc que fût pour lui son premier et unique voyage qu'il fit en terre d'Israël.
C'est une chose d'aller à la messe chaque dimanche, d'écouter les cloches, de chanter de gentils cantiques, de respirer les vapeurs d'encens qu'un prêtre répand avec une foi touchante et naïve autour d'un autel de comédie où il s'apprête à faire descendre ... un dieu.
C'est autre chose de marcher sur les chemins caillouteux et dans les paysages souvent désertiques où, 2.000 ans auparavant, avait marché un certain Yéchoua, un homme rude, dont le nom avait été transformé par les « chrétiens » en celui, précieux, sucré et délicat, de « Jésus ».
Ce choc avait contribué à le transformer.
Accomplir ce genre de pèlerinage l'avait fait passer de l'autre côté du décor.
Devant ses yeux, sous ses pieds, il avait vu, il avait senti s'écrouler cette énorme construction qu'est l'église chrétienne, faite de 2.000 ans de mensonges et d'histoires à dormir debout.
Un autre monde s'était révélé à lui.
Un jour peut-être, Gil aura l'occasion de décrire à Lica le bouleversement que déclencha en lui ce voyage.
Pour lors il voulait seulement s'approcher concrètement d'un autre homme, à peine moins ancien, de cette même région, et il avait désiré entraîner avec lui, dans cette aventure, son amie.
Les toutes nouvelles possibilités que lui offrait Gazelle bondissante lui avaient permis de réaliser son rêve.
C'est vrai, il devait bien, à cette confiante Lica, quelques explications !
Les voici.
Si je coupe ici, ce n'est pas pour augmenter le suspens, c'est que je n'arrive plus à faire avaler deux chapîtres à
la suite à Oscar, mon ordinateur : c'est une tête de mule ! Ou alors ... c'est moi qui suis nul !
Mais je ne vais pas vous faire attendre trop longtemps !
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Durant quarante-huit heures les écluses du ciel
Etaient restées ouvertes, remplissant les étangs,
Abreuvant le jardin, les prairies et les champs.
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mes premiers poèmes ont été publiés sous le titre de
Suzanne
Neuf poèmes pour un départ
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