Le conte n'aborde pas ce sujet.
Sa femme, qui semble plus lucide que lui, ne fait qu'une brève apparition, puis disparaît.
Cet homme n'est donc pas réellement en relation avec sa femme, et pas plus avec sa fille. Il n'est en
relation qu'avec lui-même, avec cette partie de lui-même que sa femme a nommé : "le diable".
Pour entrer réellement en relation avec les autres, il faut d'abord être réuni en une unité à
l'intérieur de soi, être un "monos".
Le diable
Le mot vient du grec "DIABOLOS", formé lui-même de DIA , préfixe
signifiant "à travers" et du verbe BALLEIN signifiant "jeter".
"Dia ballein" signifie : jeter à travers, séparer, diviser, désunir, couper en deux comme le coin qui fend la bûche.
De ce mot vient "diable" : celui qui provoque des séparations entre les humains, entre les Irlandais catho et protestants, entre les
sémites arabes et les sémites juifs, entre les époux, entre les frères et soeurs, entre le père et la fille.....
C'est "le diable" aussi qui provoque des "clivages" dans la personne même. Mais là, le mot diable prend un autre sens dans les contes : il désigne aussi la partie rejetée quand elle revient. Elle revient comme une partie hostile.
C'est pourquoi la femme du meunier lui a dit, à juste titre :
c'était le diable !".
Derniers Commentaires