Pourquoi te tuer au travail avec ta cognée ?
Moi, je peux te faire riche
si seulement tu promets de me donner
ce qu'il y a derrière ton moulin.
Cet homme inconnu va commencer par dénigrer le travail qu'effectue en ce
moment le meunier. En d'autres termes, ce meunier n'est pas
fier de ce qu'il fait.
C'est peut-être un travail fatigant et peu rentable, mais c'est pourtant un travail honnête et bien important.
Il semble se dire ceci : pourquoi continuer à se fatiguer ainsi alors qu'il y a des façons de gagner de l'argent plus facilement ?
Il suffit ... de renoncer à ce qui est derrière le moulin.
Quelque chose qui est sans valeur aux yeux du meunier.
Il semble déjà ne pas s'intéresser à son moulin,
alors ....ce qui est derrière !
Le meunier se dit qu'il ne pouvait s'agir ...
que du pommier.
Il répondit : C'est d'accord.
Et il signa un engagement écrit à l'étranger.
Ces paroles sont d'une étonnante actualité !
Sacrifier un petit coin de nature peut paraître sans importance, et si tel ou tel promoteur se présente avec un joli petit paquet de billets
de banque, comment hésiter ? ..
On décide comme ça de vendre quelques arpents de terre pour créer un circuit de formule Un , ou de vendre quelques arbres
et quelques prairies d'une pauvre vallée pour édifier un barrage.
Seulement, à ce genre de marché, on peut, sans même le savoir, vendre son âme, ou ses enfants, ou leur avenir, leur terrain de jeux,
d'exploration, de promenades, de rêves. ...
Nous ne percevons pas, ce faisant, que nous perdons des ressources inconnues de nous, qui vont disparaître à jamais, ni la valeur psychologique de ces lieux de
nature, silencieux, mais riches de calme et de beauté.
"Ces instants revivifiants de réalité, l'impression mystérieuse d'une sombre nuit pluvieuse, la beauté d'un paysage
au clair de lune, un ruisseau d'eau claire qui court sous les saules où l'on se désaltère, le visage toujours changeant que revêt la nature dans un paysage préservé..." écrivait Marie Louise Von Franz.....
Et quand le stress aura gagné toutes les professions, nous créerons des "cellules psychologiques" pour y remédier.
Quelle blague !
Va-t-on devoir envoyer tout le monde chez les psy ?
Et les psy, on va les envoyer où ?
. Celui-ci éclata de rire et dit, railleur et méprisant :
Dans trois ans, jour pour jour, je viendrai
et j'emporterai ce qui m'appartient.
Ayant parlé ainsi, il disparut.
Ce n'est pas tout de suite que l'on mesure les conséquences de nos choix.
Dans l'immédiat, à l'instant même où le marché est conclu, on ne voit que les avantages, l'argent qui sort on ne sait d'où, avec lequel on va
s'acheter un écran plasma, et ceci et cela, et 143 chaînes de télé, et, et, et ...
Longtemps après, on va découvrir qu'on est devenu un esclave, mais ce jour là il sera trop tard, et l'on chantera : qu'elle était verte ma vallée,
qu'il faisait bon s'y promener.... .
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