Il faut sauver la mère d' Autruchette !

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 Nous sommes tous d'accord : il faut sauver Autruchette.

 

Mais qu'allons-nous faire de sa mère Autruche ?

 

 

Écoutons Mima :

 

·         Tout d'abord, kasimir, je prends le parti de l'autruchette, et si on ne le fait pas clairement au départ, on ne peut pas l'aider vraiment. On ne peut pas ménager et la chèvre et le chou...   même 

m si l'autruche a de bonnes raisons d'être ce qu'elle est !

Les paroles fausses de la mère, l'enfant les perçoit, les ressent...Et si la mère "nourricière" est amère, comment apprécier ce qu'elle propose ? cela ne passe pas !

 

·          Mima  me précise :

 

 nOn ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs, kasimir !

Pour y voir plus clair dans ce magma des relations intra-familiales, il faut d'abord effectuer un travail de séparation. Dans l'idéal le mieux serait que l'autruche et l'autruchette se fassent aider, mais pas avec la même personne.

On ne peut blanchir tout le monde.

  

 

Cette critique de Mima est des plus sérieuses.

Comment te répondre Mima ?

Si thérapie il y a, il est évident que ce ne peut-être par le même thérapeute, car celui qui va aider Autruchette ne sera au service que d'elle , et de personne d'autre,

C'est une aventure à deux, strictement, et totalement secrète.

 

 Libre à Autruchette d'en parler : elle, elle est totalement libre de le faire, et même d'en faire un livre si elle veut, mais elle est la seule à avoir ce droit.

Ceci est absolu.

Et en ce sens le thérapeute "prend le parti exclusif" d' Autruchette. 

 

Faut-il que l'Autruche se fasse soigner ? 

C'est un autre problème.

C'est son affaire.

Elle le fait ou ne le fait pas, c'est son choix, donc sans aucune importance pour Autruchette !

 

Ce qui est important pour le sujet, ce n'est pas tant de "guérir" sa mère, que

     de transformer l'image de sa mère

    qu'elle porte en elle.

 

C'est si vrai que nous pouvons imaginer la situation où le mère  est déjà morte.

Autruchette va-t-elle être délivrée pour autant ?

Absolument pas !

Elle sera toujours aussi coincée par ce personnage de la mère qu'elle porte en elle. Et elle aura le même travail de "guérison" de sa mère à effectuer, ou en d'autres termes le même travail de restauration de l'image de sa mère.

Le langage religieux est intéressant  là : cela correspond au moment où le défunt, qui purgeait ses "fautes" au purgatoire, en sort pour "monter  au ciel" !

 

Le purgatoire il est en nous .

Quand nous "guérissons " l'image  de nos parents en nous,

nous les faisons monter au ciel .

Et alors le ciel est nous.

Si j'accable mes parents, les considérant comme irrémédiablement coupables, je les condamne à l'enfer éternel, et je vais toute ma vie porter cet enfer en moi, pour y faire rôtir mes parents !!!

Crois-tu que je puisse jamais accéder au bonheur de cette façon ?

 

 

Si je parle un instant de moi, je te dirai que ma mère ( à qui j'ai reproché bien des choses !) est morte depuis de nombreuses années.

Mais aujourd'hui même, à l'instant où je te parle, j'ai absolument besoin que ma mère m'aime, ou dit autrement, de sentir en mon coeur la présence de ma mère qui m'aime.

Je ne puis m'aimer sans cela !

Je m'aime quand ma mère, que je porte en moi, m'aime.

 

Si le but est de restaurer l'image de la mère,

il ne servirait à rien de l'accabler,

en espérant que cela va soulager la fille. 

Ce déplacement des culpabilités est vain,

et il est même satanique,

 car le but n'est pas de trouver le ou les coupables,

mais de sortir totalement et  définitivement

de ce monde de la culpabilité.

Là où règne l'amour , il n'y a plus aucune culpabilité. 

 

La seule chose nécessaire est de comprendre. 

Et que va t'on comprendre ?  

         

                                 

Là Jackie est venue à mon secours !

Voici ce qu'elle écrit :

 

 

Ce conte est tellement beau, tellement dur, tellement vrai !

 

La maman  a tellement soif d'Amour qu'elle dévore son enfant..

L'enfant a tellement soif d'Amour qu'il est prêt à tout

y compris se détruire pour être aimé...

 

 

                           fille-mere.jpg

 

 

Vois, Mima, cette tête d'enfant.

Ce n'est pas Autruchette, c'est sa mère petite !

Elle a été une petite fille elle aussi.

Elle a ressenti le manque d'amour.

On n'a pas fait attention à elle.

Elle n'avait personne à qui parler, à qui se confier.

Personne... Personne !!!! 

Elle s'est sentie abandonnée.

Dans un monde vide d'amour.

Elle a hurlé de terreur.

Et elle a cru en mourir.

 

Ce pourrait-être aussi ma mère.

Quand elle avait 3 ans, sa mére est morte.

Son père, qui buvait trop, l'a pratiquement abandonnée.

Elle et sa soeur.

Sa soeur a été recueillie par une tante.

Ma mére par ses grands parents maternels, gens  très sévères.

Ma mère a tout perdu ce jour là !

 

 

Alors Mima, ces filles, profondément mal aimées, elles ont grandi.

Un jour leur corps s'est transformé.

Le désir de l'homme est arrivé.

Comme le Beaujolais nouveau, il les a énivrées.

Et une espoir fou a rempli leur coeur.

Elles allaient enfin s'échapper de  cette famille décevante

et s'enfuir avec le Prince Charmant.

Elles allaient se donner à lui sans réserve,

et lui allait les inonder d'amour.

 

Hélas, l'illusion a duré à peine le temps qu'une rose met à se faner.

Elles se sont retrouvées (souvent, pas toutes heureusement)

avec un homme grossier, égoïste, jouisseur,

et jaloux en plus

avec un instinct de propriétaire, soupçonneux....

et là elle se sont senties prise définitivement prise au piège.

Evanouie la tendresse ! 

En se mariant, elles avaient joué leur Joker.

Il restait quoi après ?

 

 

 

Et bien...

de nouveaux jokers sont arrivés...

entre leur jambes !

leurs enfants !

Alors leur avidité  d'amour s'est réveillée,

a décuplé,

une pulsion irrésistible est montée en elles,

 que désigne si bien Jackie :

 

La maman  a tellement soif d'Amour qu'elle dévore son enfant..

 

 

Revenons à Autruchette.

Pas question pour elle de se laisser dévorer !

Elle doit être là dessus inflexible ....

Sa vie, c'est elle qui la gère. Pour elle, pas pour sa mère.  

 

Mais pas question non plus d'accabler sa mère.

Bien plutôt de comprendre combien elle a souffert.

 

Peut elle expliquer à sa mère tout ça ?

Qu'elle doit se libérer du passé, et patati et patata....

Bien sûr que non.

 

La seule chose qu'elle puisse faire pour sa mère,

c'est de lui donner un exemple vivant,

l'exemple d'une femme se libérant des entraves du passé.

Pas un discours, mais un exemple.

 

Vois, maman, on peut le faire : je le fais.
Mais  je sais combien tu as a souffert, ma petite maman,

et je t'aime !

mais ne me demande pas d'être un pansement sur tes plaies.

Cela est impossible !

 

Ce que tu n'as peut-être pas réussi moi je vais le réussir :

être une femme libre.

Et tu pourras t'en réjouir, et ta plaie sera guérie.

 

 

 

Pardon Mima, j'ai été un peu long.

Je m'arrête.

 

Publié dans conte

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

sandrasbz 11/06/2010 20:09



Bonsoir,


 


Je découvre avec intérêt le débat lancé par ce "conte".... Que d'avis intéressant sur la question ! Je me suis penchée bien sûr, sur mes propres relations avec ma mère. Mais comme j'ai dû la
partager (et que je la partage toujours) avec mes trois soeurs et que c'est une mère dévouée... J'ai plutôt le sentiment que c'est nous qui la dévorons ! (Sans doute ne sommes-nous pas des
autruches... Une meute de loups peut-être ? Pauvre maman !).


Bisous,


 


Sandra



kasimir, dit pinson déplumé 12/06/2010 15:36



Bonjour Sandra.


C'est peut-être l'inconvénient de se laisser prendre par la description d'une situation.


Au bout d'un certain temps, on a l'impression que c'est le lot commun, et que l'évolution commune et fatale est celle que l'on est en train de
décrire. Et que la relation mère-fille est forcément détestable.


Or il n'en est rien, et pour d'heureuses personnes,


 la séparation d'avec la mère  se fait avec un minimum de remous,  


et débouche sur un océan de tendresse.


Je vais essayer de ne pas l'oublier.


Hé, les filles, ne dévorez pas votre maman !



Pascale 11/06/2010 12:52



 


Je me rends compte en te lisant (mais je le savais déjà !) que j'ai la chance d'avoir grandi au sein d'une famille heureuse, avec des parents qui s'aimaient (et s'aiment toujours autant
d'ailleurs). Tout le monde n'a pas cette chance. C'est fou ce qu'il faut être fort dans la vie ! car même avec une famille équilibrée et épanouie, on traverse toujours des moments difficiles...
la vie n'est pas un long fleuve tranquille...
Bisous !



kasimir, dit pinson déplumé 11/06/2010 15:27



Un double merci Pascale


pour rappeler que les familles heureuses et les couples équilibrés, ça existe aussi


mais que, même alors, des difficultés apparaissent, et que tout enfant doit les surmonter pour parvenir à son âge adulte.


L'ennui, c'est que les enfants mal aimés ont beaucoup plus de mal à les surmonter.


Bisous bonne Chantale



Aziyadé 11/06/2010 12:04



Autrucheries ! soit je te le donne volontiers mais j'ne sais pas pourquoi dans mon imaginaire je te voyais bien plus Grand...


Tu constates ici mon besoin de dérision quand les émotions submergent l'assistance. Très intéressant tous ces points de vue divers et variés selon les
ressentis des vies de chacun. Les solutions sont quand même enfouies en nous et faut faire avec quand on les déniche, même des fois un peu tard.


Bon Ap'. Bises


Chantal



kasimir, dit pinson déplumé 11/06/2010 15:20



Ne pas confondre les autrucheries avec les autrichiennes
!


Bisous Chantal.



Ama 11/06/2010 11:38



Je viens de lire ta répose à mon com, dont je te remercie, petit pinson déplumé !


Vraiment, j'aimerais bien que tu puisse lancer un tel débat sur les autruchets, car la relation d'un autruchet à une maman autruche, ça m'interroge toujours et encore ! (en temps que soeur
d'autruchet et de maman de ??? d'une fille de 31 ans et de 2 grands fils de 25 et 20 ans) (tu as vu, je n'ose pas les joindre à la familledes autruches !!! Ah ! Ah, Ah !).


Alors, tu penses ! c'est intéressant pour l''autruchette que je suis  !


et merci du voyage ! A bientôt, petit pinson déplumé !


Ama



kasimir, dit pinson déplumé 11/06/2010 15:16



En tant que pinson, je ne suis donc pas un autruchet


à moins que les pinsounets aient aussi leurs problèmes !


Et bien, écoute, je vais essayer de répondre à ta demande.


Sur un troisième blog, j'avais commencé  à réfléchir sur la différence qu'il y a entre la façon masculine d'aimer, et la façon dont les
femmes aiment.


Et cette réflexion était une tentative de réponse à ta question.


Mais je l'avais andonnée faute de temps.et je n'avais pas une motivation suffisante pour reprendre ce thème (un peu ardu) mais ta demande
répétée m'incite à le faire.


A bientôt Ama.



Ama 11/06/2010 09:30



A tou hasard, je viens de pousser la porte de ce blog !


Et là, je tombe sur ce débat ; mais c'est absolumment passionnant tous ces échanges ; ça sent le vécu tout ça ! On dirait une bande d'amis en effervescence !


Mais pour y ajouter qqc, difficile de savoir par où commencer !


Simplement peut-être detémoigner de ce long chemin parcouru qu'est le mien qui commence à porter ses fruits. Ma maman n'est pas tout à fait la maman de l'autruchette de ton conte, mais depuis
peu, j'ai compris et accueilli le fait qu'elle ait vécu de très nombreuses frustrations, à une époque où la parole était moins libre qu'aujourd'hui ; et puis je lui ai rendu ce qui lui
appartenait en le lui disant. et depuis, le monde, enfin ! mon monde (intérieur) change.


Je pense que j'ai enfin quitté le jugement que j'avais sur elle qui l'enfermait, comme le sien m'avait rendue captive. Et là, je pense que ça revient à la séparation que quelqu'un a évoqué dans
le débat. Je m'étonne moi-même et je commence à penser réellement que la cousine de l'autruchette que je suis, a eu la chance de comprendre qu'elle était enfermée par le regard de sa mère. Et ça
aussi, à l'intérieur de moi, je lui ai rendu.


et depuis,je suis impressionnée par le regard de moi-même sur moi qui s'est transformé.


Alors, courage à nous toutes, petites autruchettes ou cousines d'autruchettes, séparons-nous de la vie de nos mamans autruches en accueillant le fait qu'elles sont/ont été elles-mêmes enfermées,
et vivons nos vies.


et puis, j'ai remarqué que la maman de la cousine de petite autruchette que je suis, elle se met la tête dans le sable depuis longtemps ; elle ne peut pas se dire qu'elle est autruche ou cousine
d'autruche ; mais là, rien ne sert de vouloir la convaincre ! peine perdue ! ça ne peut que faire tourner tout le monde en rond et d'une manière mauvaise pour les deux partiesgardons notre
énergie pour vivre !


J'ai l'impression que ma pensée fuse un peu ds tous les sens et que j'ai du mal à la canaliser, Nul doute que petit pinson déplumé y retrouvera le fil ! et saura mettre tout ça en lien avec le
reste des commentaires.


 


Avant de finir, juste une petite questions : est-ce que les autruchets, ça existe, parce que là, il n'est question que d'autruchettes.


Merci Kasimir et merci à tou/te/s pour ce feu d'artifice !


Bonne journée à vous ; je me sens des ailes après  cette petite visite sur ce blog !


Ama



kasimir, dit pinson déplumé 11/06/2010 11:10



Oh comme je suis content !


Content de tout ce que tu dis.


et que tu te joignes à la bande d'amis en effervescence que nous sommes !


C'est génial.


Je vais  reprendre ton comm dans mon prochain article, car c'est bien trop
important


et tu as trouvé d'excellentes formulations.


On sent là que as fait un énorme chemin : bravo ! et  joie !


Bien sûr qu'il existe aussi des autruchets (j'en sais quelque chose !!!!) mais je tente de limiter le plus possible
le sujet abordé, car il es tellement vaste...


Bisous



nike air max 11/06/2010 09:23



Un peu comoliqué,je ne comprends pas!



kasimir, dit pinson déplumé 11/06/2010 10:59



Qu'est-ce que tu ne comprends pas ?


Sur un point seulement.


L'important, au départ, c'est de clarifier les questions que l'on se pose.


Pour cela , il faut les prendre une à une, même s'il y en a mille.


Bonne journée.



Andrée 11/06/2010 09:06



Je comprends ton article , mais pour Autruchette qui est dans la souffrance , peut être dans la révolte du comportement de sa mère ,  comment peut elle comprendre la souffrance de
celle-ci? On ne parle pas du Père, des frères et soeurs qui peuvent être des secours ou des gouffres . Si Autruchette arrive à se libérer de l'emprise de sa mère , pourra-t-elle penser que son
attitude va sauver sa mère et lui donner son amour qu'elle espère tant . Je pense qu'en plus de " l'hérédité " il y a aussi le caractère propre de la personne qui accentue ou non le
problème . L'image de soi est très importante , il faut arriver à se poser la question , pourquoi je n'aime pas ce reflet de moi dans le miroir? et ce reflet que je vois dans le regard des
autres? Ce besoin d' Amour et de reconnaissance est très important et Autruchette peut le satisfaire en s'éloignant , en rencontrant des " amis " et peut- être ainsi  , s'apprécier , aimer
son soi , et entendre la souffrance de sa mère .


Mais je pense que les cas de souffrance sont nombreux mais peu connus car les gens n'osent pas se dévoiler , et peut-être accepter de se faire aider .


Je crois que le but n'est pas de rechercher un coupable mais de poser les bonnes questions . Pourquoi?


Belle journée , chez nous orage , vent et pluie!! , bisous Kasimir



kasimir, dit pinson déplumé 11/06/2010 10:50



tu élargis à juste titre  le débat,


 et nous en fait entrevoir la
complexité.


Merci  Andrée


La pluie, il nous en faut.. oh que ça fait du bien
!


bisous


 



gazou 11/06/2010 08:21



Et les mères qui tout à la fois rejettent leur enfant et ne veulent pas le laisser partir...Tu expliques très bien mais je ne suis pas sûre que la maman autruche se reconnaîtrait si elle lisait
tes lignes,même si elle sait très bien lire...difficile d'être lucide et de se remettre en question et pourtant !



kasimir, dit pinson déplumé 11/06/2010 10:42



Je vais aller plus loin que toi : c'est tout à fait impossible


car cela supposerait une prise de conscience  telle qu'elle bouleverserait complètement la personne de la
mère.


On ne peut en arriver là par un processus rationnel, par un simple raisonnement...


Il faut nécessairement faire un long cheminement affectf, qui en fait réalise une sorte d'enfance nouvelle, de
reprise de tout l'édifice à partir de ses bases.


Ce processuis demande du temps.


Quant au rejet-rétention, il est logique.


L'enfant retenu l'est en tant qu'ojet (réparateur)


non en tant que personne (par définition libre)



mima 11/06/2010 07:05



Je trouve la remarque de Canelle très intéressante ! Il est où le père autruche ???


Il fait quoi pour aider l'autruchette ? peut-elle seulement compter sur son soutien ? et si le père autruche a pesé lui aussi, mais d'une autre façon...s'il a été un père mal-aimant,ou absent, ou
que sais-je d'autre... ? Et ben la pauvre petite autruchette...elle n'en est pas encore sortie de la m...e!!! et dans l'éventualité de ce cas, je comprends assez bien sa réaction  : comment
peut-elle digérer toute cette amertume ?


La vie est un cadeau, mais quand la cadeau est empoisonné, il ne faut pas s'étonner du mal être des autruchettes ! alors pour l'autruchette, ce que je peux lui souhaiter de mieux, c'est peut-être
une rencontre, des rencontres, d'autres modèles plus attrayants, pour lui redonner l'envie, le goût !


Et l'autruche, je lui arracherais bien quelques plumes du croupion...c'est joli les plumes d'autruche !   



kasimir, dit pinson déplumé 11/06/2010 08:27



Les pères ?


Ils sont tous parfaits !


Je blague ....


je reprends tout ça bientôt



H2O 10/06/2010 23:31



Je venais juste te dire un petit bonjour mais il m'est difficile de ne pas réagir à ce texte qui me rappelle ton blog 3. Tu sais que j'ai un peu de mal avec cette interprétation que les
mêmes erreurs se reproduisent de génération en génération. (tu a été battue, tu battras tes enfants... tu n'as pas été aimée, tu n'aimeras pas tes enfants...), mon ressenti personnel est
différent mais mères et filles ont leurs raisons et il n'y a pas de coupable, de cela, je suis bien convaincue. Autruchette peut comprendre seule mais il faut un peu de temps et de
maturité pour cela. Ce n'est pas comme autrefois ou l'environnement et le communication étaient restreints, beaucoup d'autres modèles ou exemples sont accessibles. Le modèle famillial n'est
plus la seule référence même si il reste important. Je sors du sujet, pardon kasimir.


Oui, je suis de ton avis, Autruchette doit montrer qu'elle peut se libérer mais tout dépendra aussi de ses rencontres. Cette nouvelle liberté peut aussi n'être qu'illusion...l'amour comme la
liberté peuvent n'être qu'illusion...


Bisous cher pinson



kasimir, dit pinson déplumé 11/06/2010 10:12



Oui, plus ça va, plus je me rapproche de ce thème, un peu difficile c'est vrai, de l'amour dans le couple humain.


La reproduction du passé existe bien, mais n'est pas une fatalité, heureusement.


Tu ne sors pas du sujet, amie.


Les images parentales substitutives se multiplient dès que l'enfant grandit, et il va pouvoir, par exemple,
récupérer l'image d'un père, si le sien s'est montré défaillant, ou totalement absent. Rôle essentiel des "rencontres ".


Aucun chemin n'est donc définitivement tracé.


Il faut tailler sont propre chemin, parmi les ronciers.


et se méfier constamment des illusions.


En route !



Aziyadé 10/06/2010 23:10



Bonsoir cher Kas. j'ai lu la 1ère partie du conte cet apm et n'ai rien pu te répondre tellement je trouvais difficile de réduire ma pensée en qqs.lignes mais
l'histoire m'a trottée dans la tête et ce soir j'ai lu la suite. Evidemment le sujet peut être élargi et on peut vite déborder du problème de l'Autruchette. On est assez complaisante avec elle
car on y colle notre propre vécu, pourtant on est aussi Autruche quelque part et j'espère que nos enfants sont plus compréhensif envers l'éducation qu'on a essayé de donner. Il n'y a pas de mère
idéale et ça je l'ai compris en devenant moi-même Maman. J'ai aussi à cette époque compris et pardonné quelques autrucheries qui m'avaient insupportées à l'adolescence. Comme toi kas. ma mère à
eu le même début d'enfance que la tienne en perdant la sienne à l'âge de 10ans et envoyée jusqu'à sa majorité au Brésil chez une tante richissime donc élevée par une doudou et n'a pas connu
l'amour maternelle. De ce fait elle n'a pas su comment s'y prendre pour manifester ses sentiments et en a trop fait, elle est tombé dans la sur-protection, voire l'étouffement, autorité,
manipulation (du moins ce fût mon ressentiment)....bref pour dire que tous les cas de figure existent, et je ne manque pas l'occasion de lui dire sur sa dernière demeure, combien je l'aime, que
je lui pardonne , mais surtout qu'elle me pardonne de l'avoir mal jugé à l'époque, car elle a fait ce qu'elle a pu avec ce qu'elle a eu.


A mon époque on ne parlait pas si facilement d'autruchette à autruche, mais dans mon cas je sais dans mon coeur avoir été aimée. Je comprends aussi très bien
que pour d'autres des séquelles d'incompréhension subsitent et la difficulté du pardon résiste. Tout n'est pas aussi facile à dire qu'à faire.


Oh! il est tard, mon heure de lecture m'appelle, je laisse mon babillage et te fais de gros bisous, un peu dur quand même le sujet du jour !


BONNE NUIT à tous


Chantal 



kasimir, dit pinson déplumé 11/06/2010 10:00



Oh j'adore ton babillage !


Tout ce que tu dis est absolument parfait.


Ton dialogue d'amour avec ta mère est maintenant solidement établi en toi :


c'est tellement bien!!!!


J'aime beaucoup aussi le mot que tu viens d'inventer : 'Autrucherie " !!!!


à ajouter dans le petit Robert.



Littorine 10/06/2010 22:42



Merci Kasimir de nous faire prendre conscience de la vie de l'autruche et aussi de lui donner une place. je suis d'accord avec toi Sûrement que pour en arriver "à dévorer" ses enfants ,
c'est qu'elle même  n'a pas du être heureuse, et à peut-être vécu ce que l'autruchette vis actuellement...c'est à dire qu'il y a dans toutes cette histoire une transmission
trans-générationnel. çà n'est pas évident à découvrir parce que les autruches ne se dévoilent pas spontanément, et les jeunes autruchettes jugent sans forcèment comprendre le comment du pourquoi.
Et puis leur vie n'est pas forcément facile, ente boulimie, anorexie, et déprimes. Mais "dévore"-t-on ses enfants si soi même on a  un équilibre basé sur de bonne fondation
? comme une maison bien construite, sur un sol sain et avec des valeurs saines, entourées des valeurs de l'univers et donc d'Amour. Non ...a ce moment là on laisse les autruchettes
grandir à leur rythme et devenir une nouvelle génération d'Autruche, on ne souhaite pas que les autruchettes reproduisent exactement le même modèle qu'elles ont eut sous les yeux. Que de travail
pour en arriver là ! Que de remise en question ! mais c'est la Vie de tous et de chacun qui est en jeu ...c'est donc important de se poser des questions, et de se faire aider si besoin est. Merci
Kasimir, de nous faire réfléchir sur ce sujet ô combien important que la vie des Autruches, arrêtons de mettre la tête dans le sable. Bonne nuit pinson



kasimir, dit pinson déplumé 11/06/2010 09:53



Cette transmission trans générationnelle ( avec un énorme fardeau de culpabilité !) c'est ce qu'on appelé en pays
chrétien le "péché originel".


Il est bien certain que si nos parents avaient eu une enfance heureuse, avaient pu  établir en eux des
fondations solides, leurs rapports avec leurs enfants, c'est-à-dire avec nous, auraient été différents.


Il  est bien certain qu'une mère qui est alimentée quotidiennement en tendresse par un mari prévenant et
affectueux sera bien mieux à même de voir ses enfants s'écarter d'elle, devenir autonomes, et s'envoler vers de nouveaux amours.


Mais pardon, nous parlions des autruches...


Ah oui, ça n'est pas facile la vie de ses petites bêtes.



lenez o vent 10/06/2010 22:00



je partage le com de canelle


et le joker aie. 


Bisou pinson



kasimir, dit pinson déplumé 11/06/2010 09:31



te rappelles-tu de toi


quand tu étais nouveau nez ?



eMmA 10/06/2010 20:10



T'es génial !



kasimir, dit pinson déplumé 11/06/2010 08:44



OH !!!!


tout le monde il est pas d'accord ....


dans quel bidule je me suis mis !



Dany58 10/06/2010 20:03



C'est bien compliqué tout cela


Bonne soirée.


Bisous.



kasimir, dit pinson déplumé 11/06/2010 08:38



As-tu déjà joué aux échecs ?


Compliqué n'est-ce pas ... N


Notre vie est une sorte de partie d'echecs, mais  cent mille fois plus complexe.


Si on veut comprendre pourquoi on est heureux, malheureux, envieux, jaloux, en colère, etc.... faut se creuser la
tête un ptiot peu.


J'aime ce que tu dis sur le sommeil.


Bonne journée Dan. Je t'embrasse.



mima 10/06/2010 20:02



hé ben kasimir, tu y vas fort !...et je ne sais trop comment et par où commencer à te répondre...alors juste quelques réflexions en vrac...


Toi, tu pardonnes tout, et à tout le monde...moi j'en suis incapable ! et je me demande si on vit dans le même monde ? toi tu vis dans un monde où il n'y a que des victimes, et pas de
coupables...alors finalement qu'attends-tu pour faire une pétition afin de supprimer tous les tribunaux (et là tu me fais penser à quelqu'un de bien précis ), et tant qu'à faire supprimer la
profession d'avocat, de juge....inutile tout cela ! 


D'accord avec toi quant'à la restauration de l'image de la mère en soi, mais si la mère réelle persiste et signe dans son comportement vis à vis de l'autruchette , tu conseilles quoi ? quoique tu
en penses, pour moi la solution, tant que la petite autruchette ne s'est pas reconstruite sur des bases solides, est la mise à distance.


Je ne dis pas  qu'elle doit irrémédiablement condamner ses parents, cela ne peut durer qu'un temps...et plus tard elle leur trouvera des circonstances atténuantes.


Est-ce que l'on doit laisser les autruches dévorer les autruchettes, et fermer sa gueule ? pas d'accord 


Par ailleurs, l'histoire de ta mère est très proche de celle de la mienne !...elle a perdu sa mère à 4ans, son père buvait, trop, et elle a été mise en pension chez les religieuses avec sa soeur
aînée. En dehors de l'école, elle vivait chez sa grand'mère (qu'elle craignait ) 


je m'arrête aussi pour l'instant.



kasimir, dit pinson déplumé 11/06/2010 08:24



Je  te lis avec ravissement !!!!!!


Pourquoi : parce que tu me dis sans te freiner ton désaccord !


C'est seulement  de cette façon que nos dialogues peuvent devenir passionnants.


Alors un grand merci !


Quant au fond, ce que j'ai à te dire dépasse mille fois la dimension d'une  réponse à un
comm.


Je vais donc le faire dans un article.


 


 



canelle56 10/06/2010 19:49



Je viens remettre de l'eau au moulin , car je ne suis pas  sure que c'est toujours l'image de la mere qui est important , une mere idéale n'est pas à la merci de ne pas avoir une autrichette


Le mal être a de multiples facettes et ne se limite pas à la mere , cela peut être tout simplement un désequilibre familial (père , frères , soeurs ) mise en conflit   , et ne pas
oublier l'image de soi....je ne me plait pas , je ne suis pas comme tout un chacun


Il ne faut donc pas tout focaliser sur la mere , les causes sont multiples et differentes selon l'autrichette


bises Kasimir



kasimir, dit pinson déplumé 11/06/2010 08:10



Bien sûr Canelle ! Si je n'ai pas parlé du père, ni des frères ni des soeurs, c'est pour simplifier à l'extrême mon
texte. Sinon il va falloir que je fasse un texte de 60 pages : impossible !


Quant à l'image que chacun a de soi... c'est comme avec les miroirs.


Comment savoir la tête que j'ai ?


En me regardant dans une glace.


Comment avoir une image de "moi" (de ce que je suis profondément) ?


En écoutant ce que les autres disent de moi.


Si les parents d'une petite fille lui disent qu'elle est moche, idiote, méchante, pas digne d'être aimée, sans
aucune valeur, détestable, etc...


alors elle va avoir d'elle-même cette image.


Une merde, quoi !


Comment pourrait-elle s'aimer ?


Dans sa pensée, elle est réellement tout cela.


Alors elle se déteste !


Jusqu'à ce que quelqu'un lui renvoie une autre image : ce jour là
elle pourra peut-être commencer à s'aimer, et être heureuse de ce qu'elle est.


Mais ce processus peut être long, car il va falloir sortir de son disque
dur TOUTES les images négatives qu'elle y avait enregistées, pour les remplacer par de nouvelles images: cela peut demander des années, parfois toute une vie.


Bisous, Canelle.



SONYA 972 10/06/2010 19:05



c'est très émouvant ton billet


et c'est aussi une réalité que beaucoup cachent


bisous du jeudi



kasimir, dit pinson déplumé 10/06/2010 19:42



C'est une réalité intime


elle ne peut se dévoiler que dans une relation très particulière


où règne une totale confiance.


Ce n'est pas forcément courant.


Bonne soirée Sonya.



douceurs 10/06/2010 18:17



Et oui une maman qui dévore son enfant d'amour...... Elle en fait trop.... et......


elle le paie un jour....



kasimir, dit pinson déplumé 10/06/2010 19:31



C'est une nouvelle épreuve pour les mères


 de ne pas retenir ce qui est sorti de leurs entrailles


et d'accepter que leurs enfants deviennent des adultes indépendants....


ce n'est relativement  facile que si elles sont comblées d'amour par ailleurs.


si elles n'ont rien.. dur dur....


la tentation doit être puissante de retenir l'enfant : ça peut se comprendre.