Partager l'article ! La Loire : quand elle rencontre sa soeur jumelle.: Cet article redouble un pe ...
Cet article redouble un peu celui d'hier
mais cette fois avec mes photos.
Qui sont, je le vois bien, un peu floues.
Descente au pied du pont.
Pas le jour de tenter une traversée à gué.
C'est vraiment un torrent qui bondit à nos pieds.
Et manifestement mon zoom n'a pas la performance de celui de mon amie.
Car le même oiseau est là, mais cette fois on le voit à peine.
Il faut donc que vous présente mon hôte.
Retournons au bec d' Allier.
D'abord vers le point de vue depuis une hauteur.
A nouveau, remarquez la Loire, très sombre, près de nous,
elle vient de la gauche (l'est).
Toutes les eaux lumineuses devant nous, ce sont celles de l'Allier.
Nous allons revenir à Nevers (qui est à l'Est de ce point de vue),
traverser le pont dans la ville,
pour prendre une route plus au sud.
Regardez bien maintenant cette photo.
Vous voyez deux ponts.
L'un ancien, avec des arches nombreuses.
C'est un pont canal : sur lui le canal latéral à la Loire traverse l' Allier,
pour remonter vers le Nord en longeant la loire.
Devant lui, plus près de nous, un pont routier moderne, que l'on voit à peine.
Nous allons le franchir en voiture
pour arriver (à pied) dans la zone droite de la photo,
face à la confluence Allier-Loire.
Voici une autre vue de cette confluence.
C'est là, en descendant sur les petites banquettes de sable encore existantes,
que nous avons observé la montée très rapide du niveau de l'eau.
Regardez !
L'eau de l'Allier, qui vient de la droite,
nous l'avons vu faire comme demi tour,
pour encercler le petit banc de sable qui était devant nous,
le prendre à revers,
l'envahir,
pour à la fin le submerger.
On voit, à 4 h 30, près du centre de la photo,
une petite languette d'eau très lumineuse :
elle avance à toute vitesse,
elle est à la pointe de l'offensive aquatique.
Dans 10 minutes, tout sera recouvert par l'eau.
C'est là le problème de ces lieux :
où est l'eau,
quand on s'aventure dans ces zones sableuses recouvertes de végétation ?
Devant nous...? Oui
mais peut-être aussi derrière.
Ici c'est son royaume :
elle y fait ce qu'elle veut.
Mieux vaut être poisson ou oiseau.
Nous avons observé des araignées qui avaient fort bien compris la situation :
elles déménageaient prestement, de toute la vitesse de leurs 8 petites pattes !
Voici la dernière séparation entre les eaux de la Loire et celles de l'Allier.
Cette petite pointe va se rétrécir et bientôt sera engloutie.
C'est sur elle que nous avons observé le héron blanc.
Mais manifestement il n'a pas apprécié notre intrusion.
Avant de quitter ces lieux, jetons un coup d'oeil aux arbres.
Comme ils sont beaux, dans leurs dentelles d'hiver.
Leurs branches s'épanouissent en branchettes,
comme de fines racines aériennes.
Même tombé, un arbre est beau.
Et ces bouquets de gui ?
Unne splendeur !
Là, une pieuvre végétale,
bien ancrée dans le sol,
qui écarquille ses deux yeux :
elle attend la montée du flot.
Nous, nous allons regagner la cité des humains.
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Durant quarante-huit heures les écluses du ciel
Etaient restées ouvertes, remplissant les étangs,
Abreuvant le jardin, les prairies et les champs.
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mes premiers poèmes ont été publiés sous le titre de
Suzanne
Neuf poèmes pour un départ
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