Le nuage amoureux *4* - Un conte de N H - Voyage au pays de la sécheresse et au pays du vent -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé


 

 

 

 

L'homme s'en alla.
Mais sur le chemin il rencontra le chardon-serpent qui se dressa devant lui et dit :


           "Aïcha t'a chassé comme elle m'a jeté par dessus la haie !
             Je veux t'aider. Prends moi en croupe
             et je te dirai quoi faire pour te venger ! "

 

Le chardon-serpent dit à l'homme d'acheter un sac et une jarre.
Puis il ordonna au cheval gris de traverser des montagnes,

des rivières, des plaines.

              

 

 

***

 


Ils voyagèrent ainsi longtemps, l
la jarre à droite de la selle, le sac à gauche.


Ils traversèrent encore une lande
pleine de broussailles et de rochers.


La chaleur devint pire qu'en enfer,
la terre se crevassa.


Il n'y avait plus d'ombre,
bientôt il n'y avait plus de terre : rien que du sable.

Le chardon-serpent dit alors :


               "Nous sommes arrivés :
                c'est ici le pays de la sécheresse !
                Remplis ton sac de sable."


L'homme à la barbe noire remplit le sac
avec du sable du pays de la sécheresse.

            

 

 

***

 



Alors le chardon-serpent força encore le cheval gris à marcher,
encore et encore....
et ils arrivèrent au pays des vents.

 

Le vent y soufflait si fort ...
que le cheval avait beaucoup de mal à avancer.

 

 


Le chardon-serpent dit enfin :

                 "Nous sommes arrivés :
                   remplis la jarre de vent ! "

 

 



               nuage-7-pays-dela-ch.jpg

 

 

 

 

 

L'homme à la barbe noire tourna la jarre vers le vent.
Le vent se précipita dedans,
la remplit en hurlant et en rugissant.


L'homme boucha la jarre avec un morceau de cuir,
puis l'attacha bien fort avec le chardon-serpent
qui s'était transformé en corde.

               

 

***

 



Ils revinrent alors vers le jardin d'Aïcha.
Et comme cette fois ils avaient le vent dans le dos,
ils revinrent aussi vite qu'un oiseau.

 
Ils avaient mis 43 jours à l'aller :
ils ne mirent que 3 jours pour revenir.



De nuit ils entrèrent dans le jardin d'Aïcha.
Ils éparpillèrent le sable du pays de la sécheresse
sur tout le jardin,
sur les fleurs
sur les arbres
et ils repartirent.

                               

 

***

 



Pendant ce temps, Aïcha dormait,
la colombe à son chevet,
le lièvre à ses pieds.

Le matin, à peine réveillés,
ils ont entendu des gémissements..................

                                         

 

***

 

à suivre .....

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans conte

Commenter cet article

annielamarmotte 25/04/2012 09:47


mais c'est un péniiiiiiiible ce barbu......

kasimir, dit pinson déplumé 25/04/2012 17:01



oui, c'est la barbe !



Mari jo 25/04/2012 05:18


Suspense, suspense et encore du suspense.


Bien joli dessin, j'aime beaucoup les pierres et le serpent.


Qu'il est bon de rêver malgré ce que l'on sait de son auteur.


De toute façon, il y a toujours un gentil et un méchant et c'est toujours le méchant qui perd. Comme dans la vie : bien fait pour eux, n'ont qu'à être
gentil, pis c'est tout. Mais j'aimerai bien savoir comment se termine ce conte.


Bise à toi pinson déplumé et bonne journée.

kasimir, dit pinson déplumé 25/04/2012 16:21



ah... j'aime ton impatience !



Jackie 23/04/2012 21:35


... Le suspens devient lourd...


Heureusement la pluie qui tombe sans discontinuer depuis 2 h de l'après-midi m'enchante...


Belle soirée ami Pinson

kasimir, dit pinson déplumé 24/04/2012 08:11



Dans le conte aussi, la pluie va bientôt venir :


la bénédiction de la pluie !



cagou 23/04/2012 21:22


tu crois que toute les femmes peuvent dire ,ce qu'elles pensent vraiment?????


qu'el dommage , c'est pire que la presse qui est censure!!!


 

kasimir, dit pinson déplumé 24/04/2012 08:10



Non, je ne le crois pas.


Il y a d'abord l'interdit qu'il leur est fait de parler d'une façon parfois directe


Dans le monde chrétien, on pense évidemment à Saint Paul.


Mais cet interdit est bien plus vaste et sévit à tous les niveaux de la société.


C'est par exemple la question de la parité.


Et si l'on se promène (au moins en pensée) dans le monde, c'est assez... passons.


Mais il n'y a pas que les interdits sociaux.


Il y a des interdits que l'on pourrait dire psychologiques (pardon pous ce gros mot !)


et ces interdits là sont au moins aussi difficiles à vaincre.


Enfin il y a aussi le fait qu'on ne peut pas tout dire,


et qu'il faut garder pour soi un indispensable jardin secret.


Notre "âme" n'est pas une place publique, et pas plus une vitrine de magasin.


Notre coeur est un jardin fermé, que nous ouvrons quand nous le voulons


pour  y faire  pénétrer nos amis.


Alors délivrons-nous des interdits sociaux et de  nos peurs


et soignons nos jardins, pour la joie de s'y promener ensemble.



cagou 23/04/2012 21:17


dans ton dessin ,


une tempete de sable!!!et oui...!


en plus sa rentre partout....!ça pique avec la force du vent!


biz

kasimir, dit pinson déplumé 24/04/2012 07:56



oui, une tempête de sable


ce doit être terrible


où et comment peut-on s'en protéger ?


bise pour toi.



hélène 23/04/2012 20:56


Coucou savant pinson. Ton explication a comblé de nombreuses lacunes sur les ondes qui nous relient pour communiquer, et puisque je puis parler, je dis la vérité : Je connais ce conte  qu
j'ai beaucoup aimé....et surtout la fin si romantique...Quand un nuage est amoureux...il peut tout faire pour rendre heureuse sa dulcinée. Maintenant bouche cousue. Je retourne faire griller le
mamouth.....autour d'un feu de joie. Ah l'imagination!!!!


Bises


hélène


 

kasimir, dit pinson déplumé 24/04/2012 07:52



Les ondes qui nous relient...


il y a celles que nous connaissons et utilisons


mais il y en a peut-être d'autres... plus énigmatiques


de même qu'entre les animaux et nous (ou entre eux)


Le champ du mystère qui nous entoure est infiniment plus vaste que le tout petit domaine de notre savoir.


Et c'est merveilleux !


Hummmmm .... on va se régaler (as-tu de la cervoise ?)



sittelle 23/04/2012 19:21


Ah pardon, Kasimir je croyais que tu connaissais... c'était à Paris, l'argot des garçons-bouchers ; je crois que les Zazous d'après guerre l'utilisaient, mes parents en parlaient un peu pour rire
! mais c'est compliqué; je crois que Boris Vian l'a parlé aussi... à voir, c'est rigolo. Tu n'avais pas quelques patients à la Villette  ou aux Halles... http://fr.wikipedia.org/wiki/Louch%C3%A9bem  ?
bisous

kasimir, dit pinson déplumé 24/04/2012 07:48



Je me doutais un peu qu'il y avait du verlan là dedans,  mais je n'ai pas réussi à décrypter !


Non, je n'ai pas eu de clients ni à la Vilette  ni aux Halles,


et nous n'étions pas du tout axés vers le monde de la boucherie.


Quand j'étais étudiant en médecine, il m'est arrivé de me faire embaucher, de nuit, aux Halles, pour décharger des camions, ce qui me permettait de gagner
quelques sous mais c'était des cageots de légumes et de fruits : toujours pas le monde de la bidoche.


Enfin, mieux vaut tard que jamais : je complète enfin mon instruction !


Bisous, Sittelle.



hélène 23/04/2012 18:56


Je ne peux écrire la fin...car tu sais bien que c'est transmis par voix orale......depuis des siècles, je ne veux point rompre la tradition...


 


Hélène respectueuse des traditions...

kasimir, dit pinson déplumé 23/04/2012 19:11



oui mais tu sais que nous trichons un peu, là :


nous sommes en train de communiquer en utilisant un procédé qui n'est rendu possible que par la connaissance que nous avons aujourd'hui de la physique
quantique


cette physique ne connait plus te temps ni l'espace tel que nous les imaginons, mesurables avec une horloge et un mètre étalon.


Cette physique là transcende complètement le temps et l'espace.


Alors quand nous communiquons par mail, c'est exactement comme si nous étions autour d'un feu où grille un mammouth : nos ancêtres sont là, pas du tout
dépaysés.


L'unité humaine est reconstituée.


Tu peux donc prendre la parole et nous livrer ta version.


C'est ce qui rend le monde des contes vivant.


Et maintenant que les femmes ont le droit de parler... profites-en !!!!!!



sittelle 23/04/2012 18:55


Zarbi, zarbi !  je ne peux te répondre alors je viens te faire un p'tit coucou; il a tonné, grêlé tout à l'heure, le vin sera bon !  Tu me traduiras ton commentaire en louchebem,
Kasimir ?   bisous

kasimir, dit pinson déplumé 23/04/2012 18:59



en louchebem...


qu'est-ce ako ????


tu sais bien que j'ai de grosses lacunes de vocabulaire : c'est toi qui pourrais me mette au parfum.



erato:0059: 23/04/2012 16:48


C'est long d'attendre la fin!! .... le mal au service du mal ..... J'aime beaucoup ton aquarelle. Bisous Pinson

kasimir, dit pinson déplumé 23/04/2012 18:56



Padon Andrée ...


C'est que le combat que soutient Aïcha est un long commbat !


Allez, encore 2 fois et tu sauras tout 


AH.... l'impatience féminine !!!!



fan 23/04/2012 12:07


... j'adore les contes, j'ai beaucoup de livres à ce sujet, ils me font rêver. Enfant j'avais élu les grandes racines d'un sapin, à l'entré de la forêt. J'ai passé des heures accroupies
devant et m'inventer même les elfes et gnomes qui habitent là. Ce qui concerne les pierres sur ton dessin, je prendrais bien une pour mon appartement, il y a partout, et je te vole un
peut du sable pour remplir une petite bouteille étiquetés, " Sable du conte du nuage amoureux"... 

kasimir, dit pinson déplumé 23/04/2012 18:40



Des elfes et des gnomes qui habitaient dans les racines d'un grand
sapin.....


Mais sais-tu qu'ils existent vraiment ?


Je connais un superbe conte qui nous dit cela, et je suis sûr qu'il dit la vérité.


Une vérité que nous ne pressentons plus quand nous réduisons notre vie à une question de grammes de ceci, de longueur de
cela, de nombre de calories ingérées, de sous, de pensions alimentaires, de , de ....


Et le rêve alors ? Il ne serait rien ? Que du vent ?


Mais ce vent là, qui souffle dans nos âmes comme une folie,


 c'est peut-être lui qui détient notre plus profond secret.


Des pierres plein ton appartement ?


Ce sont des pierres de Lune, des petits morceaux d'étoile,


aussi précieuses que la Vénus de Brassempouy.


J'en ai une qui veille sur moi, à l'entrée de ma chambre.


Elle me parle de ces temps immenses où nos vies se préparaient. 


 


 



hélène 23/04/2012 10:29


Et bienc'est un peu long.....l'histoire est bien contée, mais j'arrive à "languir" de la fin....quoique j'en devine un peu le dénouement.


Et puis j'ai horreur des serpents, et dès le matin, à jeun, je préfère m'en éloigner...même en image....


 


Merci pour ta persévérance de conteur millénaire  et bise sous la pluie incessante...


Hélène

kasimir, dit pinson déplumé 23/04/2012 18:30



La pluie incessante (presque) cet apm, m'a enchanté !


Je suis parti me promener rien que pour m'en délecter.


Toutes les herbes riaient de joie.


Tu devines le dénouement ?


Oh... dis nous le, pour voir !



Esclarmonde 23/04/2012 09:03


Il y a qui rejette les contes parce que ça fait "fashion" !! et oui, idée simpliste que ce qui est nouveau est bien et ce qui est vieux est mal (l'inverse aussi d'ailleurs). Moi il me plait bien
ton conte mais je ne pourrai pas lire la suite et la fin avant le retour de mes vacances, tant pis ! Je pars demain matin alors je te souhaite bonne continuation et à bientôt. Bises


Esclarmonde

kasimir, dit pinson déplumé 23/04/2012 18:26



Pars-tu longtemps ?


Au pays des châteaux, ressourcer ton imaginaire ?


Alors c'est toi qui vas nous conter de superbes histoires.


Repose toi bien et reviens en pleine forme.


bisous de pinson.



telos 23/04/2012 08:31


ça me barbe je n'y peux rien c'est comme ça.. juste mon ressenti.. je préfère l'idée à plat et que l'on discute de suite..pour les serpents en rando.parfois on met le pied dessus sans les avoir
vus...remarque la vie c'est ainsi.


 scuse-me d'être ainsi pour les contes cela ne leur enlève aucune valeur.


bonne journée

kasimir, dit pinson déplumé 23/04/2012 18:21



No problème Telos !


Nos sensibilités à ceci ou à cela sont profondément enracinées en nous


et nous n'y pouvons rien


sauf  peut- être essayer de comprendre,


pourquoi pas exemple, telle aversion,


dans la mesure où ça nous ennuie


ça a l'air d'être ton cas


mais il n'y a aucune obligation là dedans


marchons dans notre chemin, l'âme en paix.


Un mot quand même.


Tu dis que tu préfères l'idée à plat, dont on discute tout de suite.


En un sens , je te comprends.


Mais il y a un problème (cette fois, oui !!!)


c'est que ce qui constitue nos êtres est très largement mystérieux pour notre raison.


Il y a des idées tellement subtiles qu'elles ne peuvent pas être saisies par des phrases simples,


qu'elles ne peuvent pas être "mises à plat", comme un hareng auquel on va enlever la tripaille.


Alors les conteurs (très anciens !) ont essayé d'approcher ces idées par des récits,


où très souvent les symboles tiennent la toute première place.


Cela heurte notre esprit rationnel,


mais voilà l'homme ne se résume pas à ce que la raison peut saisir qans ces petits filets :


les mouettes volent au dessus des vagues et les filets ne les attrapent pas.


Bonne semaine Telos.


 



telos 23/04/2012 07:09


je ne lis toujours pas les contes .mais tu sais quand je suis en rando, seule, je crains les serpents..les cailloux sur mon chemin de vie, une habitude ça se gère.


bonne journée

kasimir, dit pinson déplumé 23/04/2012 08:18



Craindre les serpents ?


oui, bien sûr : il faut prendre garde à eux


mais pas plus qu'il ne faut prendre garde aux voitures sur la route


chaque chose, ou être, qui nous entoure , a sa dangerosité.


Les cailloux peuvent blesser les pieds, mais ils peuvent devenir des bijoux.


Quant aux contes, je me demande ce qu'ils t'ont fait pour que tu ne veuilles pas les lire, ou ne puisse pas les lire....


Ils sont issus de la plus ancienne tradition : la trasmission orale.


Ils viennent vraiment du fond des âges : 5000, 10.000 ans , peut-être beaucoup plus :


à une époque où on ne savait pas lire, et même pas écrire.


Mais les humains se rassemblaient autour des feux, le soir, et certains "racontaient" des histoires,


et ces histoires se répétaient, s'enrichissaient, évolauient, progressivement,


un peu comme une statue se construit, et émerge peu à peu de la roche brute.


Le conte a, pendant des millénaires, tenu la place du chemin pour penser, et pour parler.


Il a précédé toutes les religions, et bien entendu toutes les philosophies et psychologies,


qui ne sont que des mises en forme relativement très récentes.


Alors ton rejet des contes me paraît étrange.


Bonne journée amie Telos.



Josiane 23/04/2012 01:02


Grrrrrrrrrrc'est pire qu'à la télé "suite au prochain épisode"!!!!!!

kasimir, dit pinson déplumé 23/04/2012 06:36



Demain... un grand combat dans le ciel


il commence à 0 H 07 !



Pascale 27/03/2010 18:22




C'est comme dans la vie : quand on croit en avoir fini avec un ou des problèmes, mais non...


kasimir, dit pinson déplumé 27/03/2010 20:17



il faut donc savoir ce que l'on veut,
et maintenir le cap