Mardi 29 juin 2010 2 29 /06 /Juin /2010 15:28

 

Je croyais écourter mon topo

mais Annie ne m'a pas loupé : elle veut que l'on parle du sel.

Bon , je cède !

(Je cède toujours aux femmes : jamais trouvé le moyen de leur dire non !)

 

 

Puisque la transpiration rejette du sel, il est logique de songer à compenser cette perte minérale.

 

Chez l'adulte actif, ce n'est souvent pas nécessaire, car le régime alimentaire apportant d'une façon habituelle des quantités excessives de sel, la déplétion sodique entraînée par la sueur est souvent la bien venue !

 

Il y a des exceptions. Certains ouvriers en particulier perdent tellement de sueur qu'il leur faut, non seulement plusieurs litres d'eau supplémentaires, mais que l'on est amené à leur donner des comprimés de sel.

 

Le problème se pose surtout aux deux âges extrêmes de la vie :

le vieux et le tout jeune.

 

Comment donner ce sel ?

Avec une solution à 9 pour 1000.

9 grammes de sel pour un litre d'eau.

Pourquoi ?

Parce que c'est le niveau physiologique du sel dans notre sérum.

 

Vous n'avez pas de balance de précision pour peser des quantités si petites ?

Moi non plus, mais c'est sans importance.

 

En pratique, vous mettez une bonne cuillerée à café de sel fin dans une bouteille d'un litre d'eau, et vous avez approximativement la quantité convenable.

Ou bien, pour un verre d'eau, vous mettez, avec deux doigts, une pincée de sel.

C'est parfait, et c'est très agréable à  boire.

Délicieux : bien mieux que l'eau plate !

 

Dans de l'eau , ou tout aussi bien dans un jus d'orange.

 

Mais je voudrais illustrer cela par une histoire de bébé.

 

 

 

 

                           bebe.jpg

 

 

 

La déshydratation est un péril mortel pour le bébé.

 

En cas de chaleur extérieure.

(Ne pas les laisser dans une voiture au soleil quand on fait ses courses !!!!!!!!!!!)

 

Mais aussi quand il a de la fièvre.

Pire : s'il vomit ou a de la diarrhée.

Il arrive parfois qu'un nourrisson meure à l' occasion d'une infection banale  par simple perte d'eau et de sel : ses réserves sont faibles, et on passe facilement au  dessous du seuil minimum.

 

C'est là où je vous raconte ma petite histoire.

 

Un jour une femme m'a appelé. Je la connaissais bien.

Elle vivait seule dans un minuscule appartement, dans un 7 me étage, rue de Ménilmontant, tout près de son croisement avec la rue des Pyrénées.

Je revois encore les lieux, tant ce que je vais raconter m'avait frappé.

C'est pourtant 4 fois rien, vous allez voir.

 

Elle m'appelait pour son bébé : moins de six mois.

Fièvre, vomissements, diarrhée, pleurs .

Examen rapide : une otite.

Banal.

 

Sauf que la peau de ce bébé était toute frippée.

Il était en état de désyhydratation aiguë, et avait perdu tout son tonus.

 Ses cris et pleurs du début étaient devenus des gémissements, et son corps ressemblait à un chiffon,ses membres pendaient sans force, sans réaction.

 

Presque trop tard, me suis-je dit  !

Si on ne le réhydrate pas dans les minutes qui viennent, il est foutu.

Le mère avait bien essayé , à plusieurs reprises, de lui faire boire du lait,

mais il le rejetait immédiatement.

J'ai dit à la mère : il faut tout de suite le mettre à l'hôpital.

 

Puis j'ai fait le calcul.

 

Le temps de téléphoner, d'attendre l'ambulance, que les ambulanciers montent l'escalier, fassent remplir les papiers, descendent l'enfant, repartent à l'hôpital, qu'il soit examiné, et qu'enfin on le perfuse....

 

bien trop long, il sera trop tard !

 

J'ai dit à la mère : donnez moi un biberon plein d'eau, et du sel de cuisine.

Et là, devant le bébé, j'ai mis du sel dans le biberon.

 

Il s'est produit alors quelque chose d'extraordinaire !

 

Ce minuscule nourrisson, totalement amorphe....

a levé la tête, la dirigeant vers moi !

  

ll m'a fait penser à de la limaille de fer qui détecte un champ magnétique.

 

La mère tenait le bébé,

j'ai approché le biberon,

il s'est jeté dessus,

et l'a bu en entier ,

sans en rejeter une seule goutte !

 

Il était sauvé !

 

Puis j'ai soigné son otite.

Une histoire banale.

 

Mais voilà  : il lui fallait de l'eau salée : rien d'autre.

Le lait ?

Non, il aurait continué à le rejeter.

 

Cette femme, qui était une fille-mère comme on dit, m'a quasiment considéré, à partir de là, comme le père de son enfant.

 

Et moi je le revois encore, buvant son eau salée !

Par kasimir, dit pinson déplumé - Publié dans : eau et sel
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auvergne clermont 2

 

 

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Durant quarante-huit heures les écluses du ciel

Etaient restées ouvertes, remplissant les étangs,

Abreuvant le jardin, les prairies et les champs.

 

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mes premiers poèmes ont été publiés sous le titre de

 

Suzanne

Neuf poèmes pour un départ

 

 

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