- Texte mystère N° 14 : la vieille forêt -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

Il est des "maladies" inconnues.

Qui ne sont peut-être pas des maladies.

Mais des périodes de transformation

engendrant des anomalies, des désagréments.

 

Le moi antérieur n'est pas content : il va devoir mourir, et il n'est pas d'accord.

Il se raccroche, comme un sénateur à son fauteuil

 

La chenille est-elle d'accord quand l'heure est venue de devenir un papillon ?

 

Mystère de la mort.

 

L'enfant est un double exemple.

Parfois il ne veut pas grandir, mais rester dans les jupes de sa mère.

Parfois il veut ardemment grandir !

 

Pardon à mes amis de ma perturbation actuelle.

Je me sens un peu comme l'aiguille de la boussole,

quand elle hésite,

et semble chercher où se trouve le Nord, 

son étoile.

 

Alors, pour vous montrer que je ne suis pas mort, 

pas encore,

je vais vous mettre un texte mystère,

pour gagner du temps :

le temps que ma petite aiguille se stabilise. 

 

Aujourd'hui, je vous emmène dans une forêt,

avec un dessin de 2003. 

 

 

       kri-la-foret.jpg

 

 

 

 

 

 

La vieille forêt  

 

 


 

 

La forêt était très vaste

avec des pins, des chênes,

des buissons et des séquoias.

 

Un petit ruisseau y coulait le long d'une pente,

en murmurant sans arrêt.

 

Il y avait de petits papillons, bleus et jaunes, qui, 

ne trouvant apparemment pas de fleurs où se reposer,

s'envolaient vers la vallée.

 

La forêt était très vieille,

et les séquoias étaient encore plus vieux.

C'étaient des arbres énormes, extrêmement hauts,

et il y avait cette atmosphère particulière

qui se produit lorsque l'homme,

avec ses fusils, ses bavardages

et l'étalage de ses connaissances,

est absent. 

 

Il n'y avait pas de routes dans cette forêt.

On devait quitter la voiture à une certaine distance,

et marcher le long d'une piste couverte d'aiguilles de pin.

 

Il y avait un geai

qui avertissait tout le monde lorsque l'homme approchait.

L'avertissement avait de l'effet,

car toute activité animale semblait cesser

et l'on avait le sentiment d'une intense surveillance aux aguets.

 

Il était difficile au soleil de pénétrer là-dedans

et il y avait une immobilité que l'on pouvait presque toucher.

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans texte remarquable

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le nez o vent 15/11/2012 20:19


une promenadeeen forêt régènére


bisous Pinson

kasimir, dit pinson déplumé 17/11/2012 15:41



Yes






Telle 06/11/2012 18:37


marrant ce que tu dis j'ai un article prêt avec la fleur qui se pose sur un monde papillon.bonsoir.bise

kasimir, dit pinson déplumé 06/11/2012 18:55



bise du soir pour toi


Telle que tu es



Telle 06/11/2012 17:32


être libre n'est pas forcément être sage.. pas simple comme question . ne surtout pas nuire à autrui et à soi..et avoir vécu sa propre folie l'avoir libérée pour pouvoir attaquer le chemin de la
sagesse de l'équilibre en soi et avec les autres..j'en suis à la fin de libérer ma folie;.je ne peux donc te définir la sagesse..mais j'aime ta réponse..bonne soirée kasimir

kasimir, dit pinson déplumé 06/11/2012 18:05



ne pas nuire (primum non nocere)


ni a autrui, ni à soi-même,


rechercher l'équilibre en soi


(épreuve délicate : j'imagine celui qui marche sur un fil...)


peut-être n'aurons nous jamais tout à fait fini cette recherche.





Salut à toi, équilibriste ! 


Papillon qui apprend à étendre ses ailes pour pouvoir voler :


les fleurs attendent ta visite.



Telle 06/11/2012 15:49


c'est quoi être sage?..pour toi.

kasimir, dit pinson déplumé 06/11/2012 17:13



Comme il est difficile de répondre à ta question ! 


Il m'est arrivé de lire cet adage qui m'a bien plu,


et que je puis m'appliquer à moi même : 


je suis arrivé à un âge 


où il serait fou d'être sage


et sage d'être fou. 


Ce n'est pas cette phrase qui va donner la réponse à la question !


encore que...





Être fou,


c'est ne plus se laisser barrer la route par des inerdits de bien séance,


par des "qu'en dira-t-on?", des règlements désuets,


par les paroles mielleuses et hypocrites des moralistes professionnels,


voire par les schémas que nos sacrosaintes familles voudraient nous voir suivre.  


Être fou, c'est oser être enfin soi.


Et ne plus se soucier de savoir si les autres vont nous juger fous


 


Être sage,


c'est se comporter de telle sorte que notre liberté enfin (re) trouvée


ne nous inspire pas des actions stupides


qui pourraient gravement nous nuire. 





Si je mange n'importe quoi, je vais tomber malade,


alors je ne suis pas sage, je suis sot.


Si je me tiens peu vêtu dans un courant d'air , je vais attraper mal


et si je dois rester au fond du lit 15 jours, qu'en est-il de ma liberté ?


Je me suis enfermé moi-même. 


Je me suis donc comporté comme un imbécile.


 


Être libre ne signifie pas faire n'importe quoi. 


La liberté exige l'intelligence, autrement dit la "sagesse".





Ai-je répondu à ta question ? 


 



Mari jo 05/11/2012 21:38


Bonsoir pinson déplumé,


Bon sang que Dame Nature est belle ; je pénètre dans ta forêt, j'entends ce petit ruisseau qui coule. Que c'est beau quand l'être humain n'est pas là.


Le mot 'forêt' est de plus très beau ; la forêt représente : la beauté, le calme, la douceur, la splendeur et le bien-être. Que l'on regarde à droite, à gauche, devant derrière, en
haut en bas, il n'y a que Dame Nature et il ne faut pas oublier la bonne odeur de la forêt. Se coucher au sol et regarder là-haut. Les arbres sont géants et on aperçoit à peine le ciel. On y est
bien, on respire, on écoute les bruits et surtout le silence ; quel bonheur ! Mon rêve : vivre dans la forêt hélas irréalisable excepté en rêve. Mais pas grave car c'est beau de
rêver.


Elle est, elle aussi remplit de mystères. Quel beau texte pinson et quel beau dessin.


Mystère de la mort ! J'aime ce sujet mais trop grandiose pour en parler ici. Très joli mot aussi,


souvent très joliment représentée par la faucheuse. La camarde : là aussi mot extrêmement joli.


Elle est mon amie, je n'en ai pas peur et parfois je l'attends ; je la collectionne sous toutes ses formes. J'aimerai savoir ce qu'il y a derrière. Je ne sais pourquoi certains en ont
peur.


Bon, si je commence je vais trop m'étaler, alors je passe le sujet et de plus, je suis censée faire ma liste de courses pour demain. Alors tu vois.


Bon, mon bon pinson, as-tu retrouvé le nord ? Ta petite aiguille s'est-elle enfin stabilisée ? J'espère que tu vas mieux et je te fais une p'tite bise pour te souhaiter une bonne
soirée.

kasimir, dit pinson déplumé 06/11/2012 16:22



ta forêt intérieure est donc habitée par :


beauté, calme, douceur et bien-être


chanceuse tu es ! 


une bonne odeur y règne ; celle du bonheur.


 


J'aime bien cette description que tu fais : 


Que l'on regarde à droite, à gauche, devant derrière, en
haut en bas, il n'y a que Dame Nature 


 Voici comment je comprends ce que ça veut dire : 


la forêt que tu décris là, c'est  l'intérieur de nous même :


nous sommes comme entièrement entourés de nous même.


Ou nous pourrions prendre l'image de la matrice


qui contient et protège le foetus


et représente tout son monde extérieur.  


Toute notre vie, nous sommes comme une sorte de foetus,


enveloppé amoureusement par la vie.


Quel bébé tout neuf va donc naître de nous ? 


Ce qui justifie une véritable curiosité par rapport à la mort.


Que va-t-il  donc advenir ?


Avoir confiance en la vie et ne pas craindre la mort :


c'est le même mouvement !


Oui , moi je vais mieux.


bise de pinson. 


 



Telle 05/11/2012 17:41


j'aime le sombre des forêts.. prends soin de toi

kasimir, dit pinson déplumé 06/11/2012 15:44



Plus j'y songe et plus il me paraît évident que la forêt est une image de nous même


en tant que recelant dans nos profondeurs une multitude de mystères.


Notre conscient est symbolisé par ce que nous voyons dans la lumière de la clairière.


L'inconscient... tout le reste !!!!


Tout ce qui reste à découvrir. 


Certains d'entre nous ont peur de la forêt, 


d'autres non : ils y sont bien, ils ont confiance.


J'incline à penser que cette peur de la forêt en tant que lieu sombre


traduit une peur par rapport à ce que nous pressentons


des forces incontrôlées (car ignorées) qui sont en nous. 


Si donc tu aimes le sombre des forêts,


cela te met dans une position favorable pour te découvrir toi-même


ce qui me rappelle le nom que tu as donné à ton blog. 


Heureuse recherche.


Accomplir cette recherche, c'est aussi prendre soin de soi. 


Je vais , pour ce qui est de moi, tâcher d'être plus sage ! 



hélène 05/11/2012 09:48


Ta période de silence s'achève, tant mieux, je te comprends vraiment car j'ai traversé également cette période où rien ne vas dans le bon sens, comme ta boussole affolée. Et puis hier,j'ai eu la
chance de me promener, sous la pluis, dans des chemins du Causse bordée d'arbres de toutes couleurs, tons atténués par le temps gris, mais comme j'étais prés d'eux, reconnaissante de leur
présence qui apaise. Ce n'était pas une forêt où l'on s'enfonce pas à pas, mais un chemin , , et j'étais comme accompagnée de frères...Cela me donne le désir de peindre des arbres...J'aime bien
le dessin et la poésie...Merci. Bises L.N.

kasimir, dit pinson déplumé 05/11/2012 10:36



les chemins des Causses sont pleins de mystères aussi


je les ai découverts depuis peu, c'était sur le Causse du Larzac,


et on y retrouve des zones extraordinairement sauvages, des rochers de forme incroyable,


des effondrements,


des bois de petits chênes et de broussalles qui défendent bien leurs secrets,


et quand on réalise que tous ces "Causses" sont en fait le fond d'une mer,


soulevé en plein ciel,


on se trouve propulsé dans l'histoire même de notre monde.


Notre vie présente (et ses aléas) se trouve alors recadrée ,


et replacée dans une vie plus large.


De là vient cet apaisement en nous.


Nous ne sommes plus une petite mouche qui écrase en vain son nez sur une vitre,


`nous survomons le monde, et le comprenons (un peu ) 


Bises pour toi, LN. 



lylytop 05/11/2012 06:37


ta forêt me fait penser a une que j'ai visité il y a peu mais je ne t'y est pas rencontré 


j'espère que la santé va


bises


lyly

kasimir, dit pinson déplumé 05/11/2012 10:24



mais moi je t'ai vue ! 


j'étais monté tout en haut dans un séquoïa


bises, Lyly la normande



annielamarmotte 04/11/2012 22:48


j'avais vu des lapins dans l'herbe.... ceux en l'air pour moi étaient des papillons.... remarque que des lapins jaunes ou bleus


Merci d'avoir faire un cuicui!!!!!

kasimir, dit pinson déplumé 05/11/2012 10:21



des lapins jaunes ? ou bleus ? 


bin oui, après tout, ça doit se trouver


si Marmotte le dit


bonne journée toi



Esclarmonde 04/11/2012 22:04


J'aime beaucoup ton dessin avec plusieurs nuances de vert tendre. Et j'aime aussi les forêts où l'on a l'impression d'être le premier humain à y pénêtrer, c'est comme découvrir un nouveau monde.
Bizz et à bientôt

kasimir, dit pinson déplumé 05/11/2012 10:19




Salut ! 


De telles forêts, encore sauvages, et d'exploration difficile, existent sans doute vers chez toi.


C'est une grande chance que de pouvoir s'en approcher


et d'élargir alors notre regard et notre intelligence :


le monde est tellement plus vaste que nous.


Les merveilles sont à nos portes.


bises pour toi , Esclarmonde 




Ramon 04/11/2012 21:32


Cette histoire de "moi antérieur", "d'enfant qui ne veut pas grandir", de "chenille qui n'est pas contente"... tout cela fait réfléchir.


Et puis, il y a ce geai qui avertit tout le monde.


Il peut pas se tenir tranquille, celui-là?


Comment fera le pauvre chasseur si ce geai de malheur lui effarouche son gibier?


Quant aux séquoïas... j'en ai pas vu de par chez moi.


Pourquoi un geai + des aiguilles de pin + un séquoïa?


Bonne soirée l'ami,

kasimir, dit pinson déplumé 05/11/2012 10:13



serais-tu chasseur ????


pour ce qui est des séquoïas, je crois (sans certitude) en avoir vu à Paris, dans le Bois de Boulogne


évidemment plus modestes


et ta question ( pourquoi ?) me laisse sans voix


ou bien.... ceci :


le geai se tient à l'entrée d'un monde mystérieux qui n'appartient pas à l'homme


où tous les êtres sont solidaires et vivent en harmonie, dans un équilibre immémorial.


Il previent donc tous ces amis de cette intrusion. 


L'homme, toi, moi, pénétrons cependant dans ce monde.....


nos avons à marcher sur un chemin en apparence quelconque, rude, presque austère,


ce que symbolise les aiguilles sèches des pins.


Si nous poursuivons ce chemin modeste, nous finissons par  découvrir cet être vivant étonnant, vivant là depuis plus de 2000 ans, né bien avant que
ne s'effondre l'empire romain.....


ce qui ne peut que nous inciter à réfléchir à ce que nous sommes....


à notre place dans un monde si étrange.... 


Bonne journée, Ramon.



Danielle 04/11/2012 20:38


Elle est belle cette peinture pinson, elle est gaie, fraiche, paisible. La petite aiguille de la boussole s'est elle stabilisée ? A t-elle trouvé son étoile ? On dirait que la période de
perturbation et de transformation s'achève et que notre pinson va retrouver son chant. Gros bisous, douce fin de soirée. Danielle

kasimir, dit pinson déplumé 04/11/2012 21:08



 



Oui, Danielle, je crois que cette période se termine.


C'est comme lorsque se lève le soleil : c'est , chaque matin, un nouveau soleil,


et un monde nouveau qui nous est offert.


Mais il a fallu d'abord que la nuit déroule son tapis d'étoiles.


Je t'embrasse, Danielle.


Que ta soirée soit belle aussi, et ta nuit pleine de rêves. 




erato:0059: 04/11/2012 20:36


Une forêt comme j'en ai chez moi où il fait bon s'y promener, libre , silencieux, à l'écoute .Une forêt qui sent bon .


J'espère que ta boussole va retrouver son chemin .


Douce soirée, bisous Pinson

kasimir, dit pinson déplumé 04/11/2012 20:58



Une forêt où on se sent libre


où l'on écoute les mille bruits qui en composent le silence,


et un forêt qui sent bon l'humus..... 


je me suis quelque fois perdu dans une forêt, mais j'ai toujours retrouvé mon chemin.


La forêt est l'un des meilleurs symboles pour représenter l'inconscient :


les deux sont emplis de forces mystérieuses, mais d'infinies richesses. 


Alors ne t'inquiéte pas, je vais retrouver mon chemin,


mais comme tu le dis, il fait bon s'y promener.


Aussi je prends mon temps.


Bisous, Andrée. 



gazou 04/11/2012 18:26


Pénétrer dans la forêt profonde ou explorer les gouffres, n'est-ce pas un peu la même chose ? L'un et l'autre peuvent être aussi effrayants...et pourtant il faut y aller, non?

kasimir, dit pinson déplumé 04/11/2012 19:28



Tu crois ?


Moi je préfère mille fois les forêts : je m'y sens bien. 


Pour moi, la forêt est amicale : je n'y éprouve aucune peur. 


Alors que je ressens les gouffres comme le lieu de la mort absolue, de la non vie.


La forêt, c'est le lieu où naît la vie.


Enfin ce n'est que ma vision à moi, ma mythologie perso.  


J'aimerais mourir au coeur d'une forêt : j'aurais le sentiment d'être dans la courant même de la vie.


 



Jackie 04/11/2012 17:29


Cette forêt est à mon goût...je m'y baladerais bien...


la peinture aussi me plaît bien...


Bonne soirée Pinson prend soin de toi.

kasimir, dit pinson déplumé 04/11/2012 19:22



Je me doutais bien qu'elle allait te plaire !!!!!!


Car j'ai pensé à ces vieux arbres moussus que tu nous montres souvent.


Bonne soirée pour toi aussi.



Aln 04/11/2012 16:58


Silencieux , Kas, tu fais ta révolution!Bizatoi


Nicole

kasimir, dit pinson déplumé 04/11/2012 17:47




et oui, ALN,


silencieux comme l'est le foetus dans le ventre de sa maman.


Et poutant il vit intensément et se transforme à une vitesse stupéfiante.


L'herbe qui pousse ne fait pas de bruit. 




Aln 04/11/2012 16:00


Ton dessin de 2003 est très joli!Mystére pour le texte.


Le "Moi antérieur" pas facile à vaincre!!!!Je souhaite au 'Toi Nouveau " une excellente forme.


Chercher ton étoile , en voilà un programme pour tes mois d'hiver!Je te souhaite de trouver le Nord qui sera peut-être au Sud ou à l'Est ou à l'Ouest.


Bizarre, mais je te capte 5/5 sur cet écrit!Encore un coup des Martiens...Bisous Amikas 

kasimir, dit pinson déplumé 04/11/2012 17:39



Merci ALN


C'est en une circonstance bien particulière que j'ai lu ce livre d'un auteur qui m'est très cher


(je le considère comme mon ami)


et dont je révèlerai le nom plus tard.


J'étais dans un lit d'hôpital pour une quinzaine.


J'ai alors noté certains passages de ce livre dans un cahier


et les  ai illustrés selon mon imagination de l'instant.


C'est curieux, mais j'ai une impression très forte,


c'est que durant ces journées (longues,et pas drôles du tout !)


j'ai voyagé dans le monde sur des ailes invisibles.





Oui, le moi est comme la peau sur le lait qui bout : elle (il) se reforme sans cesse


et montre un extraordinaire potentiel d'inertie.


Comme si l'acquis (du jour) devait se transformer en quelque chose d'éternel. 





Tu trouves ce texte mystérieux ?


Deux impressions en ressortent pour moi : 


la richesse de la nature, qui ne dépend pas de l'homme


ce qui justifierait que nous soyons plus discrets,


et l'image de ces papillons qui, ne trouvant pas de fleurs où se poser, 


partent pour une autre région : ils tentent l'aventure


or n'est-ce pas ce que font tous ceux qui , ayant un grand besoin d'amour, s'exilent pour le trouver ? 


BZ, ALN.