- Texte mystère N° 9 : au delà du fleuve gisait la ville -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

 

         krikri-3-le-fleuve.jpg

 

 

 

 

 

 

Les perroquets et les mainates

 

n'avaient pas encore commencé leur quête de nourriture.

 

 

Les vautours,

le cou nu, lourds,

étaient perchés sur le sommet de l'arbre,

attendant la charogne

qui viendrait,

portée par le fleuve.

 

 

Souvent on pouvait suivre du regard

quelque animal mort qui flottait,

un ou deux vautours s'asseoir dessus,

et les corneilles s'agiter autour,

dans l'espoir d'un petit morceau.

 

 

 

Parfois un chien nageait jusque-là,

et

ne parvenant pas à y poser les pattes,

s'en retournait sur la rive

et s'en allait errer ailleurs.

 

 

 

De temps en temps un train passait,

faisant un bruit de ferraille sur le pont,

qui était assez long.

 

 

 

 

Et au delà,

en amont du fleuve,

gisait la ville.

 

 

 

C'était une matinée pleine d'une joie tranquille.

 

 

 

La pauvreté,

 

la maladie

 

et la douleur

 

ne marchaient pas encore sur la route.

 

 

 

 

 

 

*

 

 

 

 

 

 

 

 

Commenter cet article

lenez o vent 29/03/2012 18:51


triste à première lecture, et à la seconde,


notre monde, divisé en deuxx


bisous Pinson

kasimir, dit pinson déplumé 29/03/2012 21:51



un tableau du monde


où ne manquent pas les ombres


pinson te fais la bise



sittelle 27/03/2012 21:12


L'eau de là, c'est ça ?

kasimir, dit pinson déplumé 27/03/2012 22:40



en tout cas ce n'est pas de l'eau de Cologne


bisous Sittelle.



fan 26/03/2012 11:56


Je n'aime pas les vautours, ... mais la montagne ressemble à un corps de femme,


excusez-moi, défaut professionnelle... :-)

kasimir, dit pinson déplumé 26/03/2012 22:11



les vautours nous heurtent par leur mode alimentaire


mais quels beaux oiseaux quand ils planent !


la montagne qui évoque le corps féminin?


oh oui, et souvent d'une façon très troublante


plus encore les dunes de sable 



erato:0059: 25/03/2012 21:11


Le paradis où la vie est guidée par le rythme de la nature encore respectée et protégée! . Il est bon d' oublier , le temps d'un court instant ,ces fléaux en se ressourçant loin de
toute civilisation pour pouvoir les regarder en face ensuite.Douce soirée, bisous Pinson

kasimir, dit pinson déplumé 26/03/2012 11:06




de temps en temps se ressourcer loin du brouhaha de la civilisation....


indispensable


comme Atlas, renouveler nos forces




mamalilou 25/03/2012 20:08


c'est kiiiii? , c'est l'plombier?





doux bisous et belle soirée printanière et dominicale te souhaite

kasimir, dit pinson déplumé 26/03/2012 10:48



merci pour ce sourire


elle est bien bonne cette histoire


et ça fait du bien de rire de temps en temps 


bonne semaine Mamalilou



Danielle 25/03/2012 17:37


Vois-tu pinson, ce texte mystère m'est en effet difficile à comprendre, il me laisse une impression un peu angoissante. Ce fleuve dont le cours transporte des cadavres d'animaux dont se délectent
les vautours, ces chiens errants, le bruit de ferraille du pont, tout ceci me parait sinistre. Et quand tu dis : "au delà du fleuve gisait la ville", j'ai une impression d'une ville en ruines,
abandonnée ... morte en quelque sorte. J'allais employer le terme de "ville-fantôme", on ne ressent aucune vie ! C'était une matinée pleine de joie tranquille pour qui : pour les vautours ? Ils
attendent tranquillement leur repas (!) et d'où viennent des charognes portées par l'eau du fleuve ? Cet endroit est peu accueillant à mon avis. Bisous pinson, reste plutôt perché sur la petite
branche de ton arbre, c'est plus tranquille !!! Danielle

kasimir, dit pinson déplumé 26/03/2012 10:44



Un peu angoissant, un peu sinistre...


une ville un peu morte, en grande souffrance, où tout est bien loin d'être juste et habité par l'amour,


oui c'est vrai !


c'était une matinée tranquille;; oui mais pour qui ?


ta question est judicieuse.


Mais tu sais ce texte n'est pas de moi


son auteur (je dirai qui plus tard) voulait je crois peindre une nature en quelque sorte harmonieuse, où les vautours se nourrissent certes de charognes,
mais c'est dans l'odre des choses, de même que les hirondelles se nourrissent de moustiques ou les hérissons de ver de terre. 


Et dans ce cadre prend place la civilisation humaine... avec tous les problèmes que nous connaissons.


Pire, nos difficultés pour nous aimer, la multitude des souffrances que nous nous infligeons à nous même de par nos voracités, nos conflits absurdes, mais
destructeur de tout bonheur véritable....


c'est cela le souci de cet auteur.


Je n'ai reporté là que quelques lignes : simple description d'un lieu où va se situer une réflexion philosophique très dure, très
bouleversante. 


Toutes tes remarques sont donc parfaitempent justifiées. 


Retourner sur ma branche à la campagne ??? 


C'est que je vais faire à 14 h 16 aujourd'hui même


bisous


à bientôt



hélène 25/03/2012 11:23


Tout un symbole ce texte...la plénitude de ceux qui jouissent d'une matinée calme et du soleil....et au-dela du fleuve toute la misère du monde dans toute sa brutalité...Cela me fait penser à
l'horreur de ces derniers jours....


Mais la vie continue...on oublie trop vite....


 


 


Bises du dimanche


LN

kasimir, dit pinson déplumé 25/03/2012 15:17




douceurs du monde


brutalité du monde


les deux visages de Janus


nous sommes solidaires face à chacun de ces deux visages


je t'embrasse Hélène




sittelle 25/03/2012 09:31


C'est très beau Kasimir, on dirait aussi dans le dessin le viaduc de Garabit . A lire au premier degré, car vautours et charognes nous ramèneraient bien vite dans l'actualité et aujourd'hui c'est
dimanche et il fait soleil ! bisous

kasimir, dit pinson déplumé 25/03/2012 15:05



l'actualité répète souvent les traits les plus durs du passé,hélas.


nous avons de temps en temps à penser aussi au beau soleil qui nous réchauffe. 



Mari jo 25/03/2012 09:09


Bonjour Pinson déplumé,

En premier lieu toutes mes exxcuses pour ce court commentaire sur 'l'arrivée des papillons'. Je ne voulais pas écrire 'beau' mais 'bonjour' et j'ai fait une fausse manoeuvre et mon message est
partit avec...les deux premières lettres de bonjour.

Fausse manoeuvre à la suite d'un p'tit bout de colère de ma part car ma petite machine en ce moment n'en fait qu'à sa tête. Du coup j'ai du retard. J'essaierai de le récupérer.

Un très joli texte qui me transporte. Oui, quand je te lis, je rentre dans tes textes, je voyage et c'est super.

J'aime beaucoup tes quatre dernières lignes ainsi que les dessins qui accompagnent chacun de tes textes.  Merci de ces instants de bonheur.

Bon dimanche à toi pinson et j'essaierai de revenir dans la journée voir les autres articles que je n'ai pas pu avoir le temps de ma panne. Bises.

kasimir, dit pinson déplumé 25/03/2012 14:54



nos petites machines, tout en faisant des merveilles, mettent souvent nos nerfs à l'épreuve


bon dimanche Mari jo


pas de presse : nous avons devant nous toute l'éternité ! 


youpi !!!!!