Un conte merveilleux * : L’oiseau de Vérité

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

J'ai déjà publié ce conte

je le mets à nouveau ce jour car il m'est venu à l'esprit

après le rêve des oiseaux-secouristes.

Il y est encore question d'un oiseau !

Je laisse les premiers commentaires

car beaucoup sont très intéressants.

Ce conte est long....

mais vous avez tout le week-end !   

 

 

 

 

 

 

L’oiseau de Vérité

 


Il y a très longtemps vivaient un homme et une femme qui avaient trois filles.

 

 La plus jeune des trois sœurs était née bien après les autres

et sa mère la détestait, car elle ne l’avait pas désirée.

Elle préférait les aînées, qui en profitaient et maltraitaient leur plus jeune sœur.

 

                                                       

Un jour le roi est venu par là, sans se montrer.

Il voulait voir ce qui se passait sur ses terres.

 

 Il a vu les trois sœurs dans la cour.

Les deux aînées étaient assises

et regardaient leur sœur cadette qui revenait de travailler.

 

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La plus âgée a dit :

« Tu es trop laide pour trouver un mari, et bien trop maladroite.

Tandis que moi, si j’épousais le premier cuisinier du roi,

je sais si bien faire la cuisine que le roi se régalerait ».

 

Et la seconde a renchéri :

« Et moi aussi, si j’épousais le premier tisserand du roi,

je sais si bien tisser les draps que je tisserais pour le roi

des draps plus légers que les rêves, et il ne pourrait plus s’en passer ».

 

Quand elle a entendu ses sœurs, la plus jeune a dit à son tour :

« Ce que vous dites est vrai,

mais moi, si je me mariais avec notre roi si gentil,

je lui donnerais trois enfants,

deux beaux garçons,

et une fille, portant étoile et soleil sur le front ».

 

Alors le roi s’est montré

et a annoncé aux trois sœurs que leurs souhaits seraient exaucés.

 

Et la première a épousé le cuisinier du palais,

la seconde s’est mariée avec celui qui tissait les draps du roi,

et la dernière a été unie au roi.

 

Les mariages une fois conclu, les trois sœurs sont venues vivre au palais,

mais chacune chez son mari.

L’aînée est allée dans la cuisine,

la seconde dans l’atelier,

et la dernière a suivi le roi.

Leur mère a été logée tout à côté.

 

 

Mais les deux sœurs étaient si jalouses du bonheur de leur cadette

qu’elles en ont oublié le leur,

et elles ont décidé, avec leur mère de se venger.

 

 

                                                                              zzzzz

 

 

Alors est arrivée la nouvelle

que la jeune reine attendait un enfant du roi.

Le roi en a été tout réjoui,

mais les trois jalouses, en revanche, en ont été très dépitées.

 

Alors elles se sont proposées pour aider à l’accouchement

et se sont arrangées pour être seules avec la reine.

 

Ainsi qu’elle l’avait prédit, la reine a accouché d’un garçon

dont le front s’ornait d’un soleil.

 

Mais les trois femmes, sans pitié,

l’ont déposé dans un panier qu’elles ont jeté à la rivière.

 

A sa place, elles ont mis un chien,

un vilain petit chien tout noir, et elles ont crié dans le palais :

 

                     «  La reine a accouché d’un chien !

                    La reine a accouché d’un chien ! ».

 

Le roi a fait étouffer l’incident,

car il aimait trop son épouse pour permettre qu’on en dise du mal.

Il a tout fait pour la consoler et lui faire oublier ce drame.

 

                                                                                  

 

                                                                                   zzzzz



 

Quant à l'enfant,

la rivière l’a emmené jusqu’au bout des jardins du roi,

là où vivait son intendant.

 

C’était un homme déjà vieux, qui habitait avec sa femme,

et la tristesse de leur vie, c’était qu’ils n’avaient pas d’enfants.

 

Quand ils ont aperçu le panier abandonné sur la rivière

et ont découvert cet enfant au front décoré d’un soleil,

ils ont été tout émerveillés.

Ils l’ont emmené dans leur maison et ont décidé de le garder.

 

Ils lui ont donné le nom de « Grand Soleil »

non seulement à cause du soleil qu’il portait sur son front,

mais aussi pour tout le bonheur qu’il apportait dans la maison.

 

 

                 zzz

 

 

Une nouvelle fois la reine a attendu un enfant.

Le roi en a été tout réjoui,

mais à nouveau ses deux aînées complotèrent avec la mère,

et firent exactement comme la première fois :

elles jetèrent dans la rivière le second fils de leur sœur.

 

Il avait comme le premier un beau soleil sur le front.

À la place elles mirent dans le berceau

un vilain petit chat boiteux.

Puis elles ont crié dans le palais :

 

                                « La reine a accouché d’un chat !

                           La reine a accouché d’un chat ! »

 

Le roi est resté silencieux,

car il aimait tant son épouse qu’il n’osait penser à mal,

et il voulait encore la sauver.

 

Et comme la première fois,

la rivière a emmené l’enfant tout au bout des jardins du roi,

l’intendant l’a découvert et, tout heureux, l’a adopté,

et nommé « Petit Soleil » parce  qu’il  était arrivé en second.

 

 

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Une troisième fois la reine a attendu un enfant.

 

Dans le palais, tout le monde était inquiet.

Seules les trois méchantes femmes se réjouissaient à l’avance,

car elles savaient que cette fois le roi ne pardonnerait pas.

 

Quand la reine a accouché,

elle a mis au monde une fille

belle comme l’aurore,

et dont le front s’ornait d’une étoile.

 

Les trois femmes ont jeté cette enfant dans la rivière

et déposé à la place un horrible morceau de bois,

et elles ont crié dans le palais

que la reine avait accouché d’un horrible morceau de bois.

 

 

Alors le roi a cru devenir fou.

 

Tout l’amour qu’il avait pour la reine s’est transformé en une horrible colère.

Il a fait fabriquer une cage,

une cage comme pour les bêtes,

l’a fait installer sur la place,

la place qui est devant le palais,

y a fait enfermer sa femme,

puis a ordonné à ses sujets

de cracher chaque jour sur elle pour lui faire expier son crime.

 

 

                                                                                         z

 

  

Comme les précédentes fois,

la rivière a emmené l’enfant vers la maison de l’intendant.

Quand celui-ci et sa femme ont trouvé cette si belle enfant,

plus encore que les autres fois ils l’ont accueillie avec joie,

et ils l’ont appelée « Belle Etoile »,

à cause bien sûr de l’étoile qu’elle portait sur le front,

mais aussi pour tout le bonheur qu’elle introduisait dans leur maison.

 

 

                                                                                          z

 

  

Et le temps  passa.

 

Alors qu’au palais régnaient la colère, les cris et la rancœur,

tout au bout des jardins du roi, les jours passaient avec douceur.

 

Les trois enfants grandissaient.

Mais jamais les nouveaux parents n’osaient leur avouer

qu’ils n'étaient pas leurs vrais enfants.

 

L’intendant est devenu très vieux et a dû renoncer à sa charge.

Il fait édifier une très belle maison pour sa femme et ses enfants.

Mais quand la maison a été finie, il est tombé malade,

et sa femme aussi,

et ils moururent tous les deux

avant d’avoir dit à leurs enfants qu’ils n’étaient pas leurs vrais parents.

 

 

 

 

                                                                               zzzzzzz

 

 

 

 

Les années passèrent.

 

Grand Soleil, Petit Soleil et Belle Étoile

devinrent de beaux adolescents,

instruits, adroits, accueillants.

 

On parla d’eux dans toute la région.

 

Un jour la cruelle grand-mère entendit parler d’eux

et elle se douta de quelque chose.

 

Elle vint roder autour de leur maison.

Et quand elle vit les soleils et l’étoile briller sur leurs fronts,

elle les reconnut aussitôt.

 

Alors elle ne songea plus qu’à leur perte.

 

 Elle s’habilla en mendiante

et se rendit à leur maison à un moment où Belle Étoile était seule.

Elle lui demanda l'aumône, et de pouvoir se reposer.

 

Belle Étoile l’a fit rentrer, lui donna à manger,

s’occupa d’elle du mieux qu’elle peut.

Alors la vieille demanda s’il était possible

de voir comment la maison était faite.

 

Belle Étoile était très fière de pouvoir la lui faire visiter,

car elle était certaine qu’aucune autre maison au monde n’était plus belle que la sienne.

 

La vieille regarda tout, admira tout, lui fit maints compliments,

mais à la fin elle lui dit :

« Votre maison est la plus belle de toutes celles que j’ai vues,

  mais elle le serait plus encore

  si l’on pouvait y admirer l’Oiseau qui dit la vérité,

 l’Arbre qui chante et l’Eau qui danse ».

  

 

Alors Belle Étoile fut malheureuse d’apprendre que sa maison

n’était pas vraiment la plus belle de toutes les maisons du monde.

 

Et la vieille, en la regardant, sut qu’elle avait atteint son but.

Alors elle dit encore :

« Ne soyez pas si malheureuse, vous pouvez trouver ces objets.

La route qui y mène est longue, mais elle passe devant chez vous.

Il vous suffira de marcher pendant un jour et une année,

et quelqu’un vous indiquera où vous pouvez aller les prendre ».

 

Ayant prononcé ces mots,

la vieille disparut,

et Belle Étoile resta toute triste.  

 

 

Quand la nuit tomba, les deux frères de Belle Étoile revinrent,

et ils la trouvèrent mélancolique.

Ils voulurent connaître la cause de sa tristesse.

Alors elle leur raconta tout ce qu’elle venait d’apprendre,

et quand il l’ entendit, Grand Soleil voulut aussitôt aller chercher les trois objets,

l’Oiseau qui dit la vérité,

l’Arbre qui chante

et l’Eau qui danse.

 

Le lendemain Grand Soleil partit.

Mais avant de partir, il donna à sa sœur un petit poignard bien poli

et lui dit que ce poignard brillerait tant qu’il resterait en vie,

mais qu’il se couvrirait de sang si il était tué ou blessé.

Puis, sans plus tarder, il se mit en route.

 

Il chevaucha sans repos ni trêve, ne s’arrêtant que pour dormir.

Il chevaucha ainsi une année entière,

jusqu’au moment où il  trouva une montagne.

 

 

Au pied de celle-ci se trouvait un vieillard

à la barbe si foisonnante qu’on ne distinguait plus son visage.

Grand Soleil lui demanda où se trouvait l’Oiseau qui dit la vérité,

l’Arbre qui chante et l’Eau qui danse.

Le vieil homme lui répondit

mais sa barbe était si touffue que ses mots s’y perdaient.

Alors Grand Soleil eut pitié de ce misérable vieillard et, sans le blesser,

il lui coupa cette barbe surabondante.

Dès que la barbe fut coupée, il comprit les mots du vieillard, qui lui dit ceci :  


 

« Renonce au projet qui t’amène ici,

car personne n’a jamais pu s’emparer de ces trois objets.

 

De tous ceux qui t’ont précédé, aucun n’est revenu.

L’Oiseau qui dit la vérité se trouve sur cette montagne.

Il niche sur l’Arbre qui chante

et se nourrit de l’Eau qui danse.

 

Il est facile de les voir, mais ce qui est presque impossible

c’est de parvenir à eux sans avoir peur.

Ils sont défendus par des pierres noires

qui poussent des cris effrayants,

et plus on s’approche d’eux, plus ces pierres sont nombreuses,

et plus ces pierres sont furieuses.

Lorsqu’elles crient, il ne faut pas en avoir peur,

ni vouloir rebrousser chemin,

sinon, on est changé soi même en pierres noires pour toujours.

Personne n’y est parvenu.

C’est pourquoi je te mets en garde, toi qui m’as été secourable. 

 

Grand Soleil le remercia,

mais ne voulut pas renoncer.

 

Il s’avança vers la montagne.

 

Il passa tout prés d’une pierre

et il l’entendit murmurer.

Il sentit la peur le gagner

mais il ne ralentit pas sa marche.

 

Une seconde pierre se mit alors à murmurer.

Il continua à marcher.

 

Alors toutes le pierres se mirent à  murmurer, à gronder, à l’insulter.

 

L’une des pierres lui cria : 

« Regarde derrière toi ! ».

 

Il se retourna, effrayé,

et il fut aussitôt transformé en pierre noire,

noire comme toutes les autres pierres.  

 

 

                                                                                              z 

 

 

 

Depuis qu'il était parti, son frère et sa soeur s'inquiétaient.

Chaque matin ils regardaient le poignard que Grand Soleil avait laissé.

Chaque matin ils le trouvaient brillant, comme s’il était neuf, et cela les réconfortait.

 

Mais ce jour là, en le voyant, ils ont compris ...

Ils  ont compris que Grand Soleil ne reviendrait plus parmi eux,

car son poignard était ensanglanté.

 

 

Petit Soleil partit à son tour en quête des trois objets,

mais il laissa à Belle Étoile un chapelet,lui disant :.

tant que les perles glisseront, je serai en vie,

mais si les grains ne glissent plus, tu sauras que je suis mort.

 

Comme son frère il chevaucha sans arrêt pendant une année.

Comme son frère il rencontra le vieillard

qui lui dit où se trouvaient les trois objets

mais lui répéta ce qu’il avait dit à son frère.

 

Sans hésiter Petit Soleil se dirigea vers la montagne.

 

Une première pierre gronda.... il ne ralentit pas.

 

Deux pierres se mirent à crier,

il continua de marcher

mais sentit la peur le gagner.

 

Quand brusquement, tout près de lui, quatre pierres se mirent à hurler.

Il se retourna pour les voir.

Il fut aussitôt transformé en pierre noire, comme les autres.

 

 

                                                                                          z 

                       

 

 

Depuis qu’il s’en était allé, sa sœur se rongeait d’inquiétude.

Chaque jour elle faisait glisser les grains brillants du chapelet,

et chaque jour les grains glissaient.

Mais ce jour là, ils se sont arrêtés.

Alors elle a compris qu’il était mort.

 

Elle était maintenant seule, et vraiment trop malheureuse.

 

Elle  décida de partir à son tour,

pour savoir où et comment ses deux frères avaient disparu.

Et elle voulait aussi savoir où se trouvaient les trois objets.

 

 

Elle  chevaucha sans arrêt pendant une année avant de trouver le vieillard.

Celui-ci, quand il l’a vue, a tout de suite deviné qu’elle était la sœur des deux cavaliers précédents.

Quand elle lui a demandé s’il avait vu passer ses frères et où étaient les trois objets,

il lui a dit tout ce qu’il savait.

 

Alors Belle Étoile a compris

qu’elle ne pouvait agir ainsi qu’avaient agi ses frères.

 

Regardant autour d’elle, elle vit butiner des abeilles.

 

Elle courut jusqu’à leur ruche, prit de la cire pour bien se boucher les oreilles.

 

Lorsqu’elles furent bien bouchées,

pour qu’aucun bruit  ne puisse entrer et la troubler,

elle s’avança vers la montagne.

 

 

Les pierres noires se sont mises à murmurer, gronder,

puis tempêter, se gonfler de colère, hurler même.


Elle n’en fut pas effrayée.

 

Elle entendait si faiblement leurs clameurs 

que leurs menaces la faisaient sourire.

 

Elle aperçut alors un oiseau sur la branche d'un arbre.

 

 

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L’oiseau aussi se mit à la menacer à mesure qu’elle s’approchait de lui.

Mais elle l’attrapa,

et à partir de ce moment là....

l’oiseau cessa de crier

et toutes les pierres se sont turent.

 

Alors l’oiseau se mit à parler.

 

Il  lui  conseilla de se déboucher les oreilles :

puisqu’elle l’avait pris, il ne crierait jamais plus, 

car il était devenu devenu son serviteur.

 

Il lui expliqua comment faire pour emporter les deux autres objets  :

il fallait couper une branche de l’arbre,

de cet Arbre qui chante mieux que mille musiciens ensemble.

 

Cette branche, elle devrait la replanter,

pour qu'apparaisse un nouvel arbre, pareil à celui de la montagne.

 

Puis elle devait aller chercher au fonds du puits, tout à côté,

un peu de l’Eau qui danse, et l’enfermer dans une gourde.

Une gourde suffirait, car cette eau pouvait se multiplier autant de fois qu’on voulait.

Et cette eau pouvait ressusciter tous ceux qui étaient pétrifiés. 

 

Belle Etoile prit une branche de l’arbre qui chante,

un peu de l’eau qui danse,

puis partit à la recherche de ses frères transformés en pierres.

Ne pouvant savoir où ils se trouvaient,

elle ressuscita toutes les pierres de la montagne.

 

Se leva alors une foule immense :

des princes, des aventuriers, des gens venus de tous les continents.

Et parmi eux étaient Grand Soleil et Petit Soleil,

et tous trois rentrèrent chez eux. 

 

 

Dans leur maison, ils rapportaient ce qu’ils étaient partis chercher :

l’Eau qui danse, qui remplit le bassin,

l’Arbre qui chante, lequel grandit au milieu du jardin,

et l’Oiseau de Vérité, qui se percha sur la fenêtre.

 

Ainsi leur demeure fut parfaite,

plus parfaite que ne le sera jamais aucune maison au monde.

 

 

                                                             zzzzzzz

 

 

Quelques  jours après leur retour,

 

Petit Soleil et Grand Soleil partirent chasser dans la forêt.

 

Ils y rencontrèrent le roi et se prosternèrent devant lui.

 

Quand il les fit se relever....

le roi fut troublé par les soleils qui resplendissaient sur leurs fronts.

Il les invita à la chasse.

 

Grand Soleil tua un tigre,

Petit Soleil tua un ours

et le roi tua un lion.

 

Le roi se sentit si heureux en leur compagnie

qu’il pria les jeunes garçons de l’accompagner dans son palais.

Mais ils ne voulurent pas s’y rendre avant d’en avoir parlé à leur sœur.

 

Ils rentrèrent donc chez eux

et racontérent à Belle Etoile ce qui venait de se passer.

 

Elle interrogea l’oiseau :

« N’est-il pas mauvais que mes frères se rendent ce soir chez le roi ? ».

L’oiseau répondit :

« Qu’ils y aillent,

mais qu’ils invitent en retour le roi à leur rendre visite ».

 

  

Le soir même les deux frères se rendirent au palais du roi.

 

Encore une fois le roi se sentit si heureux en leur compagnie

qu’il voulut les garder auprès de lui.

Mais il était déjà tard.

Les deux frères lui demandèrent la permission de s’en aller,

et l’invitérent à venir le lendemain dans leur maison.

 

Le lendemain, ils préparèrent la maison pour leur invité,

mais Belle Etoile ne savait pas que préparer pour le dîner.

 

Elle demanda à l’oiseau :

« Que faut-il préparer pour le roi ? ».

L’oiseau lui répondit:

« Servez lui trois courgettes que vous farcirez de bijoux,

mais sans que cela se voie,

et sans dire que vous l’avez fait ».

 

Elle fit ce que l’oiseau avait dit.

 

 

Quand le roi arriva, il vit Belle Etoile.

 

Elle ressemblait tellement à la reine ....

qu’il ne put en croire ses yeux.

 

Et tout de suite après il vit, dans le bassin, l’Eau qui danse,

si éblouissante, qu’il en était encore plus surpris.

 

Puis il entendit le murmure de l’Arbre qui chante,

il chercha où peuvaient bien se cacher ces musiciens si délicieux,

mais il ne put les découvrir.

 

Enfin il entendit l’Oiseau qui les invita à manger.

 

Au comble de l’étonnement, il s'avança et s’assit à la table.

 

Belle Etoile lui servit alors les courgettes.

 

Elle en plaça trois dans l’assiette du roi.

 

Il voulut manger la première : elle était remplie de perles !

Il voulut manger la seconde : elle était remplie de rubis !

Il voulut manger la troisième : elle était remplie de diamants !

 

Il demanda pourquoi on avait mis ces perles, ces rubis et ces diamants

dans des courgettes ordinaires.

Les jeunes gens répondirent qu’ils ne les y avaient pas mis.

Le roi ne voulut pas les croire.

 

Alors l’oiseau de vérité prit la parole et dit :

 

« Majesté, vous ne pouvez pas croire

que ces trois courgettes puissent contenir ce trésor.

 

Mais en d’autres temps, vous avez bien voulu croire

que votre épouse avait pu accoucher d’un chien,

d’un chat et d’un morceau de bois !

 

L’un et l’autre prodiges sont impossibles,

et si l’on vient de vous tromper cette fois,

c’est pour vous montrer qu’on vous a trompé autrefois,

quand on vous a dit des mensonges ».

 

Et l’oiseau lui a raconté tout ce qui était arrivé

depuis le jour de son mariage jusqu’à ce jour.

 

Le roi a vu que ces paroles étaient la pure vérité,

que ces enfants étaient les siens,

et qu’il avait été trompé.

 

Et les enfants aussi ont compris, en entendant l’oiseau,

qu’ils étaient les enfants du roi.

 

Alors ils s’étreignirent, pleurant et riant.

Le roi les emmèna au palais.

 

Il fit empaler les trois femmes qui avaient causé son malheur,

puis il courut sur la grande place,

il ouvrit la cage où était enfermée sa femme.

 

Le temps l’avait, étrangement,

gardée aussi jeune et belle qu’au jour où il l’avait connue.

Il se jetta à ses genoux, la pria de lui pardonner,

et lui montra ses enfants.

 

Il se sentit si misérable de s’être ainsi laissé tromper

que, lui-même, il se condamna à avoir la tête tranchée.

 

Le bourreau fut bien obligé de lui obéir.

 

Il frappa le roi de sa hache,

mais en touchant le cou du roi,

la lame se brisa comme du verre.

 

Il dut s’y reprendre à trois fois.

Avec chaque fois des haches plus solides.

Mais toutes se brisèrent.

 

Alors son épouse,

et ses fils,

et sa fille,

et le peuple tout entier,

le supplièrent de vivre encore et de continuer à régner.

 

Le roi se laissa fléchir

et il y eut ce jour là une fête plus magnifique que jamais.

 

 

            zzz

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mari jo 09/07/2012 19:55


Oui pinson, une vie pleine de méchanceté voire même de crauté. mais que je ne regrette pas car ça m'a apprit la vie, d'avoir la force  et de ce fait d'avoir été la mal aimée et bien
vois-tu, je suis la seule sur huit enfant à m'en être sortie sans être alcoolique. Donc, je pense que déjà  quelque chose se préparait sur moi.

Mais si tu savais maintenant comme je suis bien là où je vis. Bien sûr que la pluie ne rentre pas dans toute la maison. Seulement dans ma cuisine. Excepté une fois dans la chambre mais ce n'était
que des tuiles que le vent avaient déplacées. Là, j'ai pas eu de chance mais comme c'était la nuit, j'ai écouté le doux bruit des gouttes tomber dans la bassine. Mais comme j'aimerai avoir des
branches du Tilleul et du Marronnier qui rentreraient par les fenêtres. Mais là, je ne pense pas que mon doux mari serait d'accord et quel dommage !

Bon, allez je ne fais pas recommencer à faire des lignes et des lignes.

Bonne soirée et bise pinson déplumé.

kasimir, dit pinson déplumé 10/07/2012 20:50



ha quand même tu me fais rire !


je me dis que s'il pleut dans la cuisine, ça peut être pratique pour la vaisselle !


encore toutes mes bises pour la soirée.



Mari jo 09/07/2012 04:21


Bonjour pinson déplumé,


Envie, jalousie et la méchanceté s'installe pour clôturer le tout. Heureusement ce n'est qu'un conte, un bien joli conte comme tout les contes qui finit bien.


Hélas, dans la réalité, ceux qui vivent de la méchanceté pour détruire ceux dont ils sont jaloux réussissent très bien leur coup. Il faut attendre patiemment que le destin s'occupe de leur
sort  tout comme dans les contes, eux finissent mal et les gentils contrairement au conte, ont parfois ont bien du mal à se relever.


Et j'en sais quelque chose malheureusement mais au bout de ma vie le destin a fait que je la finisse enfin heureuse alors je savoure ce bonheur chaque jour et remercie mes anges gardiens de
m'avoir fait éviter le pire car la Haine s'était installée en moi, ils m'ont fait à trois reprises éviter le pire.


Aujourd'hui ma vie est un conte de fée. Moi la mal aimée de la famille de huit enfants, battue, violée par le géniteur; sans Noël ni anniversaire. Toirs beaux enfants et tout bascule sur leur
père qui est alcoolique et violent. Et vlan je replonge dans l'horreur. Je quitte tout au bout de huit année de calvaire en emportant mes enfants seulement et repars à zéro sur ce, mes géniteurs
me souhaitent d'être dans la merde avec mes filles car je quitte l'homme violent et alcoolique qui se saoûlait avec eux et me tabassait. Des semaines de travail de 68h, des enfants qui ont un
métier qu'ils ont choisit. Mais hélas, je n'ai pas vécu pendant tout ce temps. pas de vacances seulement une semaine durant toute ma vie. Mais bon c'est le passé. 


Au moment où, les enfants ont fait leur vie, j'ai décidé de tout plaquer et de partir sans rien dire à personne,. Partir sans papier, ni téléphone et de partir là où le vent me pousserait et à ce
moment là, moi qui ai fuit les hommes toutes ma vie, il y en a un qui s'est mit sur mon chemin et par je ne sais quelle attirance, je me suis mise à ses côtés.


Vie que je n'espérais plus : c'est à dire vivre dans la nature, avoir une maison où il pleut dedans "j'aime tant la pluie que c'était un rêve". Et mon mari qui a fait refaire à cinq reprise la
toiture pensant que la pluie cesserait de rentrer et bien, elle vient toujours me rendre visite. 


Alors, je me dis que ma vie est un conte de fée; malheureuse dès le départ et je finis avec quelqu'un qui m'aime, qui est attentionné, doux et gentil. Et si je vis aujourd'hui dans ce
paradis c'est bien grâce à lui.  Comme j'aimerai que tout ceux et celle qui méritent d'être heureux soient aussi heureux que moi.


Moi, qui n'attendais plus rien de cette vie.  Qui sait ce que ça signifie d'avoir la haine dans le coeur, aujourd'hui je connais la sérénité alors que moi, je ne suis pas méchante pour deux
sous. J'ai connu beaucoup de gens très sympathiques et tous me disaient "votre/ta gentillesse vous /te perdra" et effectivement elle a finit par me perdre. Mais je ne regrette rien de ce que j'ai
donné de moi. Aujourd'hui, c'est le pardadis et je suis heureuse. Et pour moi, c'est un conte de fée.

Bon assez de blabla, c'est un exemple que je voulais donné puisque bien placée pour parler de ces gens jaloux qui vous envient sans savoir votre vie et qui font tout pour vous faire tomber et qui
malheureusement y arrive.


Un bien joli conte que tu nous a édité pinson mais je me pose la question suivante : comment, le roi qui aimait tant sa femme a pu douter d'elle à ce point ? Et, elle est bien gentille et
peut-être intelligente sa femme pour lui pardonner car contrairement à elle, vois-tu moi, je ne pardonne pas. Et, je laisse le temps faire et comme dit le proverbe indien 'assis-toi au bord
du ruisseau et attends de voir passer le corps de ton ennemi'. Proverbe que j'aime beaucoup et les indiens aussi car c'étaient des hommes de bon sens.

Bise à toi  et bonne journée pinson déplumé.


 


 

kasimir, dit pinson déplumé 09/07/2012 17:47



Ou la la , Mari Jo, que nous racontes-tu là ?


Toute te vie, pleine de tragédies .....


tout se passe en effet comme si tu avais été poursuivie par de méchantes fées


et qu'heureusement il y en avait aussi de bonnes, que dans un autre vocabulaire on appelle anges gardiens.


Qu'ils restent maintenant auprès de toi, et te couvrent de leur ailes bienveillantes.


Quand même, même si j'aime la pluie, ça m'inquiète qu'il en tombe dans ta maison....


Mais il me semble qu'elle est grande, alors il y a j'espère des pièces bien au sec ....


Je te fais des bises, Mari JO.  


 



erato:0059: 08/07/2012 23:56


Un conte où se mêlent jalousie, méchanceté, manque de confiance et aussi, bonheur, amour, persévérance, pardon.


Tous les défauts et qualités qui se retrouvent dans la vie .


L'oiseau peut représenter notre conscience, une sagesse acquise au fil des ans.


Mais c'est un conte avec sa part de féérique .


Les dessins sont superbes, tu aurais pu en mettre un peu plus vu la longueur du conte!


Belle soirée, bisous Pinson

kasimir, dit pinson déplumé 09/07/2012 17:17



pardon pour le manque d'illustrations


je vais retenir ta remarque pour la prochaine édition (dans 2 ans peut-être).


L'oiseau représente-t-il notre conscience ?


Sans doute une partie.


En nous sont des forces multiples et qui parfois entrent en conflit avec d'autres parties.


Ce que nous appelons notre conscience morale, peut nous interdire des choses que nous désirons.


En nous s'élèvent des jugements méprisants (pour nous-mêmes), qui nous répètent des ordres négatifs.


Et la peur nous attend partout.


Il y a des victoires internes à remporter.


Cet "oiseau" , ce n'est pas à lui de commander, et il faut le mettre à notre service.


Il va nous conseiller, mais ce n'est pas lui le maître.


Bonne semaine Andrée.



:0010:LilyFlore♥:0091: 07/07/2012 22:38


kikou petit pinson. Je viens de lire ce texte et j'y retrouve hélas de biens vilains travers de l'homme et ce qui m'étonne toujours c'est que ces contes sont très anciens et que les sentiments
humains sont toujours identiques alors que le physique de l'homme a évolué. Comme quoi l'habit ne fait pas le moine lol. L'homme a bien du mal à s'améliorer sur ses mauvais travers, je verrais
cela quand je reviendrai dans 5000 ans lol


J'espère que pour toi tout va bien et je peux te dire que je vais mieux depuis que j'ai subie une infiltration sous contrôle radio et le 21 aout j'en subit une autre pour consolider le mieux
être, reste la tendinite hanche, mollet mais je m'y habitue et c'est moins inalidant que ce que j'avais avant alors la vie est super belle (lol). Bonnne nuit sous une averse de...big
bisous  

kasimir, dit pinson déplumé 08/07/2012 17:29



Ne sois pas pessimiste !


L'humanité commence seulement.


Espérons qu'elle va se transformer peti à petit.


Content des bonnes nouvelles que tu nous donnes de ta santé.


Ouf ... tu vas remonter la pente.


Bisous de pinson.



Jackie 07/07/2012 22:10


C'est un conte, alors il se termine bien... Mais hélas lorsque nous ouvrons la porte à la jalousie, la haine s'empare de notre coeur et nous ne maitrisons plus rien et l'histoire se termine
mal...


Merci pour ce conte ami.


 

kasimir, dit pinson déplumé 08/07/2012 17:26



A certain moment de notre croissance affective, nous ne pouvons pas éviter d'être jaloux.


C'est un sentiment de base de l'être humain, et elle a un rôle à jouer dans notre maturation.


Le problème c'est que ça n'est qu'une étape, un fleuve à traverser.


Le drame se noue quand on s'y enlise.


Alors la jalousie détruit tout.


Bonne soirée pour ce dimanche, Jackie.



hélène 07/07/2012 21:05


Aprés relecture, la fin me plait beaucoup,et j'admire cette épouse, simagnanime qui revient vers lui, lui pardonnant le passé...


 


Oui, il est bien vrai que la jalousie, l'envie pourrissent notre vie, il faut s'en éloigner le plus possible, cela n'aboutit à rien, seulement à souffrir.


 


Malgré toutes les infamies du roi, il reste en vie, çà m'ennuie quelque part...Mais si tu avais terminé le conte par un châtiment, on ne pourrait pas rêver, ce ne serait plus un conte mais le
récit d'un fait réel comme on en voit chaque jours autour de nous..


 


Alors, merci conteur..même longuet...je t'embrasse


Hélène

kasimir, dit pinson déplumé 08/07/2012 17:21



effectivemment un conte est comme un rêve


vivre, mourir, être tué, sauvé, ressuscité,  tout cela à un autre sens , cela décrit les transformations profondes de l'être.


Ces transformations sont tout aussi vastes et profondes dans la vie réelle, mais cela se situe sur de longues durées, et nous ne nous en rendons même pas
compte.


Mais regarde un petit enfant, puis un grand ado, puis une adulte , puis ... nous, et dis moi se ce sont tes mêmes personnages ?


Nos vies, à bien les regarder, sont encore plus extraordinaires que les contes.


Bonne soirée de dimanche Hélène, je t'embrasse.



Esclarmonde 07/07/2012 18:29


On ne me racontait guère de contes quand j'étais petite et ça m'a manqué. Aussi, d'avoir des enfants a été une bonne occasion de m'y remettre surtout avec ma fille qui a maintenant 5 ans qui est
particulièrement attirée par les contes, les histoires en général. J'ai pu ainsi en découvrir plein et je dois dire que le tien reprend admirablement toutes les thématiques de cet univers avec la
jalousie, la filiation, les épreuves initiatiques etc... Je crois que je vais même mettre ce conte de côté pour le lire à mes enfants, bravo à toi ! Bises


Esclarmonde

kasimir, dit pinson déplumé 07/07/2012 20:53



c'est vrai : être mère permet de revivre notre propre enfance, et dans une certaine mesure, au travers de nos enfants , de la réparer.


C'est assez merveilleux.


Tu as une fille de 5 ans...


tu me fais rêver !


Bises, jeune maman.



hélène 07/07/2012 11:48


Il va m'en falloir du temps pour tout assimiler....Je l'ai déja lu...avec com...à 1 heure ce matin....Cela me plait, aussi, je vais faire l'effort...


 


 


Bises  pour le dessin en prime...

kasimir, dit pinson déplumé 07/07/2012 14:53



comme me l'a fait remarquer fort justement * 


ce conte reprend à lui seul plusieurs autres contes


on peut dire qu'il est à rallonges...


prends ton temps : pas d'interrogation en vue : c'est les vacances !


bises pour toi aussi.



Danielle 07/07/2012 11:00


Bonjour pinson, je viens de lire ce conte très attentivement, il est très beau et intéressant car il fait apparaître plusieurs sentiments successivement. Tout d'abord jusqu'où peut amener une
jalousie féroce, des actes dont on ne soupçonne pas la cruauté, la haine poussée à son paroxysme. Le besoin de destruction,  la malveillance et le ressentiment jusqu'à la folie.
Malheureusement c'est encore de circonstance (!) et il faut se méfier de ce danger, savoir se protéger, ouvrir les yeux, c'est souvent difficile quand le coeur est bon et parfois un peu naïf,
quand on croit pouvoir faire changer "les autres", mais on ne prends pas conscience à quel point celui des autres peut être tordu parfois, malsain, pervers et souvent empreint de domination à
tout prix, rempli de l'envie de faire de leur entourage leur 'chose". Il ne faut pas laisser triompher ces sentiments négatifs, ils sont destructeurs et pervers, ils repoussent les limites au fur
et à mesure. Pourquoi le roi se laisse t-il abuser ainsi alors qu'il semblait aimer son épouse ? Pourquoi certains ne voient-ils pas la haine autour d'eux, la jalousie maladive des esprits
perturbés qui sont prêts à tout car ils sont irrécupérables et deviennent comme des chiens féroces, des vampires en quelque sorte. Et ce sont ceux-là qui se cachent souvent derrière un masque de
douceur, de gentillesse. S'ils n'arrivent pas à leurs fins, alors il se déchaînent et se montrent sous leur vrai jour : amers, démoniaques, hargneux, destructeurs ... Heureusement que ces trois
enfants abandonnés à un sort bien incertain ont trouvé un foyer aimant qui en ont fait des hommes et une femme responsables, capables de se prendre en charge !


Mais Belle Etoile est un peu spéciale. Pourquoi toujours vouloir plus et se mettre en danger pour avoir une maison plus belle, il y a là la notion d'envie aussi, savoir se contenter de ce qu'on
a, ce n'est pas mal non plus il me semble ! Ce conte est une succession de sentiments différents, envie, haine, jalousie, volonté, courage, amour, pardon ... Heureusement que la fin est belle et
on aime les contes qui finissent bien ... Bon, je crois que j'ai été très longue et je ne relis pas, en espérant que j'ai été à peu près claire. J'ai vraiment beaucoup aimé ce texte mais j'y
retrouve tellement de sentiments actuels ... que je n'ai pas trop réfléchi à ma réponse ! Maintenant après avoir envoyé ce commentaire, je vais lire les autres, je n'aime pas me laisser
influencer, même involontairement ... Gros bisous pinson, passe une douce journée, j'espère de pas avoir été trop longue ... Danielle

as ! 07/07/2012 15:00



les contes ne sont intéressants que parce qu'ils nous montrent


des situations relationnelles actuelles.


Ton analyse est parfaite.


Mais tu pointes le fait que Belle Etoile est , elle ausi, atteinte par l'envie.


Tu t'en étonnes car tu la voudrais parfaite.


Mais elle ne l'est pas,  parfaite : nul ne l'est


et nous sommes tous , par moments, envieux, avides, possessifs, jajoux.  


C'est d'ailleurs au moment où nous nous en rendons compte ,


que nousle sommes, que nous pouvons cesser de l'être.


C'est presque paradoxal : c'est seulement en éprouvant que je suis jaloux que je puis, non pas renoncer à la jalousie, dans une sorte de résolution
vertueuse (ça, ça rate toujours, et c'est seulement du moralisme !) , mais ne plus l'être sans aucun effort et sans le moindre renoncement.


Pourquoi ? Mais parce que la jalousie, c'est débile, c'est infantile.


Et que, quand on se découvre jaloux soi même,


on a seulement envie de rigoler, de rigoler de soi.


La jalousie s'effondre (ou l'envie, pareil)


comme une vessie que l'on aurait piqué avec une aiguille.


Le jaloux qui ne prend pas conscience du ridicule de son attitude


ne peut s'en retirer car il n'en a mâme pas conscience :


il pense ses craintes totalement justifiée.


Mais tu insistes surtout sur la nécessité de n'être pas naïf.....


et tu as mille fois raison.


Merci Danielle.


je te l'ai dit déjà : tu n'es jamais trop longue.


Bisous de pinson.



eXtraits 03/06/2012 19:54


Très beau travail.


Je vous renvoie vers ce lien http://youtu.be/p6lLhmaDM3Q pour une version audio (France Inter 1980-1990 ?) de ce superbe conte.


 

kasimir, dit pinson déplumé 03/06/2012 20:38



Oh merci !


je ne connaissais pas ce que vous me présentez


je vais l'écouter avec le plus grans intérêt



flsn 27/03/2012 18:38


Tres belle version que la votre en tous cas, tres riche. 


Les enjeux, les mobiles apparaissent tres clairement, ce qui n'est pas toujours le cas dans les contes collectés. C'est bien pour la compréhension des enfants.


Merci de l'avoir mise en ligne.


Francois

kasimir, dit pinson déplumé 27/03/2012 22:39



Merci François.



flsn 27/03/2012 17:33


A moi en tous cas, ca ne pose aucun probleme de droits, rassurez-vous. Au contraire, je souhaitais savoir dans quelle mesure ce texte était réutilisable. Mais d'apres ce que vous me
dites, en l'état, je considere le texte comme votre propriété.


Le fond de l'histoire provient des "contes des mille et une nuits" (traduits et réécrits par Antoine Galland au début du XVIII).


 "HISTOIRE DES DEUX SŒURS JALOUSES DE LEUR CADETTE."


http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Mille_et_Une_Nuits/Histoire_des_deux_s%C5%93urs_jalouses


Comme vous le savez, cette version fut un énorme succes populaire, si bien que par une diffusion verticale depuis les classes élevées de la société francaise, jusqu'au peuple des
campagnes, le conte, réapproprié, est devenu un conte francais, dont la trace se trouve en picardie, au Québec, en Bretagne.


Ex: Henri Carnoy, Contes francais (1885) "L'arbre qui chante, l'oiseau qui parle, et l'eau d'or"


Bonne continuation a vous en tant que conteur: c'est un beau métier!


Francois

kasimir, dit pinson déplumé 27/03/2012 18:25



Oh non !


pas ma propriété justement !


C'est comme le parfum des fleurs, que le vent emporte.


Ces grands contes sont fort anciens en effet, ils sont nés il y a 4000 ans, bien avant peut-être.


Les gens avaient alors une mémoire bien plus grande et les contes se transmettaient de conteurs en écoutants qui devenaient conteurs à leur tour.


Il n'y avait pas alors de droit de propriété, lequel n'est venu , je suppose, qu'après Gutemberg.


Je ne suis pas conteur professionnel, et même plus conteur du tout, mais un très vieux bonhomme.


et suis tout heureux d'écire un conte et qu'il soit lu.


Merci François de votre réponse rapide.


Vous m'avez rassuré.



flsn 26/03/2012 16:48


Bonjour,


D'oú provient ce conte, s'il vous plait? S'agit-il du recueil d'Anselme Chiasson?


F.

kasimir, dit pinson déplumé 27/03/2012 17:16



Hélas je suis bien incapable de répondre à votre question !


j'ai fait partie d'un groupe de conteurs (amateurs) durant les années 80


à cette occasion, j'ai accumulé un grand nombre de textes, plus ou moins modifiés


mais sans me^préoccuper des diverses sources que j'utilisais


résultat , j'ignore ces sources


qui sont probablement croisées, d'autant que lors de mes réécritures, j'ai souvent modifié , volontairement et involontairement, bien des formulations,
selon ma propre inspiration.


j'espère que cela ne pose pas de problèmes à telle ou telle personne


si cela était le cas, je supprimerais cet article de mon blog.


merci de me le dire.



gagalovaà 28/03/2011 20:43



j adore c est al plus belle histoir jusqu'a ajd



kasimir, dit pinson déplumé 29/03/2011 21:51



merci, je suis ravi !



Andrée 16/09/2010 23:31



Ce conte m'a captivée, et sa longueur est nécessaire . Il est le reflet de la vie et de l'humanité avec ses qualités , ses défauts, ses pièges, ses incertitudes . Chaque attitude pourrait être un
sujet de discussion , il y a tellement de pourquoi qui demandent une explication. Le dénouement est joli , l'amour triomphe et si les contes disaient la vérité ? Dans mon jardin , j'ai un arbre
qui chante , les jours de mistral ! et près de chez moi une eau qui danse en bouillonnant dans le torrent!! mais je ne comprends pas le langage des oiseaux!!


Je te souhaite de belles vacances


Je te fais de gros bisous


Andrée



kasimir, dit pinson déplumé 19/09/2010 14:24



Pas de problème !


Je vais te faire, rien que pour toi,


un lexique homme - oiseau, ou dame - oiseau


tu vas voir, c'est facile !


ensuite, le langage des pinsons n'aura plus de secret pour toi.


Par exemple, je te dis cuicui, et ça veut dire bisou !



Aurélie 10/09/2010 23:11



Heureusement que l'histoire se termine bien. Mais c'est quand même triste que le roi et reine n'aient pas vu leurs enfants grandir. "Vilaines et méchantes femmes aigris", contente qu'elles soient
finalement condamnées.


Bisous.



kasimir, dit pinson déplumé 17/09/2010 22:43



tu disais : la mythologie, c'est un peu comme les feux de l'amour


(ou une série télévisée... mais je ne regarde jamais la télé)


mais les contes, c'est un peu ça aussi


bisous


dors bien.



cagou 08/09/2010 14:29



kasi ,


tu as touché un point sensible!


pourtant je ne suis pas la seule a le penser!!!


comment tu dit; le vrai bonheur, c'est de rendre quelqu'un heureux...


la ta tout dit!


bisous le martien!


cagou



kasimir, dit pinson déplumé 17/09/2010 17:39



tout est dit


mais tout reste à faire


dans la pratique, c'est difficile


un long chemin de recherche est devant nous.



harmonie37 07/09/2010 22:25



en l'occurence cela va au delà du désir de perfection, il s'agit de convoitise !!!!


Le désir de perfection elle seule peut en gérer ses envies, sans risquer la vie d'autrui. Là elle veut posséder au prix de l'autre !!!!


On est dans un contexre différent de la persévérence.


 



kasimir, dit pinson déplumé 17/09/2010 16:30



je te l'accorde : le tableau est assez complexe


peut-être ne faut-il pas tirer trop de conclusions de cette histoire, mais plutôt se laisser aller à la succession des tableaux, un peu comme on
se laisse aller à une symphonie.



R.C.D. 07/09/2010 20:36



c'est un conte surprenant - on y découvre, l'amour, la haine, la jalousie, le mensonge, le courage, la persévérance et le pardon... Finalement tout ce qui fait notre vie avec plus ou moins de mal
pour parvenir à corriger certaines de nos faiblesses ou au contraire en se fixant de petit but à atteindre : de petits combats gagnés qui mis bout à bout deviennent une véritable conquête...


Il faut passer parfois par tous ses sentiments pour grandir, où alors peut être que l'âge aidant on finit par devenir plus tolérant... La vie nous donne d'énormes leçons et nous oblige à chaque
fois à repenser cette phrase, ce n'est pas un caillou qui arrête une rivière et nous sommes cette rivière... Parfois nous devenons asséchée par les évènements tragiques qui surviennent dans notre
vie mais il suffit d'une goutte de pluie, puis une autre (des amis, de la famille, une ouverture d'esprit plus grande) pour que la goutte redevienne une rivière et nous redonne des forces...
C'est la morale que je tire de ce conte...


Dans la vie, il faut faire des erreurs, trébucher, parfois toucher le fond pour pouvoir remonter à la surface, plus fort, plus déterminé, c'est une étape obligée...


Rien n'est finalement du au hasard, il y a toujours une raison à ce qui nous arrive mais nous voulons trop controler notre vie et nous oublions que nous ne sommes que de passage... Alors,
simplement avançons sur le chemin et voyons où il nous mène, prenons le risque de trébucher mais pas celui de ne pas se relever... L'espoir doit toujours être blotti quelque part dans notre coeur
et il suffit d'un mot, d'un geste, pour que nous retrouvons le courage de nous battre...


D'ailleurs ne garde-ton pas souvent en vieillissant des souvenirs heureux plus que malheureux de notre vie... Les souvenirs jaillissent comme cette eau dans le conte et c'est comme un bain de
jouvence qui nous innonde soudain...


J'essaie de positiver car finalement je crois que c'est là la clef du bonheur...


Regarder autours de soi, rester à l'écoute des autres, aimer pour aimer sans rien attendre en retour et si retour il y a alors c'est encore plus merveilleux...


Pourquoi aime-t-on toujours les contes qui finissent bien car finalement cela veut dire que nous restons avec un coeur ouvert sur le monde qui nous entoure...


Bisous


j'espère ne pas avoir été trop longue mais j'ai bp aimé ce conte


à bientôt


lors de ton retour sur MARS... (à propos, j'adore le chocolat et surtout les mars - pas bon pour la ligne mais tellement bon pour le moral...)        



kasimir, dit pinson déplumé 17/09/2010 15:42



Tu n'as pas été trop longue Régine !


Comme toi j'aime les Cadbury " (?)


et plus ils sont longs, mieux ça vaut.


Je vais tirer de ton commentaire un adage :


"Ce n'est pas un caillou qui arrête une rivière ! "


et l'auteur de cet adage... c'est toi !



Viviane 06/09/2010 21:22



J'ai été contente de relire ce conte! il ne m'a pas paru long, il est tellement près de la vie, près de la vérité, il les caresse du bout de son aile d'oiseau bleu!
Passe une très bonne nuit
Bisous
Viviane



kasimir, dit pinson déplumé 07/09/2010 10:20



Merci Viviane


à ma façon, je tente une expédition


je vais peut-être en ramener un peu d'eau magique


si oui, je t'en envoie un petit flacon


bisous



gazou 05/09/2010 10:50



Tous ces personnages vivent en chacun de nous


La méchanceté et la jalousie ont été anéanties au prix d'un dur combat..alors ne nous décourageons pas, nous pouvons y arriver!



kasimir, dit pinson déplumé 05/09/2010 17:39



Cette interprétation que tu fais là est la plus profonde qui soit.


On peut, en lisant un conte, dire : ah oui, il y a des bons et il y a des méchants.


Bien sûr on se ressent toujours comme faisant partie des bons.


Ce n'est pas forcément faux à cent pour cent.


Mais cela débouche  (risque de déboucher) sur une vision paranoïaque du monde (moi je suis bon, le monde est méchant).


Une vision psychologiquement plus profonde et plus véridique est de reconnaître que ce mal, que l'on voit se développer dans le récit, c'est un
courant qui vit en moi : jalousie , haine. Et il nous a fallu affronter ces ennemis de l'amour d'abord en nous, et ce fut un dur
combat.


Une telle attitude a un énorme avantage : nous ne pouvons pas faire changer les autres ( ils ont peut-être besoin de changer, mais eux seuls le
peuvent) 


la seule personne que nous puissions faire évoluer, c'est nous mêmes.


et cela suppose que nous découvrions ce qui, en nous, ne va pas.


C'est donc une clé de l'interprétation des contes (et aussi des rêves) :


considérer que chaque personnage qui apparait représente une partie de moi.


Ce n'est pas toujours évident et facile de suivre cette piste,mais c'est la plus féconde.



ozymandias 05/09/2010 10:24



je n'ai pas trouvé ce conte long car il m'a captivée


hélas il n'illustre que trop bien ce que qui passe autour de nous : la jalousie, l'envie, la méchanceté, la perversité et j’en
passe…..


morale de l’histoire : (façon Joëlle)


 


-         
les méchants sont toujours punis


-         
les bons triomphent toujours


-         
les amis sont nécessaires car seul on  n’arrive pas toujours au bout
de nos peines


 


-         
 il y a aussi le doute qui ressort : pourquoi ce roi si amoureux
doute-t-il ainsi de sa femme 


 


(Notez que La Rochefoucauld a dit : « Quand on  aime, on doute souvent de ceux en qui l'on croit le plus » ou un truc
similaire )


 


joli conte très riche duquel on peut tirer encore des
conclusions


 


mais  je dois allez faire le repas…..
pour revenir aux contingences matérielles hélas !! je serais bien rester là à disserter mais j’ai aussi une famille …


 


bisou du matin Ami Kasimir


je reviendrai pour le 2e conte aussi


 


 


 


 



kasimir, dit pinson déplumé 05/09/2010 17:06



Bonjour Joëlle


il y a beaucoup de facettes à ce conte


On entrevoit une faille dans la relation d'amour de ce couple, c'est certain, car sinon le roi ne se laisserait pas ainsi abuser, et il aurait été le premier protecteur de sa femme, la mettant à l'abri des haines et des jalousies.


Avait-il l'esprit ailleurs (des guerres ,) ou le coeur ?


Mais la conte, par nature, n'explore pas toutes les pistes.


Hélas non, les bons ne triomphent pas toujours dans la vie réelle, en tout cas, pour qu'ils prennent le dessus contre l'adversité, il est sûr
qu'ils ont besoin d'amis, qui jamais ne les laisseront tomber.


La force de l'amitié, c'est d'unir les coeurs.


L'intelligence est du côté de l'amour, pas de la jalousie, de l'envie.


La jalouse est idiote, et signe d'une extrême faiblesse.


La vérité est au service de l'amour. C'est notre seule planche de salut.



TELOS 05/09/2010 07:04



ce conte est fort long comme le chemin......l'important est d'avancer..



kasimir, dit pinson déplumé 05/09/2010 09:51



Je te l'accorde !


mais en effet nos vies ne sont pas toujours simples


elles comportent souvent des étapes douloureuses


des échecs, des doutes......


avant la joie


je te souhaite la joie, TELOS



Ton poème est magnifique... il nous dit la douloureuse expérience de la vie...Jackie 04/09/2010 22:11



Ce conte se termine bien, mais c'est un conte. Cette jalousie, et la haine qu'elle engendre me font froid dans le dos. Elle est tellement présente dans la vie, et malheureusement si  souvent
triomphante ....


Bonne nuit Pinson


Jackie



kasimir, dit pinson déplumé 04/09/2010 22:42



Oui Jackie, trop souvent triomphante !


Unissons nos intelligences, unissons nos coeurs, pour la combattre.


Triomphons de nos peurs.


Entraidons -nous dans l'amour.


C'est la seule façon de renverser les situations.


Et d'accéder  à la joie: ce conte est là un modèle d'espérance :


cela est possible aussi dans nos vies : rien n'est fermé Jackie :


l'amour n'a pas déserté notre monde !



mima 04/09/2010 22:03



Ce soir je lis ce conte juste pour le plaisir, sans chercher quoique ce soit d'autre...comme on lit une belle histoire juste avant de s'endormir !


Bonne nuit Kasimir,


Bisous


 



kasimir, dit pinson déplumé 04/09/2010 22:57



alors bon dodo Mima



canelle56 04/09/2010 18:06



Un conte qui se deguste .... merci à toi Kasimir


bises



kasimir, dit pinson déplumé 04/09/2010 22:11



merci Canelle,


je te bise aussi



annielamarmotte 04/09/2010 16:42



je reviens lire dès que tu m'as dit pour la planète mars



kasimir, dit pinson déplumé 04/09/2010 21:54



 


Tu veux venir avec moi ?



Pascale 04/09/2010 16:32



 


Je ne l'ai pas trouvé long, car il m'a captivée. La leçon de ce conte (comme de tous peut-être) n'est-elle pas "efforce-toi d'être vertueux, agis en ton âme et conscience et prends tout
ce qui t'arrive avec bon coeur" ?
Gros bisous Kasimir,
et bravo pour tes deux dessins. J'aime particulièrement le premier.




kasimir, dit pinson déplumé 04/09/2010 21:47



Ce conte est assez optimiste, puisqu'à la longue la sincérité du coeur est récompensée. OUf !


Mais il met en scène aussi la jalousie haineuse, dont il faut avoir conscience (de sa possibilité) pour pouvoir se mette à l'abri.


Il y a  aussi une belle leçon d'entraide, je trouve.



harmonie37 04/09/2010 16:18



Un conte bien merveilleux effectivement.


 


Un questionement malgré tout, comment petite étoile peut elle laisser partir son deuxième frère à la recherche de biens futile pensant le premier mort ?


Quelle nécissité, il y avait à avoir la maison la plus parfaite au risque de perdre ces deux frères ?


 


Bon c'est un conte tout est bien qui finit bien.


 


Dis moi Pinson, un voyage sur Mars, tu nous ramèneras des photos ???


Gros bisous Kasimir



kasimir, dit pinson déplumé 04/09/2010 21:40



J'espère que oui, si on m'autorise : mais les flashs sont interdits.  


Pour Petite Etoile, c'est assez particulier en effet.


Par ruse, on a fait naître en elle un désir de perfection.


Désir qui conduit dans un chemin dangereux.


On pourrait se dire que ça ne vaut pas le coup de risquer sa vie pour ça,


celle de ses frêres, puis la sienne.


Mais en fait, cette recherche va être un moteur formidable de progrès.


Persévérance dans la recherche, nécessité de se débarrasser de toutes ses peurs.


Si on a peur, c'est foutu !


Et solidarité, entraide. Même les échces des frères aident la soeur à progresser.


On ne se sauve pas seul de la misère psychologique : c'est une marche à plusieurs.