Un très beau conte de Michelle Nikly : La Lumière Du Mont Fouji.

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 Avant  de transcrire ce conte, je dois d'abord rendre hommage à Michelle Nikly.

C'est elle qui a écrit ce conte, et contrairement à mes habitudes, je ne vais introduire que très peu de modifications dans son texte car je le trouve parfait.

 

C'est elle également qu'il l'a illustré de nombreux tableaux, tous admirables : j'en ai grossièrement reproduit quatre.

 

Son livre a été édité en 1990  aux éditions Albin Michel jeunesse.

 

J'espère ne la léser en rien.

 

...

 

Si vous me lisez, amie, dites moi si vous êtes fâchée, et je retirerai cet article.

 

Je vous remercie de m'avoir si gentiment dédicacé mon exemplaire

mais c'était il y a presque 20 ans.

Vous m'avez même dessiné un petit Mont Fouji sur la seconde page !

 

Quand j'aurai suivi le chemin de Lulu,

ce livre dédicacé, si précieux,

sera je l'espère reçu en des mains pleines de respect.

 

 

 

                                                                             mont-2-fugi.jpg

 

 

  

Voici ce conte-bijou : 

 

 

La Lumière Du Mont Fouji.

 

 

Il était une fois, dans l'ancien Japon,

un vieux peintre du nom de Taïto.

 

Il avait consacré sa vie à son art,

et sa renommée s'était étendue bien au-delà de la ville d'Edo

où il avait installé son atelier de nombreuses années auparavant.

 

 

***

 

Ce soir là,

pour la première fois de sa vie,

Taïto n'avait pas pris le peine de nettoyer ses pinceaux

après avoir fini de travailler.

 

Le sol de son atelier était jonché de feuilles de papier déchirées.

Cela faisait plusieurs semaines maintenant

qu'il n'arrivait plus à dessiner ou à peindre.

Il détruisait ses esquisses les unes après les autres.

 

***

 

Soji, son jeune élève,

avait assisté aux difficultés de son maître sans oser rien dire.

Mais le découragement de Taïto semblait si grand ce soir là

qu'il ne put garder le silence plus longtemps.

 

"Que se passe-t-il, Maître, dites-moi,

y a-t-il quelque-chose que je puisse faire pour vous aider ?, "

 

***

 

Taïto répondit :

 

"Il n'y a rien à faire, Soji,

je dois me rendre à l'évidence,mon temps est passé.

Dans toute la ville d'Edo,

on ne parle plus maintenant que de Shiroge, ce jeune peintre prodige.

La moindre de ses oeuvres est célébrée et admirée

comme si elle avait été tracée par une main divine.

Ses estampes, qui ont tant de succès,

ont  un dessin vulgaire et des couleurs accrocheuses.

Mais moi je ne suivrai pas un tel chemin, mon art s'y refuse.

Je préfère renoncer à la peinture."

 

"Maître, ce n'est pas possible ! s'exclama Soji.

C'est vous qui avez raison,

les gens finiront bien par s'en rendre compte."

 

Taïto reprit :

"Il est trop tard maintenant,

je suis au seuil de la vieillesse,

j'ai passé mon existence retiré du monde,

avec ma pensée toujours tournée vers le dessin.

Tout cela n'aura servi à rien,

ma vie aura été inutile.

J'ai décidé de partir, de quitter la peinture à jamais.

Je vais voyager,

et mon seul souci sera désormais la quête de ma nourriture au jour le jour,

mon seul horizon le chemin à parcourir."

 

"Et moi, Maître, que vais-je devenir ?"

demanda Soji.

 

"Nettoie mes pinceaux, et emporte les, je te les donne.

Va trouver Shiroge, il te prendra avec lui.

C'est ta seule chance d'être un jour célèbre,

si tu veux toujours devenir un artiste."

 

"Jamais je n'aurai d'autre maître que vous !"

protesta Soji,

"Je vous suivrai où que vous alliez."

 

"Alors tiens-toi prêt à partir demain matin à l'aube.

Mais souviens-toi que c'est toi qui l'auras voulu.

Et qu'il ne soit plus jamais  question de peinture devant moi !"

 

***

 

Pendant la nuit, profitant du sommeil de Taïto,

Soji glissa dans son sac des feuilles de papier

ainsi que les pinceaux et les couleurs de son Maître.

 

Au petit matin, le peintre et son élève se mirent en route.

Taïto n'eut pas un regard pour l'atelier qu'il quittait.

Il était déjà en marche, 

et Soji sentit que sa pensée était très loin de là.

Ils marchèrent silencieusement tout le jour.

 

 

conte-fougi-1.jpg

 

 

Soji brûlait d'envie d'échanger ses impressions avec son maître, 

mais pas une fois il n'osa rompre le silence.

 

***

 

A la tombée du jour,

ils arrivèrent près d'un village au bord de la mer, 

à l'heure où les hommes rentraient de la pêche. 

En les voyant ramener leurs filets chargés de poisson,

Taïto se tourna vers Soji et lui dit :

"Vois-tu, Soji, ces hommes savent pourquoi ils travaillent :

les poissons qu'ils rapportent servent à nourrir leurs familles.

Leur vie a un sens, elle n'est pas vide comme la mienne.

A quoi peut bien être utile un peintre,

si l'on a pas de quoi manger ?"

 

Soji sentait que son maître avait tort,

mais les mots ne lui vinrent pas pour le lui prouver.

 

***

 

Taïto et Soji poursuivirent leur chemin,

ne s'arrêtant que pour manger frugalement,

ou pour se reposer quand ils étaient fatigués.

 

La ville d'Edo, bruyante et encombrée,

n'était plus maintenant qu'un souvenir.

Ils traversaient des collines sauvages, des forêts profondes.

En arrivant dans une clairière, ils rencontrèrent des bûcherons au travail.

Ils abattaient des arbres qui seraient livrés plus tard aux charpentiers.

 

Taïto se tourna à nouveau vers Soli :

" Regarde bien, Soji,

voilà des gens qui savent pourquoi ils travaillent :

ils coupent le bois qui servira à bâtir des maisons, à chauffer des foyers.

Leur travail est utile, leur vie a un sens,

elle n'est pas vide comme la mienne.

A quoi peut bien servir un peintre,

si l'on a pas de quoi s'abriter du froid ? "

 

Soji, encore une fois, resta muet.

 

*** 

 

Et ils repartirent.

Taïto semblait marcher sans autre but

que de parcourir toujours plus de chemin.

Souvent ils croisaient des colporteurs, chargés d'étoffes.

Soji fit remarquer à son maître comme ils semblaient peiner,

avec leurs lourdes charges, en gravissant les collines,

ce à quoi Taïto répondit : 

"Leur métier est dur, mais les colporteurs savent qu'ils sont utiles. 

Ils transportent les brocarts et des toiles 

dont on a besoin dans les villes et les campagnes.

La vie des colporteurs a un sens,

elle n'est pas vide comme la mienne.

A quoi peut bien servir un peintre, quand on n'a pas de quoi se vêtir ? "

 

***

 

Ils continuèrent à marcher ainsi  pendant de longs jours.

Taïto semblait ne pas connaître la fatigue.

Si la fuite est son seul but, pensait Soji,

comment pourrait-i jamais l'atteindre ?

Ils rencontrèrent des charpentiers, des lavandières,

des marchands, des paysans,

et toujours Taïto faisait la même réflexion :

  "Tous ces gens sont utiles aux hommes,

et moi ma vie n'a pas de sens." 

 

***

 

Depuis le début de leur longue marche,

pas une seule fois Taïto n'avait eu un regard pour le paysage.

 

Il fixait l'horizon, indifférent à tout ce qui était autour de lui.

 

A l'aube de ce trente sixième jour cependant,

une lumière délicate, nacrée de brumes, baignait la campagne.

 

Soudain,

en face d'eux,

dressé en splendeur au-dessus des nuages,

apparut le Mont Fouji.

Soji ne put s'empêcher de s'écrier :

 

"Regardez, Maître, comme c'est beau !"

 

Mais Taïto baissa les yeux, en disant :

"Le spectacle de la beauté m'est insupportable.

Elle m'a causé trop de souffrance."

 

C'est alors  qu'ils s'aperçurent qu'ils n'étaient pas seuls.

 

 

 

conte-fougi-2.jpg

 

 

Au pied d'un grand pin,

à quelques pas au-dessous d'eux,

une femme était assise.

Elle contemplait le spectacle théâtral

qu'offrait le Mont Fouji sorti des brumes.

 

Il n'y avait pas de panier auprès d'elle,

pas d'outils, pas d'enfants.

  Elle regardait le paysage,

simplement, sereinement.

 

Taïto s'approcha d'elle et dit :

 

"Comment peux-tu rester là, à ne rien faire ?

N'as-tu pas un mari, des enfants, un travail  qui t'attendent ?

 

 

 

 conte-fougi-3.jpg

 

Elle se retourna  vers lui en disant :

 

" Je ne fais rien en apparence,

et cependant c'est mon métier que j'exerce en cet instant.

Je viens aux sources de la beauté

pour nourrir les poèmes que j'écris."

 

"Des poèmes !"

s'écria Taïto,

"Quelle folie te pousse à écrire des poèmes,

alors qu'il y a tant de choses plus utiles à faire !" 

 

" Et qui es-tu donc 

pour décider ainsi de ce qui est utile ? "

demanda la jeune femme.

 

"Je suis, ou plutôt j'étais le peintre Taïto."

 

"Alors, Taïto, tu es passé à côté de l'essentiel :

les artistes, qu'ils soient peintres ou poètes,

ont le privilège de faire passer leurs émotions

à travers leurs créations. 

L'émotion que j'éprouve ce matin,

et qui donnera peut-être naissance à un poème,

deviendra l'émotion de celui qui le lira.

 

Mon poème aura son utilité, et ma vie son sens.  

Comme aura un sens celle du peintre qui saura traduire son émotion

devant la beauté de ce matin splendide.

Car sa peinture durera plus que lui.

Elle appartiendra à tous, franchissant le temps,

au-delà des frontières, au-delà des modes.

La vue d'une peinture, tout comme la lecture d'un poème

peuvent transformer les hommes.

C'est à cela qu'il faut songer

quand le chemin de la création apparaît trop difficile.

C'est tout le reste qui et inutile. "

 

 

Soji  écouta...

médusé....

les paroles de la jeune femme.

 

C'était les mots mêmes qu'il aurait voulu trouver,

tout au long de leur voyage,

pour rendre courage à son maître.

Il se tourna vers Taïto, mais ce dernier se taisait.

 

Il regarda à nouveau la jeune femme,

et il vit qu'elle s'en allait.

 

Ils la suivirent du regard, tandis qu'elle s'éloignait, légère,

en direction du Mont Fougi.

Si légère,

si légère....

qu'on aurait cru qu'elle prenait son envol.

 

Puis bientôt ils ne la distinguèrent plus,

mais à l'endroit même où elle venait de disparaître,

ils aperçurent une grue cendrée qui déployait ses ailes

pour se diriger vers la cime enneigée.

 

 

 

conte-fougi-4.jpg

 

 

 

Soji chercha autour de lui une trace,

quelque chose qui lui prouverait qu'ils n'avaient pas rêvé,

qu'il y avait bien une jeune femme avec eux,

quelques instants auparavant.

 

Il n'y avait rien,

sauf peut-être cette longue plume bleue

qu'il apercevait au pied du grand pin.

Il alla la ramasser.

 

Quand il revint

il comprit que son maître

avait cessé de résister à l'impérieuse beauté du paysage.

Il vit qu'il regardait intensément le Mont Fougi.

Il semblait se laisser inonder par l'émotion.

Son regard était à nouveau attentif, incisif.

 

Alors Soji se mit à fouiller dans son sac,

à la recherche des pinceaux et des couleurs.

Il savait que son maître allait en avoir besoin,

ayant enfin retrouvé l'envie,

la merveilleuse envie de peindre.

 

 

***

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans conte

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ozymandias 20/08/2010 08:25



oh si Kasimir, personnellement je me rends compte de la chance que j'ai eue de pouvoir étudier et je remercie mes parents ..et en plus j'adorais çà... mais il est vrai que maintenant les jeunes
et les autres ne se rendent pas compte de la chance qui leur est offerte..  nous en avons la preuve tous les jours  (fautes d'orthographe, ou alors Freud ?? j'entends ce nom mais je ne
sais pas qui c'est !!!! - sauf Einstein à la faveur du public à cause de sa langue....)


j'étranglerais tout ce monde ... sur ces paroles gentilles car en fait je n'étrangle personne je te fais un bisou


joelle


 



kasimir, dit pinson déplumé 20/08/2010 10:42



C'est aussi ce sentiment de gratitude que j'éprouve maintenant


à l'égard de  mes parents, qui n'avaient pas bénéficé eux mêmes de cette chance,


à l'égard de la nation, qui en fait m'a "payé" ces études : c'est un cadeau que j'ai reçu.


Bisou chère Joelle.


Que la divine chouette d'Athéna te protège partout où tu vas.



ozymandias 20/08/2010 08:19



bisou du matin et bonne journée Kasimir


joelle



kasimir, dit pinson déplumé 20/08/2010 10:31



Merci Joelle


que ta journée soit lumineuse pour ton coeur  



ozymandias 19/08/2010 21:15



suite ...


donc merci de ton com chez moi qui m'a fait revivre agréablement mes années sur les bancs de la fac de philo ...


joelle



kasimir, dit pinson déplumé 20/08/2010 07:48



Mais c'est toi qui nous a ramenés sur ces bancs !


Et il est vrai que le temps des études fut un temps béni :


comme j'aimerais le revivre !


Quelle chance ont ceux qui peuvent étudier,


mais je ne suis pas sûr qu'ils s'en rendent compte.



ozymandias 19/08/2010 21:14



bisou du soir mon ami Kasimir


joelle



kasimir, dit pinson déplumé 20/08/2010 07:44



Bisou OZY


mais il ira avec un bonjour, car hier soir j'ai eu trop sommeil pour achever de lire les comm.


Bonne journée, amie.



cagou 19/08/2010 20:25



"Un pinson sur un mur qui picote du pain dur,


Picoti, Picota....


Lève la queue et puis s'en va..."



kasimir, dit pinson déplumé 20/08/2010 07:02



sont-ce les effets du festival  dans ta ville


qui te rendent aussi lyrique ?


Après va falloir redescendre sur terre !



Rosaria 19/08/2010 18:05



Petit clin d'oeil à toi Kasimir


Petit pinson


Un matin un petit pinson, chantait une chanson


Tchip, tchip, tchip, chett, chett, chett


Piaillait-il à tue-tête.


Perché sur un buisson, il était beau ce petit pinson !


Son bec gris-bleu annonçait un jour joyeux


Il regardait dans la direction de ma petite maison


D'un battement d'ailes, fit intrusion


Picora quelques graines et s'abreuva d'un peu d'eau


Et j'entendis de nouveau


Tchip, tchip, tchip, chett, chett, chett


Une véritable fête !


Il fit escale durant quelques jours


Prêt à repartir pour un voyage au long cours


Une dernière fois rien que pour moi il chanta


Tchip, tchip, tchip, chett, chett, chett


Quel magnifique oiseau que ce pinson là !


Bises


Rosaria


 


 



kasimir, dit pinson déplumé 20/08/2010 07:37



Et oui, un pinson, c'est un bien bel oiseau


vraiment  plus joli qu'un corbeau


tu as eu de la chance de rencontrer celui dont tu parles.


C'est bien possible qu'il venait d'Arles


Pour moi, hélas, tout déplumé,  c'est pas la gloire.


Mais c'est la vie, et pour me remonter le moral, qui est bien bas, tu peux le croire


je vais aller me faire du café noir,


et doucement... je vais le boire.


Pour moi ne te fais pas d'aria


Bonne journée,   Rosaria.



mima 19/08/2010 17:44



Oui Cagou, c'est vrai qu'on attend de voir la sorcière  !!! Peut-être que notre ami kasimir pourra la caser dans un
conte ?


T'en pense quoi kasimir ? tu ne peux pas refuser cela à Cagou, cela va lui ternir les quatre jours de fête à Aurillac...


Bisous à vous deux 



kasimir, dit pinson déplumé 20/08/2010 07:22



Bon, d'accord !


Mais moi j'y connais rien aux sorcières....


A part vous deux, j'en connais pas !



Viviane 19/08/2010 17:25



Bonsoir Kasimir, je viens prendre de tes nouvelles. Vas-tu bien?


J'essaie d'aller le mieux possible.


Je te souhaite une bonne soirée


Un gros bisou.


Viviane



kasimir, dit pinson déplumé 20/08/2010 07:10



Merci Viviane.


Ton bisou me touche beaucoup.


Pardonne moi de ne pas t'écrire, mais je pense bien à toi, et j'espère que tu vas reprendre des forces et que tout va rentrer dans
l'ordre.


Pour moi, oui, ça va. Mais hier soir, j'avais tellement sommeil que je n'ai pas pu terminer la lecture des commentaires.


Je vais mettre un article pour expliquer ce qui m'arrive.


Je t'embrasse bien fort.



cagou 19/08/2010 16:09



bonjour joli pinson!


avec Mima on attend toujours la sorcière en peinture.....


en + tu l'avais sous les yeux!!!


on peu te faire qu'un gros bisou pour ça! en attendant la suite...


n'est ce pas Mima!!!!



kasimir, dit pinson déplumé 20/08/2010 06:56



Poursuivi par Mima et Cagou : mon cas est grave !


Je vais être obligé de te la dessiner cette sorcière !



ozymandias 18/08/2010 22:10



coucou Kasimir


j'espère que tu vas biene t que tu nous concoctes un autre conte


j'ai du mal avec celui là ... (je sais qu'il n'est pas de toi, pas de souci)


bisou du soir


joelle



kasimir, dit pinson déplumé 19/08/2010 11:21



coucou Ozy !


oui je vais bien !


je vais faire un petit article pour expliquer ce qui se passe.


Je ne comptais pa mettre un conte, mais je vais avoir du mal à résister à ta demande.


Bisou Joelle.


 



H2O 17/08/2010 22:25



Ok pour la balade mais je ne fais que de la peinture à l'huile et c'est pas trés pratique à transporter. J'aimerai bien me mettre à l'aquarelle mais c'est ce qu'il y a de plus difficile et puis
je ne sais pas dessiner... J'espère quand même une belle balade et je te regarderais peindre. Les couleurs de l'automne sont souvent belles...


Bisous Pinson



kasimir, dit pinson déplumé 19/08/2010 11:29



Mais si amie !


Nous mettrons dans le coffre de la voiture tout le nécessaire.


Mes premières peintures , c'était en Auvergne, je les ai faites à l'huile, et dans la nature : le pic de Nonette, un
chevalement...


Il faudra seulement avoir la chance d'une belle journée.


C'est toi qui choisiras le lieu.


bisous



rejane 17/08/2010 13:56



bonjour kasimir, quel merveilleux conte, emprun de nostalgie, mais aussi d'espoir, de tendresse et d'amitié, 


à moi aussi quelqu'un manque...


il est parti comme ça, un jour, ailleur, je ne sais pourquoi, sans rien dire...sans y être obligé,


lulu n'a pas décidé de partir, comme je te comprends...


bises amicales de rejane


 



kasimir, dit pinson déplumé 19/08/2010 00:53



Que d'émotions réveillées par ce conte , en effet !


Bises pour toi Réjane.



Ptitsa* 17/08/2010 11:31



J'oubliais... merci pour ces belles choses que tu m'as écrite sur mes choix de vie et sur le fait d'"élever" un enfant, au sens noble du terme. Ca m'a beaucoup émue. J'ai essayé d'écrire le conte
du peintre qui peignait avec ses larmes, mais en ce moment je n'y arrive pas, il y a trop de bruit en moi pour saisir la musique des mots. J'essaierai encore... bisous petit pinson.



kasimir, dit pinson déplumé 19/08/2010 00:36



Il est vrai que, pour composer un poème, il faut un climat psychique très particulier,


et si ça vient pas mieux vaut remettre à plus tard.


Bonne nuit Colibri.



Ptitsa* 17/08/2010 11:25



Je suis d'accord avec toi pour le tissu... J'ai retrouvé une toute petite graine là-dessus dans mon jardin, regarde : http://graines-d-esperance.over-blog.com/article-34704811.html


C'est bien que tu m'obliges à faire des fouilles dan mon jardin, j'y retrouve des merveilles enterrées ou endormies !


Puisse ta journée se passer enveloppé dans ce très doux tissu de chaleur humaine, qui n'enlève pas les peines, mais les adoucit. Et merci d'être une maille de mon tissu, si indulgente envers mes
montagnes...



kasimir, dit pinson déplumé 19/08/2010 00:32



Il y a en effet des graines précieuses dans ton jardin


et c'est très impressionnant de penser à tous ces entrecroisements qui nous rendent solidaires les uns des autres.


Je trouve même ça très rassurant.


Bonne nuit, oiseau bleu.



domi 17/08/2010 10:55



un très beau blog


je reveindrai vous lire


amitiés


domi



kasimir, dit pinson déplumé 18/08/2010 23:52



Merci Domi : je me sens tout fier !


attention : il y a un chat qui s'est installé sur votre piano......



L@urence 16/08/2010 22:03



d'accord kasi !


et puisque tu me dis que rien n'est grave, alors je ne m'inquiete pas


gros bisous



kasimir, dit pinson déplumé 18/08/2010 23:33



Bravo : c'est le plus important !


Gros bisous pour toi aussi



mima 16/08/2010 20:06



Une souris et deux chats , difficile à
gérer, kasimir !


Ce que je retiens surtout de ce conte...les deux dernières lignes.


J'ai lu les articles de Gazou que tu mentionnes, kasimir, et je n'y ai pas laissé de commentaires. Je n'aime pas trop les jugements à l'emporte-pièce, mais ce conte me donne un peu l'occasion de
dire que ce jeune homme aurait peut-être changé de point de vue, si quelque chose, ou quelqu'un, avait su insuffler en lui "l'envie, la merveilleuse envie de vivre".


Bises kasimir



kasimir, dit pinson déplumé 18/08/2010 23:22



C'est certain, Mima !


Je suppose  que le seul intérêt de cette remarque était de lui donner une occasion de prendre conscience que son comportement était d'une
certaine façon une fuite.


Mais l'essentiel est qu'il reçoive de l'amour, lequel peut seul donner l'envie de vivre !



gazou 16/08/2010 17:32



Je relis ce joli conte et les mots que tu ajoutes pour nous faire partager commen t il résonne en toi


heureusement que son serviteur l'a sui vi en emportant ses piceaux


Heureusement qu'il a su entendre cette jeune femme et retrouver le sens de sa vie..Je souhaite qu'il en soit de même pour chacun!



kasimir, dit pinson déplumé 16/08/2010 18:42



Solidarité entre les êtres !


Paroles entendues en passant, qui peuvent devenir enseignements profonds.


Je songe à beaucoup de tes articles où tu nous rapportes des paroles de ce genre.


La remarque faite au fumeur, par une femme également, était de cette nature.



Lina Carmen 16/08/2010 17:17



Bonsoir Kasimir ! J'aime beaucoup ce conte, il est très encourageant. Combien de fois je me suis dis que j'étais inutile car en réalité, la seule chose de bien que je sais faire, c'est écrire.
Merci beaucoup !


Bisous


Lina



kasimir, dit pinson déplumé 18/08/2010 23:17



Tu sais écrire et tellement bien conter !


Tu fais même parler les chats !!!!!


Bisous sans paroles pour toi, Lina.



Pascale 16/08/2010 15:49





A la Fnac ils m'ont dit qu'il n'était plus édité --> seule solution l'occasion, mais quel que soit le site web je ne le trouve pas... mais sur un des sites j'ai pu laisser mon mail pour
être prévenue lorsqu'il sera de nouveau disponible... Je te tiendrai au courant.



kasimir, dit pinson déplumé 18/08/2010 22:47



Merci Pascale


c'est le problème de ces petites éditions : elles sont vite épuisées.



Rosaria 16/08/2010 15:34



Kikou Kasimir


Alors tu vas me faire un joli tableau dit ?


Bisous toujours aussi mouillés de Lorraine


Rosaria



kasimir, dit pinson déplumé 18/08/2010 22:40



Vous en avez de la chance en Lorraine !


Ici mon petit étang est presque à sec !


J'apprécie d'autant plus des bisous mouillés.


bisous pour toi aussi.



ozymandias 16/08/2010 10:26



coucou du lundi et bisou du matin


joelle


ps : j'ai rouvert mon blog il fait moins chaud... mais nulle obligation de venir


 



kasimir, dit pinson déplumé 17/08/2010 00:57



j'arrive seulement !


Alors je te fais les bisous du soir



canelle56 16/08/2010 10:11



je passe te faire un bisou , j'espere que tu vas bien , je pense très fort à toi


 



kasimir, dit pinson déplumé 17/08/2010 00:54



Je vais bien Canelle.


Je viens d'admirer les dalhias de ton jardin.


Le rose de la troisième photo est splendide.


C'est toi la jardinière ?



cagou 15/08/2010 23:13



toute les montagnes que tu  peinds, represente une tête!


tous depend ,dans le  sens comment on tourne le dessin...


pinson dans la montagne!bisouss



kasimir, dit pinson déplumé 17/08/2010 00:29



ah bon ? c'est involontaire


je vais aller voir ça.


bonne nuit Cagou.



Viviane 14/08/2010 19:11



J'essaie de revenir petit à petit sur les blogs amis, je ne sais pas si j'arriverai à regarder tout ce que je n'ai pas pu voir ces dernières semaines, on dirait pourtant que tout va mieux.
J'ai passé beaucoup de temps à lire les contes et les poèmes que tu as mis en ligne et j'ai eu bien souvent le coeur serré.
Changer? Pour faire quoi? J'ai changé plusieurs fois d'endroits, me faisant de nouveaux amis pour me rendre compte que les humains ne sont que des humains! et pourtant même si je suis bien ici,
j'ai encore envie de partir ...
Je te souhaite un bon dimanche.
Un bisou amical
Viviane



kasimir, dit pinson déplumé 17/08/2010 00:34



J'espère que tu vas bientôt retrouver toutes tes forces


Pardon de te répondre si tard.


Bonne semaine Viviane.



ALN 14/08/2010 15:42



Magnifique conte.Je suis super contente que tu aies retrouvé tes pinceaux....Lulu qui habite ton coeur Vient se balader dans tes doigts pour t'aider à peindre.


Ce joli nuage blanc que je vois en ce moment doit aussi transporter vers toi les paroles douces de Lulu.....Bisous arvernes, Gentil Pinson



kasimir, dit pinson déplumé 17/08/2010 00:14



Et moi je suis super content de te lire.


Toi qui hantes la ville perchée et qui fréquente son marché.


Et comme ça m'est arrivé de me promener dans les mêmes rues, peut-être nous nous y sommes rencontrés sans même le savoir. La vie est bien
curieuse.



Danielle 14/08/2010 01:37



Bonsoir Pinson, j'en suis à ma troisième lecture de ce conte magifique. On peut dire que celui-ci me bouleverse profondément, ainsi que le texte personnel que tu as ajouté. Tes pinceaux te
manquaient, il semble que tu les ais retrouvés, la peinture t'est nécessaire, on le sent bien, tes pinceaux font partie de ta vie. Alors, pourquoi ne pas vivre pleinement cet art, ce don que tu
possèdes, même s'il faut que tu ralentisses ton blog pour te consacrer à cette envie de peindre. Si ton bonheur c'est la peinture, si tu dois y trouver un épanouissement complet, alors pourquoi
t'en priver, par manque de temps ? Mais ton temps tu le passes sur le blog. Alors, il ne faut pas que nous soyons égoïstes, il faut te laisser à tes petits bonheurs, tu le mérites bien non ?
Quand ta main sera moins sûre, tu regretteras de ne pas t'être consacré à ce que tu aimes le plus. Tu es libre, ne penses pas qu'aux autres, c'est à dire nous, chacun de nous exerce ses activités
librement, pourquoi ne ferais-tu pas pareil ? Je sais que peut-être des amis blogueurs vont un peu me maudire mais je te dis ce que je pense bien franchement, c'est vrai que ce que tu exprimeras
dans tes toiles restera bien après toi. Ce conte est très touchant, sensible et me fait réfléchir. Un jour tu vas penser que tu as sacrifié ton art, que ta vie n'a plus aucun sens, qu'elle est
inutile, vide, comme Taïto. Si c'est ta peinture qui donne un sens à ta vie, et bien exerce ton art si tu en ressens le besoin, il y a beaucoup de blogs, des milliers peut-être, combien y a t-il
de peintre qui ressentent ce besoin dans "leurs tripes". J'ai l'impression que tu ressens ça actuellement. Alors lance-toi, reprends tes pinceaux pour faire de vraies toiles, tes dessins sont
magnifiques mais on devine bien que tu as envie d'aller plus loin. Fais passer tes émotions à travers la peinture, ce serait pour toi une excellente thérapie et tes petits-enfants diront un jour
avec fierté : "ce tableau, c'est mon grand-père qui en est l'auteur", tes sentiments s'exprimeront encore bien après toi. Que j'aurais aimé pouvoir conserver des choses créées par mes
grands-parents, des tableaux, des sculptures faites de leurs mains, ces objets qui passent de génération en génération. Tu vas peut-être penser que je me mêle un peu de ce qui ne me regarde pas,
mais aujourd'hui, mes émotions me font comprendre que chacun doit pouvoir faire ce dont il a envie, penser un peu à soi-même n'est pas de l'égoïsme, c'est trouver le temps d'exprimer ce que l'on
aime le plus, car le temps qui passe ne revient jamais. Alors, j'ai le courage de te le dire : exprime toi, fais ce que tu aimes, consacre toi à ce qui t'apporte du bonheur ! Voilà
Pinson, j'estime que tu mérites cette liberté de créer, cette liberté de te consacrer à ton art, de t'épanouir ! Je te fais de gros bisous pleins d'amitié. Danielle



kasimir, dit pinson déplumé 14/08/2010 08:54



Oh ma chère Danielle, comme tu es gentille de m'encourager ainsi !


Mais tu sais, je ne suis pas du tout un artiste. J'aime bien faire de petites choses, mais je ne me sens pas l'âme d'un créateur.


Je n'en tire aucune tristesse !


Il est vrai que certains de mes enfants, ou de mes amis, apprécient  que je leur donne un tableau , ou une poterie.


Pour eux je veux bien en faire.


Pour toi si tu veux...mais je me méfie de moi : je fais facilement des promesses, et ensuite la réalisation tarde.


Alors considère que je n'ai rien dit.


Je te te fais de doux bisous, en ce lendemain du 13 août.


En souvenir d'un certain 13 août, je viens de te faire un poème, en me faisant le porte parole de M, car je crois qu'il est temps pour toi que ce
jour terrible dans l'année change de coloration, et devienne... j'ose le dire, un jour de joie, parmi tous les autres jours de joie que devraient être toutes ces journées où nous sommes en
vie.


A bientôt Danielle, mon amie.



Andrée 13/08/2010 23:11



Bonsoir Kasimir,


Je viens de relire pour la énième fois ce conte qui m'émeut beaucoup. Le texte que tu as ajouté me bouleverse , je souhaite que " tes pinceaux " t'apportent la sérénité, le sentiment ' d'utilité
' qui est d'apporter le rêve et la beauté par tes contes et tes aquarelles. La beauté est source d'épanouissement , la transposer est source d'émotion personnelle et d'enthousisame . Souviens toi
de Lulu, peint, écrit , soi toi-même .Je te souhaite une belle soirée, très gros bisous Andrée



kasimir, dit pinson déplumé 16/08/2010 23:38



 En commençant le blog, j'étais loin de me douter que par lui j'allais recevir tant de témoignages de sympathie, et une tej$lle présence
attentive autour de moi.


J'en suis réellemnt très ému.


Merci Andrée.


Bonne nuit, fidèle amie.



Littorine 13/08/2010 21:41



Bonsoir Kasimir, je viens de relire et re-regarder tes magnifiques peintures avec autant d'émotion qu'hier, ou je n'ai pu mettre de commentaire, car ce sont des larmes qui ont été mon moyen
d'expression, et çà ne se voit pas dans un commentaire .


Je pense qu'à travers ce conte-poème, tu nous ouvres ton coeur et l'état d'esprit dans lequel tu te trouves, de questionnement métaphysique sur ta vie, son sens, le sens que tu lui as
donné, le sens que tu veux lui donner...Un questionnement que je dirais normal après le départ d'un être proche, en l'occurence ta chère Lulu, sa présence son absence. C'est à mon
sens l'état de deuil, douloureux à vivre au quotidien mais inévitable. Et puis il y a la question de l'art, à ton le droit de s'octroyer le droit de se laisser aller à ne rien
faire, à ne pas être productif,  à ton le droit de se permettre de contempler au lieu d'agir ? Evidemment pour certains c'est du temps perdu, je connais des personnes qui le pense,
et je le regrette pour elles.


Comment se connaître et pouvoir donner à l'autre aux autres un peu de soi, si nous ne prenons pas le temps de comtempler, d'admirer, de découvrir...il faut pouvoir se ressourcer soi-même pour
pouvoir extérioriser aux autres, et la nature est là pour nous y aider, ainsi que les artistes qui grâce à leur travaux nous permettent de nous ouvrir à de nouveaux horizons.


Alors Kasimir, je te remercie d'avance de toutes les aquarelles que tu nous offriras sur ton blog, de tout le temps que tu passeras à lire pour nous offrir le plaisir de découvrir autre
chose,  de tout les poèmes que tu vas nous écrire et nous partager.


 Ceci dit n'oublie pas que la nourriture terrestre est aussi importante pour tenir debout  !  et qu'un
jardin à aussi besoin d'un minimum d'entretien  et qu'un bonhomme a aussi besoin de s'aérer les neurones et
parfois ne rien faire, même s'il s'appelle Kasimir . Je t'embrasse  



kasimir, dit pinson déplumé 16/08/2010 23:26



Quand je travaillais, j'observais que les veufs (rares)  vivaient bien moins longtemps que les veuves (nombreuses) et je me demandais
pourquoi.  J'ai pensé que les femmes continuaient à se faire de la cuisine, alors que les hommes étaient beaucoup plus "perdus" et ne semblaient pas capables de reprendre à leur compte les
fonctions nourricières qui sont traditionnellement l'affaire des femmes.


Et là maintenant, je découvre qu'il faut un drôle d'effort pour se mettre à éplucher des légumes à 11 heures si on veut les manger à midi, alors
que l'on sera seul à manger le plat.


Mais j'ai de la chance : tu me surveilles, et je vais être obligé de faire de la cuisine.


Bisou, mon ange gardien !



Ptitsa* 13/08/2010 13:48



Ces plumes bleues que tu trouves et qui te font pleurer... sont peut-être les nouveaux outils avec lesquels tu recommence(ra)s à peindre, à peindre différemment, parce que ton regard a(ura)
changé. Les plumes, ce sont tes pinceaux; l'aquarelle, ce sont tes larmes et la couleur qu'elles prennent.


Celui qui peint avec l'eau de ses larmes ne peint pas de la même façon que celui qui peint juste avec de l'eau et des couleurs achetées, mais sa peinture touche ceux qui la regardent de toute
autre façon.


Celle que tu ne vois plus tient toujours ta main, tu t'en rends compte toi-même au fil des articles, et si ta main tremble, je suis sûre que cela ne la gêne aucunement, pas plus que nous ici.


 



kasimir, dit pinson déplumé 16/08/2010 22:42



des larmes de couleurs : c'est une image qui me plaît !


La prochaine fois que je vais prendre mes pinceaux, je vais forcément penser à toi.


Et à Lulu...


C'est drôle : c'est comme si le monde s'organisait en réseau : un tissu où tout se tient, communique, où des rapports multiples se créent, ce qui
établit une solidarité entre les êtres.


Entre les êtres qui s'aiment, que l'amour réunit en une comunauté.



Ptitsa* 13/08/2010 13:36



Les quelques lignes que tu as ajoutées sous ce conte me bouleversent encore plus que le conte lui-même; qui pourtant m'arrive à point nommé.


Qu'est-ce qui est utile ? Quand je me suis arrêtée de travailler pour m'occuper de mon fils, cette question m'a taraudée durant des mois. Je faisais un travail "social" avec des enfants "en
difficulté". Etait-il juste de "laisser tomber" ces enfants pour ne plus m'occuper que d'un seul ? N'était-ce pas égoïste de me replier ainsi sur la douceur de cette vie familiale, paisible
? En même temps, à quoi bon me donner à d'autres enfants si je n'étais pas capable de donner au mien le temps, l'attention, la paix nécessaires à sa croissance et à son équilibre ?


Aujourd'hui encore, je me pose la question : devrais-je reprendre ce travail ? Avoir choisi de créer, en restant chez moi, est-ce un luxe, est-ce une facilité, une paresse ? Je crois que non . Ce
que je fais n'est peut-être ni "utile", ni "social", ni "de grande envergure", ni rémunérateur. Ce que je mène, c'est une toute petite vie simple et douce, émaillée de bonheurs minuscules. Mais
cette vie-ci, je la vis à plein, pas à contrecoeur, pas dans le stress, et sans faire rejaillir ce stress sur mon entourage. Je ne pollue plus la planète en allers-retours pour aller au travail,
ni en énervement, médisances et autres petitesses que je ramenais avec moi du travail. Ce que je crée ne trouve pas une grande audience et ne rapporte rien, mais je le crée avec mon coeur et
cette émotion touche le peu de ceux qui la reçoivent. Pour moi, c'est la réponse que j'ai cherchée. Je préfère créer quelque chose qui touche quelques-uns que m'épuiser dans un système qui ne
s'intéresse qu'au "faire " et pas à "l'être".


Et puis, tous ceux qui créent savent que ce n'est pas "facile", que cela demande une discipline, une disponibilité extraordinaires, le courage aussi d'aller chercher au fond de soi, de
descendre au fond des vallées obscures, de se confronter à ses propres démons, de traverser des déserts comme celui de ce peintre... ce n'est pas plus "facile" que d'aller pointer au boulot
et d'accomplir mécaniquement sa petite routine en attendant la paye.


Aujourd'hui, j'ai traversé ce désert et je me dis que là où nous sommes en paix, en accord avec notre vérité profonde, nous sommes "justes". Peu importe
l'activité et les circonstances extérieures, c'est la qualité de présence offerte à ce qu'on vit qui me semble importante.


Toi, tu es là , au coeur de ce désert qui cherche encore par où te parler, et par tes questions, tes doutes, tes mots, tes peintures, tu apportes ici une qualité de présence et d'échanges,
tu ouvres l'espace d'une chaleur humaine que j'ai rarement lue et sentie ailleurs sur les blogs. En cela, même dans ta vulnérabilité, tu es "utile", et tu es "beau", parce qu'authentique, parce
que sans masque, parce que vrai.


Moi, je t'aime comme ça,  je t'aime d'être comme ça.


Merci d'être qui tu es, Pinson.


Et pardon pour cette nouvelle montagne ...



kasimir, dit pinson déplumé 16/08/2010 22:30



Cette nouvelle montagne que tu viens d'ériger est aissi belle que le Fougiama !


Tu as posé une question devant nous, relative au choix que tu as fait, et tu as donné une réponse claire et complète : une excellente leçon de vie
que tu nous offres.


Ton enfant, tu l'"élèves" au sens fort du mot, et même si tu n'aides à la formation que d'un seul homme heureux, sain, ouvert sur autrui, tu auras
fait au monde entier le plus beau des cadeaux !


Fais nous d'autres montagnes de  ce genre dès que tu t'en sens l'inspiration.


Bisous Ptitsa.


 



L@urence 13/08/2010 11:51



bonjour Kasi


toujours de trés beaux contes que voici


il est trés bien celui là encore.


 


dis, un jour, tu pourras traiter sur ton site des visions ?


tiens, regarde ici :


http://www.moipourvous.net/article-avoir-des-visions-55336281.html


mes filles m'inquietent !!!!


bisous Kasi et à bientot


je ne suis pas trés présente sur l'ordi ces derniers mois, j'ai tant à faire à la maison et dehors.


 



kasimir, dit pinson déplumé 16/08/2010 21:46



ne t'inquiète pas pour tes filles !


ton inquiétude serait plus grave que les "visions" que tes filles ont eu.


Ce sont des phénomènes rares, mais tout à fait normaux dans certaines conditions.


Donc il faut aborder le sujet sans le moindre zeste d'angoisse ou même d'inquiétude.


Je connais bien des contes où il a des visions, mais ce n'est pas un bon abord pour comprendre le phénomène lui même.


Il sera mieux que l'on en reparle par mail.


Bisous à toi et à tes deux loupiotes.



cagou 13/08/2010 08:49



kas, redarde quand tu parle de Lulu!c'est tres touchant!


nous sommes toutes emus, avec une perle au coin de l'oeil!


que de poete sans poemes!


que de peintre sans peinture


bises


cagou



kasimir, dit pinson déplumé 16/08/2010 22:01



bien sûr : il y mille autres façons de s'exprimer


et chacun peut même inventer la sienne !



eMmA 13/08/2010 07:34



Kasi, veux-tu essayer de faire un petit test ?


Tu prends la plume bleue et tu la portes à la hauteur de ton regard bleu.


Tout doucement... Très lentement...


Tu plisses un peu les yeux.


Et oh miracle, tu peux voir le monde peint aux couleurs de l'arc-en-ciel.


Ca marche ?


 



kasimir, dit pinson déplumé 16/08/2010 19:46



Je veux bien eMmA, mais les ptiotes qui restent sur mon croupion ne sont guère bleues !!!!


Je suis sorti dans le jardin pour essayer de trouver une plume de geai, 


mais il pleut, et je n'ai rien trouvé ....


je vais attendre l'occasion favorable


et je te dirai si ça marche.



Jackie 13/08/2010 07:31



Ce conte est vraiment merveilleux,et eb le lisant m'est revenu ce passage du Petit prince :


- Peut-être bien que cet homme est absurde. Cependant il est moins absurde que le roi, que le vaniteux, que le businessman et que le buveur. Au moins son travail a-t-il un sens. Quand il
allume son réverbère, c'est comme s'il faisait naître une étoile de plus, ou une fleur. Quand il éteint son réverbère ça endort la fleur ou l'étoile. C'est une occupation très jolie. C'est véritablement utile puisque c'est joli.


Toute véritable oeuvre  poème , peinture, sculpture, musique ... née de l'émotion  nous transfigure. Beauté et vérité se rejoignent.


Pour moi, la beauté est l'antidote du mal.Elle élèvce l'homme à la dignité du créateur.


Merci Kasimir pour ce conte, mais aussi pour avoir retouvé tes pinceaux...


Bises


Jackie






kasimir, dit pinson déplumé 13/08/2010 16:16



La beauté, antidote du mal.


De même que tu as de l'inspiration dans tes pinceaux,


tu en as dans tes formules toutes simples.


Celle -ci va loin : je l'adopte absolument.



eMmA 13/08/2010 07:23



A mon avis, tous les enfants et tous les amoureux sincères sont des poètes.


Et parfois, les poètes ne font pas de la vraie poésie....


Gros bisou Kasi et à vous tous.


eMmA


Bonne journée (allez hop, au boulot... ça c'est une autre poésie !)



kasimir, dit pinson déplumé 16/08/2010 19:41



oui eMmA, tous les êtres sensibles et généreux ont une façon bien personnelle d'exprimer leurs émotions, aussi longtemps qu'ils ne sont pas
paralysés par la peur.


Manquent parfois  le vis à vis qui pourrait recevoir ce cadeau tellement personnel.


L'artiste fait de cette expression un métier.


Et si ça devient trop "métier", possible que ce soit dommage (et que des poètes puissent de la sorte, devenir vides, ne gardant que la
forme).


Les mots d'enfants peuvent atteindre parfois à ce niveau.


Bisous eMmA.



harmonie37 13/08/2010 00:22



Oui l'artiste donne des émotions, pas toujours facile parfois, celles que l'on ressent, celles que l'on fuit parfois. Ecrire, peindre, créer, l'oeuvre qui s'impose et qui libère son créateur ou
son visiteur.


 


Dis nous Kasimir, que disait Lulu de l'amour ?


il n'est pas besoin d'être poète pour faire de la poésie !!!!


Il suffit juste de faire vibrer les émotions au coeur de quelqu'un.


 


Je te fais de gros bisous



kasimir, dit pinson déplumé 16/08/2010 19:32



Curieux : c'est justement ce que le viens de tenter (maladroitement) d'exprimer sur ton blog après l'avoir lu !


Ce que disais Lu sur l'amour !!!!!!!


Ta question  n'est pas indiscrète, car j'ai passé l'âge de la timidité dans l'expression ce que je pense, par exemple sur l'amour, et je
pense que nous (les humains) pouvons tout nous dire.


Le cadre où cela est possible est cependant à bâtir.


Je veux y travailler, Harmonie, et je répondrai à ta question.


Mais donne moi un peu de emps!


Je t'embrasse bien fort.



Aziyadé 12/08/2010 22:50



Coucou petit pinson, je profite d'une furtive connexion pour passer m'émerveiller chez toi et ne suis pas déçue. Je t'envoie de gros bisous sous le ciel
étoilé d'IZMIR en Turquie (un peu plus loin dans un coin plus tranquille, à 5 mètres du gazouilli des vagues), un bon plaisir que je partage ce soir avec toi mon ami, à bientôt - retour de
vacances le 22)


Repose toi aussi un peu avec tes jolies peintures ;-)))


Chantal



kasimir, dit pinson déplumé 16/08/2010 16:31



profite bien !


il te reste 5 jours


je te fais 5 bisous



lenez o vent 12/08/2010 22:48



pudeur et émotions


bisous pinson



kasimir, dit pinson déplumé 16/08/2010 16:24



Merci le nez


je m'abrite sous ton auvent



eMmA 12/08/2010 22:21



Que te dire, cher Ami ?


 


Ces lignes,


chacune de ces lignes,


 sont empreintes d'une telle charge émotionnelle,


 


Ces dessins,


ces quatre très beaux dessins,


sont le fin reflet d'une telle intime sensibilité,


 


Tes mots dits


ou non dits


habillés d'une telle pudeur des sentiments,


 


Que je ne m'autorise pas


à exprimer mes pensées


qui viendraient ternir


la toile immaculée de ton amour


pour celle qui te garde


et veille sur toi.


 


Puisse-t-elle poursuivre son oeuvre


 en te tenant la main.


 


J'embrasse la pointe de ta plume.


Elle est comme la plume tombée de l'aile d'un ange.


eMmA 



kasimir, dit pinson déplumé 16/08/2010 16:22



Oh eMmA !


je louche d'émotion en te lisant !



H2O 12/08/2010 20:29



Tu as retrouvé tes pinceaux, c'est une bonne chose.


J'adore ces illustrations !


La trace du pinceau est souvent le reflet de nos émotions.


L'inutile comme la peinture ou l'écriture permet de nous évader, de chasser les pensées trop négatives. il nourrit nos coeurs et peut nous sauver...


J'ai rangé mes pinceaux et je ne trouve plus les mots qui conviendraient... Pardon Kasimir, je suis de tout coeur avec toi.


Souviens toi des paroles de Lulu. Peins et écrit, exprime toi, c'est aussi un remède.


Bisous  ami-artiste



kasimir, dit pinson déplumé 16/08/2010 16:17



je suis sûr que tes pinceaux ne sont pas bien loin


et j'espère que tu vas avoir bientôt le temps nécessaire pour les reprendre.


Tout seul, moi, je n'y arrive pas (à prendre le temps)


mais un jour, qu'en dis-tu : on fait une balade ensemble, avec nos pinceaux, on se trouve un coin sympa, et on fait chacun un
tableau.


Bisous Marie JO.



helene 12/08/2010 20:17



Heureuse de te voir sur ton blog avec un merveilleux conte, comme quoi rien n'est inutile dans une vie, le rêve qui semble du temps perdu est loin d'être inutile, les rêves aident à notre bonheur
et les réaliser, un but, avoir des buts c'est vivre!


Bisous, Kasimir


Helene


 


 



kasimir, dit pinson déplumé 16/08/2010 16:02



il y a un temps pour tout


un temps pour le rêve


un temps pour la décision


un temps pour l'action.


Baisers pour toi, chère Hélène.



R.C.D. 12/08/2010 19:46



c'est normal de parler de Lulu et d'avoir cette nostalgie en lisant ce poème... Tu es un être sensible, un homme mais non un surhomme.... Il est bon de laisser ses sentiments s'exprimer et si
cela peut te faire du bien de nous parler de Lulu, fais le...


Nous sommes tes ami(e)s et tu es notre ami.... Lulu devait être merveilleuse pourquoi se priver de le dire et de le clamer haut et fort, elle te manque et c'est normal, tu l'aimes toujours et tu
vois je ne parle pas au passé. Vous avez bati un univers ensemble pendant tant d'année... On regrette souvent les mots qu'on aurait voulu dire ou ceux qu'on a dit parfois mais finalement cela ne
change rien ni à ton amour et elle le sait et le comprend et cela ne changera jamais... Au contraire tes contes ont le pouvoir de la faire vivre chaque jour d'une façon différente et de nous
parler d'elle même de façon métaphorique...


Bisous pinson


régine, ton amie parmi une multitude qui sont de tout coeur avec toi



kasimir, dit pinson déplumé 13/08/2010 17:03



Je sais bien Régine, et j'apprécie votre écoute affectueuse.
Je voulais tout de même parler d'autre chose, et pof : je suis retombé dedans !


Bisou Régine.



sittelle 12/08/2010 18:12



Dans un texte, un poème, de la musique, un tableau il y a des rythmes, des respirations; certains diront des blancs, d'autres des creux, des vides. Dans la vie ces passages
 permettent de refaire des forces, et de continuer au mieux; mais c'est douloureux. On jette combien de peaux ? Je t'embrasse mon cher Kasimir; ce conte est vraiment beau et touchant, merci
à toi.



kasimir, dit pinson déplumé 13/08/2010 16:47



tu veux dire que ce que fait la chenille en devenant papillon, nous le ferions plusieurs fois dans notre vie, si nous avons le courage de
changer...


ce serait alors tout l'intérêt de nos "crises" : une occasion de progresser.


ça se pourrait bien.



Reine Coccy 12/08/2010 17:42



Coucou Kasimir, me voici de retour et ... je suis très "tourneboulée" par ce joli conte. Pour moi qui ne peint que des 'émotions' !!! je t'embrasse. Reine



kasimir, dit pinson déplumé 13/08/2010 16:39



Je t'embrasse, passeuse d'émotions !



Rosaria 12/08/2010 17:36



Voilà un conte trés touchant et rempli  d'une infinie sagesse. Merci Kasimir !


Bisous chauds et un peu venteux de Lorraine


Rosaria



kasimir, dit pinson déplumé 13/08/2010 16:26



Tes bisous, Rosaria, sont courageux


car pour venir jusqu'ici, ils ont dû remonter le vent.


Les miens n'ont qu'à se laisser porter par le zèphir venu d'ouest


pour aller jusqu'à toi.



nadia-vraie 12/08/2010 17:26



Extraordinaire,je n'ai vu ton pseudo qu,en dernier,j'ai lu ce conte avec beaucoup d'intérêt et d'émotions.Tu écris très bien kasimir et est-ce que tu peins aussi.


C,est merveilleux,je manque de mots aussi...


À bientôt kasimir.



kasimir, dit pinson déplumé 13/08/2010 16:22



Je n'ai pas écrit ce conte !


Je l'ai retranscrit


j'espère que son auteur ne m'en tiendra pas rigueur :


je voulais le partager avec vous.



ozymandias 12/08/2010 16:28



quel conte magique porteur de tant de vérités et cette façon unique de manipuler les mots, les mots toujours les mots...


bouleversant par cette tendresse qui en émane : on se dit c'est vrai quelquefois qu'on ne sert pas grand chose dans cette vie mais chacun d'entre nous est porteur d'une mission


alors au boulot ...ne laissons pas nos pinceaux de côté ils vont sécher ..


merci Ami Kasimir et bisous


joelle



kasimir, dit pinson déplumé 16/08/2010 15:47



nos pinceaux


qui manipulent parfois de la colle,


et nos ciseaux, et nos couteaux,


oui, osons Ozy !



Pascale 12/08/2010 14:03





J'ajoute à mon comm précédent que je vais me l'offrir, ce livre de Michelle Nikly. Merci Kasimir de m'avoir fait découvrir ce conte magnifique.



kasimir, dit pinson déplumé 16/08/2010 15:22



Je ne sais s'il est encore en vente.


Dis moi si tu le trouves.



Pascale 12/08/2010 13:54



Ce conte est bouleversant, une véritable leçon de sagesse, de courage. Quelle noblesse ! Il me touche au plus profond de moi-même et me fait beaucoup de bien. Je vais le relire, le relire et
le relire... Que son auteur soit bénie ! Et tes paroles qui suivent le conte sont tout autant bouleversantes. Que dire de plus, les mots sont vains.
Je t'embrasse



kasimir, dit pinson déplumé 16/08/2010 15:17



Si Michelle Nikly te lit, elle va te bénir à son tour.


Et moi, chère Pascale, je t'embrasse.