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- Les prodiges de la nature : connaissez-vous le bombardier ? -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

Oui, je sais, je vous dois une suite pour... le ciel,

 

et * me réclame un petit carnet..

 

mais je n'ai fait  encore ni une chose ni l'autre.

 

ça va viendre !

 

 

Par contre j'ai reçu un PPS qui m'a épaté

 

 

Ainsi saviez-vous qu'il existe un coléoptère que l'on appelle "bombardier" ?

 

 

 

 

 

 

                        bombardier-coleoptere.jpg

 

 

 

C'est un scarabée.

 

Il est capable de lancer, jusqu'à 3 fois de suite,

 

un liquide brûlant et corrosif sur ses ennemis,

 

en particulier les fourmis qui sont pour lui des prédateurs.

 

Mais c'est vraiment un liquide bouillant, à 100° !!!!!!!

 

Comment cela est-il possible ?

 

Dans son abdomen se trouvent 2 poches.

 

L'une contient une hydroquinone.

 

L'autre du peroxyde d'hydrogène.

 

Le mélange des deux, qui se fait au moment où l'animal décide d'attaquer,

 

met instantanément le liquide qui en résulte en ébullition.

 

Le liquide est projeté en même temps que se produit une sorte de détonation.

 

 

Mais rassurez-vous, ces sympathiques bestioles ne font que 25 mm de long

 

et ne vivent pas, semble-t-il en Europe.

 

Il y a en fait de nombreuses espèces de scarabées qui utilisent ce procédé.

 

Certaines agrémentent leur venin défensif d'acide formique

et autres bricoles du même genre.

 

On en apprend tous les jours.

 

Bonnes vacances, mais soyez vigilants !!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans monde animal

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- Le ciel tout entier est en vous - 1 - Cent milliards de neurones -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

      Le ciel.....

 

Limitons nous (aujourd'hui !) à notre galaxie

au si joli nom : la Voie Lactée !

Le nombre des étoiles qu'elle contient ?

Estimation basse : 1OO milliards.

Estimation haute : 300 milliards. 

 

      Notre cerveau.....

 

Même nombre de neurones que d'étoiles dans la Voie Lactée ! !

Contentons-nous de l'estimation basse : 100 milliards.

Cent milliards de neurones à la naissance.

 

Neuf mois étaient bien nécessaires pour réaliser une telle oeuvre !

Imaginez que, durant les quatre premiers mois de la vie de l'embryon,

il se formait 500.000 neurones par minute.....

 

Voyons un peu comment est fait un neurone. 

 

 

 


 

                         neurone-2.jpg

 

 

On est tenté de dire : c'est une cellule ordinaire. 

Elle a un noyau. nous en reparlerons : il pose un problème. 

Le corps de la cellule a des prolongements... Bras... ?  Jambes ...?

Ils sont de deux types. 


Un des prolongements est unique : c'est l'axone. 

Il est très long (pour une cellule microscopique ) :

de un millimètre à... plus d'un mètre !

Ce sont les axones qui se réunissent pour former les nerfs.

 

Les autres prolongements sont les dendrites.

Courts, très ramifiés. 

Ils sont très nombreux : environ 7000 pour chaque neurone.

Ils se terminent par des "boutons synaptiques". 

 

Ces prolongements, qui conduisent l'influx nerveux,

vont entrer en contact avec les autres neurones

pour constituer avec eux une organisation solidaire.

Les jonctions sont les synapses. 

 

 

Ceci veut dire que le dialogue prévaut dans le monde des neurones. 

Et la multitude des relations.

L'intelligence, la réflexion, la mystérieuse pensée en sont les fruits.  

 

Mais pourquoi je vous raconte tout ça ? 

Pour soulever une question. 

 

Que va devenir ce neurone ?

 

Quand on observe son noyau,

on voit qu'il est "bloqué" au stade d'interphase. 

Ce qui veut dire qu'il ne peut plus se diviser. 

 

Or dans le courant de notre vie, des neurones vont mourir.

Ils ne seront pas remplacés. 

Le nombre de nos neurones va progressivement diminuer.

Lentement, nous l'espérons.

Parfois massivement (exemple : maladie d'Alzheimer).

 

Pas de renouvellement.

D'où cette comparaison avec une falaise,

qui peu à peu se réduit sous les assauts de la mer.

 

La question que je veux poser est la suivante :

est-ce bien vrai ? 

 

Je reprendrai cette question. 

 

 

 

 

 



 

 

Publié dans fiction

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Un conte merveilleux * : L’oiseau de Vérité

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

J'ai déjà publié ce conte

je le mets à nouveau ce jour car il m'est venu à l'esprit

après le rêve des oiseaux-secouristes.

Il y est encore question d'un oiseau !

Je laisse les premiers commentaires

car beaucoup sont très intéressants.

Ce conte est long....

mais vous avez tout le week-end !   

 

 

 

 

 

 

L’oiseau de Vérité

 


Il y a très longtemps vivaient un homme et une femme qui avaient trois filles.

 

 La plus jeune des trois sœurs était née bien après les autres

et sa mère la détestait, car elle ne l’avait pas désirée.

Elle préférait les aînées, qui en profitaient et maltraitaient leur plus jeune sœur.

 

                                                       

Un jour le roi est venu par là, sans se montrer.

Il voulait voir ce qui se passait sur ses terres.

 

 Il a vu les trois sœurs dans la cour.

Les deux aînées étaient assises

et regardaient leur sœur cadette qui revenait de travailler.

 

                                                   ov1


 

La plus âgée a dit :

« Tu es trop laide pour trouver un mari, et bien trop maladroite.

Tandis que moi, si j’épousais le premier cuisinier du roi,

je sais si bien faire la cuisine que le roi se régalerait ».

 

Et la seconde a renchéri :

« Et moi aussi, si j’épousais le premier tisserand du roi,

je sais si bien tisser les draps que je tisserais pour le roi

des draps plus légers que les rêves, et il ne pourrait plus s’en passer ».

 

Quand elle a entendu ses sœurs, la plus jeune a dit à son tour :

« Ce que vous dites est vrai,

mais moi, si je me mariais avec notre roi si gentil,

je lui donnerais trois enfants,

deux beaux garçons,

et une fille, portant étoile et soleil sur le front ».

 

Alors le roi s’est montré

et a annoncé aux trois sœurs que leurs souhaits seraient exaucés.

 

Et la première a épousé le cuisinier du palais,

la seconde s’est mariée avec celui qui tissait les draps du roi,

et la dernière a été unie au roi.

 

Les mariages une fois conclu, les trois sœurs sont venues vivre au palais,

mais chacune chez son mari.

L’aînée est allée dans la cuisine,

la seconde dans l’atelier,

et la dernière a suivi le roi.

Leur mère a été logée tout à côté.

 

 

Mais les deux sœurs étaient si jalouses du bonheur de leur cadette

qu’elles en ont oublié le leur,

et elles ont décidé, avec leur mère de se venger.

 

 

                                                                              zzzzz

 

 

Alors est arrivée la nouvelle

que la jeune reine attendait un enfant du roi.

Le roi en a été tout réjoui,

mais les trois jalouses, en revanche, en ont été très dépitées.

 

Alors elles se sont proposées pour aider à l’accouchement

et se sont arrangées pour être seules avec la reine.

 

Ainsi qu’elle l’avait prédit, la reine a accouché d’un garçon

dont le front s’ornait d’un soleil.

 

Mais les trois femmes, sans pitié,

l’ont déposé dans un panier qu’elles ont jeté à la rivière.

 

A sa place, elles ont mis un chien,

un vilain petit chien tout noir, et elles ont crié dans le palais :

 

                     «  La reine a accouché d’un chien !

                    La reine a accouché d’un chien ! ».

 

Le roi a fait étouffer l’incident,

car il aimait trop son épouse pour permettre qu’on en dise du mal.

Il a tout fait pour la consoler et lui faire oublier ce drame.

 

                                                                                  

 

                                                                                   zzzzz



 

Quant à l'enfant,

la rivière l’a emmené jusqu’au bout des jardins du roi,

là où vivait son intendant.

 

C’était un homme déjà vieux, qui habitait avec sa femme,

et la tristesse de leur vie, c’était qu’ils n’avaient pas d’enfants.

 

Quand ils ont aperçu le panier abandonné sur la rivière

et ont découvert cet enfant au front décoré d’un soleil,

ils ont été tout émerveillés.

Ils l’ont emmené dans leur maison et ont décidé de le garder.

 

Ils lui ont donné le nom de « Grand Soleil »

non seulement à cause du soleil qu’il portait sur son front,

mais aussi pour tout le bonheur qu’il apportait dans la maison.

 

 

                 zzz

 

 

Une nouvelle fois la reine a attendu un enfant.

Le roi en a été tout réjoui,

mais à nouveau ses deux aînées complotèrent avec la mère,

et firent exactement comme la première fois :

elles jetèrent dans la rivière le second fils de leur sœur.

 

Il avait comme le premier un beau soleil sur le front.

À la place elles mirent dans le berceau

un vilain petit chat boiteux.

Puis elles ont crié dans le palais :

 

                                « La reine a accouché d’un chat !

                           La reine a accouché d’un chat ! »

 

Le roi est resté silencieux,

car il aimait tant son épouse qu’il n’osait penser à mal,

et il voulait encore la sauver.

 

Et comme la première fois,

la rivière a emmené l’enfant tout au bout des jardins du roi,

l’intendant l’a découvert et, tout heureux, l’a adopté,

et nommé « Petit Soleil » parce  qu’il  était arrivé en second.

 

 

                                                                                      zzz

 

 

Une troisième fois la reine a attendu un enfant.

 

Dans le palais, tout le monde était inquiet.

Seules les trois méchantes femmes se réjouissaient à l’avance,

car elles savaient que cette fois le roi ne pardonnerait pas.

 

Quand la reine a accouché,

elle a mis au monde une fille

belle comme l’aurore,

et dont le front s’ornait d’une étoile.

 

Les trois femmes ont jeté cette enfant dans la rivière

et déposé à la place un horrible morceau de bois,

et elles ont crié dans le palais

que la reine avait accouché d’un horrible morceau de bois.

 

 

Alors le roi a cru devenir fou.

 

Tout l’amour qu’il avait pour la reine s’est transformé en une horrible colère.

Il a fait fabriquer une cage,

une cage comme pour les bêtes,

l’a fait installer sur la place,

la place qui est devant le palais,

y a fait enfermer sa femme,

puis a ordonné à ses sujets

de cracher chaque jour sur elle pour lui faire expier son crime.

 

 

                                                                                         z

 

  

Comme les précédentes fois,

la rivière a emmené l’enfant vers la maison de l’intendant.

Quand celui-ci et sa femme ont trouvé cette si belle enfant,

plus encore que les autres fois ils l’ont accueillie avec joie,

et ils l’ont appelée « Belle Etoile »,

à cause bien sûr de l’étoile qu’elle portait sur le front,

mais aussi pour tout le bonheur qu’elle introduisait dans leur maison.

 

 

                                                                                          z

 

  

Et le temps  passa.

 

Alors qu’au palais régnaient la colère, les cris et la rancœur,

tout au bout des jardins du roi, les jours passaient avec douceur.

 

Les trois enfants grandissaient.

Mais jamais les nouveaux parents n’osaient leur avouer

qu’ils n'étaient pas leurs vrais enfants.

 

L’intendant est devenu très vieux et a dû renoncer à sa charge.

Il fait édifier une très belle maison pour sa femme et ses enfants.

Mais quand la maison a été finie, il est tombé malade,

et sa femme aussi,

et ils moururent tous les deux

avant d’avoir dit à leurs enfants qu’ils n’étaient pas leurs vrais parents.

 

 

 

 

                                                                               zzzzzzz

 

 

 

 

Les années passèrent.

 

Grand Soleil, Petit Soleil et Belle Étoile

devinrent de beaux adolescents,

instruits, adroits, accueillants.

 

On parla d’eux dans toute la région.

 

Un jour la cruelle grand-mère entendit parler d’eux

et elle se douta de quelque chose.

 

Elle vint roder autour de leur maison.

Et quand elle vit les soleils et l’étoile briller sur leurs fronts,

elle les reconnut aussitôt.

 

Alors elle ne songea plus qu’à leur perte.

 

 Elle s’habilla en mendiante

et se rendit à leur maison à un moment où Belle Étoile était seule.

Elle lui demanda l'aumône, et de pouvoir se reposer.

 

Belle Étoile l’a fit rentrer, lui donna à manger,

s’occupa d’elle du mieux qu’elle peut.

Alors la vieille demanda s’il était possible

de voir comment la maison était faite.

 

Belle Étoile était très fière de pouvoir la lui faire visiter,

car elle était certaine qu’aucune autre maison au monde n’était plus belle que la sienne.

 

La vieille regarda tout, admira tout, lui fit maints compliments,

mais à la fin elle lui dit :

« Votre maison est la plus belle de toutes celles que j’ai vues,

  mais elle le serait plus encore

  si l’on pouvait y admirer l’Oiseau qui dit la vérité,

 l’Arbre qui chante et l’Eau qui danse ».

  

 

Alors Belle Étoile fut malheureuse d’apprendre que sa maison

n’était pas vraiment la plus belle de toutes les maisons du monde.

 

Et la vieille, en la regardant, sut qu’elle avait atteint son but.

Alors elle dit encore :

« Ne soyez pas si malheureuse, vous pouvez trouver ces objets.

La route qui y mène est longue, mais elle passe devant chez vous.

Il vous suffira de marcher pendant un jour et une année,

et quelqu’un vous indiquera où vous pouvez aller les prendre ».

 

Ayant prononcé ces mots,

la vieille disparut,

et Belle Étoile resta toute triste.  

 

 

Quand la nuit tomba, les deux frères de Belle Étoile revinrent,

et ils la trouvèrent mélancolique.

Ils voulurent connaître la cause de sa tristesse.

Alors elle leur raconta tout ce qu’elle venait d’apprendre,

et quand il l’ entendit, Grand Soleil voulut aussitôt aller chercher les trois objets,

l’Oiseau qui dit la vérité,

l’Arbre qui chante

et l’Eau qui danse.

 

Le lendemain Grand Soleil partit.

Mais avant de partir, il donna à sa sœur un petit poignard bien poli

et lui dit que ce poignard brillerait tant qu’il resterait en vie,

mais qu’il se couvrirait de sang si il était tué ou blessé.

Puis, sans plus tarder, il se mit en route.

 

Il chevaucha sans repos ni trêve, ne s’arrêtant que pour dormir.

Il chevaucha ainsi une année entière,

jusqu’au moment où il  trouva une montagne.

 

 

Au pied de celle-ci se trouvait un vieillard

à la barbe si foisonnante qu’on ne distinguait plus son visage.

Grand Soleil lui demanda où se trouvait l’Oiseau qui dit la vérité,

l’Arbre qui chante et l’Eau qui danse.

Le vieil homme lui répondit

mais sa barbe était si touffue que ses mots s’y perdaient.

Alors Grand Soleil eut pitié de ce misérable vieillard et, sans le blesser,

il lui coupa cette barbe surabondante.

Dès que la barbe fut coupée, il comprit les mots du vieillard, qui lui dit ceci :  


 

« Renonce au projet qui t’amène ici,

car personne n’a jamais pu s’emparer de ces trois objets.

 

De tous ceux qui t’ont précédé, aucun n’est revenu.

L’Oiseau qui dit la vérité se trouve sur cette montagne.

Il niche sur l’Arbre qui chante

et se nourrit de l’Eau qui danse.

 

Il est facile de les voir, mais ce qui est presque impossible

c’est de parvenir à eux sans avoir peur.

Ils sont défendus par des pierres noires

qui poussent des cris effrayants,

et plus on s’approche d’eux, plus ces pierres sont nombreuses,

et plus ces pierres sont furieuses.

Lorsqu’elles crient, il ne faut pas en avoir peur,

ni vouloir rebrousser chemin,

sinon, on est changé soi même en pierres noires pour toujours.

Personne n’y est parvenu.

C’est pourquoi je te mets en garde, toi qui m’as été secourable. 

 

Grand Soleil le remercia,

mais ne voulut pas renoncer.

 

Il s’avança vers la montagne.

 

Il passa tout prés d’une pierre

et il l’entendit murmurer.

Il sentit la peur le gagner

mais il ne ralentit pas sa marche.

 

Une seconde pierre se mit alors à murmurer.

Il continua à marcher.

 

Alors toutes le pierres se mirent à  murmurer, à gronder, à l’insulter.

 

L’une des pierres lui cria : 

« Regarde derrière toi ! ».

 

Il se retourna, effrayé,

et il fut aussitôt transformé en pierre noire,

noire comme toutes les autres pierres.  

 

 

                                                                                              z 

 

 

 

Depuis qu'il était parti, son frère et sa soeur s'inquiétaient.

Chaque matin ils regardaient le poignard que Grand Soleil avait laissé.

Chaque matin ils le trouvaient brillant, comme s’il était neuf, et cela les réconfortait.

 

Mais ce jour là, en le voyant, ils ont compris ...

Ils  ont compris que Grand Soleil ne reviendrait plus parmi eux,

car son poignard était ensanglanté.

 

 

Petit Soleil partit à son tour en quête des trois objets,

mais il laissa à Belle Étoile un chapelet,lui disant :.

tant que les perles glisseront, je serai en vie,

mais si les grains ne glissent plus, tu sauras que je suis mort.

 

Comme son frère il chevaucha sans arrêt pendant une année.

Comme son frère il rencontra le vieillard

qui lui dit où se trouvaient les trois objets

mais lui répéta ce qu’il avait dit à son frère.

 

Sans hésiter Petit Soleil se dirigea vers la montagne.

 

Une première pierre gronda.... il ne ralentit pas.

 

Deux pierres se mirent à crier,

il continua de marcher

mais sentit la peur le gagner.

 

Quand brusquement, tout près de lui, quatre pierres se mirent à hurler.

Il se retourna pour les voir.

Il fut aussitôt transformé en pierre noire, comme les autres.

 

 

                                                                                          z 

                       

 

 

Depuis qu’il s’en était allé, sa sœur se rongeait d’inquiétude.

Chaque jour elle faisait glisser les grains brillants du chapelet,

et chaque jour les grains glissaient.

Mais ce jour là, ils se sont arrêtés.

Alors elle a compris qu’il était mort.

 

Elle était maintenant seule, et vraiment trop malheureuse.

 

Elle  décida de partir à son tour,

pour savoir où et comment ses deux frères avaient disparu.

Et elle voulait aussi savoir où se trouvaient les trois objets.

 

 

Elle  chevaucha sans arrêt pendant une année avant de trouver le vieillard.

Celui-ci, quand il l’a vue, a tout de suite deviné qu’elle était la sœur des deux cavaliers précédents.

Quand elle lui a demandé s’il avait vu passer ses frères et où étaient les trois objets,

il lui a dit tout ce qu’il savait.

 

Alors Belle Étoile a compris

qu’elle ne pouvait agir ainsi qu’avaient agi ses frères.

 

Regardant autour d’elle, elle vit butiner des abeilles.

 

Elle courut jusqu’à leur ruche, prit de la cire pour bien se boucher les oreilles.

 

Lorsqu’elles furent bien bouchées,

pour qu’aucun bruit  ne puisse entrer et la troubler,

elle s’avança vers la montagne.

 

 

Les pierres noires se sont mises à murmurer, gronder,

puis tempêter, se gonfler de colère, hurler même.


Elle n’en fut pas effrayée.

 

Elle entendait si faiblement leurs clameurs 

que leurs menaces la faisaient sourire.

 

Elle aperçut alors un oiseau sur la branche d'un arbre.

 

 

                     ov2.JPG

 

 

 

L’oiseau aussi se mit à la menacer à mesure qu’elle s’approchait de lui.

Mais elle l’attrapa,

et à partir de ce moment là....

l’oiseau cessa de crier

et toutes les pierres se sont turent.

 

Alors l’oiseau se mit à parler.

 

Il  lui  conseilla de se déboucher les oreilles :

puisqu’elle l’avait pris, il ne crierait jamais plus, 

car il était devenu devenu son serviteur.

 

Il lui expliqua comment faire pour emporter les deux autres objets  :

il fallait couper une branche de l’arbre,

de cet Arbre qui chante mieux que mille musiciens ensemble.

 

Cette branche, elle devrait la replanter,

pour qu'apparaisse un nouvel arbre, pareil à celui de la montagne.

 

Puis elle devait aller chercher au fonds du puits, tout à côté,

un peu de l’Eau qui danse, et l’enfermer dans une gourde.

Une gourde suffirait, car cette eau pouvait se multiplier autant de fois qu’on voulait.

Et cette eau pouvait ressusciter tous ceux qui étaient pétrifiés. 

 

Belle Etoile prit une branche de l’arbre qui chante,

un peu de l’eau qui danse,

puis partit à la recherche de ses frères transformés en pierres.

Ne pouvant savoir où ils se trouvaient,

elle ressuscita toutes les pierres de la montagne.

 

Se leva alors une foule immense :

des princes, des aventuriers, des gens venus de tous les continents.

Et parmi eux étaient Grand Soleil et Petit Soleil,

et tous trois rentrèrent chez eux. 

 

 

Dans leur maison, ils rapportaient ce qu’ils étaient partis chercher :

l’Eau qui danse, qui remplit le bassin,

l’Arbre qui chante, lequel grandit au milieu du jardin,

et l’Oiseau de Vérité, qui se percha sur la fenêtre.

 

Ainsi leur demeure fut parfaite,

plus parfaite que ne le sera jamais aucune maison au monde.

 

 

                                                             zzzzzzz

 

 

Quelques  jours après leur retour,

 

Petit Soleil et Grand Soleil partirent chasser dans la forêt.

 

Ils y rencontrèrent le roi et se prosternèrent devant lui.

 

Quand il les fit se relever....

le roi fut troublé par les soleils qui resplendissaient sur leurs fronts.

Il les invita à la chasse.

 

Grand Soleil tua un tigre,

Petit Soleil tua un ours

et le roi tua un lion.

 

Le roi se sentit si heureux en leur compagnie

qu’il pria les jeunes garçons de l’accompagner dans son palais.

Mais ils ne voulurent pas s’y rendre avant d’en avoir parlé à leur sœur.

 

Ils rentrèrent donc chez eux

et racontérent à Belle Etoile ce qui venait de se passer.

 

Elle interrogea l’oiseau :

« N’est-il pas mauvais que mes frères se rendent ce soir chez le roi ? ».

L’oiseau répondit :

« Qu’ils y aillent,

mais qu’ils invitent en retour le roi à leur rendre visite ».

 

  

Le soir même les deux frères se rendirent au palais du roi.

 

Encore une fois le roi se sentit si heureux en leur compagnie

qu’il voulut les garder auprès de lui.

Mais il était déjà tard.

Les deux frères lui demandèrent la permission de s’en aller,

et l’invitérent à venir le lendemain dans leur maison.

 

Le lendemain, ils préparèrent la maison pour leur invité,

mais Belle Etoile ne savait pas que préparer pour le dîner.

 

Elle demanda à l’oiseau :

« Que faut-il préparer pour le roi ? ».

L’oiseau lui répondit:

« Servez lui trois courgettes que vous farcirez de bijoux,

mais sans que cela se voie,

et sans dire que vous l’avez fait ».

 

Elle fit ce que l’oiseau avait dit.

 

 

Quand le roi arriva, il vit Belle Etoile.

 

Elle ressemblait tellement à la reine ....

qu’il ne put en croire ses yeux.

 

Et tout de suite après il vit, dans le bassin, l’Eau qui danse,

si éblouissante, qu’il en était encore plus surpris.

 

Puis il entendit le murmure de l’Arbre qui chante,

il chercha où peuvaient bien se cacher ces musiciens si délicieux,

mais il ne put les découvrir.

 

Enfin il entendit l’Oiseau qui les invita à manger.

 

Au comble de l’étonnement, il s'avança et s’assit à la table.

 

Belle Etoile lui servit alors les courgettes.

 

Elle en plaça trois dans l’assiette du roi.

 

Il voulut manger la première : elle était remplie de perles !

Il voulut manger la seconde : elle était remplie de rubis !

Il voulut manger la troisième : elle était remplie de diamants !

 

Il demanda pourquoi on avait mis ces perles, ces rubis et ces diamants

dans des courgettes ordinaires.

Les jeunes gens répondirent qu’ils ne les y avaient pas mis.

Le roi ne voulut pas les croire.

 

Alors l’oiseau de vérité prit la parole et dit :

 

« Majesté, vous ne pouvez pas croire

que ces trois courgettes puissent contenir ce trésor.

 

Mais en d’autres temps, vous avez bien voulu croire

que votre épouse avait pu accoucher d’un chien,

d’un chat et d’un morceau de bois !

 

L’un et l’autre prodiges sont impossibles,

et si l’on vient de vous tromper cette fois,

c’est pour vous montrer qu’on vous a trompé autrefois,

quand on vous a dit des mensonges ».

 

Et l’oiseau lui a raconté tout ce qui était arrivé

depuis le jour de son mariage jusqu’à ce jour.

 

Le roi a vu que ces paroles étaient la pure vérité,

que ces enfants étaient les siens,

et qu’il avait été trompé.

 

Et les enfants aussi ont compris, en entendant l’oiseau,

qu’ils étaient les enfants du roi.

 

Alors ils s’étreignirent, pleurant et riant.

Le roi les emmèna au palais.

 

Il fit empaler les trois femmes qui avaient causé son malheur,

puis il courut sur la grande place,

il ouvrit la cage où était enfermée sa femme.

 

Le temps l’avait, étrangement,

gardée aussi jeune et belle qu’au jour où il l’avait connue.

Il se jetta à ses genoux, la pria de lui pardonner,

et lui montra ses enfants.

 

Il se sentit si misérable de s’être ainsi laissé tromper

que, lui-même, il se condamna à avoir la tête tranchée.

 

Le bourreau fut bien obligé de lui obéir.

 

Il frappa le roi de sa hache,

mais en touchant le cou du roi,

la lame se brisa comme du verre.

 

Il dut s’y reprendre à trois fois.

Avec chaque fois des haches plus solides.

Mais toutes se brisèrent.

 

Alors son épouse,

et ses fils,

et sa fille,

et le peuple tout entier,

le supplièrent de vivre encore et de continuer à régner.

 

Le roi se laissa fléchir

et il y eut ce jour là une fête plus magnifique que jamais.

 

 

            zzz

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans conte

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- Un oiseau étrange : le Mine Raynal - Rêve -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

Connaissez-vous le Mine Raynal ?

 

Il y a ... peu, je n'en avais jamais entendu parler.

 

C'est un oiseau de la taille d'un étourneau, non, plus grand, presque une grive.

 

Mais plus élancé, avec un bec droit très long, éfilé.

 

Couleur : beige saumoné, un peu comme un geai.

 

 

 

 

 

 

                          oiseaux-mymychacha.jpg

 

 

 

 

 

 

Mais que je vous raconte comment je l'ai découvert.

 

J'étais dans une zone sableuse en butte allongée, le long de l'eau.

 

Je n'étais pas seul.

 

Il y avait un groupe d'une quinzaine de personnes

 

qui était guidé par une ornithologue.

 

Moi j'étais en retrait, derrière, ne faisant pas partie officiellement du groupe.

 

 

 

Je fais souvent ça dans les musées.

 

J'y vais quand bon me semble

 

mais si je trouve un groupe guidé par un homme de lard

 

pardon, de l'art

 

je reste avec ce groupe si j'apprends du nouveau.

 

 

 

 

Or là, il y avait du nouveau.

 

Sur le haut de la butte sableuse , devant nous, un groupe de 30 à 40 oiseaux  !

 

 

 

 

Ils avançaient , en ligne, tous au même niveau,

 

écartés les uns des autres de 20 cm environ.

 

Ils sondaient le sol de leur bec long et droit

 

l'enfonçant sur toute sa longeur,

 

puis le ressortaient, avançaient d'un pas, et recommençaient.

 

 

 

 

L'ornithologue cria au groupe : ce sont des Mines Raynal !

 

Pensant que j'allais mette ça sur mon blog, je lui ai demandé l'orthogaphe du mot

 

mais elle ne m'a pas répondu (qui c'est c'ui là ? Un parasite ....)

 

 

 

 

Un participant cria : nous sommes à Glyne, en Sologne.

 

Moi je me croyais au bord de la mer.

 

Là encore, impossible d'avoir une certitude sur l'orthographe.

 

 

 

 

Derrrière cette première ligne d'oiseaux, une seconde, 2 ou 3 mètres derrière,

 

chaque oiseau un peu décalé par rapport à ceux de la première ligne.

 

Ce comportement sondeur semblait destiné à chercher de la nourriture.

 

 

 

 

En fait, il s'avéra utile d'une autre façon.

 

Les oiseaux découvrirent des cadavres d'oiseaux, eux aussi en ligne.

 

Des Mines Raynal également.

 

 

 

 

Il avaient été ensevelis, peut-être par une brusque montée du sable.

 

Mais la chose est fréquente dans cette espèce (peu connue)

 

et la nature a doté ces animaux d'une étonnante aptitude à résister à l'ensevelissement.

 

Une bonne résilience comme dit l'autre !

 

Tous les oiseaux revinrent à la vie !

 

Bien qu'ils étaient dans le sable depuis 48 heures.

 

 

 

 

La leçon est belle, non ?

 

 

 

 

Peu après, je me réveillais, il était 4 H 55

 

et réalisant que c'était un rêve,

 

je me levais, et notais tout sur un papier, pour vous conter ma découverte.

 

 

 

 

J'ai même rallumé l'ordi pour chercher sur Google

 

si par hasard ils connaissaient

 

Mais ils ne connaissaient pas ....

 

Par contre, ils m'ont proposé le blog de Mymychacha !!!!!!

 

 

 

 

Tiens, oui, ce serait plus rigolo d'appeler ces oiseaux des Mymychachas.

 

Faudra demander à notre copine si elle est d'accord

 

pour immortaliser son nom de cette façon ...

 

 

 

Bises à tous.

 

 

 

 

 

 

 

 

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- Le livre de Monika sur le Luberon vient de sortir ! -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

Avez-vous une petite envie de vous balader sur les chemins du Luberon ?

 

Je ne les connais pas personnellement

 

alors c'est en imagination que je m'y suis rendu

 

et bien sûr je n'ai pas pu m'empêcher de vous faire un petit dessin.

 

 

 

                          luberon-chemin.jpeg

 

 

 

 

 

J'ai une raison bien précise de penser au Luberon.

 

(rien que le nom fait rêver !)

 

C'est que les éditions du Puits de Roulle viennent d'éditer le livre de notre amie Monika.

 

 

http://www.editionsdupuitsderoulle.com/

 

 

Je vous ai déjà parlé de cet ouvrage  cliquez sur link :   link

 

http://lachenaie.over-blog.fr/article-fan-1-102088540.html

   zut : je n'arrive pas à mettre ce lien!!!!

j'espère qu'un des trois va marcher !!!! 

http://lachenaie.over-blog.fr/article-fan-1-102088540-comments.html#anchorComment

 

 

où Monika évoque, page par page, tel lieu, telle promenade, telle rencontre,

 

en des termes très simples

 

ce qui nous permet de nous sentir véritablement avec elle en ces lieux inspirés.

 

 

 

Ce livre avait déjà été édité, mais chez un autre éditeur.

 

Le gros avantage de cette nouvelle édition

 

est la qualité exceptionnelle des reproductions  de dessins et peintures.

 

 

 

 

 

mnk.JPG

 

 

 

 

 

Lire ce livre, c'est découvrir, avec l'auteur,  cette petite province.

 

Si vous en faites l'acquisition....

 

ce sera mieux qu'un ticket de TGV !

 

(ça ne tombe jamais en panne, un livre ! )

 

Je pense que la façon la plus simple, pour vous procurer ce livre, c'est- :

 

soit d'aller sur le site de l'éditeur (lien :     http://www.editionsdupuitsderoulle.com/   )

 

soit sur celui de Monika. http://www.monikalanghans.ch/

 

 

 

 

 

 

                     fan-livre.JPG

 

 

 

 

 

Bonne lecture,

 

et joyeuse découverte de cette belle région des Préalpes.

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                            mesange-do.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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- Ode à la pluie -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

 

  Ode à la pluie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                             pluie-ecoutez-2.jpg

 

 

                               

 

 

 

écoutez bien tomber la pluie

 

sur votre joli parapluie

 

elle est si tendre, elle est si douce

 

autant pour vous que pour la mousse.

 

 

 

 

 

l'eau fraîche remonte dans les puits

 

de joie la terre se ramollit

 

c'est vrai, parfois elle éclabousse

 

mais c'est par elle que l'herbe pousse.

 

 

 

 

 

 

tous les escargots se trémoussent

 

les arondes lâchent leur gazouillis

 

faites lui, vous, jolie frimousse

 

quand elle vous fait des chatouillis.

 

 

 

 

 

K

juillet 2012 

 

 

 

 

 

 

 

 

***

 

 

 

 

Publié dans poèmes

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- Plongée sous-marine : rencontre avec un hippocampe ! --

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

Et oui, fait trop chaud pour travailler  !

 

alors j'ai fait une petite plongée.

 

Et regardez le beau cliché que j'ai pris.....

 

 

 

 

 

hippo-3.JPG

 

 

 

 

D'accord, c'est un peu flou.....

 

c'est vrai, la photo, c'est pas mon fort !

 

 

 

 

***

 

 

 

 

 

 

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- Le charme de fleurs fanées -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

Et passe la coronille....

 

 

 

 

 

                                                

                                       coro.jpg

 

 

 

 

 

Doucement la coronille a éteint ses lampions

 

Ses pétales légers ont perdu leur couleur

 

Se dessèchent ses tiges sans faire protestation

 

Se faner, disparaître, c'est le destin des fleurs.

 

 

 

 

Ses fleurs fanées s'amassent sur ce coin de bureau

 

Comme les feuilles d'automne tout au fond des halliers

 

Certaines restent accrochées comme de très fins plumeaux

 

Aux invisibles fils de petites araignées.

 

 

 

 

Commence alors pour elles une danse légère

 

Doucement  se balancent, ou tournent avec ardeur

 

Dans le plus grand silence, selon les souffles d'air.

 

Le plus longtemps possible, j'aime garder les fleurs.

 

 

 

K  

 

 

29 06 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans poèmes

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- En voyage vers une île -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

En voyage vers une île

 

 

 

 

 

Le coeur d'une petite fille

Danse dans la lumière

Elle vogue vers une île

L'île de tous les bonheurs.

 

 

 

En elle la vie, fragile,

A caché ses mystères

Et sa beauté gracile

Contient toutes les splendeurs.

 

 

 

C'est de son corps béni

Que s'en viendront demain,

Oiseaux sortis du nid,

Tous les nouveaux humains.

 

 

 

 

 

fillette-qui-danse.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans poèmes

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- Au Larzac.... des rochers en forme de ruines -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

Après un tremblement de terre,

il y a dit-on des répliques.

 

Après un voyage, je continue à voyager,

et je repasse dans les lieux où je suis passé.

 

Ainsi ce paysage me hante.

 

 

 

 

                     larzac-rochers-ruinif.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Il se pourrait que je continue indéfiniment à y repasser.

En pensée.

 

Et peut-être un jour  y retournerai-je "en vrai".

 

Mais qu'est-ce qui est vrai

et qu'est-ce qui ne l'est pas ?

 

Si je repasse en un lieu en pensée....

n'est-ce pas vrai ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans promenades nature

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