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- Conte Jean Jean, réflexions - 1 - Je le veux - Mise au point !!! -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

La parole est terrible !

 

On croit qu'elle est simple, limpide, qu'elle dit une chose juste,

et il se révèle qu'elle peut dire quelque chose d'horrible,

qu'elle peut être comprise à l'opposé de ce que l'on croyait.  

 

Ainsi le " je le veux !" à la fin de ce conte.

 

Si cela signifie : "je veux devenir un passeur de lumière"... c'est l'horreur !

 

Volonté de puissance, de supériorité, de possession d'un pouvoir.

 

Autant dire : je veux être roi, je veux être un grand homme,

le meilleur musicien du monde, et les gens vont venir m'acclamer,

je veux être celui qui aura vaincu le cancer,le dragon, le mal dans le monde....

je veux, je veux, je veux....

je, je, je.....

 

Quelle stupidité !

Quelle prétention !

Quelle vanité!

Quelle puanteur du MOi !!!!

 

Nous sommes alors à l'antipode de Mère Térésa, 

de l'homme modeste qui fait la vaisselle dans un resto du coeur,

et que personne ne connaît, dont on ne fera jamais la statue en bronze,

de la mère de famille qui fait face comme elle peut à ses multiples obligations, et élève ses mômes !

 

Je le veux !

 

Ce mot de Jean Jean ne peut même pas signifier :

je  veux être bon : je veux aider les autres !

 

Une telle volonté est le sommet de l'absurdité, et de l'orgueil !

 

Alors comment comprendre le "je le veux" de Jean Jean ? 

 

Comme ceci, à mon avis.

 

Je veux être Jean Jean !

 

 

 

Jusqu'ici, ce garçon se rejetait lui même.

Il se sentait mal né, mal nommé, mal ceci, mal cela.

Ah comme ses frères étaient mieux que lui.

Eux avait toutes les chances de leur côté.

Lui aucune !

 

Si l'on y réfléchit bien, c'est une position totalement égoïste.

Moi je ...

Moi je n'ai pas eu de chance !

Moi je n'ai pas eu ceci, ni cela.

Moi  on ne m'a pas aimé,

moi je, moi je , toujours moi je !!!!

 

 

Quelle est donc la prise de conscience que fait Jean Jean

quand il répond à ce vieil homme,

quand il répond dans un sanglot :

je suis Jean Jean, Jean Jean c'est moi !

 

Il prend enfin conscience de lui même.

Non pour se plaindre de ce qu'il n'a pas reçu

mais dans l'éblouissement de découvrir qu'il EST,

qu'il existe,

qu'il est en vie,

qu'il peut vivre.

 

Pas vivre en regardant dans l'assiette des autres

pour voir si leur bout bout de bifteck est plus grand que le sien,

mais vivre avec un véritable trésor : lui même, l'existence.

 

Non pas pour se comparer une fois de plus aux autres

en disant  : " je suis mieux que les autres ".

Je vais être un passeur de lumière !!!!

 

Ce serait rester dans la même attitude, simplement inversée.

 

Il ne s'agit plus des autres, là, mais de lui même.

 

Je suis Jean Jean !!!!

 

Il se découvre lui même.

 

C'est ça la rencontre qu'il fait.

 

Non pas de ce vieil homme.

Ce vieux schnock est sans importance.

 

Jean Jean se rencontre lui même.

 

C'est un rendez-vous d'amour avec lui même.

 

Enfin il s'aime.

 

On ne peut pas vivre si on ne s'aime pas.

On survit seulement, tout en râlant contre l'injustice du sort.

 

On emmerde les autres et on s'emmerde soi-même.

C'est pas une vie ça !

 

Je jour où l'on se découvre soi même, c'est un soleil qui se lève et nous éclaire.

 

 

 

 

 

                                     

 

                     lever-de-soleil.jpg

 

 

 

 

 

Le soleil de la vie.

 

Alors comme Jean Jean, on peut dire "je le veux"

= je veux être qui je suis, je me prends en charge.

Je prends ma vie en charge

Je suis un navire,  et capitaine de ce navire.

 

La vie, elle m'a été donnée, et j'étais passif .

D'où la phrase : je n'ai pas demandé à naître.

C'est exact.

Et on peut refuser la vie que l'on nous a donné sans nous demander notre avis !!!!!

 

Mais on peut aussi dire : et bien oui, cette vie, je l'accepte avec joie.

 

Alors on s'aime soi même tel que l'on est :

fille ou garçon , grand ou petit, chauve ou chevelu....peu importe !!!!

 

On sort du monde de la comparaison et de la revendication

pour entrer dans celui de l'émerveillement.

 

C'est passer du jour à la nuit. 

C'est naître véritablement.

Et cette fois volontairement :

 

C'est cela le sens du  "je le veux"  de Jean Jean

 

J'ai encore autre chose à dire, mais j'ai été trop long déjà, alors je m'arrête !

 

 

 

 

.

 

                                

Publié dans conte

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- Un conte pour tous les humiliés de la terre : " Le passeur de lumière" - 4 : Je croyais que je n'étais rien -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

pardon :

j'ai quelques ennuis avec ...la police (!)

je n'arrive pas à éliminer des lignes de pointillés qui sont venues je ne sais pourquoi.

 

 

 

« Euh…

 

Et vous, comment vous appelez-vous ? »

 

« Je m’appelle Jean »          dit l’homme.

 

Drôle de surprise pour Jean-Jean.

 

Il réussit pourtant à bafouiller quelques mots.

 

« Et vous venez de loin ?

 

Je viens de nulle part et de partout.

En fait, je vis un jour ici, un jour là.

Un jour verra.

Je vais où le devoir m’appelle.

 

Ah bon » dit Jean-Jean, quelque peu étonné,

 

pendant que les mots continuaient à résonner dans sa tête :

 

« Un jour ici, un jour là…………..un jour verra… »

 

Tout ricochait sur un air de déjà entendu.

 

Pourtant il parvint à articuler :

« Mais quel est votre devoir ?

 

-Je suis le passeur de lumière.

Ton tour viendra…dit l’homme.

 

- Le passeur de lumière ? » répéta Jean-Jean incrédule.

 

« Mon tour viendra… ? » dit-il de plus en plus surpris.

 

Puis il aperçut de nouveau la lanterne.

 

« Alors la lanterne, c’est pour ça ?

 

En quelque sorte, répondit l’homme,

parce que les hommes ont besoin de symboles.

Mais la lumière dont je parle…

 

- Elle est cachée dans le cœur, répliqua Jean-Jean,

elle est là dans le cœur

et tu la fais jaillir. »

 

Jean-Jean était interloqué, il avait parlé sans savoir !

Et les mots s’étaient imposés sans qu’il sache comment ni pourquoi.

 

« C’est exacement ça.

Tu es donc bien celui que je cherche. »

 

 

 

Jean-Jean était abasourdi.

 

Il comprenait sans comprendre.

Il savait sans avoir appris.

Il savait que c’était un moment unique.

Comme un rendez-vous d’amour avec lui-même.

 

Il s’agenouilla aux pieds de l’homme et demanda : « Apprenez-moi ».

 

L’homme s’assit près de lui.

D’un geste digne et doux, il releva la tête de l’enfant et la tourna vers lui.

 

 

 

« Comment t’appelles-tu ? »

 

 

 

 

Les yeux de Jean-Jean se mouillèrent de larmes.

 

Entre deux sanglots il parvint à articuler :

 

« Jean-Jean, c’est moi Jean-Jean .

 

 

 

-Pourquoi vouloir fuir ton prénom ?

 

-Je…je croyais que je n’étais rien.

 

-Jean-Jean , c’est tellement...Unique, coupa l’homme.

 

Unique comme toi, comme chacun.

Car chaque homme a une destinée unique et remarquable.

 

Le rôle du passeur de lumière

est de révéler à lui-même celui qui a perdu sa foi en lui. »

 

Jean-Jean buvait ses paroles.

 

Il savait que l’homme disait vrai.

Pour la première fois il naissait à lui-même.

Il devenait celui qu’il avait refusé d’être : Jean-Jean.

 

L’homme reprit :

 

« Jean-Jean,

un jour verra,

ton tour viendra.

 

Toi, deux fois Jean, tu seras le prochain passeur de lumière.

Telle est ta destinée.

Le veux-tu ? »

 

 

 

Les yeux de Jean-Jean brillèrent d’une intensité nouvelle.

L’immensité de l’espace se refléta dans son regard.

Il regarda l’homme,

toucha le bâton et caressa la lanterne.  

 

Son visage s’éclaira d’un rayonnement merveilleux

et il répondit :

 

« Oui, je le veux. »

 

 

 

 

 

 

                      jean-jean-3.jpg

 

 

 

 

 

 

 

                                                                        Je le veux !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Texte de Janine Boutry, poète, artiste peintre.

Trouvé par ** dans optime, guide du mieux être septembre 2011.

 

 

Je tiens à féliciter Janine Boutry pour ce texte , excellent,

et la remercier  si elle veut bien ne pas me tirer les oreilles

pour le lui avoir emprunté.

Et pour y avoir glissé quelques minuscules modifications.

 

 

 

 

 

 

Publié dans conte

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- Un conte pour tous les humiliés de la terre : " Le passeur de lumière" - 3 : L'étranger -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

,

 

 

 

 

Et c’est là, au moment où il s’y attendait le moins,

qu'il fit une étrange rencontre.

 

Par une morne après-midi, pour tromper son ennui,

Jean-Jean se rendit dans la forêt.

 

« Oh-là ! » cria soudain un homme derrière lui.

 

Jean-Jean se retourna, étonné de rencontrer un étranger par ici.

 

« Vous m’avez appelé ? »

répondit-il avec quelque inquiétude.

 

« Oui, toi, attends-moi »

lui cria l’homme, tout essoufflé.

 

Jean-Jean hésita un instant,

mais la proximité du village le rassura.

Il s’arrêta pour permettre au voyageur de le rejoindre.

 

« Tu es bien aimable »

lui dit l’homme, en s’étouffant dans sa barbe.

 

 

Maintenant qu'il s’était approché,

Jean-Jean détaillait son nouveau compagnon.

 

Plutôt petit, légèrement voûté, il se déplaçait lentement.

 

Il s’appuyait sur un solide bâton qu’il tenait de sa main droite,

tandis qu’à la main gauche il portait une lanterne.

 

 

 

 

jean-jean.jpg

 

 

 

  

 

« Comment t’appelles-tu, mon garçon ? » demanda l’homme.

 

Jean-Jean devint rouge comme une citrouille trop mûre :

il aurait voulu disparaître plutôt que de répondre à cette question là.

« Et bien, aurais-tu perdu ta langue ? » reprit l’inconnu.

Quel est ton prénom ?                                                                                                   François,                                                                                                                       Etienne,                                                                                                                      Jacques,                                                                                                                       Pierre,                                                                                                                            Aimé ?.... 

 

 

 

 

 

Les prénoms défilaient comme une litanie infinie.

Jean-Jean en avait le tournis.

Soudain, comme un automate, il répondit :

 

« C’est ça, oui, c’est ça.

 

C’est ça, oui, mais lequel ?

 

Pierre-Aimé » répondit Jean-Jean.

 

Le vieil homme eu un air étonné et dit :

 

« Un bien joli prénom que celui-là. »

 

Jean-Jean  acquiesça en hochant la tête,

Ravi de recevoir un si beau compliment.

Puis il se ressaisit, de peur que l’homme ne découvre la supercherie, et dit :

 

« Euh…

Et vous, comment vous appelez-vous ? »

 

 

 

 

 

 

 

 

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- Un conte pour tous les humiliés de la terre : " Le passeur de lumière" - 2 : la force des paroles -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

 

La force des paroles.

 

 

 

Un jour, occupé à jouer sous la table du salon,

il surprit une conversation entre ses parents.

 

« Dis-moi, commença la mère,

tous nos enfants semblent nés sous une bonne étoile.

Chacun paraît doué pour une vocation spéciale.

Il n’y a que note pauvre Jean-Jean  !

Il ne semble révéler aucun talent personnel.

Qu'allons-nous bien pouvoir en faire ? »

 

 

à ces mots Jean-Jean tressaillit.

 

 

Ce qu'il pressentait depuis si longtemps

se concrétisait dans ces quelques phrases.

 

Sans doute n’était-il bon à rien !

La sentence tomba comme une malédiction.

 

Mais le père répondit :

« Aie confiance, ma femme,

un jour  verra, son tour viendra. »

 

 

Jean-Jean reçut ce message d’une manière énigmatique.

 

Pourtant, sans bien en comprendre le sens,

il savait que cela était bon.

L’angoisse jaillissante s’était éteinte comme par enchantement.

Par ces mots magiques, le père avait calmé les tourments de sa femme,

Mais aussi de son fils.

 

 

Et le fils se répétait inlassablement ces quelques mots :

 

Un jour verra, son tour viendra,

Un jour verra, son tour viendra,

Un jour verra, son tour viendra…..

 

 

Depuis qu'il avait entendu cette phrase insolite,

la vie de Jean-Jean en avait été changée.

Jean-Jean regardait venir chaque jour d’une manière spéciale,

comme si à tout moment sa destinée allait enfin se retourner,

et l’entraîner dans un avenir bénéfique.

 

 

Les jours passèrent pourtant, en tous points semblables.  

 

 

 

                             paysage-nu.jpg

 

 

 

 

Jean-Jean espérait, mais rien n’arrivait.

  

Au bout de plusieurs longues semaines,

Jean-Jean ne se souvenait plus du tout de la phrase étonnante.

  

 

 

Et c’est là,

au moment où il s’y attendait le moins,

qu'il fit une étrange rencontre.

 

 

 

 

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- Un conte pour tous les humiliés de la terre : " Le passeur de lumière" - 1 : Jean Jean - -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

Je viens de recevoir un conte....

que je veux mettre de suite sur mon blog.

 

Je le dédie à tous ceux qui, parmi nous, pensent être méprisés,

tenus pour sans valeur, ignorés

 

et qui finissent par croire qu'ils sont sans valeur, de fait.

 

Alors parfois ils abandonnent ...

ils s'isolent, se taisent...

et ils souffrent en silence.

 

Ils pensent avoir raté leur vie.

 

Ils savent bien qu'au fond d'eux même se trouve un trésor,

un trésor de capacités, 

un trésor d'inventivité,

une trésor de générosité,

un trésor d'amour.  

 

Mais personne ne semble les voir.

 

Le nom que l'on porte

peut être pris dans cette tornade destructrice.

Je parle d'expérience.

Mon second prénom est Clovis.

J'avais honte de ce prénom.

 

Dans ce conte aussi il est question de nom.

 

Or plusieurs parmi nous n'aiment pas leur prénom.

Pourquoi ?

 

Bon....je vous dis le conte.  

Je suis obligé de le couper en plusieurs épisodes : il est long.

Je vous dirai à la fin qui en est l'auteur

 

 

 

 

Le passeur de lumière.

 

 

 

 

Dans un tout petit village,

perdu au milieu d’une immense forêt,

vivait un petit garçon prénommé Jean-Jean.

 

Il était le dernier de huit enfants,

et tous les huit étaient des garçons.

 

Il y avait avant-lui 

Jean-Pierre,

Jean-Marie,

Jean-Paul,

Jean-Marc,

Jean-Christophe,

Jean-Michel et Jean-François.

 

 

Depuis des générations et des générations, dans cette famille là,

tous, sans exception aucune, portaient un prénom dérivé de Jean.

 

Mais voilà, lorsque sa naissance s’annonça,

les parents de Jean-Jean se trouvèrent à court d’imagination,

et décidèrent de l’appeler tout simplement Jean-Jean.

 

Jean-Jean, Jean-Jean....... se répétait-il depuis sa plus tendre enfance,

et cela résonnait à ses oreilles comme un vulgaire diminutif,

du genre de Zou-Zou ou Fi-Fi.

Et cela lui rendait le cœur lourd, lourd…..

 

Chacun de ses frères possédait une particularité 

qui le rendait unique et différent des autres :

Jean-Pierre était le plus fort,

Jean-Marie était le plus beau,

Jean-Paul le plus intelligent……..

 

Jean-Jean, lui, n’avait aucun don, aucune qualité spéciale,

il était seulement le p’tit Jean-Jean,

dont personne ne se souciait vraiment.

Alors il se faisait tout petit,

si petit qu'on en oubliait sa présence.

 

 

 

 

                 jean jean 2

 

 

 

 

 

 

 

                   

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La femme

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

une personne a lu cet ancien article "la femme"

et laissé un commentaire, ce qui m'a fait retrouver l'article ! .

 

or je viens d'apprendre que ce jour était, paraît-il, le jour de la femme...

je ne suis pas au courant de l'actualité,

mais je vais en profiter pour republier cet article,

si vous le voulez-bien, comme disait  ... Lucien (?)

 

pardonez moi : il est peut-être un peu long.

 

Que Danielle me pardonne aussi de remettre cet article avec tous les commentaires

donc avec cet échange où nous nous étions fortement affrontés.

 

En fait je n'ai pas du tout dans ma pensée l'idée que l'homme

doive vivre de multiples amours (successifs ou simultanés !)

 

Ce n'est pas du tout de cet amour là dont je veux parler.

 

Je parle de l'amour qui peut nous mettre  en relation entre nous tous,

une relation sincère, heureuse, dénuée de peur,

et donc dénuée de toute avidité, sexuelle ou autre,

de toute envie de posséder l'autre,

de quelque façon que ce soit.

 

je laisse le petit chapeau qui précédait l'article de mai 2011.

 

 

 

Gazou m'informe qu'un de ses amis rassemble des textes sur la femme

et m'a demandé si je voulais lui en écrire un.

Bien sûr que oui, c'est facile,

car ma pensée est centrée sur la femme, je ne vais pas le nier.

Par contre il n'est pas évident de donner à ce texte une tournure poétique :

ça vient quand ça veut, et toujours en petits fragment,

un peu comme la rosée sur les brins d'herbe au matin.

Je vais donc dire sur "la femme" ce qui me vient à l'esprit, en vrac.

Excuse moi , Gazou, pour la forme.

 

 

La femme.

 

La femme est l'avenir de l'homme.....

bien sûr que oui.

Ou plutôt la femme est l'homme,

l'homme parfait, l'homme complet.

 

L'homme masculin tourne autour de la femme

comme les planètes autour du soleil.

C'est une évidence.

Que dans la société telle qu'elle est,

l'homme domine la femme, la réduise en esclavage,

n'y change rien.

 

La femme, c'est l'amour.

La femme, c'est la vie.

 

Femme, amour, vie....

ces termes sont équivalents, interchangeables.

Je glisserai donc de l'un à l'autre sans aucune gêne.

 

L'image même de l'amour, de la relation d'amour,

c'est la femme enceinte.

 

Aimer, c'est porter l'autre en soi.

Être aimé, c'est être porté dans l'autre.

 

L'embryon, puis le foetus, que nous avons tous été,

a été porté dans le ventre d'une femme.

Il était au départ une partie de son propre corps.

 

Mystère absolu.

Mystère insondable pour nos intelligences.

Peu à peu, d'une simple cellule de la mère, un être est né.

Son corps s'est développé, a grandi

et a pris son autonomie.

 

La "naissance" n'est qu'une péripétie

dans cette évolution vers l'autonomie.

Elle n'est pas acquise le jour de la "naissance".

 

L'être va "grandir" toute sa vie.

Puisse-t-il devenir un jour un véritable adulte.

Si possible avant d'être mort.

 

Comment va se poursuivre sa "croissance"

une fois sorti du ventre de sa mère ?

Par la prolongation de cette relation primordiale

qui était une relation d'amour.

Mais selon des modalités nouvelles, évidemment !

 

Pas de vie en dehors d'une relation d'amour. 

 

Pas question de retourner dans le ventre maternel.

Encore que....

 

Faire l'amour est une tentative pour y retourner.

L'homme (masculin) s'y exerce...

Il est attiré par la femme

 comme est attirée la limaille de fer par l'aimant. 

 

Curieux que cet objet s'appelle l'aimant !

 

L'homme (masculin) est doté d'un prolongement...

bien pratique pour jouer à cette tentative de retour.

 

Il ne réussit cependant pas à rentrer tout entier dans la femme.

Seulement un peu

et pas bien longtemps.

Bon : c'est déjà ça !

On fait ce qu'on peut !!!!!

 

La femme n'a pas ce prolongement.

Mais par contre son corps devient celui de la mère.

 

Qu'une femme n'ait jamais eu d'enfant n'y change rien.

Son corps est celui d'une mère.

C'est pourquoi elle est l'image même de l'amour.

Elle est l'amour.

 

Pouvons nous changer, grandir, évoluer ?

Bien sûr que oui, et ce toute notre vie.

 

Comment ?

Par l'amour.

 

En dehors d'une relatio                                                                            n d'amour

aucune évolution n'est possible.

Sans être à nouveau placé dans le ventre de l'amour

aucune évolution n'est possible.

On ne peut que se détériorer, se détruire,

et finalement mourir.

 

Si nous voulons vivre,

et vivre c'est changer, évoluer, grandir,

il nous faut aimer,

il nous faut retourner dans le ventre de l'amour.

 

Ce qui se jouait entre une femme et son enfant

va se jouer ensuite entre nous tous.

 

Nos relations d'amour

rejouent cette relation primitive.

 

D'où l'attraction violente des sexes.

Mais ce désir "sexuel" est un leurre.

Fort agréable, mais quand même un leurre.

 

Le désir d'amour est infiniment plus large

que celui de "baiser".

 

Désirer l'amour, c'est la vie même.

Mais ça se passe désormais dans "le coeur".

 

Aimer, c'est porter l'autre dans son coeur

comme la femme enceinte portait son petit.

 

Être aimé, c'est être porté dans le coeur de l'autre.

 

Dans une relation d'amour, qui porte qui ?

Mais chacun des deux porte l'autre

et est porté par l'autre.

 

C'est en ce sens que la femme est l'avenir de l'homme.

Car l'avenir de l'homme, c'est l'amour.

C'est de porter l'autre dans le ventre de son coeur.

 

L'homme (masculin) ne peut changer son corps

mais il peut changer son coeur

et y porter l'autre comme une femme porte son bébé.

 

L'être qui aspire à vivre veut retrouver cet utérus d'amour.

S'il trouve l'amour, il vit, revit, exulte.

 

S'il ne le trouve pas, il déperit et meurt.

Comme une fleur coupée qui ne trouve pas de vase

et qui se dessèche sur une table.

 

Pour relancer notre vitalité, poursuivre notre chemin,

ne pas mourir de sécheresse

nous devons, impérativement,

entrer en relation d'amour

avec un autre, une autre, ou plusieurs autres.

(Il faudra revenir sur le problème de ce "plusieurs !!!!)

 

Et alors la vie afflue à nouveau en nous.

Et nous pouvons encore vivre

c'est-à-dire grandir, évoluer, changer.

 

La fleur coupée n'est cependant pas une bonne image

de la relation amoureuse.

La fleur coupée va mourir.

Et être jetée au compost.

La relation d'amour, ce n'est pas cela.

 

La relation d'amour fait grandir, évoluer, changer.

Elle fait vivre, pas mourir.

Elle nous rend capable d'une multitude de liens.

De liens nouveaux.

 

La relation d'amour n'enferme pas!

Elle n'est pas possession de l'autre.

Elle ouvre au monde,

elle libère notre puissance d'aimer.

 

Trouver l'amour...un nouvel amour,

ce n'est pas rentrer dans un nouvel utérus...

dont on ne sortirait plus.

La grossesse elle-même ne dure que 9 mois.

Un amour n'est pas une prison !

 

Quand quelqu'un va mal

c'est qu'il a besoin d'amour et ne le trouve pas.

Cette personne est en danger de mort.

 

Voyez une branche de saule, ou de peuplier,

une tige de menthe, de cresson, ou de tomate....

Posée sur une table, cette branche, cette tige, va mourir.

 

Placez les dans un verre d'eau.

Et observez.

Vraiment faites le : ça vaut la peine.

Car ainsi vous verrez de vos yeux la puissance de la vie,

la puissance de l'amour,

son éblouissante beauté.

 

                      bouture.jpg

 

 

Cette branche, cette tige, vont émettre des racines,

une multitude de racines, blanches comme le nacre.

Elles vont vivre à nouveau !

 

Elles vont pouvoir être replacées dans le sol

et redonner une touffe de menthe parfumée,

une énorme botte de cresson,

un pied de tomate avec une multitude de fruits savoureux,

un saule sous lequel viendront s'abriter des amoureux,

ou un peuplier de 40 mètres de haut.

 

C'est ça nos relations amoureuses maintenant.

 

Non pas le retour dans un utérus

dont on ne pourrait jamais plus sortir

(ça  c'est la mort, la mort psychique)

mais la possibilité de revivre

et de pouvoir nous (re)planter partout dans le monde

dans une multitude de relations d'amour.

 

Que celui qui peut comprendre comprenne.

 

Oui, la femme est l'avenir de l'homme.

Car il n'y a pas d'autre avenir que l'amour.

 

 

 

 

 

 

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- La plus belle image de la paix - Conte anonyme -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

La plus belle image de la paix.

 

 

 

 

Un jour, on voulut offrir un prix

pour la plus belle image de la paix.

 

Plusieurs peintres essayèrent.

 

Deux peintures furent retenues.

 

On demanda à un vieux sage de choisir.

 

Il hésita un moment.

 

Le premier tableau représentait un lac calme.

 

Le lac était un miroir parfait pour les majestueuses montagnes autour.

Au-dessus, il y avait un ciel bleu avec quelques nuages blancs.

 

 

 

 

 

                    

 

 

                        montagne-paix.jpg

 

 

 

Tous ceux qui virent cette peinture

pensèrent que c'était l'image parfaite de la paix.

 

L'autre peinture avait aussi des montagnes.

Mais elles étaient abruptes, rocheuses et sans arbre au sommet.

Au-dessus, il y avait un ciel orageux avec de la pluie et des éclairs.

A côté de la montagne, il y avait une grosse chute d'eau.

 

Cela ne ressemblait en rien à la paix.

 

Mais quand le sage regarda…

il vit derrière la chute…

un petit buisson qui avait poussé sur le rocher.

 

Dans le buisson, une maman oiseau avait bâti son nid.

 

Là, au milieu des remous,

était assise la maman oiseau sur son nid...

en parfaite paix.

 

D'après vous, quelle image a-t-il choisi ?

 

Il a choisi la seconde.

 

 

 

 

 

 

 

                                                   montagne-paix-orage.jpg

 

 

 

Parce que, expliqua-t-il, être en paix

ne veut pas dire être à un endroit

où il n'y a ni bruit, ni trouble ni gros travaux.

 

Etre en paix, c'est bien plus souvent

être au milieu de difficultés et de désagréments

mais être toujours calme dans son cœur.

 

 

 

 

 

 

 

 

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- Que deviennent les blessures ? - Un conte satanique qui m'a fait sortir de mes gonds -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

Je connais certains contes très durs que j'hésite à publier.

Je pourrais cependant le faire

car ils représentent une fenêtre, cruelle mais véridique,

sur l'âme humaine, ses ressorts,

et tous débouchent sur l'espoir, sur la vie.

 

Or je viens de lire un conte, ou qui se prétend tel,

et qui échappe à cette règle que je croyais intangible. 

 

Je l'ai trouvé sur le blog de Gazou (lien ***) et il m'a horrifié. 

 

Gazou émet un doute sur le bien fondé de l'attitude du père. 

 

Curieusement des commentaires sur son blog vont dans le sens du conte :

ils semblent "comprendre" l'attitude de ce père, et même la justifier.

 

Cela m'a profondément choqué. 

Je trouve qu'il s'agit là d'un problème fondamental. 

 

Du tort nous a été causé dans le passé,

particulièrement dans notre enfance. 

 

Nous mêmes avons commis tel ou tel acte

qui a provoqué une injuste souffrance

et que nous regrettons. 

 

Je vais replacer ici  un autre conte,

tiré lui d'un livre qui a 2000 ans d'âge.

 

Je l'avais mis en janvier sur mon blog.

Lien ***

Il sonne tout autrement,

c'est l'antithèse de celui-ci :

 

 

Ce conte,

que l'on désigne comme une "parabole"

se trouve dans l'évangile de LUC,

chapitre 15, versets 11 à 32.

 

 

  

 

Un homme avait deux fils.

 

Le plus jeune dit à son père :

 

"Donne-moi la part du bien qui me revient."

 

Le père leur partagea son bien.

 

Peu de temps après, ce plus jeune fils ayant tout amassé,

s'en alla dans un pays éloigné,

et il y dissipa son bien en vivant dans la débauche.

 

Après qu'il eut tout dépensé, une grande famine survint en ce pays-là.

 

Il commença à être dans l'indigence.

 

Alors il se mit au service d'un des habitants de ce pays,

qui l'envoya dans ses possessions pour paître les pourceaux.

 

Et il eût bien voulu se rassasier des caroubes que les pourceaux mangeaient

mais personne ne lui en donnait.

 

Étant donc rentré en lui-même, il se dit :

 

Combien y a-t-il de gens aux gages de mon père,

qui ont du pain en abondance

et moi je meurs de faim !

 

Je me lèverai, et m'en irai vers mon père, et je lui dirai :

 

Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi,

et je ne suis plus digne d'être appelé ton fils ;

 

traite-moi comme l'un de tes domestiques.

 

 

 

evangile-fils-perdu.jpg

 

 

 

 

Il partit donc, et vint vers son père.

 

Comme il était encore loin, son père le vit,

et fut touché de compassion ;

et courant à lui, il se jeta à son cou et l'embrassa.

 

Son fils lui dit :

"Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi,

je ne suis plus digne d'être appelé ton fils".

 

Mais le père dit à ses serviteurs :

 

"Apportez la plus belle robe et l'en revêtez ;

et mettez-lui un anneau au doigt et des souliers aux pieds ;

amenez un veau gras et tuez-le ;

 

mangeons et réjouissons-nous ;

 

parce que mon fils que voici était mort,

et il est revenu à la vie ;

il était perdu,

mais il est retrouvé.

 

 

 

Je sais que plusieurs parmi vous ont contracté une violente intolérance

à tout ce qui se qui se présente comme lié à la religion.

 

Oh que je comprends cette prévention !

 

J'ai mis 40 années à me dégager totalement

du carcan mensonger de la religion catholique,

de son dogmatisme studipe et meurtrier.

 

Mais voyez-vous, les textes évangéliques.... c'est autre chose,

ils nous offrent des trésors qui, justement, nous libèrent de cette religion.

 

De cette religion qui tire sa substance même de cette notion de "péché".

 

Relisez cette parabole ,

 

qui est un conte véritable, et admirable.

 

Que dit là le père ?

 

Réjouissons-nous !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

Se plaint-il que des trous sont restés dans sa table ?

 

Remarquez encore ceci :

 

il ne pardonne pas à son fils !

il n'a rien à lui pardonner : il l'accueille seulement

et crie : réjouissons-nous !

 

Où sont les blessures,les cicatrices ?

Il n'y en a plus.

On en parle même pas.

 

Parle -t-il de péché ?

 

Non, non et non !!!!!!

 

Cet homme , lui, vit dans le présent.

 

Et le présent c'est l'amour.

 

L'amour et la joie, et rien d'autre.

 

C'est cela un conte ouvert vers la vie.

 

J'ai eu bien trop de mal à m'extirper des barbelés de la religion,

qui voulait m'enfermer dans la culpabilité

en me menaçant de l'enfer

pour expier, disait-elle, mes "péchés mortels"....

 

Il m'est devenu impossible de supporter un telle attitude.

 

Cette attitude est une perversion satanique.

 

Or c'est ce dont est porteur ce conte que nous donne Gazou.

 

Il veut nous remettre dans cette monstruosité  du "péché mortel" !

Ces actes qui ne pourraient jamais être "pardonnés".

 

Alors, mes amis, nous serions tous damnés,

dépouillés de tout espoir.

 

Loin de nous cette pensée perverse et mortifère.

 

 

La vie ne peut s'épanouir qu'au soleil de l'amour.

 

 

J'ai choisi.

 

 

Je ne reviendrai pas sur ce choix.

 

 

 

 

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- La neige en France - 2 - Le petit chemin -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

   

 

 

Ce matin là, où la neige avait transfiguré tout le paysage,

 

je me suis décidé à faire une promenade avant même de déjeuner.

 

Je la refais avec vous tous, et avec vous deux, Fred et Luz.

 

 

Vous venez ?

 

 

 

                 DSCF2696.JPG

 

 

 

 Le paysage n'est pas spectaculaire.

 

A droite un ancien champ de maïs.

 

Personne n'a encore mis les pieds sur cette petite route.  

 

 

 

 

                           DSCF2697.JPG

 

 

 

 

Les bois qui bordent les champs sont parfois un peu... fouillis.

 

Le lierre et le gui y maintiennent un peu de vert.                 

 

 

  

 

 

                                    DSCF2699

 

 

On entre là dans le domaine des chevreuils. 

 

Ouvrons l'oeil et ne faisons pas de bruit. 

 

Pas difficile ce matin : nous marchons sur une moquette de neige. 

 

Elle crisse un peu sous nos pas

 

mais sans rompre le silence, qui semble presque absolu.

 

 

 

 

                        DSCF2700.JPG

 

 

 

Champs et petits bois s'imbriquent les uns dans les autres.

 

Comme dans une sorte de damier.

 

Les animaux ont partout des refuges.

 

 

 

                           DSCF2701.JPG

   

 

 

J'espère que vous êtes bien chaussés.

 

Que vos petits pieds sont bien au chaud.

 

 

 

                                      DSCF2703.JPG 

 

 

 

Sinon marcher dans la neige n'a rien d'agréable. 

 

 

 

                                   DSCF2704.JPG

  

 

 

 

Voici : notre balade se termine déjà.

 

Aucun animal ne s'est montré.

 

Et c'est vrai, ma région n'a rien de spectaculaire.

 

 

Par contre le bois ne manque pas pour s'allumer du feu.

 

Allons déjeuner près de la cheminée.

 

 

 

 

 

 

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- La neige en France ... quelques images pour toi Fred -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

                                      

 

Ces photos sont pour toi, Fred, qui est loin.

Loin de la France.

La neige te manque.

 

 

Ces photos datent d'un bon nombre de jours.

Je ne voulais plus les mettre car elles ne sont plus d'actualité.

La neige, ici, est maintenant partie.

Il fait froid simplement, et il pleut, le ciel est gris.

Rien de très folichon.

 

Nous allons donc revenir en arrière de pas mal de jours.

 

Ce matin là, une petite couche de flocons avait transformé les lieux.

 

 

 

                                   DSCF2692.JPG

 

 

 

L'effet est, comme chaque fois, saisissant.

La lumière est  transformée.

On a l'impression d'entrer dans un autre monde.

Un palais de glace.

Chaque branche s'est muée en arborescence de corail.

 

 

 

                                   DSCF2691.JPG

 

 

 

La petite mare est devenue un bloc  de glace

et les brebis l'ont évidemment traversée.

 

 

 

                                   DSCF2690.JPG

 

 

 

Allons vers l'étang.

 

 

 

                                   DSCF2688.JPG

 

 

Oui....

là c'est le fouillis !

Les typhas ont envahi les petits bassins où poussaient les véroniques beccabongues.

Un saule pleureur est tombé, rongé par les pics verts.

Il va y avoir du travail au printemps !!!!

 

 

 

                                   DSCF2694.JPG

 

 

 

L'étang, lui, est tout gelé.

Mieux vaut quand même ne pas s'aventurer dessus.

La couche de glace n'est peut-être pas assez épaisse.

 

 

 

 

                                   DSCF2693.JPG 

 

 

 

 

Cette petite balade suffira pour l'instant.

Allons plutôt nous réchauffer vers la cheminée.

 

 

 

 

 

 

                                   DSCF2686.JPG

 

 

 

 

Si tu veux, nous irons tout à l'heure

nous promener sur le petit chemin. 

 

 

 

 

 

 

                                                           oiseaux-2-desert-4.jpg

 

 

 

 

 

 

 

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