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- Gilgamesh 8 - Un mal étrange à moi t'a ravi -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

Avant de poursuivre, je veux vous faire part de mon hésitation.

 

Je me rends bien conte que mon récit ne fait pas dans le rigolo.  

 

Si bien que je suis en complet décalage avec l'esprit de ces jours

 

où il convient de se raconter de jolies choses.

 

J'ai pensé suspendre un temps mon histoire....pour être plus léger.

 

Mais certains d'entre vous veulent la suite

 

ce que je comprends aussi car j'ai excité votre curiosité.

 

Alors je propose à ceux qui préfèrent se plonger dans la tonalité festive de  Noël

 

de ne pas regarder  ce N° 8, ni la suite.

 

C'est en effet trop sombre : dans la tonalité des drames antiques.

 

Je m'abstiendrai tout de même de parler de Gilgamesh le 24 et le 25 :

 

je mettrai alors un conte de Noël.

 

 

   ******************************************************

 

 

 

 

 

 

Durant la nuit qui suivit,

 

Enkidou fît un songe.

 

 

 

 

Se réveillant angoissé,  alors qu'il faisait encore nuit, il appela Gilgamesh.

 

Il ne pouvait  se lever, car il se sentait malade.

 

Il lui raconta ceci :

 

 

 

 

j'ai vu les dieux du ciel

 

ils se rassemblaient pour tenir conseil.

 

 

 

J'ai entendu le dieu Anou  dire :

 

 

 

Puisqu'ils ont tué Houmbaba dans la forêt des cèdres

 

et qu'ils ont tué aussi le Taureau du ciel,

 

ils doivent mourir tous les deux.

 

 

Le dieu Enlil n'était pas d'accord.

 

Il s'est  même mis en colère et a crié :

 

Gilgamesh doit avoir la vie sauve !.

 

Mais il faut faire périr Enkidou.  

 

 

 

Alors les cieux se sont comme remplis de cris

 

comme si tous les dieux se disputaient

 

et les échos de ces cris ont envahi la terre.

 

 

Anzou, l'oiseau de la mort aux pattes de lion

 

m'a saisi  par les cheveux,

 

et m'a piétiné comme un buffle sauvage.

 

 

Je t'ai crié : sauve-moi , mon ami !

 

Mais tu étais comme paralysé par la peur 

 

et tu n'es pas venu à mon secours.

 

 

Alors mes bras se sont couverts de plumes

 

et je suis entré dans l'obscure demeure du dieu des enfers.

 

 

 

J'ai vu là tous les hommes puissants qui ont régné sur la terre autrefois.

 

Avec eux il y avait aussi tous les prêtres qui avaient servi les dieux,

 

et aussi tous les prohètes,

 

et tous les scribes,

 

et tous les magiciens.

 

 

Tous étaient couverts de plumes

 

et ils n'avaient pour se nourrir que de la poussière à manger.

 

 

 

 

En entendant ce récit Gilgamesh se mit à pleurer.

 

 

 

Les larmes coulèrent sur son visage et il  s'écria :

 

- Pourquoi les dieux m'ont-ils épargné et frappé mon frêre ?

 

 

 

Puis s'adressant à Enkidou :

 

- C'est la fièvre qui te fait dire des choses aussi folles !

 

Elles n'ont pas de sens !

 

 

 

Dès que le soleil monta dans le ciel,

 

Gilgamesh invoqua le dieu Shamash pour son ami.

 

 

 

 

Enkidou, lui, tourmenté par la fièvre, ne pouvait se lever.

 

 

 

Il maudit le chasseur qui lui avait amené la fille du temple, disant :

 

que tes forces t'abandonnent, chasseur,

 

que tout gibier s'échappe de tes filets.

 

 

 

Puis il maudit la fille du temple en ces termes :

 

que jamais tu ne bâtisses de maison,

 

que l'homme ivre te frappe et te souille,

 

puisque tu m'as entraîné loin de mon désert !

 

 

 

Mais le dieu Shamash dit à Enkidou :

 

Pourquoi maudis-tu la fille du temple ?

 

Elle t'a fait manger le pain des dieux  et boire la bière des rois.

 

Et elle t'a donné comme ami le beau Gilgamesh.

 

Après ta mort il portera ton deuil

 

se vêtira de peaux de bêtes et s'en ira vivre au désert.

 

 

 

Ces paroles apaisèrent la colère d'Enkidou.

 

Il accepta de retirer sa malédiction et de bénir la fille du temple.

 

 

Mais la fièvre ne le quitta pas

 

et il demeura gisant toute la journée.

 

 

Il en fut de même le lendemain

 

et aussi le troisième jour.

 

Et tous les jours suivants.

 

 

 

 

Le douzième jour, se redressant sur sa couche,

 

il s'écria :

 

Ô toi mon ami, pense à moi quand je serai mort,

 

ne m'oublie pas.

 

 

Et sur ces mots Enkidou s'enfonça dans le sommeil sans fin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

gilga-7.jpg

 

 

 

 

 

 

Quand revint le jour

 

Gilgamesh pleura sur le corps de son ami.

 

 

 

 

Oh toi mon ami, Enkidou,

 

toi qui à pour mère la gazelle

 

et pour père l'âne sauvage,

 

toi que les onagres ont nourri de leur lait,

 

que les cèdres te pleurent, et le jour et la nuit !

 

Que te pleurent les hautes cimes des montagnes,

 

que te pleurent les prairies

 

que te pleurent les ours

 

et que te pleurent les tigres

 

et les lions et les cerfs

 

et toutes les bêtes sauvages !

 

Que te pleure le fleuve.

 

Que te pleurent les laboureurs

 

et que te pleurent les artisans.

 

 

Et moi je me lamente.

 

Tu étais le secours de mon bras

 

un épée à ma ceinture

 

mon bouclier.

 

 

Oh mon ami

 

un mal étrange à moi t'a ravi

 

et tu ne m'entends plus.

 

 

 

Alors Gilgamesh

 

telle une lionne à qui on a pris ses petits

 

enleva ses riches vêtements,

 

les jeta loin de lui,

 

se vêtit de peaux de bêtes

 

et s'en alla au désert.

 

 

 

 

à suivre.....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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- Gilgamesh 7 - Houmbaba - La colère des dieux -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

Jusqu'ici, nous avons roulé tranquillement sur une petite route départementale.

A cette vitesse là, le printemps arrivera avant que nous ayons terminé cette longue épopée

et vous serez lassés d'ici là.

Alors si vous êtes d'accord, prenons l'autoroute  !  

 

 

 

 

 

 

 

Gilgamesh et Enkidou étaient maintenant deux amis.

 

 

Gilgamesh dit à Enkidou :

 

Ami, dans la grande forêt des cèdres, au Liban,

vit Houmbaba.

 

C’est un monstre terrible, aussi féroce que puissant.

Il a été créé par le dieu Enlil afin de protéger cette forêt.

 

Mais il est la cause de beaucoup de malheurs dans notre pays.

 

Si tu veux, nous pénétrerons tous les deux dans cette grande forêt,

nous trouverons Houmbaba, et nous le tuerons.

 

Enkidou répondit :

 

Ami, la grande forêt est impénétrable

Et personne n’a jamais osé y entrer.

Le cri que pousse Houmbaba est aussi terrifiant que la tempête

et le souffle qui sort de sa bouche est une flamme qui donne la mort.

 

Pourquoi veux-tu accomplir cet exploit ?

 

Gilgamesh lui répondit :

Parce que je veux affronter la mort !

 

Si nous avons peur de la mort,

à quoi nous sert notre force ?

à quoi nous sert notre vaillance ?

 

Je veux vaincre la mort.

 

J’irai donc jusqu’au plus profond de la forêt,

je trouverai Houmbaba, et je le tuerai.

 

Alors, dit Enkidou, nous irons ensemble dans cette grande forêt,

 

 nous le trouverons ensemble

 

et nous le tuerons.

 

 

********

 

Par marches forcées, ils parvinrent dans la forêt.

 

Ils pénétrèrent si vite dans la forêt qu'Houmbaba fut surpris :

il n'eut pas le temps de revêtir ses sept cuirasses.

 

 

 

 

 

 

 

houmbaba-2-JPG.jpg

 

 

 

 

 

Gilgamesh, de son glaive, lui trancha la tête !

 

 

Gloire à Gilgamesh

 

il avait vaincu le mort !

 

 

 

La déesse Ishtar le vit et le trouva beau.

 

Elle lui dit :

 

Gilgamesh ,  sois mon amant !

 

Donne moi le fruit de ton corps.

 

Sois mon époux.

 

Je ferai pour toi un char dont les roues seront d'or,

 

en place de chevaux tu attelleras des tempêtes,

 

et tous les rois se courberont devant toi !

 

 

Gilgamesh se moqua de la déesse, disant :

 

Tu n'es que ruine,

 

porte battante qui ne peut résister aux vents,

  

piège plein de ruses,

 

outre percée,

 

 pierre qui se détache d'un rempart.

 

 

 

 

Entendant cela , Ishtar la déesse, humiliée, 

  

revint en pleurant devant son père le grand dieu Anou,

 

et, pour se venger elle obtint de lui  qu'il envoie sur terre le taureau du ciel.

 

 

 

Mais Enkidou saisit le taureau par la queue

 

et Gilgamesh lui enfonça son poignard dans le coeur.

 

 

 

La déesse ishtar , encore plus furieuse, maudit Gilgamesh.

 

 

 

Alors Enkidou  arracha les bourses du taureau

 

et les lui lança au visage en criant : tiens, voilà pour toi ! 

 

 

 

Cette fois la déesse ishtar rassembla toutes les filles du temple

 

et elles se lamentèrent en voyant les bourses du teaureau. 

 

 

 

Pendant ce temps, à Ourouk,

 

Gilgamesh, et Enkidou, et tout le peuple festoyèrent

 

pour fêter leur victoire.

 

 

Pourtant....

 

 a-t-on jamais raison contre les dieux ?

 

Le malheur allait venir dans la nuit.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

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- Gilgamesh 6 - La rencontre - Les larmes d'Enkidou -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

Or le soir de ce jour là...

 

Gilgamesh avait déjà un autre rendez-vous.

 

C'était chez la déesse ishara.

 

Un lit était préparé pour recevoir leurs amours.

 

 

 

 

 

Enkidou vint camper dans la rue où habitait la déesse.

 

Et quand Gilgamesh arriva

 

Enkidou ne lui permit pas de rentrer chez elle.

 

Il lui barra la route.

 

 

 

 

 

 

 

gilga-6.jpg

 

 

 

 

Ils s'affrontèrent alors, comme des taureaux sauvages..

 

ils s'empoignèrent

 

tant et si bien qu'ils ébranlèrent la maison de la déesse

 

faisant vaciller ses murs.

 

 

 

 

 

Le combat, longtemps, se prolongea.

 

 

Gilgamesh était furieux.

 

 

 

Mais sa fureur ne fut pas suffisante.

 

Il dut finalement reconnaître qu'Enkidou était le plus fort.

 

 

 

Et il consentit à plier le genou.

 

 

 

 

Ainsi prit fin le combat.

 

Ils scellèrent alors un pacte d'amitié.

 

 

 

 

 

Gilgamesh emmena avec lui son nouvel ami

 

pour le présenter à sa mère : Ninsouna la buflesse.

 

Il dit à  Ninsouna :

 

C'est l'homme le plus fort du pays.

 

Il est aussi fort qu'un rempart.

 

Il est aussi puissant qu'un rocher qui serait tombé du ciel.

 

Il s'appelle Enkidou.

 

 

 

Mais il n'a eu ni père ni mère.

 

Il fut mis au monde dans le désert.

 

Personne ne l'a élevé.

 

 

 

 

Enkidou,

 

lorsqu'il eut entendu ces paroles,

 

devint pensif, soupira,

 

et ses yeux se remplirent de larmes.

 

 

 

 

 

 

 

à suivre....

 

 

 

 

 

Bien sûr je bous d'impatience de dire ce à quoi me fait penser cette très ancienne épopée.

Je trouve cet écrit extraordinaire.

L'affrontement qui est décrit ici sera repris plus de 2000 ans après

par le grec Sophocle

puis encore après un nouveau laps de temps de plus de 2000 ans

par un juif autrichien génial : Sigmund Freud.

 

Cet affrontement est celui du fils avec son père.

 

Le fils ne possède rien, et il est in-culte.

Il a devant lui cet homme qui "possède" sa mère

laquelle symbolise toutes les femmes.

 

Cet affrontement est capital dans la construction de la personne du fils.

 

Cet affrontement est capital dans la construction de toute personne humaine.

 

Elle est contestation de la position dominante du père

 

mais elle est aussi identification au père.

 

Le père est le rival à déloger,

mais il est en même temps le modèle.

 

L'auteur de l'épopée l'a compris

c'est pourquoi il fait dire par la fille du temple à Enkidou :

tu l'aimeras comme un autre toi-même.

C'est ça l'identification.

 

Bien sûr la formulation est ici à peine ébauchée.

Mais je trouve extraordinaire qu'à une époque aussi lointaine,

 où l'écriture elle même était seulement en train de naître

une telle vision ait pu être exprimée si justement.

 

Il faudra attendre 5000 ans pour que Freud l'explicite, lui, très clairement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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- Gilgamesh 5 - Départ précipité vers Ourouk -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

La fille du temple dit à Enkidou :

 

Viens,

 

je vais te conduire à Gilgamesh.

 

il te prendra dans ses bras comme on prend une épouse

 

et toi tu l'aimeras comme un autre toi même.

 

 

 

Elle enleva un de ses voiles

 

et en revêtit Enkidou.

 

Puis elle le prit par la main comme un petit enfant

 

et l'emmena.

 

 

 

Elle le conduisit d'abord vers une hutte de bergers.

 

 

 

Les pâtres lui présentèrent du pain.

 

Enkidou était embarrassé car il n'avait jamais vu de pain.

 

La fille du temple lui dit : mange.

 

Et elle lui donna à boire de la bière.

 

Enkidou but la bière à la cruche.

 

Sept fois il but de la bière.

 

Alors son esprit se délia, et il se mit à chanter !

 

 

 

Son coeur était rempli d'allégresse.

 

Son visage rayonnait comme un soleil.

 

 

 

Après cela, il lava son corps velu avec de l'eau,

 

il le frotta avec de l'huile

 

et il commença à ressembler à un homme.

 

 

 

Quand il eut mis un beau vêtement

 

il ressembla tout à fait à un jeune époux.

 

 

 

 

 

 

gilga-5.jpg 

 

 

 

La nuit vint

 

et Enkidou fit encore l'amour à la fille du temple.

 

 

 

Le lendemain, un voyageur passa.

 

Enkidou lui demanda où il allait.

 

L'homme lui dit qu'il allait assister à des noces

 

mais il lui expliqua que ça allait surtout être une grande fête pour Gilgamesh

 

car c'est d'abord lui qui allait posséder la jeune épouse

 

avant de la laisser à son mari.

 

 

Car telle était la volonté des dieux ! .

 

 

 

 

Entendant cela

 

Enkidou pâlit.

 

Il fut saisi d'une grande colère

 

se leva 

 

et partit aussitôt vers Ourouk.

 

Cette fois la fille du temple eut du mal à le suivre.

 

 

 

Ils arrivèrent sur la grande place d'Ourouk.

 

La foule se pressa autour d'eux.

 

Il sembla à tous que cet homme ressemblait à Gilgamesh

 

aussi fort

 

peut-être un peu plus petit.

 

Et tout le monde se répétait qu'il était né au désert

 

et qu'il avait bu du lait de gazelle.

 

 

 

 

Et chacun comprit bien

 

que cet homme était devenu  un rival pour Gilgamesh.

 

 

 

 

 

 

 

à suivre.....

 

 

 

 

 

 

 

 

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- Gilgamesh 4 - Le désir d'avoir un ami -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

Enkidou était assis aux pieds de la fille du temple

 

et contemplait son visage.

 

Elle lui dit :

 

 

Ta beauté, Ô Enkidou, est la beauté d'un dieu !

 

Pourquoi restes-tu dans ce désert?

 

Pourquoi vis-tu avec des bêtes ?

 

 

 

Viens avec moi à Ourouk l'enclose

 

dans cette ville merveilleuse

 

où Gilgamesh, le plus fort de tous les hommes, se tient,

 

 tel un taureau plein de puissance.

 

 

 

 

Enkidou fut troublé pas ces paroles.

 

Car il venait de découvrir sa solitude

 

et éprouvait maintenant le désir d'avoir un ami.

 

Il répondit :

 

 

 

Oui, fille du temple,

 

conduis-moi vers Gilgamesh

 

car je veux lui lancer un défi et me battre avec lui.

 

C'est moi le plus fort !  

 

 

 

 

gilga-4.jpg

 

 

 

 

La fille du temple

 

parla à Enkidou de la merveilleuse ville d'Ourouk l'enclose.

 

De cette ville où chaque jour est une fête

 

où les filles de joie aux belles formes

 

sont sans cesse parfumées et parées de bijoux. 

 

 

Elle lui dit la force de Gilgamesh,

 

sa beauté, son intelligence. 

 

 

 

 

Ô Enkidou !

 

tu vas enfin connaître la vie ! 

 

 

 

 

 

Et au bord du point d'eau

 

Enkidou, qui avait oublié le lieu de sa naissance,

 

 et la fille du temple

 

s'aimèrent à nouveau tous les deux.

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

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- Gilgamesh 3 bis - 4 commentaires -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

·     

 

sur cet article j'ai déjà reçu 4 commentaires

or aucun n'apparaît sur le blog.

Je les inscris là

en attendant qu'Over-Blog les publie

 

 

 

 

 

 

      Ton imagination est débordante ! Et, comme ta manière de raconter est toujours élégante, on se régale chaque fois. Reste que souvent on cherche un moment où tu veux en venir. Pour la raison que tu n'écris pas souvent pour ne rien dire. Contrairement à moi ! Bonne journée. Florentin.

 

 

Oh Florentin , tu me fais rire !

 

mon imagination est nulle dans cette affaire

je n'invente rien  

tout au plus je mets en forme ce récit au rythme de ma pensée  

et pour cela l'élague un peu car le texte est plus long, avec souvent des redites.  

Je ne fais que retirer (comme pour l'ikébana) :  

je n'ajoute strictement rien : je ne me le permettrais pas.  

Est-ce que je voudrais en venir à quelque chose de précis ?  

Tu me forces à m'interroger, car je ne m'étais pas posé cette question.  

Je crois que je désire seulement vous faire connaître ce récit que j'aime beaucoup.  

Tellement ancien (plus de 2000 ans avant nos vénérés évangélistes !)  

et pourtant il nous parle de l'âme humaine qui,  

dans le fond du fond, n'a absolument pas changée.  

Bonne semaine, ami Florentin. 

 

·                                Six jours et sept nuits ???? Il lui en faut du temps pour être rassasié à Enkidou ! Quant à la fille, je comprends qu'il la porte sur ton dessin !!! Bon, ces considérations mises à part (!) je me doutais que son troupeau ne le reconnaitrait pas car il avait sur lui l'odeur de la femme, il ne faisait plus partie de leur monde sauvage. E puis, quand il a voulu courir pour les rattraper tu dis : "Son corps était sans force et ses genoux ne le portaient plus", on peut comprendre ... alors il revient vers la fille et prend enfin le temps de la contempler, ça y'est, il va être amoureux, enfin j'espère, et elle va nous le transformer ... j'attends la suite avec impatience ! Très bonne journée pinson, gros bisous pleins de soleil, j'espère qu'il brille autant chez toi. Danielle

 

Bonjour Danielle !

 

Tu mets l'accent sur deux points extrêmement importants.

 

L'odeur.

Elle joue un rôle absolument capital.

Chaque petit animal reconnaît sa mère à son odeur.

Chaque mère animal reconnait son petit à son odeur.

Si on change l'odeur d'un petit, sa mère le repousse, refuse de l'allaiter (souvent).

Même l'odeur du liquide amniotique est en cause.

Et bien sûr celle des secrétions génitales (de la filière génitale que le petit traverse pour venir au monde), puis corporelles autres.

Cette odeur est la carte d'identité olfactive de l'individu,

on pourrait dire son code barre.

Si le code barre n'est pas reconnu, la barrière tombe et la relation est interrompue.

 

L'autre point est à l'autre bout de la chaîne puisqu'il est question de l'amour,

c'est-à-dire de ce qui est le plus évolué en l'être humain.

Ce récit est remarquable.

Pour l'homme (masculin) cela commence par une copulation effreinée.

Nous sommes là dans du purement animal.

Les dinosaures faisaient déjà ça très bien.

Puis l'homme est face à son premier échec.

Et il commence à réfléchir, comme le fils prodigue de l'évangile,

alors qu'il est en train de nourrir ses porcs.

 

C'est alors qu'il revient, là vers la femme.

Et c'est alors seulement qu'il commence à regarder son visage !

Il la "contemple".

Nous ne sommes plus là dans la "possession" (animale)

mais dans un autre registre

et c'est celui de l'amour, en son tout début.

De la découverte de la personne de l'autre.

Et, comme tu le dis fort bien,

c'est l'amour qui, peu à peu, va transformer le psychisme de cet homme à l'état brut.

Il va devenir... un homme, capable d'aimer (et non pas seulement de copuler ).


bonne semaine Danielle.

gros bisous de pinson.

 

·                                 Il est vraiment laid ton EUKIDOU, ton dessin le prouve...Mais rien a changé depuis 5000 ans il y aura toujours des femmes "serviables" pour séduire les hommes même laids, mais en ce temps là...c'était gratuit!

 

Ceci dit, je constate que tu ne dérives pas vers la romance...c'est du "solide" ta description...On attend la suite  et le pourquoi de cette histoire!

 

 

tu es vraiment sûre ????

 

pourtant, toi qui aimes le rugby,

je croyais que tu allais flasher.

D'accord, c'est du solide

on pourrait même dire que c'est du raide.

En tout ce ne sont pas de bonnes lectures pour les enfants de Marie.

Mais comme tu m'as dit que tu n'avais jamais été enrôlée dans cette pieuse cohorte

je ne me fais pas de soucis !

allez, bonne semaine

et bise de pinson

 

 

 

 

·                                 Je ne vois pas ce que le rugby a des similitudes avec les ébats de tes héros! Heureusement que les dits ébats sont moins violents et il n'y aurait pas certes, autantt d'adeptes!

Je peux tout lire...tu me mets dans une case de prude...ce que je ne suis absolument pas...

Et puis, je suppose qu'au fil des strophes on retrouvera l'AMOUR, la meilleure façon d'exister...

A bientôt la suite...et quelle musique mettrais-tu sur cet épisode?????????????

BàK   L.N.

 

 

 

Quel rapport avec le rugby ? (que tu adores )

Mais c'est que toutes les équipes de rugby souhaiteraient pouvoir recruter des hommes tels qu'Enkidou : il ferait un malheur dans les mêlées !

Mais  je crois que nous ne nous comprenons pas bien.

Je ne pense pas que tu sois prude, et je te le dis même : je ne me fais pas de souci en te faisant lire une histoire par moment un peu crue.

Je suis sûr qu'elle ne te fera pas faire de cauchemars :::

je vais rédiger la suite

mais pour la zique, moi tu sais, je suis nul

je l'écoute avec plaisir , mais je ne la contrôle pas du tout

BàL

 

 

·                                 

·                                 Enkidou n'est pas beau..c,est souvent comme la réalité, les hommes sont souvent faibles devant une belle femme!!!

à bientôt kasimir, j'ai casi hâte de voir la réponse que tu me feras... 

 

Nadia, on peut appeler ça de la faiblesse.

 

Mais peut-être pourrait-on trouver un autre nom.

L'instinct  (de copulation) est une pulsion biologique très forte.

Si beaucoup d'hommes se comportent de cette façon animale

c'est peut -être tout simplement parce qu'ils n'ont pas appris l'amour.

On ne reproche pas à quelqu'un qui n'a pas appris à jouer du piano de ne pas savoir en jouer.

Bien des hommes n'ont tout simplement pas appris à aimer.

ET dis-moi ....

où est-ce que ça s'apprend ?

et comment ?

That is the question ! impossible cette fois d'agrandir la police

je renonce !!!

imp

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- Gilgamesh 3 - La fille du temple -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

 

Le chasseur suivit les conseils de son père.

 

Il se présenta devant Gilgamesh  et lui dit :

 

 

un homme est venu du fin fond du désert

 

il est suivi par des fauves et les emmène aux points d'eau

 

il a comblé toutes les fosses que j'avais creusées pour attraper des gibiers

 

il a détruit tous les pièges que j'avais installés

 

je ne rapporte plus rien de ma chasse

 

et il semble si fort que je n'ose m'approcher de lui.

 

 

 

Gilgamesh lui répondit :

 

Va chercher une fille du temple

 

et emmène la avec toi au point d'eau.

 

Lorsque cet homme viendra faire boire ses bêtes

 

elle ôtera ses voiles

 

il viendra vers elle pour l'enlacer

 

alors il deviendra pour toujours son esclave 

 

et les bêtes de son troupeau ne le reconnaîtront plus.

 

 

 

 

Le chasseur alla chercher une fille du temple

 

et l'emmena avec lui au point d'eau.

 

 

 

Une journée passa

 

puis une seconde journée.

 

 

 

Le troisième jour vinrent les bêtes, et elles se mirent à boire

 

et Enkidou était parmi elles.

 

 

 

La fille du temple put enfin le voir,

 

cet homme sauvage, né au désert,

 

cet homme encore enfant

 

ce mâle jeune et puissant.

 

 

 

Le chasseur lui dit :

 

C'est lui !

 

découvre ton sein !

 

dès qu'il te verra, il viendra vers toi

 

ne crains rien

 

ôte tes voiles

 

il s'étendra sur toi

 

écarte les cuisses et donne lui toute la volupté de la femme

 

qu'il prenne en toi tout son plaisir.

 

Alors tu lui prendras tout son souffle

 

et son troupeau de bêtes sauvages ne le reconnaîtra plus.

 

 

 

 

 

Tout se passa comme le chasseur avait dit.

 

 

 

Pendant six jours et sept nuits

 

Enkidou ne cessa de posséder la fille du temple.

 

 

 

 

 

 

 

gilga-3.jpg

 

 

  

 

Étant enfin rassasié de plaisir

  

il voulut retourner vers son troupeau.

 

 

 

Mais en le voyant, les gazelles et les fauves s'enfuirent.

 

Enkidou voulut courir pour les rattraper.

 

Mais son corps était sans force et ses genoux ne le portaient plus.

 

 

 

Réalisant cela

 

Enkidou revint vers la fille du temple

 

s'assit à ses pieds

 

et se mis à contempler son visage.

 

 

 

 

 

 

à suivre...... 

 

 

 

 

 

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- Gilgamesh 2 - Enkidou -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

Anou s'adressa ainsi à Arourou :

 

 

 

 

C'est toi qui a créé Gilgamesh.

 

Hé bien il faut faire quelque chose pour que la ville d'Ourouk

 

connaisse enfin la paix.

 

 

 

Voilà ce que tu vas faire :

 

tu vas créer une réplique comparable à lui

 

un être qui soit aussi puissant que lui.

 

Et tu feras en sorte qu'ils se battent entre eux.

 

 

 

 

 

Arourou  obéit à Anou.

 

Elle conçut dans son esprit une réplique de Gilgamesh.

 

Elle se lava les mains,

 

prit un gros bloc d'argile

 

et le pétrit.

 

 

Elle invoqua Ninourta, le dieu de la guerre.

 

Elle forma ainsi Enkidou.

 

 

 

 

Enkidou....

 

 

 

 

Son corps était entièrement velu.

 

Ses cheveux, longs et drus comme les blés,

 

ressemblaient à ceux d'une femme.

 

Il était vêtu comme  le dieu des bêtes sauvages.

 

 

 

Il n'avait encore rencontré aucun être humain et vivait loin de la ville.

 

Il se nourrissait d'herbage en compagnie des gazelles,

 

et c'est avec les fauves qu'il s'abreuvait aux points d'eau.

 

 

 

oui,

 

il se plaisait à boire avec les bêtes

 

qui formaient comme son troupeau

 

et c'est lui qui les emmenait boire.

 

 

 

 

Mais un jour, près d'une source...

 

 un chasseur l'aperçut. 

 

 

 

 

 

 

gilga-2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Le visage du chasseur se figea de terreur !

 

 

Il revint cependant le lendemain

 

et à nouveau le surlendemain

 

et à chaque fois il aperçut Enkidou.

 

 

 

 

Enkidou, lui, restait silencieux et songeur.

 

Puis il rejoignait ses bêtes  dans les fourrés.

 

 

 

Mais son coeur était bouleversé.

 

Et l'angoisse entra dans ses entrailles.

  

  

  

  

Un jour

  

le chasseur dit à son père :

  

 Père, un homme est venu du fin fond du désert.

 

Il a l'air très fort.

 

Il est accompagné de fauves et il vient avec eux aux points d'eau.

 

 

 

Je n'ose l'approcher car j'ai très peur de lui.

 

J'avais creusé des fosses et tendu des pièges...

 

 

 

il a comblé mes fosses et arraché mes pièges

 

et il a fait s'enfuir toutes les bêtes.

 

 

 

Son père lui répondit :

 

 

 

- Tu vas aller voir Gilgamesh

 

et tu lui diras combien est fort cet homme.

 

Il te remettra une fille qui vit dans le temple

 

et tu la conduiras là où tu l'as vu.

 

 

 

 

Lorsqu'il viendra faire boire ses bêtes au point d'eau,

 

elle ôtera ses voiles,

 

il la regardera,

 

il s'approchera d'elle pour l'enlacer

 

et elle le vaincra

 

bien mieux qu'un homme très fort ne pourrait le faire.

 

 

 

 

 

 à suivre.......

 

 

 

 

. .

 

.

 

 

 

 

 

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- Gilgamesh 1 - Ourouk l'enclose : la toute première ville du monde -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

  

Bonjour !

 

Hé bé.... pas encore retrouvé mes documents.

 

Le premier écrit du monde s'est fait la malle.

 

Pas grave : je vais vous raconter l'histoire comme si c'était un conte

 

ce qui me donnera bien plus de liberté

 

et, qu'on me pardonne à l'avance, l'occasion de dériver un petit peu.......

 

 

Donc, voici...

 

Oyez braves gens !

 

 

 

 

il était une fois....

 

il y a bien longtemps,

 

ça fait presque 5.000 ans,

 

imaginez... c'était avant le déluge

 

Noé n'était pas encore né,

 

il était une fois....

 

et cela se passait en  Mésopotamie,

 

Méso--- potamie :

 

cela veut dire le pays entre ( méso ) les deux fleuves (potamos)

 

 

vous savez : le Tigre et l'Euphrate

 

 

c'est-à-dire un peu plus loin que le bout de la Méditerranée,

 

là où depuis longtemps il se passe toujours quelque chose....

 

 

il était une fois, vous dis-je

 

un homme extraordinaire

 

mi dieu mi homme

 

(et oui, en ces temps là, ça existait !)

 

et il faut vous dire qu'il avait été pétri avec de l'argile

 

par la grande déesse Arourou.

 

Et oui, comme notre vénéré grand-père Adam.

 

Sauf que là, la potière, c'était une déesse, au joli minois.

 

Et elle l'avait fait à son image : il était très beau.

 

 

 

Cet humain, fils d'une déesse,

 

 

 

c'était Gilgamesh.

 

 

 

C'est lui, Gilgamesh, l'admirable

 

qui construisit la première ville au monde.

 

Et cette ville s'appelait Ourouk.

 

Une ville grande et splendide.

 

 

On l'appelait Ourouk l'enclose

 

 

car Gilgamesh l'avait entourée de murailles,

 

de remparts si puissants que personne ne pouvait les franchir.

 

 

Cette muraille, qui faisait le tour de la ville,

 

s'ouvrait par une porte colossale,

 

 

si solide qu'on l'aurait cru faite en airain,

 

si lourde que ne pouvaient l'ouvrir que ceux qui l'avaient fermée. 

 

 

 

 

 gilga-1.jpg

 

 

 

 

 

 

Gilgamesh était donc le roi d'Ourouk.

 

 

 

 

Il était d'une puissance physique redoutable.

 

Aussi ses compagnons obéissaient toujours à ses ordres.

 

Il était même très violent.

 

Il ne laissait pas une fille à sa mère,

 

pas une femme à son amant,

 

pas une épouse à son mari.

 

 

 

Aussi les habitants d'Ourouk finirent par se plaindre de lui.

 

Ils en rendirent compte aux dieux.

 

Et les dieux, lassés de ces plaintes répétées,

 

se sont plaints eux-mêmes au grand dieu Anou,

 

le protecteur d' Ourouk.

 

 

 

Alors le grand dieu Anou

 

convoqua la  déesse Arourou....

 

 

 

 

 

à suivre....

 

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- Promenades philosophiques - 20 - Être et Exister, est-ce la même chose ?

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

 

 

 Si je vous ai parlé des Aryens

 

c'était seulement pour ne pas vous dire sèchement

 

que notre verbe ÊTRE avait une racine indo-européenne.

 

 

Une telle affirmation ne permet pas de se rendre compte

 

que derrière elle se cache une histoire humaine bien concrète

 

qui a duré des millénaires.

 

 

 

Une racine, ou plutôt des racines ....

 

 

L'une d'elle est    " ES "   :  elle signifie :  se trouver,  résider.

 

L'autre est   " STA "  :  elle signifie  :  être debout.

 

 

Nous allons retrouver dans nos langues le prolongement de ces racines sanscrites.

 

 

Ainsi   en ancien français nous avons ESTER : se tenir debout, rester, demeurer.

Il indique l'état, , la situation, la localisation.

 

Dans le français actuel subsiste l'expression : " ester en justice " .

Elle signifie : se tenir devant le tribunal, pour soutenir une action en justice.

 

 

 

En latin nous avons  STARE  :  se tenir debout

 

et  SISTERE :  être placé.

 

 

 

En grec,  nous avons le mot  " STASIS "

 

(d'où nous viendront  :  STATIQUE, état, étable, établir, stable, station, et beaucoup d'autres mots).

 

 

 

" Être debout " 

 

se dit en Allemand " Stehen ",

 

et en Anglais   " To stand ".

 

 

 

Nous sommes bien dans une même  "famille" de mots.

 

 

 

Mais revenons au français.

 

 

 

Notre verbe  ÊTRE  vient de là : je suis, tu es, il est, était....

 

(pour être plus complet,

mais je le mets en jaune, car cela peut n'être pas lu

par qui penserait que c'est trop compliqué,

notre verbe être (qui est bien complexe, il faut l'avouer !)

utilise encore une autre racine indo-européenne,

ainsi pour  "je fus"

suivant en cela le latin, dans "fui".)

 

 

 

 

Mais notre intention était de comparer

le verbe  ÊTRE 

avec le verbe   EXISTER.

 

 

Et cette comparaison va nous révéler la beauté du verbe  ÊTRE,

 

et finalement ce que signifie profondément  ÊTRE  !

 

 

 

 

 

promenades-phi-33.jpg

 

 

 

 

 

Regarder bien le mot    EXISTER.

 

Il est fait du mot ESTER

 

(ou ISTER, mais c'est pareil : les mots sont construits sur les consonnes,

pas sur les voyelles.

Les consonnes en sont l'armature, la structure, le squelette, 

les voyelles ne sont que des couleurs, variables, ou la chair, où le vêtement qui habille.)

 

Il est donc fait du mot  ESTER, se tenir debout.

 

Comparer le avec    "   ÊTRE "

 

 

 

(le S a disparu 

mais sa trace demeure sous la forme de l'accent circonflexe,

comme dans le mot HÔPITAL...

le S réapparaissant dans le mot HOSPITALISATION)

 

ou si vous préférez :  SISTERE, être placé.

 

 

Mais ces mots essentiels sont là précédés du petit mot  "  EX  "

 

qui signifie  " au dehors ".

 

Et là, ça change tout !!!!!

 

 

 

 

EXISTER signifie " se manifester, se montrer " = être au dehors.

 

Nous plongeons là directement au coeur de la philosophie

 

pour ne pas dire de la métaphysique !

 

 

 

Dieu existe-t-il ?

 

 

 

Bien sûr que non !

 

Et par définition même.

 

Si dieu il y a, il  EST ,

 

mais il n' EX - ISTE pas !!!!

 

 

 

Nous, nous  EX - ISTONS.

 

Enfin , au moins le temps que dure notre vie.

 

Le temps que dure notre  " EXISTENCE " .

 

Après notre mort, nous n' EX - ISTONS  plus.

 

Mais sommes-nous encore ?

 

 

La réponse du matérialiste est non.

 

Car il ne croit qu'à ce qu'il voit, qu'à ce qui se manifeste,

qu'à ce que ce qui est "en dehors".

 

 

 

Je ne suis pas matérialiste,  je réponds donc : oui.

 

 

 

 

Et là je reviens à Parménide  :

 

à la conclusion de son poème :

 

l' ÊTRE  EST .

 

 

 

Regardez comme ça va loin.

 

 

Nos religions,

 

qui étaient les premières tentatives de philosopher,

 

ont  abordé ce problème.

 

 

Le christianisme.

 

" Je suis ", disait Jésus.

 

Et les pharisiens, qui savaient ce que cela signifiait, ne le supportaient pas !!!!

 

 

 

Quand au SINAÏ dieu dit son nom à Moïse, il  lui dit 4 consonnes

 

- iod - hé - wav - hé -

 

qui, traduites en français , peuvent signifier :

 

"Je suis qui je suis"

 

ou  "je suis celui qui est "

 

ou  " je suis qui je serai".

 

(car les "temps" de l'hébreu ne recoupent pas les nôtres)

 

Mais dans tous les cas, il s'agit du verbe ÊTRE.  

 

 

 

 

 

Le veux conclure plus légèrement.

 

La vie du corps, dans lequel nous nous  manifestons  " à l'extérieur "

,

peut bien être détruite par la mort.

 

 

 

 

 

La vie de l'esprit : NON .

 

 

 

 

 

 

 

 

promenades-phi-32.jpg

 

 

 

 

 

 

Notre vie est une  manifestation  passagère de l'  ÊTRE.

 

La mort met un terme à l' EX - ISTENCE,

 

c'est-à-dire à cette manifestation  ( à l'extérieur) de l' ÊTRE.

 

 

 

Mais la mort ne saurait atteindre   l'  ÊTRE.

 

 

 

C'était, je crois le message de PARMENIDE.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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