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- Fabricolages 20 - Sur le chemin des éléphants -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

 

 

 

Pardon de n'avoir pas encore répondu à vos nouveaux commentaires

 

et de n'avoir pas poursuivi la réponse aux premiers.

 

 

 

Je ne vous ai pas oublié.

 

Mais une échéance importante pour moi s'approche.

 

Et je dois me consacrer à sa préparation bien plus activement que je ne l'ai fait jusqu'ici.

 

La chose se passe le 23 septembre.

 

 

 

A partir du premier octobre environ, j'aurais plus de temps, et je reprendrai mon blog en main.

 

Je vous dirai en temps venu ce que je fais le 23.

 

 

 

 

 

Pour vous mettre un fabricolage, j'ai choisi un éléphant.

 

C'est eMmA qui m'a lancé un défi.

 

 

 

 

Je l'ai d'abord jugé irréalisable.

 

Puis réflexion faite... pourquoi pas.

 

Alors voilà, il est en route.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2012_0908Loirete2012vasepoule0008.JPG

 

 

 

 

 

 

hummm.....

 

un peu brut de brut.

 

 

 

 

Ce qui est bizarre, c'est qu'ainsi placé dans le soleil couchant

 

sa partie à l'ombre devient noire d'ébène.

 

 

 

Alors je l'ai placé sur le tronc d'un chêne

 

mais pas dans le soleil.....

 

 

 

 

 

 

elephant-1-a.JPG

 

 

 

 

 

 

 

et là il prend une couleur gris-ardoisé.

 

 

 

En fait, il est plutôt brun chocolat.

 

Alors je n'y comprends rien.

 

 

 

Et si je le mets avec un fond de ciel......

 

 

 

 

 

elephant-1-b.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

il me fait penser à la statue de Neptune

 

 

 

à Cahors,  ou à Sète....

 

 

 

et j'ai même peur qu'il  ne s'envole.

 

 

 

 

Alors par prudence je le rentre

 

et je vais voir s'il me reste un peu de gaspacho.

 

 

 

Bonne fin de semaine à tous.

 

 

 

 

 

 

 

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- Oniricolage 19 - Des mères nommées Folcoche, et des hippocampes -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

 

 

Tous vos commentaires m'ont enchanté

 

mais inquiété aussi.

 

Ils soulèvent tant de points, tous passionnants,

 

qu'ils agissent sur moi comme une stimulation forte.

 

 

Mais justement il devient impossible de les envisager tous en une seule fois.

 

Ce serait beaucoup trop important.

 

Je vais donc, pour commencer , n'en évoquer que deux :

 

celui de Télos et celui d'Anilou.

 

 

 

 

 

 

 

Telos nous dit :

 

Je n'aime pas ma mère,

 

et l'inverse est  vrai aussi !

 

Et oui, cela arrive.

 

La pensée officielle est que cela est impossible.

 

C'est le dogme bien-pensant.

 

Mais cela est.

 

Cela est parfois.

 

 

 

Cela me fait penser à Galilée et à sa réflexion concernant la terre :

 

"et pourtant elle tourne ".

 

Il a fallu du courage à Galilée pour oser dire cela

 

en opposition à la monstrueuse et stupide puissance de l'église romaine.

 

Il en faut pour avouer publiquement :

 

et bien moi,     je n'aime pas ma mère.

                         

 

 

 

 

Oui, la mère peut être totalement défaillante.

 

Et plus que défaillante.

 

Pour mille raisons.

 

Hervé Bazin n'est pas le seul à le penser.

 

 

 

 

Et toi, Anilou, tu  ne peux suivre sans réserve mon rêve

 

à cause de ton histoire personnelle.

 

 

 

Quelle émotion en te lisant, Anilou !

 

 

 

 

 ma "vraie" mère m'a laissée si j'ai bien compris au bout d'un an

 

car "fille-mère" chassée de chez elle

 

elle m'a mise en nourrice

 

et après deux trois ans a consenti à mon adoption.

 

Cela aurait pu être une belle histoire,

 

et avec mon père ce fut le cas,

 

il m'a aimé comme il aurait aimé sa fille

 

mais pour "ma mère" ce ne fut pas le cas.

 

..........................................

 

j'ai eu beaucoup de mal à me construire

 

et cela me poursuit encore quelquefois...

 

 

 

 

Merci Anilou.

 

Nous confier ainsi tes pensées,  de cette façon aussi simple,

 

est un grand cadeau que tu nous fais

 

même si ton anonymat est garanti par ton pseudo.

 

 

 

 

Mais ton témoignage ne me gêne pas du tout !

 

 

 

 

Qui est ma mère ?

 

 

 

 

 

Ce n'est pas forcément ma mère biologique.

 

 

 

Qui va donner à l'enfant la tendresse maternelle dont il a un besoin absolument vital ?

 

Peut-être une tante,

une grand mère,

un nourrice,

une voisine.....

 

Peut-être une instit.

 

Peut-être une grande soeur,

ou une petite soeur .....

 

 

 

Peut-être un homme !

 

Le père, ou tout autre.

 

Je pense au tableau de Rembrand (le retour du prodigue)

 

(mais je ne suis pas sûr du nom exact du tableau)

 

 

 

Peut-être même un animal !

 

La "Vie" a des ressources insoupçonnables.

 

 

 

Dans un registre un peu différent, ma femme m'a souvent raconté ceci :

 

c'est un chien qui m'a appris à marcher.

 

 

 

Ses parents avaient un gros chien loup.

 

Lulu s'appuyait sur le dos du chien

 

et lui, qui avait parfaitement compris la situation,

 

avançait tout doucement, tout doucement,

 

lui donnant tout le temps d'avancer ses petites pattes.

 

 

 

 

Dans le monde animal lui même

 

les exemples abondent.

 

Le père pigeon allaite, bec à bec, son petit.

 

Le pére hippocampe abrite toute se progéniture dans son estomac.

 

 

 

 

 

 

 

 

           2012_0830Loirete2012vasepoule0001.JPG

 

 

 

 

A propos de ces deux là ...

 

je les ai montré à notre amie Danielle, de Sète,

 

Danielle m'a fait remarquer  que, surtout pour le gros, quelque chose n'allait pas.

 

Il lui manque précisément son ventre maternel.

 

Alors je l'ai remis sur le chantier.

 

 

 

 

Revenons au rêve.

 

 

 

La femme qui vient vers moi n'est pas ma mère historique;

 

Elle est la mère que je porte en moi.

 

L'image que j'ai de la mère.

 

Et bien plus que l'image.

 

En quelque sorte une pièce maitresse dans la constitution même de mon être.

 

 

 

 

Cette mère idéale, Anilou,

 

tu la portes en toi.

 

 

 

D'accord, tu as eu du mal à te construire.

 

Mais tu t'es construite.

 

Comment ?  

 

Je n'en sais rien.

 

Mais tu l'as fait.

 

et tu as pu devenir mère à ton tour.

 

 

 

 

 

 

Bonne route à tous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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- Oniricolage 18 - Solitude 4 - èpilogue du rêve : des noces mystiques -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

 

 

 

 Cette femme est donc venue vers moi.

 

 

 

 

aicha-2-.JPG

                                

Je ne sais pas si elle était blonde,

 

mais incapable de la dessiner, je reprends ici le dessin de Aïcha.

 

Elle était habillée d'une façon simple,

 

vêtement de tissu clair, plutôt de couleur jaune paille.

 

 

 

 

Manifestement elle était à ma recherche, et ravie de me retrouver.

 

Elle ne manifesait aucun stress :  elle était simplement toute joyeuse

 

car elle n'avait jamais douté qu'elle allait me retrouver.

 

 

 

Elle m'a prise dans ses bras

 

comme si nous nous connaissions depuis toujours.

 

Et nous nous sommes embrassés... sur la bouche !

 

Nos deux corps l'un contre l'autre.

 

Un instant de parfaites retrouvailles.

 

 

 

Combien de temps ce baiser bienheureux a-t-il duré ?

 

Je pourrais dire : une seconde

 

ou : une éternité.

 

C'est pareil.

 

 

 

 

 

Fin du rêve.

 

 

 

 

 

Je sais : quelques uns d'entre vous vont dire :

 

oui, il embrasse ainsi une inconnue !

 

Vous oubliez déjà que c'est un rêve.

 

 

 

Qui était cette femme ?

 

Me faisait-elle penser à une femme précise ?

 

Absolument pas.

 

Elle n'était pas une femme

 

elle était LA FEMME.

 

 

Et je dirais... ma mère.

 

 

 

Ah mais on n'embrasse pas sa mère ainsi !

 

Je sais.

 

Mais à nouveau , nous sommes dans un rêve.

 

 

 

 

De la jeunesse de ma mère, je n'ai qu' une photo, une seule.

 

Quand elle était fiancée à mon père.

 

Photo chez un photographe, en robe 1900 !

 

Mais elle était merveilleusement jeune et tellement belle !

 

 

 

Les souvenirs que j'ai ensuite d'elle sont bien différents.

 

Mais la femme de mon rêve correspondait à la jeune femme de la photo.

 

 

 

Y avait-il une signification sexuelle à cette rencontre ?

 

 

Bien sûr que... oui !

 

Sans la moindre gêne ou culpabilité.

 

Alors me direz-vous peut-être : mais c'est impossible !

 

Avec votre mère !

 

 

 

Encore une fois, il s'agit d'un rêve, ce qui veut dire " dans la vérité de l'inconscient ".

 

Or l'inconscient ne vit pas (de lui même)  sous le régime du refoulement

 

et il sait bien qu'il y a un lien sexuel très fort à la mère.

 

 

 

C'est notre conscient qui a refoulé ce lien

 

au point qu'il a été oublié

 

qu'il est nié, chassé de la conscience chaque fois qu'il pointe le bout de son nez.

 

Or chacun de nous a passé ... 9 mois au ceur même du sexe de sa mère.

 

Si cela n'est pas un lien sexuel fort à la mère

 

alors les mots n'ont plus de sens.

 

 

 

En quoi cette rencontre (joyeuse et chaudement affective)

 

mettait-elle fin  à mon angoisse existencielle

 

et à ma perte d'identité ?

 

 

 

Mais parce que ma mère est ma référence ultime.

 

 

 

Qui suis-je ?

 

Chef de gare, ouvrier agricole, professeur de latin grec, pilote d'avion de chasse...?

 

 

Cela n'a aucune importance.

 

 

Que je m'appelle Jeau Dupont ou Alfred Durand n'en a pas plus.

 

 

 

Mon seul lien d'origine qui me rattache au monde, c'est ma mère.

 

Tout l'amour qui va me rassurer tout au long de ma vie me vient de ma mère.

 

Tout ce que je recevrai ensuite d'amour évoquera (inconsciemment) cette première source.

 

 

 

Ce lien à la mère est inconscient.

 

 

 

Quand il se révèle

 

s'accomplit ce que l'on pourrait appeler

 

des noces mystiques.

 

 

 

Et là, on est bien loin du sexe.

 

ça se passe au niveau de l'être.

 

Ce sont des noces ontologiques.

 

 

 

Mais me direz-vous, où est votre mère ?

 

Où est notre mère à chacun de nous ?

 

 

 

Mais elle est en moi.

 

Elle est en chacun de vous.

 

Je m'explique.

 

 

 

Quand j'étais tout petit...

 

(je dis "je", car cela n'est compréhensible qu'en première personne

 

mais cela est évidemment  vrai pour chacun)

 

quand j'étais tout petit;  mon "je" était encore à l'état de germe.

 

Ma mère ME lavait, ME mouchait, M'habillait, etc......

 

Petit à petit je suis devenu capable de m'occuper de moi même

 

et maintenant JE ME lave, JE ME mouche, JE M'habille,

 

JE prends soin de Moi.

 

 

Qui est JE ?

 

C'est plus que Moi.

 

C'est ma mère en moi.

 

Alors, je ne suis pas seul.

 

 

Ma "solitude " est peuplée.

 

 

Cela est vrai même pour l'anachorète

 

qui sit tout seul dans une grotte au milieu du désert.

 

 

 

Sur cette image du désert (merveilleuse pour moi !)

 

je vous quitte.

 

J'ai assez dit de conneries comme cela !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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- Oniricolage 17 - Solitude 3 - Le rêve : une étoile est apparue dans le ciel ! -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

suite du rêve....

 

 

 

 

rappel de la situation :

 

 

 

 

je me sens dans un état de grande détresse,

 

de déchéance presque

 

et d'impuissance

 

et, détail qu'il est difficile de révéler,

 

mais qui, psychologiquement , est sans doute très important,

 

des larmes montent dans mes yeux et débordent.

 

C'est important, non à cause de l'eau salée qui coule,

 

mais parce que cela traduit une disposition d'esprit (de coeur ?) particulière.

 

 

 

Tant que l'on s'angoisse, mais avec un coeur sec,

 

c'est comme si nous voulions maîtriser nous mêmes la situation

 

et créer par nous mêmes,  par notre volonté, notre effort,

 

comme si nous voulions créer les conditions de notre salut.

 

 

 

Or ça ne marche jamais.

 

 

 

Une personne qui se noie ne peut se sortir de l'eau

 

en se soulevant elle même par les cheveux.

 

 

 

Il faut que ce soit une autre personne qui vienne.

 

Et de cette venue, nous ne sommes pas maître.

 

 

 

Et c'est ce qui s'est produit.

 

 

 

Une jeune femme est venue vers moi.

 

D'un pas léger et décidé.

 

Elle m'a reconnu

 

et son visage s'est éclairé d'un grand sourire.

 

Pourtant, moi, je ne la connaissais pas, je ne l'avais jamais vue.

 

 

 

Mais elle.... elle m'a reconnu.

 

et elle est venue vers moi.

 

Elle tenait à la main un objet.

 

 

et.....

 

 

 

oui, je sais.

 

Je sais la renommée que j'ai sur le blog

 

et j'hésite de ce fait à écrire la suite.

 

 

 

 

 

Alors je vais écrire.....

 

 à suivre !

 

 

 

 

Car ce qui s'est passé entre moi et cette femme, ensuite,

 

est extrêmement important

 

 

 

je veux dire....  au point de vue psychologique,

 

au point de vue du sens.

 

 

 

Je dirai donc qui est , à mon avis, cette femme... "inconnue".

 

Qui elle représente.

 

Pourquoi elle est si importante.

 

 

 

 

 

Pour vous consoler de ce nouveau délai,

 

je vous présente mes nouvelles trouvailles onirikouaises.

 

 

 

 

Des étoiles de mer.

 

 

 

DSCF3108-copie-1.JPG

 

 

 

Elles sont ma foi assez grandes.

 

Plus de 25 cm.

 

 

 

 

 

 

Certaines sont plus claires :

 

 

 

 

DSCF3107-copie-3.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

D'autres presque bleutées :

 

 

 

 

 

DSCF3109-copie-1.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

D'autres plus petites :

 

 

 

 

 

 

DSCF3106-copie-1.JPG

 

 

 

 

Et oui....

 

 

Des étoiles,

 

il y en a au ciel, et elles semblent assez loin.

 

il y en a dans la mer

 

il y en a dans l'île d'Onirikou

 

 

 

 

...

 

 

 

 

 

il y en a aussi dans nos coeurs.

 

Dans le ciel qui est dans notre coeur.

 

 

 

 

 

 

 

Cette femme qui est venue vers moi

 

est une de ces étoiles.

 

 

 

 

Ces êtres qui viennent vers nous ne sont pas en notre possession .

 

Pas plus que les étoiles du ciel.

 

 

Leur venue

 

ce n'est jamais nous qui pouvons en décider.

 

 

On ne peut pas mettre un ange dans une cage

 

 

 

 

*****

 

 

 

 

à plus....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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- Oniricolage 16 - Solitude 2 - Le rêve : perdu ! -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 La Loire a quelque chose d'inquiétant.

 

Elle n'est qu'une des manifestations de l'eau,

 

liquide vital certes, mais qui, dans sa simplicité cosmique,

 

manifeste une sorte de brutalité  implacable.

 

 

 

 

 

 

 DSCF3074.JPG 

 

 

 

S'approcher d'elle,

 

comme s'approcher de toute rivière,

 

même la plus petite,  même en apparence insignifiante,

 

c'est s'approcher d'un mystère,

 

du mystère du monde physique,

 

qui demeure sauvage et intraitable.

 

 

 

 

Sur ses berges,

 

l'apparition d'étranges personnages nous le rappelle.

 

Ils ne semblent pas  se préoccuper de nous.

 

 

 

 

 

DSCF3072.JPG

 

 

 

Alors mieux vaut se faire discret.

 

Nous ne sommes pas les maîtres de ce monde.

 

 

 

 

Et quand vient le soir,

 

et que les couleurs se retirent,

 

il faut quitter ces lieux

 

et "rentrer" dans un abri : ici  le mystère est trop grand.

 

 

 

 

DSCF3073.JPG

 

 

 

 

Je suis donc rentré, ce soir là......

 

solitaire.

 

 

 

 

Quand on vit  "avec quelqu'un",

 

ce "quelqu'un" joue le rôle d' "alter-ego" : d'un " autre moi ".

 

On n'est pas seul, croit-on :

 

 on vit avec une sorte de double de soi.

 

Et on ne se pose pas de question.

 

 

 

Enfin... si, peut-être......

 

 

 

 

 

Quand on vit seul, la question se pose.

 

Elle "s'impose".

 

 

 

 

Je poursuis donc mon récit

 

en vous racontant le rêve qui est venu cette nuit là.

 

 

 

 

*****

 

 

 

 

J'étais dans une ville , une grande ville,

 

mais qui m'était totalement inconnue.

 

J'en ignorais le nom.

 

Elle n'avait rien d'hostile envers moi

 

mais je ne savais pas ce que je faisais là.

 

Je cherchais à comprendre... mais à comprendre quoi ?

 

 

 

 

Et soudain je me suis aperçu  que j'avais perdu mon portefeuille.

 

C'est-à-dire tous mes "papiers" :

 

tous ces documents qui disent qui je suis , où j'habite,

 

ma profession, ma situation sociale, mes numéros de ceci et de cela...

 

 

 

Une profonde angoisse m'a alors envahi.

 

 

 

Les gens autour de moi n'étaient  pas hostiles, bien au contraire.

 

Ils ont deviné ma détresse et se sont approchés de moi.

 

M'ont interrogé, cherchant eux mêmes à comprendre...

 

cherchant comment ils pourraient m'aider.

 

 

Je ne me souviens pas de leurs paroles,

 

pas d'avantage des miennes.

 

 

 

D'ailleurs s'ils m'avaient demandé mon nom, ou mon adresse...

 

je n'aurais peut-être pas su  leur répondre.

 

Savais-je mon nom ?

 

Savais-je même encore parler ?

 

Ce n'est pas sûr.

 

 

Comment retrouver mes repères ?

 

 

 

 

Alors j'ai fait quelque chose d'insensé :

 

je suis parti en exploration de cette ville.

 

 

 

Elle était propre et riche,

 

De belles rues, de belles maisons, de beaux commerces,

 

une circulation aisée des voitures.

 

 

 

Mais décidément , je ne la connaissais pas,

 

 

et  j'ai réalisé que j'étais même incapable de retrouver ces gens aimables

 

qui m'avaient entouré de leur bienveillance.

 

 

 

 

Car désormais plus personne ne me regardait.

 

On ne faisait  plus du tout attention à moi.

 

 

 

Là se produisit une chose curieuse.

 

Je me suis réveillé.

 

J'ai mis l'ordi en route.

 

J'ai consulté ma messagerie et les commentaires.

 

Puis, au bout d'un certain temps, j'ai décidé de me recoucher.

 

 

 

 

Ce qui est étrange c'est que, une fois à nouveau endormi,

 

je  me suis retrouvé dans cette même grande ville inconnue,

 

et exactement dans la même situation !

 

Comme si mon rêve n'avait pas du tout été interrompu.

 

 

 

 

J'étais donc à nouveau dans cette même situation angoissante,

 

et dans l'incapacité de retrouver ces gens sympathiques qui me parlaient,

 

et qui, même s'ils m'étaient inconnus,

 

constituaient quand même une sorte de sécurité pour moi.

 

 

 

Je ne me souviens pas d'avoir ressenti cela déjà.

 

Une telle perte de mes repères, pas seulement géographiques,

 

mais relationnels, et même identitaires.

 

 

 

Je pensais à ces gens qui semblaient très sincères dans leur désir de m'aider.

 

Ils devaient se demander pourquoi j'étais ainsi parti,

 

et ils étaient  eux même  dans l'incapacité de me retrouver.

 

 

 

C'est alors que ....

 

 

 

à suivre !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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- Oniricolage 15 - Solitude - 1 - Et le petit paon -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

Solitude  - 1

 

 

 

Le train de pensées que je vais essayer de former là

est né avant-hier soir, du fait de micro-évènements.

 

Il est temps que je les relate sinon ils vont s’estomper

et disparaître aussi sûrement qu'un rêve de la nuit.

 

À se demander si les évènements de nos vies

sont si différents que cela de nos rêves.

 

Dans l’immédiateté du temps, il semble que oui.

 

 

 

 

***

 

 

Avant-hier je me suis rendu au bord de la Loire,

dans le coin le plus inaccessible que je connaisse,

là où je rejoins l’île d’Onirikou…..

 

Mais j’ai beaucoup tardé pour quitter ces lieux étranges.

 

Le soleil s'est mis à tourner son rhéostat d’une inquiétante façon,

plongeant dans de sombres nuages.

 

Une sorte de crainte s’est emparée de moi.

 

Je m’étais aventuré avec Pistache dans une zone difficile :

lits de graviers, bancs de sable, îlots de végétation folle.

 

Le tout bien sec, certes,

mais le retour soudain des eaux du fleuve, en cette heure incertaine,

ne me paraissait pas impossible.

 

J’ai ressenti le désir de rejoindre une route « normale » au plus vite,

une zone civilisée, en quelque sorte,

me disant que, lorsque je m’y trouverais, je serai en sûreté !

 

 

Après deux km de trous et de bosses, 

j’ai enfin rejoint la route,

et joui intensément,

sur cette piste impeccable,

et incroyable,

de cet outil magique dont j’ai la chance de disposer :

une auto-mobile ! 



 

Cette région est peu peuplée.

 



Pour rentrer chez moi je ne traverse que deux minuscules villages.

 

Dans le premier, j’ai aperçu un vieil homme.

 

Il roulait doucement sur sa bicyclette.

 

Trajectoire louvoyante.

Aucune hâte ni inquiétude apparente dans sa façon de se  déplacer.

 

Il rejoignait sa petite maison blanche aux volets bleu-lilas.



J’ai imaginé que sa femme l’y attendait,

et avait déjà mis sur la table de cuisine deux couverts.

La soupe aux légumes de son jardin était prête.

 

 

 

Dans le second village, j’ai vu deux jeunes gens.

 

Vingt ans ?

Le jeune homme était appuyé sur une voiture.

La jeune femme, face à lui, lui expliquait quelque chose.



Manifestement ils faisaient un peu passer le temps.

Un moment de détente partagée,

dans la paix du soir.



Un moment où il jouissaient d'être deux.

En attendant peut-être le moment d'unir leurs vies.



 

J’ai alors réalisé que moi, j’étais seul !



 

Pistache me ramenait « chez moi ».



Mais « chez moi », personne n’attendait.



 

Et soudain j’ai repensé à ma voisine

(épisodique : maison secondaire).

 

Elle et son mari, nous les connaissions depuis 30 ans.

 

Or son mari est mort il y a très peu de temps.
Elle m’a présenté un homme avec qui elle vit désormais,

un nouveau veuf.

 

« Nous avons uni nos solitudes »



m’a-t-elle dit.

 

Bien.

 

Mais elle a ajouté :

 

« Et vous,

vous allez vous mettre avec quelqu’un. »

 

Sous entendu

« Bien sûr ».

 

J’ai répondu :

 

« Bien sûr que non !

J’apprécie trop d’être libre ! »

 

Elle :

« Mais on ne peut rester seul ! »

 

« Et pourquoi ? »

lui ai-je demandé.

 

 

Pensant :

 

quoi, faut-il  « prendre » quelqu’un

comme on prendrait un chien,

ou un poisson rouge ?

 

Simplement pour n’être pas seul… ?





 

Tout en remuant ces réflexions

je suis finalement rentré « chez moi »

et me suis fait un gaspacho.

 

Enfin… à ma façon,

Mais je me suis régalé.

 

Bon, je m’aperçois que la suite,

à savoir un rêve que j’ai fait dans la nuit qui a suivi,

va donner un article trop long.

 

Alors je vais ne la mettre (la suite) que demain.



Ne sachant comment illustrer ce mot

Je vous montre ma dernière trouvaille.

 

Un  grèbe à queue de paon.

Comme la queue n’est pas bien grande,

il s’appellera : « petit paon ».





zzok-gpp-1-copie-1.JPG

 

 

 

à plus







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- Oniricolage 14 - Encore un grèbe ! -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

 

Ma  trouvaille d'hier

 

le long de la rivière

 

 

en marchant sur la grève

 

sur la plage du rêve

 

 

 

 

zzok-gpb-1-.JPG

 

 

 

une grèbe à tête bleue

 

avec de petits yeux

 

sur moi elle s'est perchée

 

et ne m'a plus quitté

 

 

 

la journée s'avançait

 

les ombres s'allongeaient 

 

 

il fallait bien rentrer

 

je m'en suis retourné.

 

 

 

 

 

 

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- - Loniricollages 13 - Un vase nommé Gaspacho, et deux petites poules type Mimichacha -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

 

Pour changer un peu

 

(un peu seulement)

 

voici un vase à fleurs.

 

Son nom ?

 

Gaspacho.

 

Pourquoi ?.... je vous dirai un jour.

 

Je l'ai photographié in situ pour bien vous montrer qu'il est d'origine,

 

qu'il vient bien de l'île d'Onirikou

 

où comme vous le voyez il fait sec aussi !

 

 

 

2012_0825Loirete2012vasepoule0002.JPG

 

 

 

 

 

 

et pour vous prouver autre chose :

 

qu'il peut recevoir de l'eau,

 

bien qu'issu d'un fabricolage,

 

le voici avec quelques fleurs de Loire :

 

tanaisie, la parfumée,

 

salicaire, l'épi rubis,

 

et l'ail ligérien inconnu.

 

 

 

 

 

 

 

2012_0825Loirete2012vasepoule0004.JPG

 

 

 

 

 

Ne voulant abandonner ni le vase, ni les fleurs,

 

deux petites poules type Mimichacha ont voulu venir aussi.

 

Pardon Mymychacha pour cet horrible plagiat !

 

Alors j'ai remplacé tes 2 Y^par 2 i ordinaires.

 

Ces 2 petites poules sont brut de décoffrage

 

et n'ont encore subi qu'un simple séchage.

 

 

That's all for today.

 

Bye

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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- - Loniricollages 12 - Le grèbe Pharaon Mangeur de Mouches -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

 

Deuxième zoziau trouvé dans l'île d'Onirikou.

 

Alors là....

 

je ne puis vous dire pourquoi il se nomme ainsi.

 

Je lui ai seulement demandé comment il s'appelait

 

et c'est ce qu'il m'a dit : Pharaon Mangeur de Mouches.

 

Je n'en sais pas plus.

 

 

 

 

 

 

 

  fabri-gpmm.JPG

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 Il va donc entrer dans mon répertoire ornithologique  comme :

 

ZZOK - GPMM n° 1 -

 

Une personne  m'a fait remarquer  que si GTH était triste

 

c'est que je lui avait attribué un matricule inquiétant.

 

Mais non, ça , c'est seulement pour me repérer .

 

ZZOK signifie : Zoziau de l'île d' Onirikou.

 

Il s'agit en effet  d'oiseaux très particuliers : ils ne vivent que dans cette île.

 

GTH = grèbe à tête d'hippocampe.

 

GPMM = Grèbe Pharaon Mangeur de Mouches.

 

N° 1  : c'est le modèle !

 

si un jour une personne souhaite acquérir un de ces zoziaux, la chose pourra se faire

 

ou peut-être que je fabricolerais un N° 2, éventuellement un peu mieux,

 

pour la personne en question.

 

Comme il me semble que je risque de récupérer pas mal d'autres spécimens....

 

je me suis organisé (par ces "matricules") pour m'y retrouver plus facilement.  

 

Mais on peut leur trouver un petit nom personnel, plus mignon !

 

 

 

 

Bon, d'accord, c'est pas très poétique.

 

Mais en ce moment.... je ne me sens pas du tout l'âme poétique.

 

Plutôt squelettique

 

Mélancolique

 

Cachectique

 

Rachitique

 

Apoplectique

 

Cabalistique

 

Enigmatique

 

Chlorotique

 

Asmathique

 

Lunatique

 

Hérétique

 

et, hélas , ni érotique, ni humoristique !

 

Je serai bien incapable de trouver 2 mots qui rimeraient

 

pour faire le moindre poème !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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- Loniricollages 11 - Le grèbe à tête d'hippocampe -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

 

 

Faible récolte hier dans mon île préférée :

 

un seul oiseau rencontré

 

il ressemble à un grèbe.

 

Plus petit cependant :

 

environ 20 cm de la tête à la queue.

 

 

 

 

Je vais le nommer     "grèbe à tête d'hippocampe".

 

Pas seulement pour la forme de sa tête.

 

Aussi pour une autre raison :

 

un hippocampe campe dans mon coeur.

 

 

 

 

 

 

 

 

  DSCF3099.JPG

 

 

 

 

 

 

 

Pour le répertorier d'une façon plus précise, je l'immatricule !

 

 :   ZZOK - GTH n° 1 -

 

Il  semble un peu tristounet.

 

 

Il se peut.

 

Effet de miroir.

 

 

Je vais le vernir et vous le présenter , si je puis, un peu mieux.

 

 

 

 

Pardon : je suis, ce jour peu bavard....

 

âme sèche.

 

 

 

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