Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

2 articles avec reve

- Retour à mon rêve : qui est notre persécuteur ? -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

Je ne pensais pas reparler de mon rêve.

 

Mais certains comm , en particulier ceux de Mari Jo et de Régine, me poussent à le faire.

 

Dans ces rêves, qui tournent au cauchemar,

et desquels nous nous réveillons angoissés,

avec un sentiment complexe de honte et de culpabilité,

nous sommes en quelque sorte accusés, méprisés, et condamnés.

 

Condamnés à quoi ?

 

A n'être plus aimés.

 

Nous sommes ainsi rejetés, et condamnés à mourir,

car nous ne pouvons vivre sans être aimés.

 

Mais qui nous méprise ?

Qui donc nous condamne et nous rejette ?

 

Ou, si je reviens à mon rêve,

qui est cet homme que je dis être mon ami,

qui attend tant de moi, et que je déçois si fort ????

 

Remarquez bien qu'à aucun moment je ne le vois.

Je suis vitalement important pour lui

et de même lui pour moi.

 

Qui est-il donc ?

 

Je vais vous surprendre, mais cet "ami",

aussi mystérieux qu'exigeant.....

c'est moi même !

 

illustration...

je prends un vieux dessin qui traîne

sans même le corriger, excusez-moi.

 

 

 

 

  

 

                              reto.jpg

 

 

 

Noua avons de nous même une vision beaucoup trop étroite.

 

Qui suis-je ,  " Moi " ?

 

Je pourrais me définir comme nous le faisons sur un papier administratif,

 

dire mon âge, mon sexe, mon nom, mon métier,

 

si je suis marié, si j'ai des enfants, si j'ai telle ou telle maladie.....etc....

 

mais je suis aussi bien plus que cela.

 

 

 

Une partie de moi  "me" regarde, comme si je me dédoublais,

 

et cette partie de moi (peu importe le nom qu'on lui donne)

 

fonctionne pour "moi" (le petit moi que je crois être)

 

comme un juge, comme un maître exigeant.

 

 

 

Qu'est-ce que j'exige de moi même ? 

 

TOUT !!!

 

"Je "  (le juge en moi)...... veut que " je "  (le petit je) ... soit parfait !

 

Qu'il sache tout faire,  même chanter un texte qu'il ne connaît pas.

 

Et si le petit je échoue  (et il ne peut qu'échouer à satisfaire ces exigences infinies),

 

le grand  Je  (le juge en moi)  est absolument furieux.

 

Ce soi disant personnage (qui n'est pas une personne par elle même)

 

n'a d'existence que comme un parasite interne du sujet.

 

Et il n'a, comme n'importe quel tyran,

 

il n'a d'autre activité que d'émettre ses exigences.

 

 

 

Quand nous nous réveillons d'un tel rêve, honteux et coupables,

 

cela signifie seulement que nous n'avons pas satisfait ce juge intérieur,

 

qui est aussi intolérant  que cruel.

 

" Il " ne nous aime pas,

 

ce qui veut dire : nous ne nous aimons pas nous mêmes.

 

 

 

Bon , je ne vais pas épuiser ici ce sujet.

 

 

Une remarque seulement.

 

Nous ne changerons pas le monde, 

 

nous ne changerons pas notre environnement (par exemple professionnel),

 

nous ne changerons même pas nos parents, notre conjoint...

 

nous ne pouvons, au mieux, que nous changer nous mêmes.

 

Comment ?

 

En changeant la vision que nous avons du monde.

 

Nous pouvons changer, non pas le monde, mais la vision que nous avons du monde.

 

 

Peut-être à suivre.

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans rêve

Partager cet article

Repost 0

- Le rêve du refrain de la page 81 -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

   

 

 

 

 

Je participais à une fête.

 

Toute la ville (petite ?) était en fête.

 

Fête de quoi ? je ne sais, mais la liesse était à son comble.

 

L'organisateur de la fête était mon ami.

 

Je crois que c'était un homme, mais je ne le voyais pas.

 

La seule chose que je savais , c'est qu'il comptait absolument sur moi.

 

presque une question de vie ou de mort pour lui !

 

La réussite grandiose de sa fête reposait entièrement sur moi.

 

Comment ?

Voici :

 

La fête devait se clôturer par une chanson très solennelle.

 

Mon ami chantait les couplets

 

mais c'est moi qui devait chanter le refrain.

 

Je vis un temps bref les 8 lignes de ce refrain,

 

mais je n'eus pas le temps de les lire complètement

 

et encore moins de les mémoriser.

 

Ce qui d'ailleurs ne m'aurait servi à rien : je ne connaissais pas l'air.

 

Pis, je ne sais absolument pas chanter !

 

Bref : c'était une mission  impossible.

 

 

 

Et pourtant mon ami était persuadé que j'allais faire ce qu'il attendait de moi :

 

chanter comme Caruso, et d'une voix entraînante,

 

et tout le peuple devait avec moi chanter ce refrain

 

et ça allait être une apothéose !

 

 

 

Le moment est arrivé, c'était à moi....

 

mais rien ne sortait de ma gorge et pour cause....

 

Je faisais des efforts de mémorisation, d'imagination,

 

mais rien.

 

Cette situation s'éternisait

 

et une sourde protestation  s'éleva peu à peu de la foule, déçue, devant ma carence.

 

Et finalement mon ami a surgi.

 

En fait je ne l'ai pas vu, mais j'ai seulement entendu sa voix.

 

Il était furieux !

 

je l'avais humilié, je lui avais fait rater sa fête,

 

j'avais trahi mes engagements (lesquels ?)

 

et il me montra la page du livre où se trouvait le refrain : page 81.

 

 

 

 

Là je me suis réveillé, angoissé et honteux,

 

avec un profond sentiment d'échec, et une sorte de culpabilité relative à cet échec.

 

Mon ami (très important pour moi, sans savoir qui il était) me rejetait violemment.

 

Mon angoisse venait sans doute de là, d'être rejeté.

 

 

 

Curieusement ce rêve, quasiment vide, m'a bouleversé un long moment

 

comme s'il s'était agi du cauchemar le plus horrible... !!!

 

Je crois même que mon coeur battait plus vite

 

comme si un grand danger s'était élevé au-dessus de moi.

 

Ou en dedans de moi.

 

J'ai  cherché à comprendre ce qui m'angoissait tellement.

 

C'est alors que quelque chose me devint évident.

 

 

 

 

 

                                 palette-musicale-de-collagiste.jpg

 

 

 

 

 

Cette accusation était logiquement non fondée.

 

Car j'étais dans l'impossibilité de faire ce qu'on attendait de moi.

 

Pourtant mon ami semblait persuadé qu'il était dans son droit :

 

je lui avait promis !!!!!!!

 

Sa déception, et sa colère, était à la mesure de la foi qu'il avait mis en moi.

 

Il ne pouvait qu'être profondément ulcéré de mon impéritie.

 

Il ne pouvait interpréter mon impuissance que comme une preuve de ma mauvaise volonté.

 

 

 

 

C'est alors qu'il me devint évident que j'étais effectivement coupable de quelque chose :

 

d'avoir laissé se développer dans l'esprit de mon ami cette certitude.

 

 

 

Cet "ami" (bien mystérieux) tombait de haut.

 

Il me haïssait désormais.

 

Et cette fois c'est moi qui me sentais rejeté.

 

Situation imaginaire qui peut se décliner en d'autres situations, dans la réalité.

 

 

 

 

C'est de là qu'il fallait que je reparte désormais.

 

Je finis par me rendormir.

 

 

 

 

J'ai illustré ce texte par un bout de carton qui traînait sur la grande table.

 

 

 

Voici plusieurs années, je m'étais servi de ce grand carton

 

pour essayer d'inventer une autre façon d'écrire les notes de musique.

 

C'était à l'époque où je m'étais mis en tête de jouer de la clarinette.

 

(J'aime énormément cet instrument)

 

Mais ma tentative échoua

 

et après 4 années d'effort, j'abandonnais.

 

Ce n'est pas le doigté qui  bloquait, mais la lecture du solfège.

 

 

 

J'ai réutilisé depuis quelques jours ce grand carton

 

que j'ai retrouvé derrière le piano

 

pour me servir dans mes actuels travaux d'encollage.

 

D'où son aspect un peu bizarre !

 

J'en ai découpé un bout pour le scanner.

 

 

 

Bises à tous.

 

Publié dans rêve

Partager cet article

Repost 0