Promenades philosophiques - 17 - Un chemin de solitude -
Je vais aller plus vite
et survoler toute la sixième strophe
...pour pouvoir passer à autre chose
car j'ai assez abusé de votre patience !
" Ô garçon,
qu'accompagnent les immortelles meneuses de poulains,
Ô toi qu'ont emmené jusqu'à nous et conduit les chevaux,
je te salue bien !
Car ce n'est pas un sort funeste
qui t'a fait prendre la route que tu as prise,
et qui est si éloignée des chemins frayés par les humaines entreprises,
mais c'est la Justice et le Droit,
et il faut que tout te soit révélé,
aussi bien le coeur impassible de la vérité
qui forme un cercle parfait,
que les opinions humaines,
auxquelles il ne faut ajouter aucune créance assurée.
Je te salue bien !
oh que j'aime ce salut !
Je le trouve admirable,
et je trouve tout à fait légitime,
que ce soit les dieux qui saluent les hommes !
Cela fait évidemment penser à la salutation que l'ange Gabriel
(personnage divin)
adressa à la jeune Marie vivant à Nazareth
La route que tu as prise....
Quelle route ?
Où va-t-elle ?
Qu'a-t-elle de particulier ?
Elle est (dixit la déesse)
très différente des chemins que suivent habituellement les humains.
Ce n'est pas un chemin frayé, tout tracé, balisé, qu'empruntent les foules.
C'est l'aventureux chemin
que prend un individu seul
à la recherche de la vérité sur lui-même.
C'est un chemin qu'il invente
qu'il trace pour lui seul.
La vérité...
Alèthéia...
Ce chemin là
ne suit pas les voies humaines habituelles,
ne se conforme pas aux " opinions " humaines,
aux idées toutes faites,
aux traditions,
dogmes,
règles morales imposées,
habitudes,
catéchismes,
conditionnements de toutes sortes.
Ce chemin est individuel,
personnel,
unique.
Il est liberté.
Bonne route !
....