- Bonheur - Malheur - 2 - Résilience -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

Je suis navré !!!!

 

Mais le texte de mon article n'est pas paru

 

et je ne l'ai pas conservé.

 

Si bien que seule l'illustration qui devait l'accompagner a été reproduite.

 

Je vais essayer de reconstituer cet article et vais le joindre avant ce soir.

 

Mille excuses encore.

 

 

 

 

                         resilience.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Voici, j'ai refait un texte

Je laisse  au départ le lien vers l'article de ramon. 

 

 

 

 

  http://www.basagana-ramon.com/article-qu-est-ce-que-la-resilience-106675167-comments.html#anchorComment

 

 

 

 

 

Dans une vie, la « quantité » de malheur

est-elle supérieure à la « quantité » de bonheur ?

 

Les évènements malheureux qui surviennent

ont-ils plus de poids que les bons ?

 

Peut-on les peser avec une Roberval,

comme l’on ferait avec des cailloux blancs et d’autres noirs ?

 

 

Poser ainsi la question nous égare,

nous entraîne dans une voie sans issue.

 

Les « bonheurs » et les « malheurs » ne sont pas de même nature.

 

Un don ne se pèse pas avec la même balance qu’une privation.

 

La naissance d’un enfant

n’est pas à comparer à sa mort.

 

Sa naissance était apparition d’un être.

La fin de sa vie ne supprime pas sa naissance.

 

C’est la fin d’un parcours, fin prématurée.

Mais sa naissance demeure un fait éternel, ineffaçable.

 

Le monde, après sa naissance,

ne sera plus jamais le monde d’avant.  

 

Le bonheur, c’est un don de vie,

C’est une présence, l’ouverture à un autre.

C’est un soleil qui se lève.

Le soleil qu'est l’autre.

Ou qu’il peut devenir : c’est une promesse de relation.

 

C’est aussi tout ce qui peut favoriser la rencontre de l’autre, d’un autre.

Quand le soleil se lève le matin, c’est une joie.

 

Pas le soleil par lui-même.

Une étoile, c’est une boule de feu… j’en fais quoi ?

 

Mais la venue du soleil me réchauffe (don de vie)

et établit le jour : je vais pouvoir « voir », rencontrer, les autres.

 

Remarquons que deux amants,

s’ils n’ont pas encore faim de pain et de beurre,

ne désirent pas forcément que le soleil se lève rapidement.

La rencontre avec l’autre, ils sont en train de la vivre.

Pour l’instant le soleil peut bien rester couché !!!!

Leur soleil, c’est leur relation.

 

Le bonheur, c’est d’avoir deux jambes pour marcher vers l’autre,

ou une voiture pour pouvoir lui rendre visite,

ou de l’argent pour lui offrir le restaurant, ou une maison,

ou élever les enfants qui pourront venir… 

 

Le bonheur, c’est toujours une relation.

Une relation espérée.

Une relation en train de s’épanouir.

Et certes, elle n’est jamais achevée.

 

Le bonheur, c’est l’acquisition d’un nouveau moyen de relation.

 

Par exemple un appareil photo.

Car si je fais des photos, c’est bien pour les montrer.

 

Ou par exemple une nouvelle recette de cuisine.

Si je l’apprends, c’est bien pour partager le nouveau plat avec quelqu'un.

 

Ou encore l’apprentissage d’un instrument de musique…

pour la même raison.

 

Un couple humain n’est heureux que s’il avance sur un chemin neuf :

celui de la découverte de l’autre.

 

Si ce désir de découverte s’éteint,

si l’espoir de découvrir le mystère qu'est l’autre se tarit,

le couple entre dans le malheur.

Ou au moins dans la tristesse et l’ennui….

 

On continue à vivre ensemble, mais on s’emmerde !  

 

 

*****

 

 

Alors, en cas de malheur, on fait quoi ?

 

Nous parlons des grands malheurs,

dont on dit qu’ils créent des plaies qui ne peuvent se refermer.

 

Le mot n’est pas heureux.

 

Ces grands malheurs modifient le monde d’une façon définitive : oui.

L’état antérieur est irrécupérable : oui.

 

Mais faut-il parler de plaie ?

De plaie inguérissable ?

 

Si la plaie demeurait béante ….

cela signifierait que la vie s’est totalement arrêtée,

comme dans le château de la Belle au Bois Dormant.

 

La plaie se cicatrisera si la vie reprend son cours,

c’est-à dire si le sujet, contraint par la réalité,

accède à un niveau supérieur d’ « être ».

 

Cette capacité de résister, et de se transformer,

ce doit être cela que l’on appelle maintenant résilience.

 

Je ne m’intéresse pas trop à ce mot à la mode.

 

Mais j’avoue que le défi que la vie peut, en somme,

proposer à quelqu’un, ou plutôt imposer, et sans préavis,

a quelque chose de vertigineux.

 

D’une brutalité inouïe.

 

Elle exige de l’individu une évolution gigantesque !

 

Elle lui demande, comme une sphinge sans pitié,

de  comprendre ce qu’est la présence dans l’absence……

 

Mutation de l’intelligence qui semble de prime abord impossible.

Exigence presque surhumaine !

 

Je comprends que beaucoup échouent devant ce gouffre.

Et cherchent à fuir (médicaments, oubli, divertissements, repli sur soi…).

 

Je comprends aussi que beaucoup cherchent à s’éloigner des endeuillés,

et des grands traumatisés de la vie.

Comme on s’éloignerait d’une falaise qui menace de s’effondrer.

 

Une autre attitude est heureusement possible !

Car le rétablissement de la joie de vivre l'est aussi.

 

 

 

 

 

 

 

                                                           lever-de-soleil-epis-.jpg

 

 

 

La mort n’arrêtera pas la vie !

 

 

 

 

 

 

 

 

Commenter cet article

mamazerty 26/06/2012 21:39


ce texte me prend à la gorge...quelle force ...quel regard limpide sur la douleur et la joie de vivre....vivre en tant qu'être sociable et sensible....je suis bien contente qiue tu sois passée
chez moi pour que je puisse maintenant passer chez toi te lire

kasimir, dit pinson déplumé 27/06/2012 14:56



alors je suis bien content aussi


tu sais, je suis passé chez toi et ai laissé un message,


et c'était par ......  ???      curiosité !!!!!!


et oui, je n'avais pas vriment l'intention de te demander des livres,


bien que certains que tu offres pourraient me plaire,


mais c'est parce que je suis exactement dans la même situation que toi


et que je me demande bien comment faire pour les donner aux personnes à qui cela pourrait faire plaisir.


Je voulais donc voir comment tu vas réussir dans ton projet


et je ferai peut-être comme toi !


Ce qui ne m'empêchera pas de visiter aussi ton blog simpement pour le plaisir.


Bonne journée, en ce début de l'été.



H2O 19/06/2012 00:25


J'ai beaucoup de retard dans mes lectures...


Résilience...ton approche est un peu différente de celle de Ramon...


Tu évoques ces notions de relation ou de couple, mais de plus en plus de personnes vivent seules... les relations aux autres sont d'ailleurs parfois sources de traumatismes... Quand ça ne va pas,
j'ai besoin d'être seule et rejette tous les soutiens ou conseils.  


Il est vrai que j'ai été élevée "à la dure" mais en lisant ton texte, je me sens vraiment anormale. Est-ce grave docteur ?


Bises et bonne nuit pinson

kasimir, dit pinson déplumé 19/06/2012 20:19



je crois au contraire que tu es dans l'axe normal de l'évolution de la personne.


Enfants, nous étions dépendants, incapables de vivre par nous mêmes, même affectivement (avec de grosses différences !!! ). .


La vie en couple, légalisée ou pas, est une phase ultérieure où la dépendance à l'autre, au conjoint, vient souvent, il faut le reconnaître, se substituer
à la dépendance aux parents.


Viennent les conflits, inévitables, et pas forcément dépourvus d'intérêt.


L'intérêt, c'est de découvrir peu à peu que nous ne sommes peut-être pas faits pour continuer indéfiniment à dépendre d'UNE personne, ni à être liée
à elle par un "contrat" (quelle horreur !).


Vivre en solidarité avec les autres, oui.


Mais de là à être en quelque sorte collé à une autre personne (comme l'enfant l'était à la mère).....alors sûrement pas.


Enfin, c'est du moins ce que je pense.


Si donc quand ça va mal, tu ressens le besoin d'être seule, et de décider par toi même de ce qu'il convient de faire, ça me parait fondamentalement
sain.


Beaucoup plus, infiniment plus, que de recherher ce qui , à mes yeux, ressemble trop à une dépendance infantile.


Bises du Soir... H2O !!!



Catherine D 16/06/2012 12:15


Je viens de lire ta réponse à Danielle, je la prends pour moi aussi, elle dit tout !

kasimir, dit pinson déplumé 16/06/2012 20:38



oui, et Danielle sait de quoi elle parle, c'est sûr !



Catherine D 16/06/2012 12:12


Je n'adhère pas non plus à l'idée de la résurrection, quel leurre... mais il est rassurant de trouver refuge dans les bras de quelqu'un, fût-ce le Bon Dieu.
Je ne pense pas avoir tout raconté Kasimir...


Il pleut, demain il fera beau, c'est essentiel !

kasimir, dit pinson déplumé 16/06/2012 20:37



bien sûr Catherine !


la résurrection telle que nous la raconte la mythologie chrétienne est une niaiserie


mais je pense que quelque chose demeure , que la vie se poursuit, et que nous n'y sommes pas étrangers (comme quelque chose qui ne nous concernerait
plus)


seulement notre imagination est totalement myope sur ce sujet : nous sommes donc absolument incapable de dire quoi que ce soit.


Mais vois tu : l'ignorance n'est pas un savoir.


Alors reconnaissons que nous ne savons rien. Cela seul est raisonnable.


Bisou, Catherine.



cagou 14/06/2012 22:49


que "fée" .....! oui ecrit comme ça!


tu celle qui ne va pas bien!!!


que ta nuit soit bonne, a demain

kasimir, dit pinson déplumé 15/06/2012 10:50



tu aimes vraiment beaucoup ce nom de "Fée" !!!!


il faudrait peut-être que l'une des fées vienne vers celle qui ne va pas bien


mais je me demande qui est cette personne qui ne va pas bien.


Et que lui arrive-t-il ?


bonne journée Cagou



Catherine D 14/06/2012 17:46


Il y a des plaies qui ne cicatriseront jamais... elles font juste un peu moins mal qu'avatn ! on imagine retrouver l'état d'"avant", ça rrive, pour un moment, et même en dessinant, parlant,
chantant, vivant etc... la fissure est là prête à se creuser  parfois au moment le plus inattendu. Résilience est un mot à la mode, indispensable, mais....
Je vais tous les jours sur un forum où je la vois si longue à apparaître pour certains que je peine pour ceux qui en sont plus loin que moi qui ai des années de recul.
bises Kasimir

kasimir, dit pinson déplumé 14/06/2012 22:23



cette image, cette idée, de la plaie (certaines) qui ne se cicatrise pas ....


me dérange, me déplait.


Qui se recouvrirait d'un voile fragile, mais serait prête à se rouvrir...


ça me fait frémir.


Ce que tu décris, (dessiner, parler, chanter, vivre en somme ) ne serait que justement ce voile fragile.....


Je ne crois pas cela : cela a le goût de l'échec, de la mort.


La vie est victoire, pas échec.


La vie est victoire sur la mort, même si les apparences sont contraires.


Tu sais, j'hésite à évoquer des thèmes religieux.


Je n'adhère plus du tout aux thèmes chrétiens : tels qu'ils nous ont été présentés, c'est une supercherie.


Mais il faut reconnaître que la doctrine chrétienne, si elle s'est maintenue au travers des siècles, cela n'est pas dû seulement à l'habileté de ses
prélats.


C'est aussi parce que les axes de la "croyance" recouvrent des réalités psychiques, et par exemple ce thème de la résurrection.


Mais qu'est-ce que je raconte...


je vais beaucoup trop loin, pardon.


Bonne soirée Catherine.


Bises.



sittelle 14/06/2012 14:25


En fait nous sommes armés pour survivre à un peu tout... et encore mieux si notre enfance a été un peu raide, difficile(ce qui n'est pas le cas de nos petiots actuellement; sauraient-ils vivre
sans informatique ni téléphonie ni...) ce sont nos instincts primaires qui nous permettent de reprendre le dessus; il faut manger, élever ses enfants, gagner des sous... dans les camps de
concentration, pas de dépressions nerveuses parait-il, d'après les survivants. Bonne journée Kasimir, merci ! Amitiés à tous ici. Comment va ALN ? 

kasimir, dit pinson déplumé 14/06/2012 21:54



c'est vrai : bien moins de "névroses" durant les guerres :


il faut manger, sauver sa vie, survlvre...


les instincts de vie sont comme fouettés


mais aussi beaucoup d'effondrements complets et définitifs.


La balance est difficile à faire entre le niveau des privations nécessaires


 et les non moins nécessaires gratifications.


Bisous, Sittelle.


J'ai eu qlq échos d'ALN : rassure-toi, ça va.


Rebises.



ramon 13/06/2012 21:38


Merci pour le lien!


Comme toujours, ton texte est profond, humain et ouvrant sur un vaste champ de réflexion.


Passe une bonne soirée,


Amitiés.

kasimir, dit pinson déplumé 14/06/2012 20:39



Salut ami


un jour nous nous rencontrerons.



cagou 13/06/2012 10:34


je reviens ce soir pour ton article!


y a des choses quez tu ecris que je suis pas d'accord!


bisousssss

kasimir, dit pinson déplumé 13/06/2012 17:16



je t'attends de pied ferme


et je suis ravi


ravi que tu m'expliques ton point de vue


et que tu me dises en quoi tu n'es pas d'accord


nous cherchons notre chemin dans une forêt où il n'est aucun chemin balisé.


alors cherchons ensemble ce chemin, et s'il n'en existe pas , créons le


à ce soir


bisous



Viviane 12/06/2012 23:47


Merci pour tes visites régulières qui me font tant plaisir.
Que de phrases "vraies" dans ton texte, après un échec ou un malheur, il faut savoir "dépasser" et "avancer"... parce que le grand manège de la vie, notre vie, nous emmène avec elle sans nous
demander notre avis, mais les possibilités de "cicatriser" ne sont pas les mêmes pour chacun d'entre nous et même une fois la plaie "refermée" elle est toujours là comme un écho de plus en plus
ténu, de plus en plus faible, mais bien là, comme un veilleur vigilant et réconfortant....
 Bonne nuit et bisous
Viviane 

kasimir, dit pinson déplumé 13/06/2012 17:10



merci à toi Viviane pour tout ce que tu nous donnes


mais souvent, je n'arrive pas à savoir si le commentaire que je veux te laisser  est passé ou non.


Bonne semaine, ariègeoise !


bisous



hélène 12/06/2012 23:42


Ma réponse s'est envelée...Je reprends....


Je ne sais si je trouverai les mots justes tant j'ai d'émotion en lisant ton avis sur la résilience.


J'en connais un peu le fonctionnement, car mainres et mainres fois, il a fallu me hisser hors du gouffre du malheur, mais en élevant sa pensée toujours plus haut on peut parvenir, non pas à
oub:lier,mais à construire quelque chose de nouveau, pour que le soleil luise chaque jour. Tes définitions multiples du bonheur sont bien réelles, encore que cela dépende du caractère de chacun.


Aprés avoir tourné la page de mes blessures, je vis le jour qui est là, sans trop me poser de questions, il y a tellement de surprises dans la vie..


Bonheur...malheur, sachons résister à ces variations du destin...


Un bisou reconnaissant pour tout ce que tu nous apportes.


Hélène


E


 


 


 

kasimir, dit pinson déplumé 13/06/2012 16:55



je vois que tu es très émue, Hélène,


et je crois savoir pourquoi.


C'est bien que tu nous donnes ton témoignage, et tu le fais très bien.


Je t'embrasse bien fort.



hélène 12/06/2012 23:30


Je ne sais si je vais trouver les mots pour te dire combien ton analyse de la résilience m'e touche. Oui, nous traversons  tous des malheurs, mais selon les forces qui sont en nous, nous
résistons, on n'oublie pas, mais la blessure s'estompe, on vit des jours nouveaux, et la pensée s'élève plus haut, on rebondit, et départ pour un bonheur qui vous attend peut-être inopinément.


Le bonheur a de multiples facettes, tes mots le reflète ..Mais chacun a sa propre destinée, on doit tracer son chemin avec le coeur surtout, l'amour toujours présent pour l'autre, sans cela pas
de résilience possible.


Il faut souhaiter notre enracinement profond dans nos certitudes pour parvenie à un état...presque serein...


Le soleil se lévera demain, j'attends du jour nouve


 

kasimir, dit pinson déplumé 13/06/2012 16:51



et bien tu as très bien exprimé ce que tu pensais


... s'élever plus haut


une entreprise de géant, qui demande une grande force.


Oui, Hélène : le soleil se lèvera demain.


c'est dans la nuit qu'il faut croire en lui.


 



Danielle 12/06/2012 20:07


Ton article me donne envie de compléter mon commentaire précédent. Il est impossible de quantifier le malheur et le bonheur dans une existence ! La naissance d'un enfant désiré, attendu, c'est un
bonheur incomparable, une vie qui apparait comme une promesse, un avenir de bonheur, d'espoir. Sa disparition, le vide immense, l'absence quoi de plus cruel et injuste. La vie n'est plus jamais
la même et on ne peut revenir en arrière. Le temps n'adoucit pas la souffrance par l'oubli, certainement pas, il la transforme, elle devient autre, se manifeste différemment, mais elle est
toujours là. "Comprendre la présence dans l'absence", quel défi à relever ! Seul un nouveau bonheur peut aider à rétablir la joie, à évoluer dans un sens positif, à renaître en quelque sorte
... Bisous pinson, bonne soirée. Danielle

kasimir, dit pinson déplumé 12/06/2012 21:18



c'est absolument vrai :


seul un nouvel amour, le bonheur d'un nouvel amour, peut,


non pas combler le vide creusé par l'absence de celui qui est parti,


mais redonner foi dans la vie.


Comprendre la présence dans l'absence, oui, un grand défi.


Mais regarde, quand deux personnes s'aiment , même dans un couple heureux, l'absence de l'autre existe.


Il ne peut être toujours là.


Et même quand il est là physiquement,


il arrive souvent que chacun des deux se retrouve seul.


C'est même une nécessité.


L'absence de l'autre est aussi importante que sa présence,


comme le jour et la nuit, comme le silence alternant avec la parole.


Quand l'autre est totalement parti, on passe, c'est vrai, à une étape différente,


mais ce que je veux dire, c'est qu'elle n'est pas différente de notre nature profonde,


puisque notre relation, chacune de nos relations, même la plus intime,  


est destinée à se terminer un jour.


Pardon d'aborder des thèmes aussi... durs.


Bisous


bonne nuit.



Kodick 12/06/2012 18:23


Excellent ce texte ! J'aimerais en avoir une copie par mail si tu veux bien ! Tu sais que je suis sur un projet de film pour l'anniversaire de ma petite fille (sa première année de vie et je te
piquerai bien quelques passages pour l'agrémenter de textes ! Le bonheur et le malheur du passé font l'expérience qui nourrit la vie future ! Et fait que l'on devient sage mais pas pour autant
exempt de malheur ! Bravo Kasimir et un gros bisou

kasimir, dit pinson déplumé 12/06/2012 20:33



ah tu as de la chance !


contrairement à mon habitude, qui est d'écrire directement sur over_blog, là, j'ai pris la précaution d'écrire sur un document Word, et je n'avais pas
encore effacé la page


je puis donc te l'envoyer.


Bon anniversaire pour ta petite fille !


et gros bisous pour toi, de pinson.



hélène 12/06/2012 16:54


Ton dessin est formidable, il représente tout à fait le sujet, et j'ai répondu déja sur le site de RAMON, car le thème me plait.


J'attends ton texte...tu sais bien que je le lirai aussi.....


Bises d'elaine

kasimir, dit pinson déplumé 12/06/2012 18:15



ça y est


je viens de le mettre


j'espère cette fois qu'il va bien vouloir apparaître.


bises, aile- laine.



Danielle 12/06/2012 12:07


Coucou Pinson, je souris en regardant ton illustration d'aujourd'hui, ce dessin est beau pour accompagner vos articles presque simultanés entre Ramon et toi. Il me semble que vivre le présent
uniquement est difficile car il est construit sur les bases de notre passé, même si nous arrivons à n'en extraire que le meilleur, le pire ne s'oublie jamais. Bien sûr, l'intensité des drames
vécus n'a rien de comparable entre les individus, il y a ceux que l'on peut "digérer" et ceux qui détruisent. Ceux où l'on arrive à rebondir ... et d'autres pas ! Seul, le temps peut adoucir la
douleur, la rendre supportable ... Aujourd'hui il fait un soleil lumineux, le ciel est très bleu et la mer aussi, alors bonne journée à toi et gros bisous. Danielle

kasimir, dit pinson déplumé 12/06/2012 15:40



j'ai cru que tu souriais en constatant la brièveté de mon article,


qui touche même à l'inexistence !


Je vais le refaire en espérant que cette fois il passera !


Vivre uniquement le présent est difficile, dis-tu,


car il est construit sur les bases de notre passé.


Evidemment oui, 


mais en fait nous sommes, là, piégés par le vocabulaire.


Si notre vie se résumait à notre "présent" au sens srtict, nous n'existerions pas du tout,


nous ne serions guère plus qu'un reflet du soleil d'un centième de seconde


sur la vaguelette d'un lac.


Nous sommes construit par notre passé, comme le tronc de l'arbre.


Notre passé est donc bien là


mais pas comme un temps à revivre


mais il nous constitue


et c'est là que commence le mystère.


Celui de la mémoire,


celui de l'image que nous nous faisons du monde, et des autres :


ces images en voie de modifications incessantes.


Y a-t-il des traumatismes qui détruisent ?


Il se peut, mais....


le temps adoucit-il la douleur ?


Il l'adoucit parfois par l'oubli, mais l'oubli est une forme de la destruction.


Ce qui est souhaitable n'est pas l'oubli, mais la transformation de notre vision du monde.


Notre vision ordinaire, implicite, est que nous allons vivre toujours,


et en particulier nos enfants.


Il est impensable qu'is disparaissent avant nous


et guère plus pensable que nous partions nous même un jour.


La mort d'un enfant, jeune, très jeune même, est un choc majeur,


qui en effet détruit quelque chose, l'anéantit, la pulvérise :


ce qui est ainsi réduit à néant, c'est l'image que nous nous faisions du monde.


Un monde s'écroule, est détruit à jamais : le monde d'avant.


Il n'existe plus !


Il ne s'agit pas dès lors d'adoucir la douleur


(et le piège... mortel celui-là, serait de prendre des drogues pour atténuer cette douleur, c'est-à-dire museler notre sensibilité !!!!)


il s'agit de passer à un stade supérieur de la pensée,


une transformation prodigieuse comparable à ce que fait une chenille


qui se trainait de feuilles en feuilles


quand elle devient insecte volant se nourrissant, comme les dieux, de nectar.


Alors ne dis pas que la vie est détruite


elle est seulement contrainte de découvrir une autre dimension dans le fait  d' " être".


Je viens de rentrer d'une petite sortie


et je trouve dans ma boîte aux lettres....


something.... chut !



ANILOU 12/06/2012 09:26


Coucou. Merci de ton petit com (tiens, over ne prévient plus, par mail quand il y a un com?) et de ton petit paquet. En tout cas Noêl va commencer la cure et je crois bien que je vais en faire
une aussi....C'est un piège que de faire un lien vers Ramon" car évidemment on découvre un article passionnant et on a envie d'en savoir plus mais décidément ce fichu manque de temps m'en
empêche. Mais dès les vacances, j'y retournerai car étant médecin il a sûrement des choses importantes à nous faire connaître. Quant à la résilience, je connais bien. Nous sommes de
grands..résilients Noêl et moi mais peu le savent car justement ne pas se plaindre et ne pas revenir en arrière est notre mot d'ordre. J'ai le livre de Boris Cyrulnik (psy que j'aime beaucoup)
qui parle de la résilience comme "un art de naviguer dans les torrents". Passionnant comme tes articles. Je te souhaite une bonne journée, une belle semaine et mon marin te fait la bise aussi.

kasimir, dit pinson déplumé 12/06/2012 11:50



Le petit paquet est encore près de moi


je ne le porterai à la poste qu'après 14 heures


la poudre de consoude, je l'ai mise dans un sachet de papier,


mais il vaudra mieux la garder dans un flacon de verre, plus solide, et bien au sec.


Ne pas se plaindre... oui, bien sûr, cela ne sert à rien


(sinon à remâcher ce qu'on arrive pas à digérer)


et se plaindre n'aide pas à digérer !


Bonne journée vous deux.


Je vous embrasse.



eMmA 12/06/2012 07:58


 


Encore une fois, un dessin excellent qui illustre si bien le propos !


Trop fort, Kasi !


 

kasimir, dit pinson déplumé 12/06/2012 11:42



il m'a été inspiré par la photo que Ramon a mis sur son blog



telos 12/06/2012 07:47


j'aime bien ce mot.

kasimir, dit pinson déplumé 12/06/2012 11:27



super !


merci


bonne journée