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- Oniricolage 18 - Solitude 4 - èpilogue du rêve : des noces mystiques -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

 

 

 

 Cette femme est donc venue vers moi.

 

 

 

 

aicha-2-.JPG

                                

Je ne sais pas si elle était blonde,

 

mais incapable de la dessiner, je reprends ici le dessin de Aïcha.

 

Elle était habillée d'une façon simple,

 

vêtement de tissu clair, plutôt de couleur jaune paille.

 

 

 

 

Manifestement elle était à ma recherche, et ravie de me retrouver.

 

Elle ne manifesait aucun stress :  elle était simplement toute joyeuse

 

car elle n'avait jamais douté qu'elle allait me retrouver.

 

 

 

Elle m'a prise dans ses bras

 

comme si nous nous connaissions depuis toujours.

 

Et nous nous sommes embrassés... sur la bouche !

 

Nos deux corps l'un contre l'autre.

 

Un instant de parfaites retrouvailles.

 

 

 

Combien de temps ce baiser bienheureux a-t-il duré ?

 

Je pourrais dire : une seconde

 

ou : une éternité.

 

C'est pareil.

 

 

 

 

 

Fin du rêve.

 

 

 

 

 

Je sais : quelques uns d'entre vous vont dire :

 

oui, il embrasse ainsi une inconnue !

 

Vous oubliez déjà que c'est un rêve.

 

 

 

Qui était cette femme ?

 

Me faisait-elle penser à une femme précise ?

 

Absolument pas.

 

Elle n'était pas une femme

 

elle était LA FEMME.

 

 

Et je dirais... ma mère.

 

 

 

Ah mais on n'embrasse pas sa mère ainsi !

 

Je sais.

 

Mais à nouveau , nous sommes dans un rêve.

 

 

 

 

De la jeunesse de ma mère, je n'ai qu' une photo, une seule.

 

Quand elle était fiancée à mon père.

 

Photo chez un photographe, en robe 1900 !

 

Mais elle était merveilleusement jeune et tellement belle !

 

 

 

Les souvenirs que j'ai ensuite d'elle sont bien différents.

 

Mais la femme de mon rêve correspondait à la jeune femme de la photo.

 

 

 

Y avait-il une signification sexuelle à cette rencontre ?

 

 

Bien sûr que... oui !

 

Sans la moindre gêne ou culpabilité.

 

Alors me direz-vous peut-être : mais c'est impossible !

 

Avec votre mère !

 

 

 

Encore une fois, il s'agit d'un rêve, ce qui veut dire " dans la vérité de l'inconscient ".

 

Or l'inconscient ne vit pas (de lui même)  sous le régime du refoulement

 

et il sait bien qu'il y a un lien sexuel très fort à la mère.

 

 

 

C'est notre conscient qui a refoulé ce lien

 

au point qu'il a été oublié

 

qu'il est nié, chassé de la conscience chaque fois qu'il pointe le bout de son nez.

 

Or chacun de nous a passé ... 9 mois au ceur même du sexe de sa mère.

 

Si cela n'est pas un lien sexuel fort à la mère

 

alors les mots n'ont plus de sens.

 

 

 

En quoi cette rencontre (joyeuse et chaudement affective)

 

mettait-elle fin  à mon angoisse existencielle

 

et à ma perte d'identité ?

 

 

 

Mais parce que ma mère est ma référence ultime.

 

 

 

Qui suis-je ?

 

Chef de gare, ouvrier agricole, professeur de latin grec, pilote d'avion de chasse...?

 

 

Cela n'a aucune importance.

 

 

Que je m'appelle Jeau Dupont ou Alfred Durand n'en a pas plus.

 

 

 

Mon seul lien d'origine qui me rattache au monde, c'est ma mère.

 

Tout l'amour qui va me rassurer tout au long de ma vie me vient de ma mère.

 

Tout ce que je recevrai ensuite d'amour évoquera (inconsciemment) cette première source.

 

 

 

Ce lien à la mère est inconscient.

 

 

 

Quand il se révèle

 

s'accomplit ce que l'on pourrait appeler

 

des noces mystiques.

 

 

 

Et là, on est bien loin du sexe.

 

ça se passe au niveau de l'être.

 

Ce sont des noces ontologiques.

 

 

 

Mais me direz-vous, où est votre mère ?

 

Où est notre mère à chacun de nous ?

 

 

 

Mais elle est en moi.

 

Elle est en chacun de vous.

 

Je m'explique.

 

 

 

Quand j'étais tout petit...

 

(je dis "je", car cela n'est compréhensible qu'en première personne

 

mais cela est évidemment  vrai pour chacun)

 

quand j'étais tout petit;  mon "je" était encore à l'état de germe.

 

Ma mère ME lavait, ME mouchait, M'habillait, etc......

 

Petit à petit je suis devenu capable de m'occuper de moi même

 

et maintenant JE ME lave, JE ME mouche, JE M'habille,

 

JE prends soin de Moi.

 

 

Qui est JE ?

 

C'est plus que Moi.

 

C'est ma mère en moi.

 

Alors, je ne suis pas seul.

 

 

Ma "solitude " est peuplée.

 

 

Cela est vrai même pour l'anachorète

 

qui sit tout seul dans une grotte au milieu du désert.

 

 

 

Sur cette image du désert (merveilleuse pour moi !)

 

je vous quitte.

 

J'ai assez dit de conneries comme cela !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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- Oniricolage 17 - Solitude 3 - Le rêve : une étoile est apparue dans le ciel ! -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

suite du rêve....

 

 

 

 

rappel de la situation :

 

 

 

 

je me sens dans un état de grande détresse,

 

de déchéance presque

 

et d'impuissance

 

et, détail qu'il est difficile de révéler,

 

mais qui, psychologiquement , est sans doute très important,

 

des larmes montent dans mes yeux et débordent.

 

C'est important, non à cause de l'eau salée qui coule,

 

mais parce que cela traduit une disposition d'esprit (de coeur ?) particulière.

 

 

 

Tant que l'on s'angoisse, mais avec un coeur sec,

 

c'est comme si nous voulions maîtriser nous mêmes la situation

 

et créer par nous mêmes,  par notre volonté, notre effort,

 

comme si nous voulions créer les conditions de notre salut.

 

 

 

Or ça ne marche jamais.

 

 

 

Une personne qui se noie ne peut se sortir de l'eau

 

en se soulevant elle même par les cheveux.

 

 

 

Il faut que ce soit une autre personne qui vienne.

 

Et de cette venue, nous ne sommes pas maître.

 

 

 

Et c'est ce qui s'est produit.

 

 

 

Une jeune femme est venue vers moi.

 

D'un pas léger et décidé.

 

Elle m'a reconnu

 

et son visage s'est éclairé d'un grand sourire.

 

Pourtant, moi, je ne la connaissais pas, je ne l'avais jamais vue.

 

 

 

Mais elle.... elle m'a reconnu.

 

et elle est venue vers moi.

 

Elle tenait à la main un objet.

 

 

et.....

 

 

 

oui, je sais.

 

Je sais la renommée que j'ai sur le blog

 

et j'hésite de ce fait à écrire la suite.

 

 

 

 

 

Alors je vais écrire.....

 

 à suivre !

 

 

 

 

Car ce qui s'est passé entre moi et cette femme, ensuite,

 

est extrêmement important

 

 

 

je veux dire....  au point de vue psychologique,

 

au point de vue du sens.

 

 

 

Je dirai donc qui est , à mon avis, cette femme... "inconnue".

 

Qui elle représente.

 

Pourquoi elle est si importante.

 

 

 

 

 

Pour vous consoler de ce nouveau délai,

 

je vous présente mes nouvelles trouvailles onirikouaises.

 

 

 

 

Des étoiles de mer.

 

 

 

DSCF3108-copie-1.JPG

 

 

 

Elles sont ma foi assez grandes.

 

Plus de 25 cm.

 

 

 

 

 

 

Certaines sont plus claires :

 

 

 

 

DSCF3107-copie-3.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

D'autres presque bleutées :

 

 

 

 

 

DSCF3109-copie-1.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

D'autres plus petites :

 

 

 

 

 

 

DSCF3106-copie-1.JPG

 

 

 

 

Et oui....

 

 

Des étoiles,

 

il y en a au ciel, et elles semblent assez loin.

 

il y en a dans la mer

 

il y en a dans l'île d'Onirikou

 

 

 

 

...

 

 

 

 

 

il y en a aussi dans nos coeurs.

 

Dans le ciel qui est dans notre coeur.

 

 

 

 

 

 

 

Cette femme qui est venue vers moi

 

est une de ces étoiles.

 

 

 

 

Ces êtres qui viennent vers nous ne sont pas en notre possession .

 

Pas plus que les étoiles du ciel.

 

 

Leur venue

 

ce n'est jamais nous qui pouvons en décider.

 

 

On ne peut pas mettre un ange dans une cage

 

 

 

 

*****

 

 

 

 

à plus....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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- Oniricolage 16 - Solitude 2 - Le rêve : perdu ! -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 La Loire a quelque chose d'inquiétant.

 

Elle n'est qu'une des manifestations de l'eau,

 

liquide vital certes, mais qui, dans sa simplicité cosmique,

 

manifeste une sorte de brutalité  implacable.

 

 

 

 

 

 

 DSCF3074.JPG 

 

 

 

S'approcher d'elle,

 

comme s'approcher de toute rivière,

 

même la plus petite,  même en apparence insignifiante,

 

c'est s'approcher d'un mystère,

 

du mystère du monde physique,

 

qui demeure sauvage et intraitable.

 

 

 

 

Sur ses berges,

 

l'apparition d'étranges personnages nous le rappelle.

 

Ils ne semblent pas  se préoccuper de nous.

 

 

 

 

 

DSCF3072.JPG

 

 

 

Alors mieux vaut se faire discret.

 

Nous ne sommes pas les maîtres de ce monde.

 

 

 

 

Et quand vient le soir,

 

et que les couleurs se retirent,

 

il faut quitter ces lieux

 

et "rentrer" dans un abri : ici  le mystère est trop grand.

 

 

 

 

DSCF3073.JPG

 

 

 

 

Je suis donc rentré, ce soir là......

 

solitaire.

 

 

 

 

Quand on vit  "avec quelqu'un",

 

ce "quelqu'un" joue le rôle d' "alter-ego" : d'un " autre moi ".

 

On n'est pas seul, croit-on :

 

 on vit avec une sorte de double de soi.

 

Et on ne se pose pas de question.

 

 

 

Enfin... si, peut-être......

 

 

 

 

 

Quand on vit seul, la question se pose.

 

Elle "s'impose".

 

 

 

 

Je poursuis donc mon récit

 

en vous racontant le rêve qui est venu cette nuit là.

 

 

 

 

*****

 

 

 

 

J'étais dans une ville , une grande ville,

 

mais qui m'était totalement inconnue.

 

J'en ignorais le nom.

 

Elle n'avait rien d'hostile envers moi

 

mais je ne savais pas ce que je faisais là.

 

Je cherchais à comprendre... mais à comprendre quoi ?

 

 

 

 

Et soudain je me suis aperçu  que j'avais perdu mon portefeuille.

 

C'est-à-dire tous mes "papiers" :

 

tous ces documents qui disent qui je suis , où j'habite,

 

ma profession, ma situation sociale, mes numéros de ceci et de cela...

 

 

 

Une profonde angoisse m'a alors envahi.

 

 

 

Les gens autour de moi n'étaient  pas hostiles, bien au contraire.

 

Ils ont deviné ma détresse et se sont approchés de moi.

 

M'ont interrogé, cherchant eux mêmes à comprendre...

 

cherchant comment ils pourraient m'aider.

 

 

Je ne me souviens pas de leurs paroles,

 

pas d'avantage des miennes.

 

 

 

D'ailleurs s'ils m'avaient demandé mon nom, ou mon adresse...

 

je n'aurais peut-être pas su  leur répondre.

 

Savais-je mon nom ?

 

Savais-je même encore parler ?

 

Ce n'est pas sûr.

 

 

Comment retrouver mes repères ?

 

 

 

 

Alors j'ai fait quelque chose d'insensé :

 

je suis parti en exploration de cette ville.

 

 

 

Elle était propre et riche,

 

De belles rues, de belles maisons, de beaux commerces,

 

une circulation aisée des voitures.

 

 

 

Mais décidément , je ne la connaissais pas,

 

 

et  j'ai réalisé que j'étais même incapable de retrouver ces gens aimables

 

qui m'avaient entouré de leur bienveillance.

 

 

 

 

Car désormais plus personne ne me regardait.

 

On ne faisait  plus du tout attention à moi.

 

 

 

Là se produisit une chose curieuse.

 

Je me suis réveillé.

 

J'ai mis l'ordi en route.

 

J'ai consulté ma messagerie et les commentaires.

 

Puis, au bout d'un certain temps, j'ai décidé de me recoucher.

 

 

 

 

Ce qui est étrange c'est que, une fois à nouveau endormi,

 

je  me suis retrouvé dans cette même grande ville inconnue,

 

et exactement dans la même situation !

 

Comme si mon rêve n'avait pas du tout été interrompu.

 

 

 

 

J'étais donc à nouveau dans cette même situation angoissante,

 

et dans l'incapacité de retrouver ces gens sympathiques qui me parlaient,

 

et qui, même s'ils m'étaient inconnus,

 

constituaient quand même une sorte de sécurité pour moi.

 

 

 

Je ne me souviens pas d'avoir ressenti cela déjà.

 

Une telle perte de mes repères, pas seulement géographiques,

 

mais relationnels, et même identitaires.

 

 

 

Je pensais à ces gens qui semblaient très sincères dans leur désir de m'aider.

 

Ils devaient se demander pourquoi j'étais ainsi parti,

 

et ils étaient  eux même  dans l'incapacité de me retrouver.

 

 

 

C'est alors que ....

 

 

 

à suivre !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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- Oniricolage 15 - Solitude - 1 - Et le petit paon -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

Solitude  - 1

 

 

 

Le train de pensées que je vais essayer de former là

est né avant-hier soir, du fait de micro-évènements.

 

Il est temps que je les relate sinon ils vont s’estomper

et disparaître aussi sûrement qu'un rêve de la nuit.

 

À se demander si les évènements de nos vies

sont si différents que cela de nos rêves.

 

Dans l’immédiateté du temps, il semble que oui.

 

 

 

 

***

 

 

Avant-hier je me suis rendu au bord de la Loire,

dans le coin le plus inaccessible que je connaisse,

là où je rejoins l’île d’Onirikou…..

 

Mais j’ai beaucoup tardé pour quitter ces lieux étranges.

 

Le soleil s'est mis à tourner son rhéostat d’une inquiétante façon,

plongeant dans de sombres nuages.

 

Une sorte de crainte s’est emparée de moi.

 

Je m’étais aventuré avec Pistache dans une zone difficile :

lits de graviers, bancs de sable, îlots de végétation folle.

 

Le tout bien sec, certes,

mais le retour soudain des eaux du fleuve, en cette heure incertaine,

ne me paraissait pas impossible.

 

J’ai ressenti le désir de rejoindre une route « normale » au plus vite,

une zone civilisée, en quelque sorte,

me disant que, lorsque je m’y trouverais, je serai en sûreté !

 

 

Après deux km de trous et de bosses, 

j’ai enfin rejoint la route,

et joui intensément,

sur cette piste impeccable,

et incroyable,

de cet outil magique dont j’ai la chance de disposer :

une auto-mobile ! 



 

Cette région est peu peuplée.

 



Pour rentrer chez moi je ne traverse que deux minuscules villages.

 

Dans le premier, j’ai aperçu un vieil homme.

 

Il roulait doucement sur sa bicyclette.

 

Trajectoire louvoyante.

Aucune hâte ni inquiétude apparente dans sa façon de se  déplacer.

 

Il rejoignait sa petite maison blanche aux volets bleu-lilas.



J’ai imaginé que sa femme l’y attendait,

et avait déjà mis sur la table de cuisine deux couverts.

La soupe aux légumes de son jardin était prête.

 

 

 

Dans le second village, j’ai vu deux jeunes gens.

 

Vingt ans ?

Le jeune homme était appuyé sur une voiture.

La jeune femme, face à lui, lui expliquait quelque chose.



Manifestement ils faisaient un peu passer le temps.

Un moment de détente partagée,

dans la paix du soir.



Un moment où il jouissaient d'être deux.

En attendant peut-être le moment d'unir leurs vies.



 

J’ai alors réalisé que moi, j’étais seul !



 

Pistache me ramenait « chez moi ».



Mais « chez moi », personne n’attendait.



 

Et soudain j’ai repensé à ma voisine

(épisodique : maison secondaire).

 

Elle et son mari, nous les connaissions depuis 30 ans.

 

Or son mari est mort il y a très peu de temps.
Elle m’a présenté un homme avec qui elle vit désormais,

un nouveau veuf.

 

« Nous avons uni nos solitudes »



m’a-t-elle dit.

 

Bien.

 

Mais elle a ajouté :

 

« Et vous,

vous allez vous mettre avec quelqu’un. »

 

Sous entendu

« Bien sûr ».

 

J’ai répondu :

 

« Bien sûr que non !

J’apprécie trop d’être libre ! »

 

Elle :

« Mais on ne peut rester seul ! »

 

« Et pourquoi ? »

lui ai-je demandé.

 

 

Pensant :

 

quoi, faut-il  « prendre » quelqu’un

comme on prendrait un chien,

ou un poisson rouge ?

 

Simplement pour n’être pas seul… ?





 

Tout en remuant ces réflexions

je suis finalement rentré « chez moi »

et me suis fait un gaspacho.

 

Enfin… à ma façon,

Mais je me suis régalé.

 

Bon, je m’aperçois que la suite,

à savoir un rêve que j’ai fait dans la nuit qui a suivi,

va donner un article trop long.

 

Alors je vais ne la mettre (la suite) que demain.



Ne sachant comment illustrer ce mot

Je vous montre ma dernière trouvaille.

 

Un  grèbe à queue de paon.

Comme la queue n’est pas bien grande,

il s’appellera : « petit paon ».





zzok-gpp-1-copie-1.JPG

 

 

 

à plus







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- Oniricolage 14 - Encore un grèbe ! -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

 

Ma  trouvaille d'hier

 

le long de la rivière

 

 

en marchant sur la grève

 

sur la plage du rêve

 

 

 

 

zzok-gpb-1-.JPG

 

 

 

une grèbe à tête bleue

 

avec de petits yeux

 

sur moi elle s'est perchée

 

et ne m'a plus quitté

 

 

 

la journée s'avançait

 

les ombres s'allongeaient 

 

 

il fallait bien rentrer

 

je m'en suis retourné.

 

 

 

 

 

 

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- - Loniricollages 13 - Un vase nommé Gaspacho, et deux petites poules type Mimichacha -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

 

Pour changer un peu

 

(un peu seulement)

 

voici un vase à fleurs.

 

Son nom ?

 

Gaspacho.

 

Pourquoi ?.... je vous dirai un jour.

 

Je l'ai photographié in situ pour bien vous montrer qu'il est d'origine,

 

qu'il vient bien de l'île d'Onirikou

 

où comme vous le voyez il fait sec aussi !

 

 

 

2012_0825Loirete2012vasepoule0002.JPG

 

 

 

 

 

 

et pour vous prouver autre chose :

 

qu'il peut recevoir de l'eau,

 

bien qu'issu d'un fabricolage,

 

le voici avec quelques fleurs de Loire :

 

tanaisie, la parfumée,

 

salicaire, l'épi rubis,

 

et l'ail ligérien inconnu.

 

 

 

 

 

 

 

2012_0825Loirete2012vasepoule0004.JPG

 

 

 

 

 

Ne voulant abandonner ni le vase, ni les fleurs,

 

deux petites poules type Mimichacha ont voulu venir aussi.

 

Pardon Mymychacha pour cet horrible plagiat !

 

Alors j'ai remplacé tes 2 Y^par 2 i ordinaires.

 

Ces 2 petites poules sont brut de décoffrage

 

et n'ont encore subi qu'un simple séchage.

 

 

That's all for today.

 

Bye

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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- - Loniricollages 12 - Le grèbe Pharaon Mangeur de Mouches -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

 

Deuxième zoziau trouvé dans l'île d'Onirikou.

 

Alors là....

 

je ne puis vous dire pourquoi il se nomme ainsi.

 

Je lui ai seulement demandé comment il s'appelait

 

et c'est ce qu'il m'a dit : Pharaon Mangeur de Mouches.

 

Je n'en sais pas plus.

 

 

 

 

 

 

 

  fabri-gpmm.JPG

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 Il va donc entrer dans mon répertoire ornithologique  comme :

 

ZZOK - GPMM n° 1 -

 

Une personne  m'a fait remarquer  que si GTH était triste

 

c'est que je lui avait attribué un matricule inquiétant.

 

Mais non, ça , c'est seulement pour me repérer .

 

ZZOK signifie : Zoziau de l'île d' Onirikou.

 

Il s'agit en effet  d'oiseaux très particuliers : ils ne vivent que dans cette île.

 

GTH = grèbe à tête d'hippocampe.

 

GPMM = Grèbe Pharaon Mangeur de Mouches.

 

N° 1  : c'est le modèle !

 

si un jour une personne souhaite acquérir un de ces zoziaux, la chose pourra se faire

 

ou peut-être que je fabricolerais un N° 2, éventuellement un peu mieux,

 

pour la personne en question.

 

Comme il me semble que je risque de récupérer pas mal d'autres spécimens....

 

je me suis organisé (par ces "matricules") pour m'y retrouver plus facilement.  

 

Mais on peut leur trouver un petit nom personnel, plus mignon !

 

 

 

 

Bon, d'accord, c'est pas très poétique.

 

Mais en ce moment.... je ne me sens pas du tout l'âme poétique.

 

Plutôt squelettique

 

Mélancolique

 

Cachectique

 

Rachitique

 

Apoplectique

 

Cabalistique

 

Enigmatique

 

Chlorotique

 

Asmathique

 

Lunatique

 

Hérétique

 

et, hélas , ni érotique, ni humoristique !

 

Je serai bien incapable de trouver 2 mots qui rimeraient

 

pour faire le moindre poème !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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- Loniricollages 11 - Le grèbe à tête d'hippocampe -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

 

 

Faible récolte hier dans mon île préférée :

 

un seul oiseau rencontré

 

il ressemble à un grèbe.

 

Plus petit cependant :

 

environ 20 cm de la tête à la queue.

 

 

 

 

Je vais le nommer     "grèbe à tête d'hippocampe".

 

Pas seulement pour la forme de sa tête.

 

Aussi pour une autre raison :

 

un hippocampe campe dans mon coeur.

 

 

 

 

 

 

 

 

  DSCF3099.JPG

 

 

 

 

 

 

 

Pour le répertorier d'une façon plus précise, je l'immatricule !

 

 :   ZZOK - GTH n° 1 -

 

Il  semble un peu tristounet.

 

 

Il se peut.

 

Effet de miroir.

 

 

Je vais le vernir et vous le présenter , si je puis, un peu mieux.

 

 

 

 

Pardon : je suis, ce jour peu bavard....

 

âme sèche.

 

 

 

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- Loniricollages 10 - Traitement homéopathique préventif des effets de la canicule -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

 

 

 

La radio est bien utile.

 

Elle m'a appris qu'il faisait chaud.

 

Et que je faisais partie de la population à risque.

 

Que je devais boire plus, pour me rafraîchir.

 

 

 

 

Quand je pense aux nombreuses années d'études médicales qui sont nécessaires

 

pour enfin pouvoir prolamer de telles vérités sur la radio,

 

vraiment je suis admiratif.

 

Quelle science !

 

 

 

Mais personne ne parle d'appliquer l'homéopathie

 

à la prévention des accidents provoqués par le canicule.

 

Pourquoi ?

 

 

Pour mon compte perso, j'ai voulu corriger ce manque,

 

je me suis fixé un petit programme inspiré des principes hannemaniens.

 

Je me suis mis au travail dans ma véranda.

 

Ce matin (du vendredi), de bonne heure, ça allait encore.

 

Mais au fil des heures, la température est montée,

 

elle a atteint 60 °.

 

 

Là, par prudence

 

(car je suis très prudent....)

 

j'ai retiré le thermomètre de la véranda,

 

car il ne va que jusqu'à 60°,

 

et j'ai eu peur qu'il n'explose.

 

 

Moi je suis resté.

 

Pour valider mon expérience.

 

 

 

Enfin je ne suis pas resté trop longtemps

 

car il ne faut pas abuser des traitements,

 

même homéopathiques !

 

 

Et j'ai ressenti aussitôt le bienfait de ce premier traitement :

 

la pièce principale de la maison,

 

 où je me suis ensuite installé pour poursuivre mes fabricollages,

 

 m'a paru délicieusement fraîche !

 

 

 

Cet apm, j'ai attendu 17 h pour aller au bord de la Loire.

 

Et à nouveau le charme a opéré.

 

 

 

L'eau baisse de jour en jour : marée basse ligérienne,

 

et la position des bancs de sable se modifie à toute vitesse.

 

 

 

Là où coulait l'eau avant hier, dans une sorte de rivière annexe,

 

s'ouvre maintenant un semblant de route de gravillons,

 

bien tentante.

 

 

 

Mais elle ménage parfois des surprises.

 

Pistache se heurte par exemple à des barrières difficiles à déplacer.

 

 

 

 

2012_0818Loirete20120003.JPG

 

 

 

 

 

Elle ne se vexe pas.

 

Elle fait demi tour.

 

 

C'est simplement un rappel :

 

nous sommes ici dans le lit d'un grand fleuve, et il fait ce qu'il veut !

 

 

 

D'autres preuves de son action récente :

 

ces enchevêtrements de troncs arrachés, de branchages fracassés,

 

qui ont édifié ici et là des sortes de blockhaus végétaux.

 

Refuge de la faune !

 

 

 

2012_0818Loirete20120008.JPG

 

 

 

 

Comme j'aime bien me hasarder dans des zones que je ne connais pas encore,

 

je suis toujours surpris.

 

 

 

La baisse des eaux isole de petits étangs

 

mais quand ceux-ci s'assèchent complètement

 

des poissons sont pris au piège.

 

 

Ainsi cette carpe de 60 cm.

 

 

 

 

2012_0818Loirete20120002.JPG

 

 

 

Une aubaine pour les oiseaux !

 

 

Mais puisque j'ai la chance d'être un bipède,

 

je puis retrouver la rive, là où court le liquide vital de la planète.

 

 

 

2012_0818Loirete20120015.JPG

 

 

 

De même que l'amoureux jamais ne se lasse

 

des courbes gracieuses que dessinent  les seins de son aimée,

 

de même je ne me lasse pas des courbes sans cesse nouvelles

 

que les ilots  ou langues de sable,

 

si provisoires,

 

inventent chaque jour.

 

 

 

 

 

2012_0818Loirete20120011.JPG

 

 

 

 

Et me voici,

 

mais je ne m'en étonne plus....

 

me voici soudain sur mon île lointaine .

 

 

 

Vous allez dire que c'est le cagnard qui m'a encore trop tapé sur la tête.

 

 

 

Erreur,

 

et en voici la preuve :

 

je me trouve nez à nez  avec une petite maison

 

celle de mon îlien, à n'en pas douter.

 

 

 

 

2012_0818Loirete20120005.JPG

 

 

 

 

 

 

 

Je m'approche un peu.

 

J'appelle....

 

rien , personne.

 

 

 

 

 

 

 

 

2012_0818Loirete20120007.JPG

 

 

 

 

 

 

 

Bon, il a dû partir à la pêche.

 

Ou se baigner : l'eau est à 29,  ça va.

 

Je reviendrai.

 

 

 

 

Je vais me chercher un petit sentier à l'ombre,

 

pour contempler le fleuve.

 

 

 

 

 

 

 

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Des mouettes viennent faire halte sur un ilot pas encore émergé.

 

 

 

 

 

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Peu à peu l'astre roi descend vers son couchant.

 

 

 

 

 

 

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Alors, bonsoir la Loire.

 

à demain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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- La loire, fleuve sauvage - 3 - Lieu de passage, lieu de solitude -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

 

Je suis retourné à La Loire.

 

J'ai retrouvé....

 

(chemin difficile et caché,

 

autant que pour s'approcher du château de la Belle au bois dormant )

 

j'ai retrouvé la grève solitaire.

 

Elle s'étend sur plusieurs Km, livrée aux seuls oiseaux,

 

et à quelques discrets quadrupèdes.  

 

 

 

DSCF3015.JPG

 

 

Sur la gauche se trouve la zone active du fleuve, avec un lit profond.

 

Sur les côtés s'étendent des sortes de lagons, de vastes bassins d'eau peu profonde.

 

 

 

Si les eaux continuaient de baisser, certaines zones se retrouveraient isolées

 

et pourraient s'assécher complètement.

 

 

 

D'autres sont encore traversées par une partie du courant ,

 

( on le devine sur la photo suivante ).

 

et  l'eau y demeure plus fraîche, relativement.

 

 

Les petits cailloux du fond  sont parfois  dégagés et brassés,

 

si le courant est assez rapide.

 

 

 

Qu'il est agréable de marcher dans cette eau chauffée par le soleil !

 

C'est sans danger car au plus profond, l'eau ne dépasse guère les genoux.

 

 

 

 

    DSCF3020.JPG

 

 

 

 

Tiens, voici un tronc qui pourrait servir de siège.

 

 

Il est si noueux qu'il fait penser à un stipe de palmier.

 

Viendrait-il de l'île d'Onirikou ?

 

 

 

 

 

 

DSCF3022.JPG

 

 

 

 

Et juste à côté....

 

un coin idéal pour une petite baignade.

 

 

Ah.... j'ai oublié de prendre mon maillot de bain.....

 

pas grave, ici, je ne gênerai personne !  

 

 

DSCF3023.JPG

 

 

 

 

 

Après ce petit bain, j'ai retrouvé le tronc accueillant.

 

 

 

Et je me suis mis à parler à la Loire !

 

 

 

Son eau n'est certes plus celle d'un torrent,

 

mais j'étais frappé par le fait  qu'elle narrêtait pas de couler.

 

Sans hâte excessive,

 

mais sans le moindre ralentissement.

 

 

 

Je lui ai demandé où elle s'en allait ainsi.

 

 

 

Elle m'a dit, je vais à la mer.

 

 je ne fais que passer.

 

 

 

Moi aussi, lui ai-je répondu :

 

je ne fais que passer.

 

 

Par contre ,

 

je ne sais pas où je vais.

 

 

 

Toi,

 

que vas-tu faire à la mer ?

 

 

 

Rien, m'a-t-elle répondu,

 

 je vais devenir la mer.

 

 

 

 

Tu vas donc disparaître,

 

lui ai-je dit.

 

 

 

 

De même que l'Allier a disparu en moi,

 

et maintenant ... elle est moi,

 

de même je vais disparaître, et je serai la mer

 

et  ferai le tour de la planète bleue.

 

 

 

Je lui ai dit : ça ne te fait pas peur ?

 

de disparaître ?

 

 

 

 

 

Petit  sot, m'a-telle dit,

 

la mer et moi, nous ne sommes qu'un.

 

 

 

 

Tiens, me suis-je dit,

 

j'ai déjà entendu une phrase comme cela.

 

 

 

 

Alors j'ai repris ma route,

 

ou plutôt ma marche,

 

car ici pas de route.

 

 

 

 

 

 

DSCF3024.JPG

 

 

 

 

J'ai suivi une large zone tapissée de cailloux,

 

d'où le courant du fleuve au printemps, ou lors d'un orage,

 

a emporté tout le sable.

 

 

 

J'y ai cherché des cailloux remarquables.

 

 

 

 

 

DSCF3025.JPG

 

 

 

 

J'ai aperçu un petit trou d'eau. 

 

Voyons par là.

 

 

 

 DSCF3026-copie-1.JPG

 

 

Plouf !

 

 

Des grenouilles se sont sauvées.

 

 

 

Et là....

 

parmi les cailloux... un coquillage bizarre.

 

 

 

 

2012_08082012aoutfabricolages0013.JPG

 

 

 

 

Je l'ai retourné, et ....

 

oh, surprise !

 

 

 

 

 

2012 08082012aoûtfabricolages0015

 

 

 

 

 

Euzébius m'attendait.

 

Pas de doute, Onirikou n'est pas loin.

 

 

 

 

 

 

Sur le sourire de ce petit poisson, je vous dis :

 

Ciao !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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