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un petit conte envoyé par Armel : " c'est génial "

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

  Voici le petit conte que j'ai reçu d'Armel.

 


 
 
Un roi africain avait un ami d'enfance qui était très proche de lui.

 

Cet ami avait une habitude curieuse :

quel que soit l'événement qui lui arrivait dans la vie,

positif ou négatif, il disait

 

"C'est génial !"

 


Un jour le roi et son ami partirent à la chasse.

 

Son ami prépara les fusils pour le roi.

Mais il fit sans doute une bêtise,

car un des fusils explosa dans les mains du roi

et le priva de son pouce.

 

 


Au moment où cet accident arriva,

l'ami dit, comme d'habitude,

 

"C'est génial !"

 


A quoi le roi, qui était vraiment en colère, répondit

 

"Non, ce n'est pas génial du tout!"

 

et il fit jeter son ami en prison.

 

 


 

Un an plus tard, le roi chassait hors de son royaume

et des cannibales le capturèrent

le firent prisonnier dans leur village.

 

Ils l'attachèrent à un tronc, mirent du bois autour de lui,

et s'apprêtèrent à le faire griller vif pour le manger.

 

 

                  canniba.jpg

 

 


Mais, au moment où ils allaient mettre le feu,

ils s'aperçurent qu'il lui manquait un pouce.

 

Une de leurs croyances étant qu'en le mangeant

il leur arriverait la même chose,

ils détachèrent le roi et le laissèrent partir.

 

 


Sur le chemin du retour, exténué, choqué,

il se souvint des circonstances dans lesquelles il avait perdu son pouce.

 

A peine arrivé, il se fit conduire à la prison pour parler avec son ami:

 


-"Tu avais raison, mon ami, dit-il,

c'était génial que je perde mon pouce."
 

Et il raconta ce qui lui était arrivé à son ami.

 

- "Je te supplie de me pardonner

de t'avoir laissé croupir en prison si longtemps.

C'était mal de ma part de t'avoir fait cela."

 


Son ami lui répondit :

 

- "Mais non, c'était génial au contraire !"

 


- "Qu'est-ce que tu veux dire ?

Comment le fait de te jeter en prison, toi, mon ami,

pourrait-il être génial ?"

 


- "Si je n'avais pas été en prison

j'aurais été avec toi.

Et ils m'auraient mangé !"
 
 
Pardon :

mon illustration présente une variante gastronomique.

 

Armel ajoute :
 

Ce qui nous arrive dans la vie ne semble pas toujours avoir de sens.

Mais en gardant une attitude positive, vous lui trouverez un sens.

Et vous transformerez le mal en bien, en "génial", même.

Il suffit de chercher le génial, et vous le trouverez.

 

 

Et elle ajoute ce proverbe

qui me plaît bien :


Qu'importe la hauteur de laquelle je tombe,

seule compte celle à laquelle je rebondis.

 

 

Bonne journée à tous !
 

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Les grands lacs de Champagne - 5 - Les autres lacs-réservoirs du bassin de la Seine -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

Il faut que je termine ce reportage en l'abrégeant un peu.

 

Je veux vous présenter un très bref aperçu de tous les lacs réservoirs

qui ont été aménagés sur l'ensemble du bassin de la Seine.

 

 

              Grands_lacs_de_Seine-2.png

 

 

Nous avons vu le lac du DER  1

 qui stocke les eaux de la Marne.

 

Le lac d'Orient  2

 qui stocke les eaux de la Seine.

 

Il y a aussi les lacs d'Amance et du Temple 3

 qui se remplissent avec les eaux de l'Aube.

Mis en service en 1989.

Ils sont reliés au lac d'Orient par un canal.

 

Enfin le lac-réservoir de Pannecière 4

sur l'Yonne,

dans le département de la Nièvre,

près de Château-Chinon.

Il est traversé par l'Yonne,

dont le cours a simplement été interrompu par un spectaculaire barrage qui a été achevé en 1949.

 

A l'occasion, j'aimerais bien aller voir ce barrage.

Et je voudrais demander à Chantal...

n'aurais-tu pas une amie qui le connaîtrait ?

 

Au total ces lacs réservoirs représentent

une superficie de 9.940 hectares

et une capacité de stockage de 805 millions de mètres cubes d'eau.

Les parisiens peuvent dormir tranquilles.

 

Leur installation a nécessité

la construction de 40 km de digues

et de 59 km de canaux.

 

Ces chiffres sont peu parlants

mais je voulais seulement souligner l'effort qui a été nécessaire.

C'est tout de même plus utile que la ligne Maginot !

 

Remarquez une chose :

le pouvoir attractif du Der est tel

qu'il provoque un resserrement du couloir migratoire à son niveau.

Il doit aussi y avoir des modes chez les oiseaux !!!!

 

C'est terminé.

Pour cette année.

 

Mais je ne résiste pas au plaisir de remettre quelques photos.

 

 

 

                  DSCF1556.JPG

 

L'accès de la plupart des digues autour du lac du Der est réservé aux piétons et aux cyclistes, mais sur certaines zones les voitures peuvent accéder ce qui permet aux photographes de venir avec leur matériel.

 

Ils dominent alors des zones où viennent les oiseaux.

Mais là, manifestement, je ne suis pas arrivé au bon moment !

 

                  DSCF1550.JPG

 

Je n'ai pas pu résister à mon envie de cueillir un petit bouquet sec dans la roselière.

Mais chut... ce n'est peut-être pas autorisé.       

 

 

 

                               DSCF1566.JPG    

 

 

Les scènes sans doute se répètent,

mais je ne me lassais pas de les contempler

et j'ai de la sorte passé toute mon après-midi.

 

 

                   DSCF1573.JPG

 

Si bien que j'ai fini par me perdre ...

dans une zone que mon GPS ne connaissait même pas.

Alors je suis monté en haut de cette digue

pour essayer de me repérer

selon la méthode du petit Poucet !

 

Et puis à chaque fois

je retrouvais un groupe d'arbres qui me faisait rêver.

 

En fait la photo que je vais mettre a été prise au lac d'Orient.

et plutôt au début de l'apm.

Excusez-moi : je ne m'y retrouve guère !

 

 

 

                    DSCF1507.JPG

 

 

 

Et c'est ainsi que je me suis fait piéger

et que je ne suis rentré chez moi qu'une fois la nuit tombée.

Mais cela m'a permis de voir enfin les grues, de mes propres yeux,

alors qu'elle revenaient sur le lac pour la nuit.

 

Quant à les photographier à ce moment là...

ça dépasse mes compétences.

 

Bon...

ça sera pour une autre fois.

 

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Les grands lacs de Champagne - 4 - Il faut quitter le lac d'Orient....

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

J'ai quitté à regret ce lieu enchanteur,

et quasiment désert à cette époque,

sans avoir vu la moindre grue cendrée. 

 

 

                      DSCF1525.JPG

 

 

 

Pourtant je les ai entendues.

Elles étaient perdues, pour mes yeux, dans une nuée lumineuse.

Mais bien présentes dans mes pensées.

 

 

                grue debout

            

 

 

 

J'ai appris ensuite diverses choses :

d'une part qu'elles sont bien moins nombreuses ici qu'au lac du Der,

d'autre part qu'à cette heure là, elles étaient presque toutes parties dans les champs.

Miam miam oblige.

 

J'ai pris la direction de Colombey les Deux Eglises,

non pour aller voir Charles,

mais pour passer la nuit chez des parents dans un village voisin.

Ce qui m'a donné l'occasion de revoir, non sans émotion,

les champs crayeux du pays de mon père.

Avec leurs petites collines surmontées de pins sylvestres de ci de là.

 

 

 

 

             DSCF1546.JPG

 

 

La grande croix de Lorraine ne m'a guère intéressé,

mais plutôt les traces du passé, bien présentes dans les villages,

et tellement plus parlantes.

 

 

              DSCF1534.JPG

 

Ici de jeunes couples d'amants se formaient,

des enfants jouaient,

des chevaux ou des cochons traversaient la cour,

des hommes partaient pour la guerre, 

souvent pour ne pas revenir... 

 

 

*****************

 

De fraîches vallées  sillonnent le paysage. 

Ainsi celle de la Blaise.

Où s'égrènent de minuscules villages, des prairies, des bois.... 

 

 

 

                DSCF1539.JPG 

 

  à suivre....

 

 

                 

 

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Les grands lacs de Champagne - 3 - Le lac d'Orient -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

Il n'est pas dans mon habitude de vous faire un compte rendu de mes promenades,

mais il y a un début à tout.

 

Le premier lac que j'ai vu fut le lac d'Orient,

12 km à l'Est de Troyes.

 

 

Ce lac fut mis en service en 1996,

il fait 2.300 hectares, et sa capacité de stockage est de 205 millions de m3.

Il est donc plus petit que le Lac du Der.

 

La première fonction de ce lac, comme des autres lacs réservoirs installés dans le bassin de la Seine, est de protéger les villes en aval des inondations.

Donc essentiellement la région parisienne.

Et je pense à notre amie Chantal...

 

Pour ce faire une partie des eaux de la Seine et de ses affluents sont dérivées vers ces lacs en période pluvieuse, soit du premier novembre au 30 juin.

Ces eaux arrivent dans les lacs par des canaux d'amenée.

Elles seront rendues à la rivière durant les 4 mois de saison sèche, du début juillet jusqu'à fin octobre.

 

Le canal d'amenée vers le lac réservoir est beaucoup plus large que le canal de restitution, et l'on comprend bien pourquoi.

Il doit en effet être capable de faire dériver très rapidement une très grande quantité d'eau  en cas de fortes crues.

 

C'est ainsi que le canal d'amenée des eaux de la Seine vers le lac d'Orient est capable d'un débit de 185 M3/seconde. C'est énorme. Il parvient de ce fait à prélever les 3/5 me des plus forts débits connus de la Seine.

 

Le canal de restitution n'a lui un débit maximum que de 35 M3/seconde. 

 

Bon... ces détails , je ne les ai recueillis que dans un second temps.

 

C'est le lac lui même qui m'a frappé.

Il se trouvait environ à la moitié de sa période de remplissage.

Ce qui veut dire que bien des arbres (saules, peupliers) qui auront les pieds dans l'eau au début de l'été se trouvaient encore sur la terre ferme.

 

 

                          DSCF1505.JPG

 

 

En s'approchant, on s'aperçoit qu'ils portent de bien curieuses chaussettes.

 

 

                DSCF1506.JPG

 

 

En s'approchant encore plus, on comprend qu'il s'agit de paquets de racines, lesquelles se forment sur le tronc de ces arbres quand ils seront entourés par les eaux, comme le Mont St Michel l'est à chaque remontée de la marée.

Mais ici la marée est annuelle... on a le temps de se retourner ! .

 

 

                 DSCF1509.JPG

 

 

On peut imaginer le ballet des poissons remplaçant celui des oiseaux.

Pour cette fois je me suis servi de cette agréable banquette pour mon pique nique improvisé : je ne voulais pas m'enfermer dans un restaurant alors que le soleil m'appelait dehors !

 

Hélas je ne pourrai pas vous mettre toutes les photos que j'ai prises, over-blog rendrait l'âme !

 

Des canards cols verts, pas timides, sont venus manger avec moi.

Des cygnes tuberculés se sont approchés, mais seulement pour me faire assister à leur toilette. Ils ont dû me prendre pour Pierre Bonnard.

 

 

 

                DSCF1513.JPG

 

 

J'ai fait le tour du lac.

  

Au nord, non.....ce n'était pas les corons,

mais j'ai trouvé une plage , et devant...face à moi.... la mer !

ou ce qui m'est apparu tel.

 

L'absence de vent, le soleil à son plus haut (pour la saison), cela faisait de la surface du lac un miroir tout vibrant d'une éblouissante lumière.

Je fus fasciné.

Et étonné : la mer en Champagne ! 

 

 

                 DSCF1521.JPG

 

 

Bon...

il est peut être temps que j'arrête

à suivre....

      

 

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Les grands lacs de Champagne - 2 - Les Grues Cendrées.

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

Les grues cendrées !

Quels magnifiques oiseaux !

 

Depuis plusieurs années je les voyais passer et repasser, 

mais je les prenais pour des oies !

   

Leur nom latin est plaisant : GRUS GRUS !!!!

 

Il rappelle un peu leur cri, qui est souvent transcrit ainsi :

 

                                 KRRROU  KRRROU !!!

 

Ce cri, si caractéristique, emplit le ciel  lors de leur migration.

Il s'entend à des distances incroyables.

Sa puissance serait due au fait que le sternum de cet oiseau est creux, que sa trachée y fait un petit détour, ce qui fait jouer à ce sternum le rôle d'une caisse de résonance.

La nature est vraiment étonnante.

 

Mais quand passent les grues, on entend très distinctement deux types de cris, un krou krou grave, et à côté un cri bien plus aigu.

 

Ces petits cris, un peu plaintifs, sont poussés par les jeunes, âgés de un an, qui suivent encore leur parents : il faut bien qu'ils apprennent le chemin du retour.

Ensuite ils seront fermement incités à quitter le couple parental,

qui est un couple stable.

 

J'ai peu vu les grues cendrées lors de ce voyage,

mais j'ai beaucoup appris sur elles !

 

Il existe dans le monde 15 espèces de grues,

mais la "cendrée" est, avec la "grue du Canada" la plus nombreuse.

 

Je vais préciser quelques chiffres quant à leur population

car j'avais entendu, et transmis, quelques chiffres fantaisistes

qu'il faut absolument oublier !!!!!

 

Où se reproduisent les grues cendrées ?

(Celles que nous voyons passer en Europe )

 

En Allemagne (au nord de l'AQllemagne),

en Pologne,en Sibérie,

en Scandinavie( Suède, Finlande)

dans les pays baltes.

Et ce, pendant l'été.

 

A l'approche de l'hiver, elles repartent vers le sud :

péninsule ibérique, Afrique du Nord.

 

Elles ne font donc que transiter chez nous.

Sauf quelques couples qui semblent maintenant rester...

en France, aux Pays bas, en République Tchèque.

nous en reparlerons.

 

On estime les effectifs mondiaux des grues cendrées

 à 400.000.  

 

En fait l'espèce avait beaucoup régressé,

mais depuis une trentaine d'années,

la population ouest européenne a été multipliée par 4,

et ce en partie grâce au lac du Der.

 

De tout temps les grues ont survolé la Champagne,

mais les haltes migratoires étaient diffuses et brèves,

et ne rassemblaient au mieux que quelques centaines d'oiseaux.

 

Depuis la création du lac du Der, la quasi totalité des oiseaux s'y arrêtent.

C'est lors de la descente en automne que les grues sont les plus nombreuses : jusqu'à 120.0000 certaines années.

 

La carte que voici montre qu'il existe plusieurs couloirs migratoires.

Celui qui passe en Italie conduit les oiseaux jusqu'en Tunisie puis en Algérie.

 

D'autres couloirs plus orientaux les emmènent en Turquie.

 

                    

 

 

                  grue-c.jpg 

 

 

Celui qui traverse la France passe d'abord par la Hesse,

puis entre en France par la Lorraine, 

gagne la région Champagne-Ardenne

( le lac du Der joue maintenant un rôle clé)

et enfin parvient en Aquitaine.

 

Ce couloir est large de 80 à 100 km.

 

La vitesse de leur vol varie de 40 à 70 km/H

en fonction de régime des vents.

Ils peuvent voler 30 heures sans s'arrêter.

Le vol a lieu de jour comme de nuit,

à une altitude comprise entre 200 m et 1000 m,

parfois plus bas de nuit.

 

Les oiseaux peuvent très bien ne pas s'arrêter en France

et gagner directement l'Espagne.

Certains descendent jusqu'au Maroc.

 

Mais pour le plaisir ils s'arrêtent maintenant au Der !

Ce sont des touristes intelligents qui savent jouir des beaux sites.

Ils peuvent rester là quelques jours,voire plusieurs semaines.

 

Ils se nourrissent du maïs qui reste dans les champs.

Ils cherchent aussi dans les herbages des vers de terre, des insectes, et des petits rongeurs.

Et si le couvert est mis, pourquoi ne pas rester ?

Il semble que de plus en plus de couples décident d'hiverner sur place.

 

On estime par exemple à 68.000  le nombre des grues qui sont restées en France en janvier 2001, alors que la population ouest européenne est évaluée à 160.000 individus.

 

La migration se fait en 2 ou parfois 3 vagues principales.

Le premier départ important se situe  durant la deuxième semaine d'octobre.

 

La seconde vague, souvent plus importante (86.000 oiseaux en l'an 2000)

se produit 2 à 3 semaines plus tard.

 

Et parfois une troisième vague se produit.

 

Cela semble en rapport avec de brusques chutes de température,

et aussi au régime des vents,

un vent d'Est à Nord-Est favorisant un départ massif.

 

Si les grues ont un comportement grégaire pour effectuer leur migration,

elles deviennent très "territoriales" une fois parvenues à destination,

les couples ayant tendance à s'isoler les uns des autres lors de la nidification.

 

Dès la mi-janvier, la migration reprend dans l'autre sens. 

Elle se fait par les mêmes couloirs.

 

***********************

 

Qu'ai-je vu lors de ces trois journées ?

 

D'abord pas grand chose. 

Car le matin, presque toutes les grues présentes sur le lac le quittent dès le lever du soleil pour se rendre dans les champs, à la recherche des chaumes de maïs, ou dans les prairies.

 

Et celles qui restent se trouvent sur des bancs de sable,

ou des ilots, bien isolés à l'intérieur du lac,

donc beaucoup trop loin pour permettre une observation visuelle.

 

Et je ne les aurais probablement pas vues ....

si je n'avais pas rencontré des ornithologues passionnés

munis de puissantes longues vues...

 

Quel délice alors de les observer comme si elles étaient là toute proches ! 

Le soir du dernier jour, je n'ai quitté le lac que le plus tard possible,

ce qui m'a permis de les voir revenir par petits groupes, vers le lac.

 

Leur vol est réellement magnifique.

 

Plus haut dans le ciel de grands V sigalaient l'arrivée de nouvelles formations venant du Sud Ouest.

 

 

************************

 

 

Dois-je vous dire que j'ai envie de revenir en ces lieux ?

 

Mais ce ne sera probablement pas en mars.

Plutôt fin octobre, ou aux tout premiers jours de novembre.

 

Et voilà ce que j'aimerais :

me trouver là au lever du soleil,

au moment où tous les oiseaux qui ont passé la nuit sur le lac

s'envolent pour partir se nourrir.

 

Le spectacle, visuel et sonore, est parait-il inoubliable.

Je veux bien le croire.

 

 

 

 

                    grues-envol.jpg

 

 

*****************************

 

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Les grands lacs de Champagne - 1 - Le Lac du Der -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

Venant de passer 3 jours autour des grands lacs de Champagne,

je me dois de vous faire au moins un petit compte rendu.

Mais je suis rentré de nuit lundi soir, et ce n'est pas du temps gagné

car j'ai été somnolent toute la journée de mardi.

 

 

Où se trouvent ces "grands lacs" ?

 

Dans la partie de la Champagne que l'on nomme "Champagne humide",

 et qui se situe en gros au sud  de la portion de la Marne 1  

 entre St Dizier 2 et Vitry le François 5 .

 

Elle est donc en opposition avec la Champagne sèche, uniquement calcaire.

Dans la Champagne humide, on trouve des marnes

(justement : nous sommes le long de la Marne)

et de l'argile

(certaines couches d'argile font 30 mètres d'épaisseur).  

 

Cette différence géologique entraîne un paysage particulier.

 Cette zone est en effet couverte de forêts, qui alternent avec de frais bocages, des prairies humides, et une multitude d'étangs.

 

Il y a toujours eu des étangs dans ces régions.

 

Au XIVme siècle les moines Cisterciens vont les aménager afin d'y élever des poissons. Pour les prendre commodément, on vidait les étangs, par des dispositifs qui vont justement s'appeler des "moines".

 

Tous les 3 à 5 ans, on vidait complètement les étangs et cet assèchement temporaire permettait une culture de chanvre ou d'avoine.

Ce qui réalisait un assolement parfait :

le sol de ces étangs étaient très fertile

et ensuite les poissons, lors de la remise en eau, prospéraient sur ces terres ayant été cultivées.

Pas d'engrais, pas de pesticides, mais une nature somptueuse,

et généreuse.

 

Bien des étangs existent encore et sont toujours exploités selon la tradition. C'est en particulier le cas, sur le finage d' Outines  4, d'un chapelet d'étangs : dont les principaux sont ceux de Landres, du Grand Coulon, de la Forêt.

 

Les forêts de la région sont surtout peuplées de chênes.

Or en langue celtique, le chêne se nommait DERVOS.

Un des grands massifs boisées s'appelait, de ce fait, la forêt du DER  3  .

 

 

C'est dans ce lieu, sur la rive gauche de la Marne,

dans une sorte de cuvette où coule la Blaise, un affluent de la Marne,

que va être créé, au XXme siècle, le lac du DER.

 

La Blaise, longue de 85 km, nait en Haute Marne.

Colombey-les-Deux-Eglises se situe dans sa vallée.

Elle rejoint la Marne vers Larzicourt.

 

Le lac du Der est le plus vaste lac-réservoir d'Europe de l'ouest.

Ou peut-être le second après un autre qui se situe au Portugal (point à préciser).

 

 

 

         lac-du-der.jpg

 

 

 

Sa création est toute récente.

De gigantesques travaux furent nécessaires.

Ils débutèrent en 1964.

 

Des digues furent édifiées (24 km en tout).

Des digues poids réalisées en argile.

La plus grande, de 3 km de long, fait 20 mètres de haut.

 

Un large canal de 12 km   6 fut construit

pour amener les eaux de la Marne prélevées au niveau de St Dizier..

 

En 1974, après 10 années de travaux,  les flots remplirent l'espace du nouveau lac, et occupèrent la zone préparée.

Engloutissant trois villages, dont celui de Chantecoq.

 

On parle pour cette raison du lac "du Der-Chantecoq".

 

Pour donner un point de comparaison, la surface de ce lac

( il couvre 4.800 hectares) 

dépasse un peu celle du lac du Bourget,

qui lui s'étend sur 4.450 hectares.

 

Sa capacité de stockage maximum est de 350 millions de mètres cubes.

Sa profondeur maximum est de 24 mètres  8,

à proximité de sa plus haute digue.   .

 

Il possède 77 km de rives, lesquelles sont très découpées.

Il fait 10 km dans sa plus grande largeur.

 

Le but de ce lac est de régulariser le débit de la Marne,

et d'éviter que se renouvellent des inondations catastrophiques
telles que celles, dévastatrices, de 1910 et de 1924.

 

Pour se faire, les eaux de la Marne sont stockées

en hiver et au printemps, de novembre à juin,

le lac atteignant son remplissage maximum au tout début de l'été.

 

Ensuite en été et en automne, 90 % des eaux sont restituées à la Marne

(par un autre canal   7  ) 

et cela soutient le débit de le Marne et de la Seine durant la période estivale.  

 

Le lac est donc au plus bas fin octobre début novembre.

L'eau  n'occupe plus alors que 1000 hectares, ce qui découvre d'immenses vasières qui vont être envahies par d'innombrables oiseaux limicoles.

 

De nombreux îlots apparaissent également.

 

C'est comme si, au niveau de ce lac,

 se produisait une grande marrée annuelle.

 

Tout les dix ans le lac est entièrement vidé pour les entretiens nécessaires.

 

 

Mais je dois vous parler des grues.   

Puisque je suis venu pour elles !

 

 

 

                         grue.jpg

 

 

Ben  .... Je ferai ça demain !!!!

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** Un conte japonais : le portrait - reprise** -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

               

 

 

Ce matin, je lève le pied

et je pars sur la trace des grands oiseaux,

que j'espère revoir sur le lac d'Orient.

Je serai donc absent 48 h sur l'ordi.

Alors je reprends un conte déjà publié...

Peut-être quelques uns d'entre vous ne l'avez pas lu.

 

Bon week end à tous.

 

**************************

 

 

C'était il y a bien longtemps, au pays du soleil levant.

                Un jeune paysan vivait avec sa femme.

                Depuis qu'ils étaient mariés, il restait là, assis, toute la journée, à la contempler.

                Elle était si douce, si belle, qu'il ne pouvait la quitter des yeux.

                Pourtant il y avait beaucoup à faire dans les champs de riz, et dans la ferme.

                Les champs surtout auraient dû être labourés après la récolte.

 

                Mais le paysan restait là, à regarder sa femme, et il ne faisait rien d'autre.


 




          























                                 Un jour elle lui dit : « Cela ne peut pas durer !

 

                    Si tu ne travailles pas, nous allons bientôt être tout à fait pauvres.

                    Fais donc faire un portrait de moi,

                    et installe-le à la lisière du champ de riz.

                    Ainsi, tu pourras toujours me contempler tout en travaillant.

 

 

                    Le jeune paysan trouva l'idée excellente.

                    Il fit faire un portrait de sa femme.

                   Il le fixa entre deux tiges de bambou et le plaça à la lisière du champ.

                    Chaque fois qu'il faisait demi-tour avec sa charrue,

                    Il se réjouissait à la pensée de regarder à nouveau le portrait de sa jolie femme.

                    Bien des jours passèrent ainsi.

                   Et le paysan, et sa femme, vivaient contents et heureux.



 

 
















                                           Mais un jour,
                       un vent violent et soudain se leva
                                   et s'empara du portrait.

 

 

                    Il l'emporta loin, toujours plus loin, et le laissa finalement tomber dans les jardins d'un château.
                    Maintenant, il gisait là, dans une plate-bande. 

                    Un jardinier qui passait par là a ramassé le portrait.
                    Il  l'a apporté à son maître, le prince qui vivait dans ce château. 
      
                    Longtemps le prince contempla le portrait de la belle jeune femme, sans pouvoir se rassasier de cette vue.

                    Puis il fit venir ses serviteurs et leur dit : 
                    « Allez, et chercher cette femme dans tout le pays ! Chercher là partout et amenez-la auprès de moi ! ».

                    Alors, dans chaque village, dans chaque maison, dans chaque coin du pays, on se mit à chercher cette jolie femme, jusqu'au jour où on la découvrit enfin.

                    Elle était assise à la cuisine, en compagnie de son mari, et faisait cuire des boulettes de riz.

 

                    « Tu dois nous suivre immédiatement !
                        Lui disent les serviteurs.
                        C'est un ordre du prince ! »

 

 

 

                     Rien n'a pu faire fléchir cet ordre.
                     Elle a dû les suivre.

                     Elle a pris congé de son mari et lui a chuchoté en secret :

 

         « Fais bien attention à ce que je vais te dire :
            prends ces trois pêches, 
            mets les en terre. 
            Il te faudra bien arroser et bien soigner les trois petits arbres qu'elles donneront. 
           Au bout de trois ans, ils fleuriront et porteront des fruits.
           Quand les pêches seront mûres, cueille-les
           et rends toi au château du prince.
            Là, promène-toi partout et tâche de les vendre ».

 

           Le jeune paysan fit exactement ce que sa femme lui avait ordonné.
           Il  mit les pêches en terre et les  arrosa.
           Quand plus tard les petits arbres se  mirent à pousser, il les  soigna de son mieux. 
           Bien que plein d'impatience, il  attendit  trois années .

           Les petits arbres ont eu des fleurs roses comme des joues de bébé,



             puis les branches se  chargèrent de fruits. 
             Quand enfin les pêches furent bien mûres, il les cueillit,
             les déposa avec précaution dans une corbeille de paille tressée, 
             et se mit en route pour le château du prince.

 

             Arrivé là, il se mit à  aller et venir dans la cour du château en vantant ses fruits :   
 
                               
                      
    « À vendre ! 
                          Belles pêches à vendre ! 
                          Belles pêches mûres à vendre ! ».

 

                Quand sa femme, à l'intérieur du château,  entendit la voix de son mari, elle se mit à rire de joie. 

                 Le prince s'en réjouit, car tout au long des trois années qu'elle avait passées auprès de lui, il ne l'avait jamais entendu rire. 

                 Il fit venir le jeune paysan et lui ordonna de se promener non seulement dans la cour, mais aussi dans les jardins du château, pour y vendre ses pêches.
                 Le jeune paysan se rendit donc dans les jardins et cria :



                   « À vendre ! 
                              Belles pêches à vendre ! 
                              Belles pêches mûres à vendre ! ».
 



                  Sa femme rit de plus belle, et fut de plus en plus gaie. 
                  Le prince finit par devenir jaloux de ce vendeur de pêches qui procurait une telle joie à sa belle.
                  Il aurait bien voulu la rendre aussi heureuse.
                  Longtemps il se demanda comment faire.
                  Finalement une idée lui vint.

                  Il fit venir le jeune paysan et lui ordonna de se déshabiller.
                  Surpris, le jeune homme obéit.
                  « Et maintenant, mets mes vêtements ! »
                  lui dit le prince d'une voix bourrue. 
                  Le jeune paysan ne savait pas ce que tout cela voulait dire, mais il mit les superbes vêtements du prince, et celui-ci, de son côté, enfila la blouse du paysan.
                  « Attends-moi ici ! » ordonnale prince.

                   Puis il prit la corbeille de pêches et se rendit dans les jardins du château. 
                   Là il se  promèna en criant :


                         « À vendre !
                            Belles pêches à vendre !
                            Belles pêches mûres à vendre ! ».


                    Ainsi qu'il l'avait espéré, la jeune femme se mit à rire et le prince l'entendit rire à l'intérieur du château.
                    Mais cette fois elle riait parce qu'elle était heureuse de revoir son mari, de le revoir enfin après ces longues années de séparation.
                   Folle de joie elle s'était jetée dans ses bras.


                  Cependant le prince était persuadé que c'était lui qui la faisait rire  ainsi et il continua donc à se promener en criant  de plus belle : 
 

                          «  À vendre !
                              Belles pêches à vendre !
                              Belles pêches mûres à vendre ! ».

 

                  Sans s'en apercevoir, il quitta les jardins et arriva dans la cour.
                  De loin il entendait toujours rire la jeune femme.


                 Quand il passa devant le grand portail, le gardien l'aperçut et se dit :
                  « L'insolent !
                     Nul ne doit circuler ici et vendre ce qui lui plaît.
                     Quelle impudence ! »

                Il envoya dans la cour deux soldats pour qu'ils s'emparent du vendeur de pêche et le jettent dehors.
                 Lorsque les soldats empoignèrent le prince, celui-ci se débattit et s'exclama :
                   « Halte ! 
                      Ne me reconnaissez-vous pas ?
                      Je suis le Roi ! 
                      Personne n'a le droit de me toucher ! »

                    Mais les soldats ne le crurent pas car il portait la simple blouse des paysans.
                    Ils le chassèrent donc et refermèrent soigneusement le portail derrière lui.

 

               Le jeune paysan et sa femme, eux,
vécurent au château




et furent heureux jusqu'à la fin de leurs jours....
 jours
      jours
         jours
             jours
                         jours
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