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9 articles avec poemes

- L'espoir.... une phrase de la poétesse Emily Dickinson -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

L'espoir....

 

 

 

L'espoir, dit la poétesse Emily Dickinson....

 

 

 

 

oiseaux-dans-ciel.jpg

 

 

 

L'espoir

 

est cette chose avec des plumes

 

qui est perchée dans l'âme

 

et chante une mélodie sans paroles

 

qui ne s'arrête jamais

 

et qui est le plus doux dans la tempête.

 

 

 

 

 

 

***

 

 

 

 

 

 

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- Le ciel tout entier est en vous - 4 - Emily Dickinson, vous connaissez ? -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

  

 

 

 

Oui, c'est un interlude

car je n'ai pas encore rédigé la suite ... 

 

Je ne connaissais pas cette étrange femme

qui ne s'est révélée comme une grande poétesse américaine qu'après sa mort.

 

Ses dates : 1830 - 1886.

 

C'est JCA qui la cite dans son exposé

et c'est de cette citation dont je me suis inspiré

pour nommer ce groupe d'articles.

 

Voici cette citation de ED faite par JCA :

 

 

" Le cerveau est plus vaste que le ciel

car mets les côte à côte

et l'un contiendra l'autre aisément

et toi en plus

et il contiendra aussi les autres "

 

 

 

 

 

                         emilie-dickinson.jpg

 

 

 

J'aime beaucoup aussi les commentaires que fait ensuite JCA ,

en la paraphrasant je crois : 

 

 

" Ce monde qui est extérieur et qui vit en nous,

le monde de ceux qui nous entourent

et de ceux qui ont disparu."

 

 

JCA cite encore une romancière (Sirus Vet ??????)

 

 

" Le monde subjectif

est aussi un monde inter subjectif,

le monde de toi et de moi,

et tracer une frontière entre les deux n'est pas facile

parce que les autres font partie de nous".

 

 

 

J'adhère pleinement à cette affirmation.

 

 

Pour compléter ce mini article, je vais ajouter un petit poème d'Emily Dickinson :

 

 

 

" They shut me up  in Prose -

 

As when a little Girl

 

They put me in the Closet -

 

Because they liked me "Still" -

 

 

 

 

Still  ! Could themselves have peeped -

 

And seen my Brain - go round -

 

They might as wise have lodged a Bird

 

For Treason - in the Pound - "

 

 

 

 

Extraordinaire !

Elle dit là tout ce qu'elle pense de son environnement familial,

avec quelle force

et avec quel humour.

 

 

Voici la traduction de ce poème :

 

 

 

 

 " Ils m'ont enfermée dans la Prose -

 

Comme lorsque j'étais une Petite Fille

 

Ils m'enfermaient dans le Placard -

 

Parce qu'ils me voulaient "calme" -

 

 

 

 

Calme  !  S'ils avaient pu jeter un oeil -

 

Et espionner dans mon esprit - le visiter -

 

Ils auraient aussi bien pu enfermer un Oiseau

 

Pour trahison - à la fourrière -  "

 

 

 

Nous retrouvons là le cerveau,

la vie psychique (cachée, sécrète)

et... l'oiseau !

 

Je vous laisse.

 

Bonne journée.

 

 

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- Ode à la pluie -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

 

  Ode à la pluie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                             pluie-ecoutez-2.jpg

 

 

                               

 

 

 

écoutez bien tomber la pluie

 

sur votre joli parapluie

 

elle est si tendre, elle est si douce

 

autant pour vous que pour la mousse.

 

 

 

 

 

l'eau fraîche remonte dans les puits

 

de joie la terre se ramollit

 

c'est vrai, parfois elle éclabousse

 

mais c'est par elle que l'herbe pousse.

 

 

 

 

 

 

tous les escargots se trémoussent

 

les arondes lâchent leur gazouillis

 

faites lui, vous, jolie frimousse

 

quand elle vous fait des chatouillis.

 

 

 

 

 

K

juillet 2012 

 

 

 

 

 

 

 

 

***

 

 

 

 

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- Le charme de fleurs fanées -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

Et passe la coronille....

 

 

 

 

 

                                                

                                       coro.jpg

 

 

 

 

 

Doucement la coronille a éteint ses lampions

 

Ses pétales légers ont perdu leur couleur

 

Se dessèchent ses tiges sans faire protestation

 

Se faner, disparaître, c'est le destin des fleurs.

 

 

 

 

Ses fleurs fanées s'amassent sur ce coin de bureau

 

Comme les feuilles d'automne tout au fond des halliers

 

Certaines restent accrochées comme de très fins plumeaux

 

Aux invisibles fils de petites araignées.

 

 

 

 

Commence alors pour elles une danse légère

 

Doucement  se balancent, ou tournent avec ardeur

 

Dans le plus grand silence, selon les souffles d'air.

 

Le plus longtemps possible, j'aime garder les fleurs.

 

 

 

K  

 

 

29 06 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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- En voyage vers une île -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

En voyage vers une île

 

 

 

 

 

Le coeur d'une petite fille

Danse dans la lumière

Elle vogue vers une île

L'île de tous les bonheurs.

 

 

 

En elle la vie, fragile,

A caché ses mystères

Et sa beauté gracile

Contient toutes les splendeurs.

 

 

 

C'est de son corps béni

Que s'en viendront demain,

Oiseaux sortis du nid,

Tous les nouveaux humains.

 

 

 

 

 

fillette-qui-danse.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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- The Daffodils ... 4 : l'oeil intérieur -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

Mais où me suis-je, encore une fois, engagé ?

Si je poursuis l'étude de ce texte,

ligne par ligne, et mot par mot,

j'en ai pour un mois.

Ce n'est pas possible !

 

 

Je vais donc terminer aujourd'hui,

en survolant librement le texte

comme le nuage survolait les collines.

 

 

 

 

 

Continuous as the stars that shine

And twinkle on the Milky Way,

They stretch'd in never-ending line

Along the margin of a bay:

 

Ten thousand saw I at a glance,
Tossing their heads in sprightly dance.

The waves beside them danced; but they

Out-did the sparkling waves in glee:

 

A poet could not but be gay,

In such a jocund company:

I gazed -- and gazed -- but little thought
What wealth the show to me had brought:

 

For oft, when on my couch I lie

In vacant or in pensive mood,

They flash upon that inward eye

Which is the bliss of solitude;

 

And then my heart with pleasure fills,
And dances with the daffodils.

 

 

 

 

 

 

                     daffo-3-oeil.jpg

 

 

 

 

 

 

Notre poète compare les jonquilles aux étoiles.

 

De même que les étoiles tapissent le ciel sans discontinuer,

avec une permanence étonnante,

scintillant de tous leurs feux,

étirant leurs immenses alignements

sur les gigantesques bras de la Voie Lactée,

 

de même le peuple innombrable des jonquilles

s'étire tout le long de la baie.

 

En un seul clin d'oeil, dix mille apparaissent.

 

Et elles dansent !

 

Une danse vive, enjouée, pleine d'énergie.

Elles inclinent leur têtes, se balancent...

 

Dans la baie, les vagues dansent aussi.

Elles sont toutes proches.

Mais la brillance des feuilles apparaît plus forte encore !

Elles semblent dégager une invincible allégresse (glee).

 

La gaieté du spectacle gagne le poète.

 

Et là je pense à une autre poésie,

écrite par David (?)

le psaume 98, versets 8  et 9,

où cet autre poète, il y a 4000 ans, n'hésitait pas à écrire :

que les fleuves battent des mains,

que les montagnes poussent des cris de joie ! 

 

 

 

(please : je n'ai pas trouvé le mot jocund dans mon dictionnaire :

est-il trop petit ?

Ou est-ce du viel anglais ?)

 

 

Alors le spectateur "gazed and gazed"

et c'est bien plus que regarder !

Il contemple, contemple,

il laisse cette incroyable spectacle pénétrer en lui.

 

And little thought :

 

il ne "pense" pas , à ce moment là,

il n'analyse pas la situation !

Il se laisse envahir par elle

comme le bébé  remplit son estomac du lait maternel :

il fait le plein !

 

Repas mystique.

Repas essentiel !!!!! 

 

Ce n'est qu'après qu'il réalise l'immensité de l'apport.

 

Et bien plus tard, des années après, peu importe,

quand sur sa couche il s'étend et se repose,

sans penser à rien de particulier,

c'est là que survient le prodige !

 

Le spectacle revient, vif comme au premier jour.

Les jonquilles sont là !

 

Elles jaillissent devant lui,

devant son "oeil intérieur".

 

Remarquez la beauté incomparable de l'expression anglaise :

 

                     " inward eye  "

 

Cet "inward eye" qui est une bénédiction de la solitude.

 

Et oui, cet oeil là n'est pas facile à ouvrir face à l'autre.

Être en relation avec une personne, c'est une autre situation.

 

De même qu'en plein jour, quand notre étoile familière est présente,

il n'est pas possible de voir les étoiles.

 

Et pourtant il est arrivé qu'un enfant, plus clairvoyant que les adultes,

ait témoigné de leur présence.

 

Pourquoi certaines persones aiment-elles tant ces moments de solitude ?

Parce qu'elles vont pouvoir ouvrir leur inward eye !  

 

Alors leur coeur s'emplit de plaisir

et danse avec les jonquilles !

 

Et elles refont, mystérieusement...

leur plein de bonheur.

 

 

 

 

 

  

 

 

 

à plus.

 

 

 

 

 

 

 

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- The Daffodils ... 3 : - Une foule de jonquilles dansant dans la brise -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

Wordsworth écrivait ce texte il y 208 ans.

Plus de deux siècles.  

Vous réalisez....

 

Mais c'était hier.

C'est ce matin !

Ses lignes ont la fraîcheur d'une fleur printanière qui vient d'éclore.

 

 

 

 

 

I WANDER'D lonely as a cloud

That floats on high o'er vales and hills, 

 

  

When all at once I saw a crowd,

 

A host, of golden daffodils

  

Beside the lake, beneath the trees,

 

               Fluttering and dancing in the breeze.

 

 

  

  

 

When               all at once              I saw                    a crowd

 

quand               tout à coup             je vis                  une foule

                      one  = un                to see=voir           to crowd    =

                    once =  une fois        verbe irrégulier     s'assembler

  

  

 

 

A host,                                   of golden                       daffodils

 

  

 

un immense attroupement      de dorées                      jonquilles    

 

 



 

 

Beside            the lake,                         beneath              the trees,

 

               à côté          du lac                        sous             les arbres

 

 

 

              Fluttering                          and dancing                          in the breeze.

 

 

 

 flottant                         et dansant                           dans la brise 

 

 

 

 

 

Bon, allez, c'est assez pour aujourd'hui.

 

Courage, Marmotte !

 

 

 

                          

 

 

 

                             daffo-2-crowd.jpg

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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- The Daffodils ... 2 : je me promenais, seul... -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

   

 

 

Je me promenais

seul

comme un nuage

.....

 

 

 

 

 

daffo-1-nuage.jpg

 

 

 

 

I WANDER'D lonely as a cloud

That floats on high o'er vales and hills
.....

 

 

 

I WANDER'D  

 

 

 

je (me) promenais

 du verbe : to wander

 qui signifie : se promener au hasard,  errer,

 et même s'égarer, s'écarter des sentiers balisés.

 

 Ce verbe évoque un état d'esprit distrait,

 une attention un peu flottante au monde qui nous entoure.

C'est la démarche d'un nomade rêveur,

pas d'un géologue qui cherche du pétrole !!!!!!



Ce n'est pas non plus l'état d'esprit du joggeur

qui s'oblige à sortir pour entretenir ses muscles

(to go out for a walk)

et doit faire un certain nombre de kilomètres

 

et pas plus celui de la mémé qui doit faire pisser Médor

(to walk a dog).



Ce verbe me fait penser au conseil que Pythagore donnait il y a 2600 ans :

 

"Délaisse les grandes routes,

prends les  sentiers !"

 

 

 

I WANDER'D lonely as a cloud

That floats on high o'er vales and hills,

  

 

 

 

 lonely as a cloud

 

 

 

 lonely

 

vient  de alone = seul

 

peut-être de "one" = un

qu'en pensent les linguistes ?

 

lonely ajoute quelque chose au simple fait matériel d'être seul

le mot insiste sur l'importance psychologique de la solitude

d'un isolement de l'être, qui n'est pas que fortuit.

 

 

 

lonely as a cloud

That floats on high o'er vales and hills,

 

 

 

 se comparer à un nuage (a cloud)

 qui flotte (to float), solitaire,

 haut (on high ) dans le ciel,

et passe bien au-dessus (over, abrégé ici en o'er)

au-dessus des vallées (vales)

(vale est-il la forme poétique de valley ???)

et des collines (hills),

lequel d'entre nous n'a pas ressenti que ça allait de soi ?

 

 

 

 

Bon, Marmotte , est-ce que tu suis ?

 

Est-ce que je continue ?

 

 

 

.

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- The Daffodils... 1 : un pur délice poétique ! - introduction -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

Andrée nous avais déjà mis cette poésie, célèbre à très juste titre.

Sittelle y revient.

 

Je suis bien d'accord avec toi, Sittelle : une poésie, une chanson,

c'est la meilleure des façons pour apprendre une langue.

 

Alors pour permettre à notre rêveuse Marmotte de rattraper son retard,

je vais reprendre ce texte sur mon blog.

 

Rassure toi, Marmotte : apprendre une langue ne présente aucune difficulté.

La seule chose qui importe, c'est la capacité de rêver.

Et donc la liberté de l'esprit.

 

A partir de là, le reste vient tout seul,

et n'est que l'épanouissement du plaisir.

 

Voici ce qu'a écrit Sittelle sur mon blog :

 

 

 

  • La poésie était le meilleur des cours d'anglais...

  • je ne connaissais pas ce poème,

  • mais j'aime le rythme et la musicalité des Anglais;

  • je me souviens de The Daffodils...

  • comme c'est le printemps, le voici !

  •  

    "Daffodils" (1804)

    I WANDER'D lonely as a cloud

    That floats on high o'er vales and hills,
    When all at once I saw a crowd,
    A host, of golden daffodils;
    Beside the lake, beneath the trees,
    Fluttering and dancing in the breeze.

    Continuous as the stars that shine

    And twinkle on the Milky Way,
    They stretch'd in never-ending line
    Along the margin of a bay:
    Ten thousand saw I at a glance,
    Tossing their heads in sprightly dance.

    The waves beside them danced; but they

    Out-did the sparkling waves in glee:
    A poet could not but be gay,
    In such a jocund company:
    I gazed -- and gazed -- but little thought
    What wealth the show to me had brought:

    For oft, when on my couch I lie

    In vacant or in pensive mood,
    They flash upon that inward eye
    Which is the bliss of solitude;
    And then my heart with pleasure fills,
    And dances with the daffodils.

     

  • By William Wordsworth (1770-1850).

 

 

 

                            

 

                    sittelle-2.JPG

 

 

 

 

 

Je vais reprendre cette poésie ligne par ligne.

 

Uniquement pour notre plaisir.

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