- Sète - 6 - Les Salins de Villeroy - Le sel et la vigne -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

Nous allons entrer aujourdh'ui dans cette vaste zone sauvage

qui constitue la  bordure sud de l'étang de Thau

et semble abandonnée au soleil et au vent.

 

C'est le domaine de prédilection d'une faune ailée riche

mais bien difficile à approcher,

et donc à photographier !

 

 


 

Salins-1-2012-septembre-.JPG

 

 

 

Dès qu'ils ont détecté notre approche

 les oiseaux s'enfuient.

Ici ce sont des aigrettes,

lesquelles prenaient tranquillement leur bain avant notre arrivée.

 

 

 

Salins-2-2012-septembre--.JPG

 

 

Une retardataire s'éloigne,

pour rejoindre ses compagnes.


D'autres espèces sont présentes :

hérons cendrés, huitriers-pies, flamants roses,

canards de plusieurs espèces (tadornes de Belon, et autres),

échasses blanches, gravelots, avocettes....


Je n'ai ni le matériel ni les connaissances nécessaires

pour en parler,  ou  vous les présenter,

mais le seul fait de les apercevoir procure une émotion :

ce pays est habité par la vie

et de bien des façons.

 

 


 

En progressant vers le nord, on rejoint l'étang.


De petits ports de fortune, installés ici et là,

 sont  utilisés par des pêcheurs ou des chasseurs. 


 


 Salins-de-V-2012-12mai.JPG

 

 

 

Pas de marée en Méditerranée

(ou plus précisément une si faible qu'elle n'est pas repérable)

Pourtant le niveau de l'eau varie. 

C'est évident par exemple ici.

 

 

 

       Salins-de-V--2012_mai.JPG

 

 

     

 

La cause en est le régime des vents.


Viennent-ils du Nord ? (Mistral)

S'ils sont assez forts, et durent plusieurs jours,

 ils vont repousser vers le large les eaux de la Méditerranée,

et le niveau dans l'étang va baisser,  

découvrant ici une zone sableuse encombrée d'algues.


      Viennent-ils du sud ? (le Marin)

(Et ils peuvent être violents et persistants , souffler en tempête)

les eaux de la mer vont refluer vers la côte 

le niveau de l'eau va monter dans l'étang,

et les vagues vont venir frapper ses berges avec force.

 

 

Mais laissons l'étang.

 

 

C'est l'intérieur même de la zone émergée

que nous allons explorer aujourd'hui.


Des sortes de chemins semblent nous inviter à les suivre.

 

Mais pourquoi sont-ils là ?

Où vont-ils ? 

 

 

 

 

Salins-4-2012-septembre.JPG

 

 

 

En les suivant, de cette position relativement haute,

nous dominons de chaque côté des zones déprimées,

où ne pousse aucune plante ,

d'allure plus ou moins rectangulaires

et où des flaques d'eau se forment. 

Il a plu il y a peu.

 

Voici une indication intéressante :

le sol de ces zones semble imperméable.

 

Mais pourquoi sont-elles libres de végétation ?

Sont-elles stériles ? 

 

 

 

Salins-3-2012-septembre.JPG

 

 

 

Ici ou là, cependant, d'importantes étendues d'eau demeurent.

Elles sont encore reliées à l'étang,

lequel se trouve au-delà des digues couvertes de broussailles

qui les bordent au Nord.

 

On aperçoit dans le lointain la rive Nord de l'étang.

(l'étroite bande bleue sombre)

 

 

 

 

 

Salins-6-septembre-2012-.JPG

 

 

 

 

Des sortes d'îlots ont été aménagés à l'intérieur de ces pièces d'eau

par les protecteurs des oiseaux :

ils constituent des lieux parfaits pour leur nidification.

Nul ne viendra les y ennuyer !

 

 

Mais le mystère demeure.

 

Pourquoi tout cela ?

Ces chemins,

ces bassins,

ces buttes,

ces pièces d'eau ?

 

 

Le pourquoi... 

c'est le secret du passé,

si proche...

et si lointain à la fois !


Quelques photos jaunies vont nous le révéler !

 

 

Regardez bien ces hommes...

ils ont travaillé ici !   

 

 

 

 

Récolte du sel Salins du Midi Cette (2ème en partant de d

 

 

   Et regardez l'homme qui est au milieu,

béret bien à plat sur la tête.

Nous reparlerons de lui.

 

 Poursuivons notre exploration.

 

 

 

Salins-7-septembre-2012-.JPG

 

 

      Regardez ces curieuses rangées de piquets de bois  

qui bordent cette pièce d'eau. 

 

Quelle était leur fonction ?


 

 

J'ai cherché sur le Net

et j'ai trouvé un document concernant un autre site :

celui des Salins des Pesquiers, sur les îles d'Hyères.

 

Le lieu est équivalent : même région, même période.

 

Il semble bien que des rangées de piquets soient présentes.

Quel rôle jouaient-elles dans la récolte du sel ?

Et ces rangées sont-elles comparables ?

 

 

 

salins les piquets

 

 

 

 

Comment obtenait-on ce sel ?

 

Au début du printemps on faisait rentrer l'eau de l'étang dans ces bassins.

Que l'on fermait.

Tout l'été le vent et le soleil provoquaient une évaporation intense.

Des cristaux de sel apparaissaient et se déposaient sur le sol

      sur ce que l'on appelait des " tables salantes ".

Fin septembre, on rassemblait ce sel en tas.

 

      On en chargeait des wagonnets.

 

 

 

Salins-de-Villeroy---Chargement-sel-sur-wagon.jpg

 

 

En contemplant aujourd'hui ces zones un peu désolées

il est difficile de se représenter l'activité intense qui régnait ici ! 

 

 

 

Salins-8-septembre-2012-.JPG

 

 

De même on se représente difficilement

combien ce travail devait être dur.

 

Le soleil brûlant la peau,

l'effort musculaire intense, en pleine chaleur,

la morsure du sel lui même...

la moindre éraflure se transformant en crevasse douloureuse.

 

 

 

Sete---Salins-de-Villeroy---Cette-Annees-1910.jpg

 

 

 

 

Il fallait entretenir les canaux qui amenaient l'eau salée.

Entretenir les digues qui délimitaient les bassins,

en construire de nouvelles,

et c'est peut-être à cela que servaient ces rangées de piquets :

à retenir le sable utilisé pour les édifier.

Je crois qu'on appelait ces petites digues des " Quérels ".


Salins-11-septembre-2012-.JPG

 

 

 

 

      Il fallait transporter tout ce sel avant que les pluies 

d'arrière saison ne surviennent.

 

 

 

Sete--Les-Salins-de-Villeroy-en-1909--Cette-jpg

 

 

Tout cela est inscrit dans le sol.

 

 

 

Salins-13-septembre-2013-.JPG

 

 

 

Tout alors se faisait à la main,

à la force des bras.

 

 

 

Sete---Les-Salins-de-Villeroy-en-1909-Cette.jpg

 

 

 

 

 

L'eau qui reste maintenant dans les zones non ou peu reliées à l'étang

est  pour partie (variable) de l'eau de pluie.

 

Pourtant elle garde le souvenir du sel

car le sol en est encore imprégné.

 

 

 

 

 

Salins 17 septembre 2013

 

 

 

 

 

Et c'est la raison pour laquelle la végétation ne peut pas encore pousser

sur l'emplacement des anciennes " tables salantes ".

 

 

 

Sete---Salins-de-Villeroy---Cette-en-1922.jpg

 

 

 

 

Bien sûr je suis descendu

pour goûter cette écume blanche...

 

 

 

 

Salins-16-septembre-2013-.JPG

 

 

 

C'est bien de la mousse de sel !

Un vrai délice ! 

 

 

 

Derrière ce paysage

le souvenir des travailleurs du sel demeure.

 

 

 

Sete---Salins-de-Villeroy---Cette--.jpg

 

 

Sur cette zone immense...

abandonnée.

 

 

 

 

Salins-5-septembre-2012-.JPG

 

 

 

 

 

L'extraction se poursuit non loin d'ici,

vers Aigues-Mortes,

mais cette fois avec des machines puissantes,

et à une échelle industrielle.

!


Ici, ce n'était que des hommes,

armés de pelles.


Des hommes qui formaient des équipes solidaires.

Des hommes qui étaient fiers de ce qu'ils faisaient !

 

 

 

 

 

Recolte-du-sel-Salins-du-Midi-Cette--2eme-en-partant-de-d.jpg

 

 

 

Revoici  l'homme au béret : c'est la même photo.

Il est le deuxième à droite.


C'est le Papé de Danielle.

 

 

 

.........

 

 

 

Aujourd'hui, peu à peu,

des grues se dressent à l'entrée de ces territoires

où ces hommes maniaient la pelle

et poussaient les brouettes.

 

 

 

 

Salins-19-septembre-2013-.JPG

 

 

Des lotissements vont être construits,

et faire disparaître une partie de ces anciennes pièces salines...

chargées de souvenirs.

 

 

 

Un mot encore.

 

Ces hommes n'étaient pas que des travailleurs du sel.

Ils soignaient aussi la vigne

avec amour, passion même.

 

Ici une équipe d'hommes et de femmes

pendant les vendanges.

 

Et le Papé est encore là, avec son éternel béret !

 

 

 

Salins-de-Villeroy---Vendanges---A-droite-Pape-BIAGI.jpg

 

 

 

Ces mêmes hommes, et femmes, 

étaient aussi agriculteurs :

ils cultivaient les asperges,

plantes qui aiment beaucoup le sable.

 

 

En fait, ils travaillaient tout le temps :

ce sont ces travailleurs qui ont construit notre pays.

 

 

 

Salins-vignes.jpg

 

 

 

Sur cette photo jaunie

je vous quitte pour aujourd'hui.

 

 

 

***

 

 

 


Publié dans Sète

Commenter cet article

Mari jo 04/11/2013 20:38


Bonsoir pinson déplumé,


Un très bel article instructif sur les salins. Que de jolies
photographies ! surtout les photographies jaunies du papé de Danielle. J’aime les vieilles photographies. Et  sans les connaître, j’ai toujours
aimé ces gens sur ces vieilles photographies.


 


Un bien dur travail comme tout travail à l’époque où mains et
bras étaient bien souvent les deuxièmes outils après la pelle, la pioche etc… Pas besoin de salle de musculation.


Il n’y a pas un jour qui se passe sans que nous pensions à ce
passé. Non, non, je ne te mens pas. Pour la bonne raison que je suis colère après ces gens qui font 35h et qui se plaignent sans cesse de leur travail. Trop dur, pénible, il fait trop chaud, il
fait trop froid, il pleut etc… bien souvent alors que tout est mécanisé. Les ouvriers agricoles par chez nous, qui sont sur les tracteurs et de beaux tracteurs ; pas les tracteurs d’avant se
plaignent car c’est pénible. De quoi, J’ai vu le confort de ces tracteurs : siège confortable, cabine qui protège du soleil et de la pluie et même du bruit. Tant de confort dans le travail
et les gens sont malheureux. Quand, je vois les photographies anciennes, les gens travaillaient dur, pas trop de confort chez eux mais ils étaient heureux. On les voit sourire, il y avait de la
solidarité ; de la vraie pas celle d’aujourd’hui…


Des constructions ? Mais est-ce vraiment constructible.
C’est assez étonnant. Encore une partie de la nature qui va disparaître.


Bon enfin ; un bel article avec des superbes
photographies. Sut été un régal pour moi cet article. Merci pinson déplumé et je te souhaite une bonne soirée. Bise à toi.


 

kasimir, dit pinson déplumé 05/11/2013 19:09



Oh j'adore ta remarque : à cette époque , pas besoin de salles de musculation !


ça c'est mille fois vrai


et quand je travaille au jardin, quand je rentre mon bois


je me dis la même chose.


A beaucoup de nos contemporains manque ce contrepoids de l'effort.


Quand à ces photos jaunies, elles ont fait tout l'intérêt de cet article :


elles lui ont donné sa profondeur


c'est à dire ont mis le présent en relation avec le passé.


Bises, amie Mari Jo. 



flipperine 26/10/2013 00:43


tu nous fais un très beau reportage et tu nous apprends beaucoup de choses sur cette région mais les constructions vont dénaturer ce merveilleux paysage

kasimir, dit pinson déplumé 27/10/2013 15:18



Les constructions le font même disparaître là où elles sont réalisées.


Espérons que certaines zones ayant été déclarées inconstructibles seront respectées.


Il devrait y avoir assez de place pour que les divers intérêts


soient tous pris en compte d'une façon raisonnable.


 



marie-agnès 25/10/2013 11:23


bonjour! un bien beau voyage dans le temps et l'espace,émouvant,merci, à dimanche

kasimir, dit pinson déplumé 25/10/2013 14:44



Bonjour Marie Agnès !


J'aime beaucoup ta remarque : "dans le temps et l'espace ".


Il me semble que, la plupart du temps, nous voyageons seulement dans l'espace.


Alors notre "voyage" n'a qu'un intérêt immédiat, ponctuel, factuel. 


Et  dans ce cas notre vie est  plate, sans relief.


Quand nous prenons conscience de notre situation dans le temps,


situation non pas fixe, mais mouvante, car rien jamais ne s'arrête,


alors notre vie prend soudain du relief


et nos ancêtres sont là, avec nous, comme des vivants.


Nos parents, nos grands parents....


C'est toute notre vie qui s'enrichit


Nous sommes comme une note dans la neuvième symphonie,


et nos emmerdements présents sont rapetissés à leur juste importance : aucune !


Nous sommes des voiliers dans le vent de la vie.


Régate autour du  monde !


Oui, à dimanche, ma fille chérie.


Je t'embrasse.



Danielle 24/10/2013 11:13


Bonjour Pinson, bien sûr je viens revoir cet article, me replonger dans ce passé qui est aussi le présent malgré les transformations des lieux, comme tu dis, c'est un peu les fondations sur
lesquelles repose notre présent. Oui, j'ai été extrêmement sensible à l'évocation de mon papé et je voudrais dire un merci chaleureux à tes lecteurs qui l'ont évoqué, qui ont été sensibles à
ces lieux sauvages d'une grande beauté (pour ceux qui apprécient la nature bien sûr). C'est là que, très jeune, j'ai appris à la connaitre la nature, à la respecter, à l'apprécier et à
l'aimer, à la protéger ! Et parfois quand je vois comme on la maltraite, comme on la saccage, mon sang de Méditerranéenne bout dans mes veines... Bon, je te souhaite une douce journée, chez nous
pas de soleil mais un temps très doux (hier : 26°), gros bisous d'une île au ciel voilé. Danielle

kasimir, dit pinson déplumé 24/10/2013 18:38



tiens, pour une fois nous avons le même ciel, voilé, mais léger, avec un temps doux.


Une belle journée tranquille .


...


Il est bon de prendre conscience d'où vient le sel.


C'est une denrée noble


à utiliser avec modération, mais aussi avec respect.


Avec modération, mais aussi en se réjouissant d'en disposer.


Nous avons tendance à tenir pour rien d'avoir cet élément simple à notre disposition


mais c'est une chance.


Et quand nous savourons le sel, il nous raconte son histoire !


Bonne soirée Danielle


et gros bisous de pinson. 



hélène 24/10/2013 09:50


Pour information, je ne suis friande de sel comme Bérénice...et puis je n'ai pas de dentier...., ce qui me permet de les déguster même sans parasol.


 


Ce jour, il en faudrait presque puisque , hier 30+ à Cagors...Ras le bol...


 


BàK


L.N.

kasimir, dit pinson déplumé 24/10/2013 10:02



30° ?


plains toi  !


tu peux faire du bronzage intégral  devant ta fenêtre !


bonne journée


byz



Ramon 23/10/2013 20:47


Magnifique reportage sur les salins!


Un régal pour les yeux ou pour l'imagination


Merci ami Kasimir.

kasimir, dit pinson déplumé 24/10/2013 09:13



Oui, Ramon, c'est une fenêtre qui s'ouvre sur la passé


et comme ce que nous appelons  "le passé" est une chose curieuse ....


notre "présent" est construit dessus


comme nos maisons reposent sur des fondations


mais nous ne "voyons" rien :


cette pensée me trouble beaucoup


quelle place nos ancêtres tiennent-ils en nous ?


c'est aussi mystérieux que les profondeurs marines.


bonne continuation cher Ramon



Simone 23/10/2013 19:12


Super documentaire Kasimir ! Une chose m' inquiète : on veut construire à ces emplacements d' anciennes salines ! Une fois encore on va tout abimer.


merci pour cette très intéressante balade


Bises


Simone

kasimir, dit pinson déplumé 24/10/2013 09:06



les constructions ont déjà commencé


mais la zone des salines est immense


espérons que les parties construites n'occuperont pas trop d'espace.


Bises pour toi, girondine.



hélène 23/10/2013 12:17


Pour répondre à Danielle, oui le caramel au beurre salé est un produit de l'atlantique, puisqu'en Bretagne, on en fabrique aussi. Dans l'ile il est fabriqué  à l'artisanale. On trouve
égakement du sel aux algues, de la fleur de sel, du sel gris, tous trés agréables à consommer. Ce qui dait le bonheur des sauniers.


, par la diversité des produits dérivés du sel.


Bonne journée au soleil


 


L.N.

kasimir, dit pinson déplumé 24/10/2013 09:01



oh...


quelle drôle d'idée de mettre du sel dans des caramels !


ils pourraient dans ce cas s'appeler des carasels


oui, ce serait un joli nom : " carasels de l'île de Ré "


à sucer sous des parasols de préférence. 


Attention aux dentiers !


bonne journée... mais n'abuse pas du sel !



Danielle 23/10/2013 10:51


Bonjour Pinson, aujourd'hui c'est moi qui suis sans voix, qui n'ai plus de mots et qui suis remplie d'émotion. J'ai lu ton article avec ces superbes photos, tellement belles que j'ai l'impression
d'y être dans ces salins où j'ai en partie grandi, et surtout d'y revoir mon adorable grand-père, cet homme incroyable de courage et de bonté, il y a consacré sa vie. C'était un travailleur
infatigable, si robuste, dévoué, amoureux de son travail qu'il faisait avec passion, fierté et minutie, une tâche pourtant extrêmement difficile autant dans les pièces salines que dans les
vignes, où ces travailleurs restaient penchés des heures sous le soleil intense et des températures caniculaires. Mais, pardon, je n'ai pu m'empêcher d'en parler, je n'ai plus personne pour
évoquer cet homme extraordinaire, alors je le fais ici, malgré moi. Tout comme moi tu as ressenti l'émotion que dégagent ces lieux magiques et sauvages, des lieux que l'on pourrait croire
abandonnés mais qui grouillent de vie et de souvenirs. Tu as superbement évoqué leur passé et fait revivre les pièces salines qui ont subi tant de transformations, retracé l'histoire de ces
hommes qui en ont exploité les richesses avec beaucoup de respect et de conviction, sous nos yeux ressurgit ce passé pourtant si proche. Oui, le sol en est encore imprégné de ce sel, il le sera
toujours. Je te revois goûtant l'écume avec un plaisir évident, cette mousse légère qui te ravissait... on voit que tu es un homme de la nature, de la terre, tu étais parfaitement intégré à ces
lieux. Bon encore une fois j'ai du être trop longue, mais j'en suis encore bouleversée. Et pourtant encore un petit mot : je voudrais dire à notre amie  Hélène que chez nous ne se font pas
les caramels salés, notre sel servait surtout pour la salaison de la pêche, l'utilisation alimentaire bien entendu mais je ne connais même pas ce genre de friandises, qui, je le suppose, doivent
se fabriquer sur la côte atlantique. Tiens je regarderai dans les commerces ! Je t'embrasse pinson, merci pour cet article qui va mettre du soleil dans ma journée. Danielle

kasimir, dit pinson déplumé 24/10/2013 08:54



et bien , sais-tu, moi aussi je me suis retrouvé un peu sans voix


après avoir évoqué ton GP, que tu appelles Papé avec tellement d'émotion


j'aurais voulu dire que je lui rendais hommage, mais n'ai pas osé.


Je pense que cela a dû te faire plaisir de lire que plusieurs lecteurs ont été sensibles eux aussi.


bonne journée Danielle, dans ton île ! 


bisous de pinson.



fan 23/10/2013 10:39


merci pour les magnifiques photos, je me retrouvé en Camargue enfin ça ressembler totalement, tout près des salin de Giraud. Même le mistral soufflé... :-)


je t'embrasse

kasimir, dit pinson déplumé 23/10/2013 20:57



oh oui, ça doit être à peu près les mêmes terrains.


C'est extraordinaire ces immenses espaces sauvages que cette zone recèle !


Mais je ne la connais pas en plein été


ça doit être assez redoutable !


bisous, chère FAN



aln03 23/10/2013 10:10


Bravo Kas .Je les ai mieux vus que dans la réalité.Moi aussi, j'ai goûté la mousse .Un très joli reportage .Merci à Danielle d'avoir bien voulu te laisser partager la photo de son Papé , un rude
travailleur .


Peintre dans les Salins , avec un verre de Listel de temps en temps et Bérénice ayant le sel sous le museau .La voilà la solution pour ne pas être envahi par l'herbe et peindre sans soucis.


Bizatoi


Nicole

kasimir, dit pinson déplumé 23/10/2013 20:54



ah oui, Bérénice adore le sel


mais elle risquerait d'en abuser ! 


C'est vrai que pour visiter les salins, il faut connaître les petits chemins qui y mènent


et aussi (mais chut) passer quelques clotûres avec "interdit d'entrer" ! 


Car ces terrains appartiennent toujours à la compagnie des Salins du Midi


(qui est une énorme entreprise qui travaile beaucoup vers Aigues Mortes)


Merci de me proposer des solutions à mes problèmes !


byzde K



eMmA 23/10/2013 09:57


Ton reportage oscillant entre hier et aujourd'hui est un témoignage qui m' beaucoup intéressée. Merci de l'avoir écrit et photographié. Merci à Danielle pour les photos émouvantes de son Papé.


Quel courage pour travailler si dur dans de telles conditions.


J'ai vu des femmes travaillant à l'extraction du sel sur le Lac rose de Retba au Sénégal. Leur jambes et leurs mains étaient littéralement mangés par le sel. Nombre d'entre elles portaient leus
bébés sur le dos et se penchaient inlassablement pour remplir leurs bassines de sel. Tout ça pour des clopinettes à la fin de la journée !


Dis Kasi, est-ce que cette région des Salins de Villeroy ont un risque un jour de devenir un "désert" comme la plaine saline du Chott el-Jérid en Tunisie ?


 


J'ai particulièrement aimé tes photos de bateaux.


 


Bises Kasimir,


eMmA


 

kasimir, dit pinson déplumé 23/10/2013 20:46



brrr... l'esclage demeure alors, une forme de travaux forcés..


Je ne connais pas cette plaine dont tu parles.


Peut-être qu'en ce lieu  (en Tunisie)  il pleut très peu ?


Là, sur cette côte du Languedoc, il pleut très peu en été,


mais à l'automne il semble y avoir de temps en temps de très fortes précipitations


Alors ce n'est peut-être pas suffisant pour dessaler complètement ces terrains


(puisque l'eau de pluie stagne puis finit par s'évaporer, et le sel reste)


mais cela doit laver les couches les plus superficielles du sol


alors la flore halophile devrait peu à peu se développer. 


J'ai d'ailleurs trouvé là quelques très jolies fleurs


sans les connaître (sauf les statices).


Bisesz, eMmA, grande voyageuse !



hélène 23/10/2013 09:04


Pardon...trop lancée...ou pas assez éveillée, j'ai oublié la bise à K d'un matin sous la pluie.


 


L.N.

kasimir, dit pinson déplumé 23/10/2013 20:34



ah ah !


alors moi, ce sera une bise du soir que je t'adresse



hélène 23/10/2013 09:03


J'ai lu avec intérêt ta note sue les salins, leur environnement, leur futur, mais je connais très bien l'activité des paludiers, puisque, il y a 3 ans j'étais à l'Ile de Re, avec dex amis qui
pratiquent ce métier, j'ai beaucoup appris et admiré sous le soleil ces assemblages géométriques, les tas blancs étincelants et les petits ilots où se réfugien


les  oiseaux. Bordés de petites routes, à vélo, cela a beaucoup de charme. Ta zone sauvage en a beaucoup aussi.


 


Et puis...je n'oublie pas les bons caeamels au beurre salé à déguster là-bas, un délice...

kasimir, dit pinson déplumé 23/10/2013 20:32



Je connais un peu l'île d'Oléron, mais pas du tout Ré


y a-t-il toujours des paludiers en activité  ? (comme à Guérande ) 



annielamarmotte 23/10/2013 04:43


Je suis passée à Sète samedi et j'ai pensé a toi en m'en mettant plein les yeux de ces beaux paysages

kasimir, dit pinson déplumé 23/10/2013 20:30



tu es passée à Sète ?


Mais serais-tu une marmotte voyageuse ?


ou bien tu prépares ta retraite ?