- Un conte pour tous les humiliés de la terre : " Le passeur de lumière" - 2 : la force des paroles -

Publié le par kasimir, dit pinson déplumé

 

 

 

 

 

 

La force des paroles.

 

 

 

Un jour, occupé à jouer sous la table du salon,

il surprit une conversation entre ses parents.

 

« Dis-moi, commença la mère,

tous nos enfants semblent nés sous une bonne étoile.

Chacun paraît doué pour une vocation spéciale.

Il n’y a que note pauvre Jean-Jean  !

Il ne semble révéler aucun talent personnel.

Qu'allons-nous bien pouvoir en faire ? »

 

 

à ces mots Jean-Jean tressaillit.

 

 

Ce qu'il pressentait depuis si longtemps

se concrétisait dans ces quelques phrases.

 

Sans doute n’était-il bon à rien !

La sentence tomba comme une malédiction.

 

Mais le père répondit :

« Aie confiance, ma femme,

un jour  verra, son tour viendra. »

 

 

Jean-Jean reçut ce message d’une manière énigmatique.

 

Pourtant, sans bien en comprendre le sens,

il savait que cela était bon.

L’angoisse jaillissante s’était éteinte comme par enchantement.

Par ces mots magiques, le père avait calmé les tourments de sa femme,

Mais aussi de son fils.

 

 

Et le fils se répétait inlassablement ces quelques mots :

 

Un jour verra, son tour viendra,

Un jour verra, son tour viendra,

Un jour verra, son tour viendra…..

 

 

Depuis qu'il avait entendu cette phrase insolite,

la vie de Jean-Jean en avait été changée.

Jean-Jean regardait venir chaque jour d’une manière spéciale,

comme si à tout moment sa destinée allait enfin se retourner,

et l’entraîner dans un avenir bénéfique.

 

 

Les jours passèrent pourtant, en tous points semblables.  

 

 

 

                             paysage-nu.jpg

 

 

 

 

Jean-Jean espérait, mais rien n’arrivait.

  

Au bout de plusieurs longues semaines,

Jean-Jean ne se souvenait plus du tout de la phrase étonnante.

  

 

 

Et c’est là,

au moment où il s’y attendait le moins,

qu'il fit une étrange rencontre.

 

 

 

 

Publié dans conte

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erato:0059: 12/03/2012 19:02


Parfois le temps semble long ..... nous sommes pressés d'arriver ......où? .....Je continue!

kasimir, dit pinson déplumé 13/03/2012 20:36



Bonne question ... où ?


en fait on est jamais arrivé puisque l'évolution ne cesse de nous emmener ailleurs


notre nature est de n'en avoir pas : aucun état stable, nous changeons sans cesse.


Notre état est donc comparable à celui d'un danseur, ou d'un marcheur, ou d'un cycliste : l'équilibre est obtenu par le mouvement.



Danielle 11/03/2012 20:52


Quel jugement négatif de la mère qui prononce des paroles ne pouvant que désorienter l'enfant et lui faire perdre toute confiance en lui-même, quelle angoisse a du ressentir  ce pauvre gamin
! Heureusement que le père lui fait reprendre un peu d'assurance, ressentir un sentiment d'espoir et de sécurité pour l'avenir. Certaines paroles peuvent blesser et décourager, détruire la
confiance en soi, d'autres au contraire ont le pouvoir de calmer les tourments et l'incertitutde. La puissance des mots est énorme ... gros bisous, vite je vais lire la suite ! Danielle

kasimir, dit pinson déplumé 12/03/2012 06:39



Puissance des paroles !!!!


oui elle est énorme : elles s'impriment dans le cerveau 


et vont en orienter en permanence le fonctionnement.


Les ordinateurs nous en apprennent beaucoup sur le fonctionnement de cerveau humain.


Jusqu'ici il faut télécharger des logiciels (ou à partir d'une clé USB)


et à partir de là l'ordi va fonctionner de telle ou telle façon, heureuse ou pas...


mais demain, qui sait, les ordi pourront peut-être reconnaître ta voix 


et télécharger les ordres que tu leurs transmettras par voie orale, par tes mots entendus par lui.


C'est comme cela que fonctionne le cerveau du tout petit :


il se cnstruit à partir de ce qu'il entend de ses parents


(dont il reconnait la voix, comme les trois petits chevraux)


Entendronnt-ils la voix du loup ?


Sauront-ils la reconnaître, et éviteront-ils que le loup n'entre dans leur maison (=leur cerveau)  ???


Les contes abordent ces questions ultra modernes !!!


et aujourd'hui nos ordis sont menacés par des virus !!!


Dans le cas de ce conte, nous avons des paroles contradictoires


c'est très proche de ce qui se passe dans la réalté humaine :


l'enfant reçoit toujours des paroles de plusieurs types.


et c'est peut-être une bonne chose


ça le lance sur le sentier de l'interrogation : ça va le rendre intelligent !!!!!!



Jackie 11/03/2012 13:51


La mère prononce des mots qui tuent. Le père par ses paroles libératrices ouvre un chemin . L'enfant peut espérer, l'avenir est ouvert.


Nous ne faisons jamais assez attention aux mots que nous disons...


Belle soirée ami Pinson

kasimir, dit pinson déplumé 11/03/2012 20:51



Puissance des mots


Esope le savait


nous l'oublions souvent


j'ai plein de contes là dessus


il faudra que je les retrouve



hélène 11/03/2012 11:26


Le père croit au dstin de son fils, mais ka mère , elle, est réticente, elle ne l'aime pas assez pour voir l'avenir de son fils peu commun, elle pense qu'il n'a pas de don en lui.....


Voila ce que je résume, un peu maladroitement peut-être, mais je le ressent comme çà, en tant que mère...


 


Bise à toi


Hélène


 

kasimir, dit pinson déplumé 11/03/2012 18:43




Tu résumes fort  bien au contraire


Les fantasmes des parents concernant leurs enfants,


et qui s'expriment dans leurs paroles (et leurs attitudes, etc...)


sont comme des semences qui se déposent dans le cerveau de cet enfant. 


La plupart ne germeront pas.


Certaines si.


Elles influeront alors sur tout le développement ultérieur du sujet. 


Mais c'est lui quiva faire ceci ou cela. 


Qui va choisir ceci plutôt que cela. 


Ce que je veux dire c'est qu'aucune parole n'est contraignante par elle même. 


C'est comme un violon que l'on tiendrait entre ses mains. 


Tout dépend de ce qu'on va en faire.


Il n'empêche que les paroles sont importantes :


pour faire éventuellement de la bonne musique, mieux vaut avoir un bon archet plutôt qu'une tringle à rideau.


Bisou Hélène.  




gazou 11/03/2012 10:33


C'est curieux comme parfois une phrase anodine ( quoique celle prononcée par le père ne l'était pas) peut parfois changer le cours d'une vie...

kasimir, dit pinson déplumé 11/03/2012 17:11



si tu craques une allumette dans un lieu désert, c'est "anodin".


La même allumette craquée dans une grange pleine de foin sec n'aura pas le même résutat.


C'est bien l'allumette qui déclenche la catastrophe, mais c'est aussi le foin, ou la paille, où l'essence.



lylytop 11/03/2012 10:25


j'attends vite la suite


bises


lyly la cotentinaise

kasimir, dit pinson déplumé 11/03/2012 17:05



tu vas être contente, le cotentinaise :


je viens de terminer